Macron, vers une dérive autoritaire du pouvoir ?

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REUTERS/ Eric Gaillard

Et si, petit à petit, les prémices d’un régime autoritaire commençaient à pointer le bout de leur nez ? Et si Macron, malgré son jeune âge, et son sourire, ne nous réservait pas de biens mauvaises surprises ? 

Il faut l’avouer, il y a de quoi s’inquiéter. Outre l’omniprésence de caméras de surveillances dans les grandes villes, qui, tôt ou tard seront un frein à nos libertés, et le discours unitaire des médias, il y a maintenant la répression depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes. Des milliers d’arrestations et de gardes à vue, des centaines de blessés- y compris du côté policier- des éborgnés, des mains arrachés, et puis,- chose que semble souvent oublier les médias, des morts. Certains sur les barrages, mais aussi une personne âgée, tuée alors qu’elle était chez elle par une grenade lacrymogène.

A cela s’est ajouté, lors de l’Acte XIX, la présence de l’armée voulu par le chef de l’Etat qui avait demandé aux militaires de l’opération sentinelle de protéger les lieux publics contre la manifestation. Quelle irresponsabilité ! Fort heureusement il n’y a eu aucune altercation entre des manifestants et des militaires. Sans doute aussi parce que le gouvernement a effectué un léger pas en arrière, se rendant compte de la bêtise de réquisitionner les militaires pour le maintien de l’ordre.

Doit-on rappeler que ce n’est en aucun cas le but et le devoir d’une armée ? L’armée est censée protéger et défendre la patrie, la France, donc le peuple. L’armée n’est-elle d’ailleurs pas composée d’hommes et de femmes du peuple ? Donc sauf à considérer que le peuple qui manifeste est un ennemi de la Nation, il n’y a aucun argument à utiliser l’opération Sentinelle contre les Gilets Jaunes. Et même certains militaires eux-mêmes, déclaraient qu’ils ne savaient pas faire du maintien de l’ordre. Et, que dire des propos du gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Leray, qui déclarait à ce sujet que les militaires pourraient aller « jusqu’à l’ouverture du feu si leur vie est menacée ».

 Alors, doit-on vraiment s’inquiéter d’une dérive autoritaire ? 

Il est clair que l’on assiste à une remise en cause générale d’un ordre économique établi. Et pour une fois qui ne vient pas seulement des partis politiques de gauche ou de syndicats, mais de secteurs divers et variés de la société. Il ne fait nul doute que l’oligarchie voit et sent cette menace et qu’elle usera de tous les moyens dont elle dispose pour ne pas lâcher le pouvoir.

Finalement, on en revient toujours à la théorie marxiste. « L’histoire de toute société, jusqu’à nos jours, n’a été que l’histoire de la lutte des classes » écrivait Karl Marx. Et le mouvement des Gilets Jaunes s’inscrit lui aussi, parfaitement, dans cette lutte des classes.

  • La violence, ou les violences ? 

Sur les plateaux de télévisions on entend beaucoup de personnes s’insurger contre les violences des casseurs lors des manifestations. Des violences condamnables et qui, à mon sens, peuvent desservir le mouvement plus qu’autre chose. Même si, force est de constater, que c’est peut-être à ce prix là que le gouvernement se décide à écouter le peuple. Mais qu’importe. Car, si tout le monde semble unanime sur ce point, d’autres violences ne sont, elles, jamais critiquées, ni remises en cause.

L’Archevêque brésilien Helder Camara (1909-1999) avait parfaitement résumé cette situation dans une célèbre citation :

 » Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’Hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

Pourtant, à la télévision se sont les mêmes images qui tournent en boucle. Avec des commentaires parfois aberrants où l’on s’indigne plus facilement de l’incendie du Fouquets que des 566 personnes mortes dans la rue en 2018  (http://www.mortsdelarue.org/).

Il n’y a pas qu’une seule et unique violence, qui serait celle du peuple. En revanche il y a bien une violence étatique et institutionnelle qui est, malheureusement, de plus en plus visible. A Nice, lors de l’Acte XIX des Gilets Jaunes, ce samedi 23 mars, une militante d’Attac, Geneviève Legay a été gravement blessé lors d’une charge de la police. Son crime ? Avoir manifester avec un drapeau floqué Paix.  Mais défendre la justice sociale ne semble pas être une raison suffisante pour Emmanuel Macron qui, bien que lui souhaitant un « prompt rétablissement » lui a également conseillé d’acquérir « un peu de sagesse ». Sans doute devrions tous adopter La Sagesse présidentielle consistant à fermer des hôpitaux, des écoles, des maternités et à faire la sourde oreille à un peuple qui s’éveille et qui gronde.

