Imposer un changement de cap en Europe

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Comme cela a déjà été dit à maintes reprises, je ne m’étendrais pas sur la nécessité qu’il y a à changer nos institutions en vue d’une VIème République véritablement démocratique, participative, sociale, et écologique (1). Ce changement apparaît comme nécessaire si nous ne voulons pas aller droit dans le mur et laisser le pouvoir à des personnes aux idées dangereuses. Pour autant, transformer nos institutions en France et changer de cap politique ne suffira pas. Il faudra que nous arrivions à imposer un rapport de Force au sein de l’Union européenne, hostile à tout changement démocratique et/ou politique.

Comme le spécifie le programme l’Avenir en commun, nous pensons en effet, qu’il est possible d’imposer une nouvelle Europe par la sortie et la renégociation des traités actuels en vigueur, véritables carcans qui nous obligent à adopter des mesures économiques absurdes et inefficaces. Pour preuve, il n’y a qu’à observer les exemples irlandais, italiens, grecs, espagnols, chypriote ou portugais. Partout où des mesures drastiques d’austérité ont été appliquées, les résultats ont été désastreux pour les économies et pour les peuples. A un point tel qu’en Grèce le nombre de suicides a augmenté, tout comme la mortalité infantile.

Depuis 2015 toutefois, au Portugal, c’est un gouvernement de gauche qui est au pouvoir. Les socialistes, soutenus par le Parti communiste portugais, le Bloc de gauche et les écologistes au Parlement mènent une politique qui bien qu’en rupture partielle avec celle préconisée par l’UE a conduit à des changements bénéfiques pour la population. Les dirigeants portugais ont ainsi fait le choix d’une augmentation du salaire minimum, d’une revalorisation des retraites, d’une lutte contre le travail précaire imposé au peuple portugais sous les précédents gouvernements mais aussi d’un arrêt des privatisations des infrastructures (2).

Le tournant Grec : 

Avant l’élection d’Alexis Tsipras en Grèce, nous pensions pouvoir transformer l’Union européenne afin d’en faire une Europe des peuples, de l’égalité et de la solidarité, libérée de la dictature de la finance. Il n’y avait presque pas de doutes, l’élection de nos camarades de Syriza devait suffire au changement.

Le référendum convoqué en Juillet 2015, que le peuple grec gratifiait d’un « Oxi » (non) retentissant quant au mémorandum proposé par les institutions de l’UE, n’avait fait qu’amplifier notre conviction. Une conviction très vite balayée par la commission européenne qui, par l’intermédiaire de son président- Jean-Claude Juncker- mentionnait qu’il ne pouvait avoir « de choix démocratiques contre les traités ». Mais l’espoir fut aussi balayé d’un revers de main par le gouvernement Grec lui-même et son premier ministre Alexis Tsipras. Certes les pressions contre le peuple grec et ses dirigeants ont été scandaleuses de la part des institutions européennes, ces dernières allant même jusqu’à couper les liquidités aux banques grecques, mais les dirigeants grecs auraient dû avoir un autre plan afin de parer à l’éventualité que les technocrates de Bruxelles, appuyés par les autres chefs de gouvernement feraient tout pour qu’aucune politique différente apparaisse (3).

La suite nous la connaissons : la démission d’Alexis Tsipras, puis sa réélection et l’application du nouveau mémorandum à l’opposé du programme de nos camarade de Syriza qui d’ailleurs implosera peu après donnant lieu à l’émergence d’un nouveau parti à sa gauche : Unité populaire.

Imposer un rapport de force

Voilà pourquoi désormais nous avons adapté notre stratégie vis à vis de l’Union Européenne. Une stratégie clairement expliquée dans le programme l’Avenir en commun. Elle est divisée en deux plans. Le premier, le plan A consistant, par la négociation, à renégocier les traités européens afin de les rendre favorables aux intérêts des peuples et non plus à ceux des banques. C’est ce qui est préférable pour tout le monde, d’autant plus que la France n’est pas la Grèce en terme de poids économique puisque nous représentons 18% du PIB européen.

Néanmoins si les institutions de l’UE, commission européenne et BCE en tête, qui ne sont élues par aucun citoyen européen, s’entêtaient à refuser un changement de politique européenne nous n’aurions d’autres choix que de quitter les traités européens actuels.

Cette question là est toutefois essentielle à comprendre car c’est aussi l’une des différences majeures que nous pouvons avoir avec Benoît Hamon qui ne souhaite pas remettre en cause l’ordre européen établi et qui croit encore au vieux rêve des sociaux-démocrates d’une Europe sociale sans rien changer au niveau du fonctionnement et de la politique économique.