L’avenir nous dira comment évoluera la situation. Mais chaque démocrate de ce pays, attaché aux valeurs de notre République ne peut qu’espérer que la présence de l’armée pour maintenir l’ordre dans des manifestations n’était qu’une folie passagère.

Qu’est-ce que le RIC ?

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Photo Geoffroy VAN DER HASSELT/AFP

C’est l’une des revendications majeure qui a émergé suite au mouvement des Gilets Jaunes. A elle seule, elle a réussi à démontrer que ce mouvement n’était pas un simple mouvement de rejet d’une taxe, mais qu’il allait bien plus loin que cela, exigeant une meilleure justice sociale et une meilleure démocratie. A l’heure où certains tirent à boulets rouge sur le Venezuela, arguant d’un manque de démocratie, il est bon de rappeler que la République Bolivarienne a elle déjà adopté le référendum révocatoire, depuis de nombreuses années.

Mais alors que cette demande émanant du peuple est parfaitement légitime, et démocratique, et qu’elle a été portée à l’Assemblée nationale par les groupes insoumis (1) et communistes, elle a été balayée d’un revers de main par la majorité présidentielle qui chaque jour étonne un peu plus par son arrogance et son mépris du peuple.

  • Qu’est-ce que le RIC ? Référendum d’initiative citoyenne 

L’idée a été (re) mise au goût du jour par les Gilets Jaunes. Mais en réalité, l’une de ses composantes, le référendum révocatoire, était déjà proposée dans le programme l’Humain d’abord porté par Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche en 2012. Et en 2017 le programme l’Avenir en commun, toujours porté par Jean-Luc Mélenchon prévoyait aux points 2 et 3 de la Section Une République permettant l’intervention populaire (p25) :

  • Créer un droit de révoquer un élu en cours de mandat, par référendum, sur demande d’une partie du corps électoral 
  • Instaurer le référendum d’initiative citoyenne et le droit des citoyens de proposer une loi 

L’idée n’est donc pas nouvelle, mais elle a le mérite d’avoir pris une autre ampleur et d’avoir été largement adoptée par un mouvement provenant de tous les horizons politiques. Dans l’esprit des Gilets Jaunes, ce référendum se détaillerait en quatre partie :

  • la partie législative : afin de donner au peuple le pouvoir de proposer une loi
  • la partie révocatoire : afin de demander le départ d’un élu de la République, du conseiller municipal jusqu’au Président de la République
  • la partie abrogatoire : afin de supprimer une loi
  • la partie constituant : afin de pouvoir demander une modification de la Constitution ou bien en vue de la création d’une VIème République, nécessitant une Assemblée Constituante

Ce sont quatre points précis, clairs et concis qui pourraient être les piliers d’un nouveau départ. Une démocratie retrouvée dans une République du peuple, pour et par le peuple. Il ne serait pas question de voter tous les quatre matins, loin de là, et il faudrait, au préalable, discuter et déterminer sous quelles conditions un référendum pourrait être enclenché. Notamment, combien de millions de personnes seraient nécessaires au déclenchement du processus. Mais le pouvoir en place n’a pas l’air disposé en introduire plus de démocratie dans son quinquennat.

  • Ailleurs : des exemples de réussites 

D’autres pays ont fait le choix, depuis longtemps, d’introduire le RIC dans leur Constitution. La Suisse, fait figure de bon exemple et de voisin proche. C’est d’ailleurs, bien souvent, l’exemple brandi par les Gilets Jaunes, à raison. Car la Suisse vote souvent sans que cela n’engendre de problème. Et puis il y a les pays qui ont eux fait le choix d’instaurer le référendum révocatoire. L’Equateur, la Roumanie, certains Etats des Etats-Unis, ou encore le Venezuela.

Le terrible Venezuela qui fait en ce moment l’objet d’une campagne médiatique contre lui et son gouvernement a adopté le référendum révocatoire dès l’élection d’Hugo Chavez en 1999. Il permet au peuple de révoquer le Président de la République à mi-mandat, à condition qu’un nombre égal, ou supérieur, de personnes l’ayant élu le demande, et qu’il y ait une participation d’au moins 25%. En 2004, l’opposition vénézuélienne avait d’ailleurs tenté de renverser Hugo Chavez par ce biais-là, après avoir essayé de le faire par un coup d’Etat en 2002. Le référendum effectué en 2004 avait finalement conduit au « non » au départ du Président à 59%.

Preuve qu’une telle mesure fonctionne. Un pays comme le nôtre grandirait à se doter du RIC. Le peuple le veut, ne reste que le pouvoir.


(1) : RIC : « Aucun pouvoir n’est supérieur à celui du peuple » 

100 ans après certains faits oubliés de la Révolution russe

 

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Il y a cent ans, les Bolcheviks, Lénine à leur tête, prenaient le pouvoir en Russie. Cette révolution populaire allait changer le cours du pays, et du monde, pour les décennies à venir. Le premier pouvoir ouvrier au monde était né, et il entendait marquer les esprits dès le début.

Les premiers décrets, approuvés par le Congrès des Soviets, ne tardaient pas à être promulgués. Le premier d’entre eux concernait la guerre qui faisait rage en Europe depuis 1914 ; par le décret sur la paix, la nouvelle Russie cessait les hostilités avec l’Allemagne. S’en suivaient les décrets distribuant la terre aux paysans, nationalisant les industries, et déclarant la « souveraineté des peuples de Russie ».

Il ne sera pas ici question de revenir sur toute l’Histoire de l’URSS, mais de se concentrer sur trois points, qui ont marqué l’histoire de l’URSS et qui sont trop souvent oubliés, à savoir que la révolution russe fut aussi une révolution féministe, que l’URSS a grandement contribué à la victoire sur le fascisme durant la seconde guerre mondiale, enfin qu’elle aura été d’une aide généreuse envers les mouvements de libération nationale et les pays progressistes.

  •  Une révolution féministe

Cette révolution ouvrière et socialiste fut aussi à tout égard une révolution féministe, à une époque où l’inégalité entre hommes et femmes était monnaie courante. Le 8 mars 1921 Lénine décrétait, en hommage aux ouvrières de Saint-Pétersbourg, la journée internationale de la femme, mondialement célébrée aujourd’hui.

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Alexandra Kollontaï, Commissaire du peuple à la Protection sociale

Mais le gouvernement soviétique, avec en son sein la première femme ministre : Alexandra Kollontai (Commissaire du peuple à la protection sociale), alla beaucoup plus loin dans les droits accordés à la gente féminine : droit de vote, droit au divorce, lutte contre l’analphabétisme qui touchait alors 80% des femmes. Le 16 septembre 1918 est crée le code de la famille, et le 18 novembre 1920 le décret qui autorise l’avortement est promulgué. Les congés maternité, ainsi que l’égalité salariale entre hommes et femmes sont également décrétés.

Des réformes qui, encore aujourd’hui, sont impensables dans certains pays prétendument plus avancés que la Russie soviétique.

  • L’URSS, vainqueur de la seconde guerre mondiale

Si aujourd’hui notre vision du monde, et de la seconde guerre mondiale a quelque peu changé, dans le mesure où nous considérons, en majorité, que ce sont les Etats-Unis qui ont le plus contribué à la défaite de l’Allemagne nazie, la perception des choses était différente à l’époque.

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L’URSS a subi des pertes considérables, avec près de 26 millions de morts, le pays se place en effet en tête du classement des Nations ayant eu le plus de victimes. Stalingrad fut sans aucun doute le tournant de la Seconde guerre mondiale ; lorsqu’en 1943, après une résistance héroïque, les soviétiques parvenaient à défaire les armées à Allemande et à amorcer une contre attaque. Ce serait le point de départ de la chute du IIIème Reich et de la défaite d’Hitler.

L’armée rouge allait libérer une grande partie de l’Europe, et les forces nazies envoyées sur le front russe peuvent laisser présager l’issue de la guerre si l’URSS n’avait pas été la. Pour s’en rendre compte il suffit simplement de voir la difficulté qu’on connu les résistants et les troupes qui ont débarqué, et d’imaginer ensuite ce qu’il en aurait été avec des millions de soldats nazis en renforts sur le front ouest. Il ne s’agit donc pas de nier le rôle que d’autres armées ont pu avoir, notamment les troupes américaines, mais de réhabiliter celui de l’URSS qui se plaça en rempart du fascisme à l’image des autres Partis communistes.

Quelques années plus tôt, lorsqu’en 1936 éclatait la guerre d’Espagne opposant fascistes et républicains, c’était déjà l’URSS qui était venue au secours de la République espagnole. Face à la timidité des démocraties occidentales, la France et le Royaume-Uni notamment qui, au nom d’une prétendue neutralité, que personne ne respecta, n’intervinrent pas en Espagne, l’URSS elle envoya armes, chars, munitions et conseillers aux armées de la République. Les Brigades internationales furent créées à cette occasion, permettant à des milliers d’hommes et de femmes communistes, socialistes, républicains, démocrates des quatre coins du monde de venir combattre contre le fascisme.

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Le gouvernement du Front populaire français, Léon Blum a sa tête, se décidera finalement à aider, discrètement, les combattants espagnols. Laissant passer armes et munitions, et ouvrant la frontière aux brigades internationales. Mais ce ne sera pas suffisant. Tandis que le camp démocrate regardait l’Espagne sombrer, les pays fascistes n’hésitèrent pas à envoyer troupes, armes, et avions en nombre. Franco sortait finalement vainqueur de la guerre d’Espagne, et allait s’en suivre, pour celle-ci, près de 40 ans de dictature.

L’URSS, malgré les hésitations du début du conflit, aura finalement été le seul pays a, réellement, venir en aide aux républicains, une aide insuffisante certes, mais qu’en aurait-il été si les démocraties en avaient fait de même ?

  • L’aide aux mouvements de libération nationale 

Aussitôt la seconde guerre mondiale terminée, voilà qu’un autre conflit démarrait, plus subtil, plus idéologique, plus indirect aussi : la guerre froide. Camp occidental contre camp socialiste, l’OTAN contre le Pacte de Varsovie, les Etats-Unis et leur impérialisme contre l’URSS et son internationalisme. L’URSS allait, dans ces années d’après guerre, aider nombres de mouvements de libération nationale et de pays progressistes nouvellement souverains.

Mais revenons d’abord en arrière, lorsque éclate la Révolution russe, et que le pouvoir des Soviets est en place. Dès le départ, le caractère fondamentalement internationaliste de la Révolution socialiste est annoncé et confirmé par Lénine. Ce dernier avait très bien compris que la nouvelle Russie soviétique, qui deviendrait l’URSS en 1922, ne pouvait tenir face aux armées blanches et aux forces de la finance, sans le déclenchement d’autres révolutions en Europe.

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Et les événements, dans les mois qui suivaient la Révolution russe, allaient en ce sens. En Allemagne d’abord, où Lénine plaçait une bonne partie de ces espoirs, une révolution éclatait menée par la Ligue Spartakiste de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. La révolte s’achevait dans le sang et  les deux leaders étaient sauvagement assassinés après cet épisode révolutionnaire. En dépit de l’échec de la prise du pouvoir à Berlin, en Bavière, le 7 avril 1919, la République des conseils de Bavière était proclamée, elle ne durerait, elle aussi, que quelques semaines, écrasée par l’armée allemande le 3 mai 1919.

Un peu plus tôt, en Hongrie, le 21 mars 1919, la République des conseils de Hongrie était proclamée par Bela Kun. Sur le modèle de la nouvelle Russie, la République des soviets Hongrois allait se dresser face aux impérialistes pendant près de 143 jours, avant de finir écrasée, comme celle de Bavière, par les armées occidentales.

Après la seconde guerre mondiale, allaient se multiplier les guerres de décolonisation et de libération nationale. Des mouvements émergeaient dans le monde entier pour faire valoir le droit de chaque peuple à l’auto-détermination. En Amérique latine, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique l’aide soviétique fut précieuse. D’abord pour les mouvements, puis pour les pays progressistes et socialistes qui recevaient de l’URSS et du camp socialiste, armes, argent, matériels et conseillers.

Chaque mouvement socialiste, chaque nouveau pays progressiste, chaque guérilla marxiste était un moyen de plus de lutter contre l’impérialisme nord-américain qui, de son côté, n’hésitait pas à renverser, déjà, des pays progressistes et des gouvernements démocratiques. Le coup d’Etat chilien de 1973, où le général Pinochet, soutenu par la CIA renversa le pouvoir populaire et démocratique de Salvador Allende, restera, pour le peuple chilien, et la gauche internationale, un drame et une plaie à jamais ouverte.

L’aide soviétique sera bénéfique pour de nombreux pays : l’Egypte de Nasser, la Chine populaire, du moins durant les premières années, la Cuba socialiste, ou la Syrie baasiste bénéficieront des largesses soviétiques à l’instar de toute nation se dressant contre l’impérialisme.

Avec la chute du camp socialiste à la fin des années 80, c’est toute une croyance qui allait s’effondrer, c’est aussi une nouvelle période qui s’ouvrait, laissant l’impérialisme américain promouvoir son mode de vie, et sa vision politique et économique. Une ère unilatérale que certains pays, tels que la Chine et la Russie, voudraient aujourd’hui voir s’achever pour faire place à un monde multipolaire.