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Rendre l’Europe plus démocratique et plus viable

Ce n’est pas un hasard si tant de personnes et de pays affichent désormais leur opposition à l’Europe, telle qu’elle est. Le manque de démocratie au sein de ses institutions et les directives absurdes prises par les financiers de l’UE ont conduit à un tel dégoût. Par exemple, les débats concernant le CETA, et le TAFTA qui pourtant vont décider de la vie de centaines de millions d’européens, ont été menés de la manière la moins démocratique possible. A aucun moment les peuples européens n’ont pu se prononcer sur des traités qui les concernent directement, et il a fallu que nos députés du Front de Gauche et du Parti communiste (parmi lesquels Patrick le Hyaric, directeur du journal l’Humanité, et Jean-Luc Mélenchon) réunis au sein du groupe parlementaire européen GUE/NGL- Gauche unitaire européenne/ Gauche verte nordique- ainsi que les écologistes nous alertent depuis plusieurs années sur ces projets néfastes.

Les peuples européens ont perdu l’habitude d’être questionnés sur les traités européens alors qu’il devrait y avoir un référendum organisé dans chaque pays de l’UE à chaque nouveau traité. Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs affirmé à plusieurs reprises son intention de demander l’avis du peuple français- et de s’y plier- à chaque fois qu’un traité européen devra être renégocié ou appliqué. Car il faut bien avoir à l’esprit que ce sont ces traités qui conditionnent nos choix économiques et ont un impact dangereux sur nos vies. Un exemple parmi d’autres celui de la SNCF. Les politiques de libéralisation forcées demandées par Bruxelles et appliquées docilement par nos gouvernements ont conduit à une apparition de la logique de marché sur un secteur normalement réservé à l’Etat.

Cela s’est fait, malgré une vive opposition des syndicats cheminots, et au détriment de l’usager. En effet, un service public a vocation à rendre service à la population mais n’a pas de but lucratif en soi. Or, dès lors qu’une logique de marché est introduite dans ces secteurs là, et que le but premier de l’entreprise devient le profit, la qualité s’en trouve forcément amoindrie. Car pour réaliser des profits conséquents, et gaver les actionnaires au détriment des salariés, l’entreprise devra baisser les salaires ou licencier, augmenter les prix ou bien diminuer la qualité du service. Ce sont exactement les mêmes logiques qui prévalent pour la Poste par exemple et qui mènent à la disparition de nos services publics.

La question européenne apparaît donc comme centrale dans cette élection présidentielle, d’autant plus avec le Brexit, d’autant plus avec le référendum italien. Les élections en Hollande ont quant à elles placé le parti d’extrême-droite, allié du Front national second. En Pologne et en Hongrie ces partis d’extrême-droite sont arrivés au pouvoir et mènent des politiques désastreuses.

Les élections françaises, puis allemandes au mois de Septembre devraient donc être observées dans toute l’UE car elles devraient montrer ce que ressentent les peuples de deux pays essentiels pour la construction européenne. Marx avait prévenu que « ceux qui ne connaissent pas l’Histoire sont condamnés à la revivre », le passé nous a montré que la haine entre les peuples européens pouvaient conduire aux pires atrocités, réorganiser l’Europe sera donc bénéfique à la paix qui plus que jamais est menacée.


(1) : La VIème République 

(2) : Portugal : comment l’union des socialistes et de la gauche radicale a mis un terme à l’austérité

(3) : Grèce : l’espoir déçu 

Brexit : quelles conséquences ?

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Alors que les premières estimations donnaient une courte victoire au maintien du Royaume-Uni dans l’Union Européenne (UE), les votes ont finalement penché en faveur du Brexit. Un réel coup porté à l’Europe telle que nous la connaissons et qui pourrait conduire à une remise en cause de celle-ci.

Il est certain que cela va entraîner plusieurs changements économiques et politiques même si, le fait que le Royaume-Uni n’ait pas l’euro va sans doute permettre de simplifier les choses. Il va toutefois falloir s’attendre à de grands bouleversements ainsi qu’à d’importantes conséquences notamment pour les étudiants britanniques, qui n’auront sans doute plus aussi facilement accès aux études dans d’autres pays européens favorisés par le programme Erasmus, puisqu’il faudra en effet attendre la mise en place d’autres accords.

Néanmoins cela n’interviendra pas avant plusieurs mois, le temps que tous les précédents accords soient annulés ou renégociés, le temps aussi que le Royaume-Uni ait un nouveau premier ministre puisque David Cameron a annoncé sa démission. Comme les médias ne vont parler que de ce Brexit pendant plusieurs jours et de ses conséquences, il serait peut-être plus important d’essayer de voir quels changements politiques cela pourrait créer à terme ?

Ce vote va indéniablement mettre en cause la domination des banques et de la commission européenne sur les peuples constituant l’UE. Ces instances, non élues, gouvernent pourtant les pays membres de l’UE, y compris lorsque certains peuples montrent leur opposition  en élisant d’autres personnes que ceux à la solde de la finance.

Les exemples montrant un refus de la politique européennes sont nombreux. Le référendum en France de 2005 concernant la Constitution européenne en est l’un des plus frappant et peut-être l’un des plus explicites. A un point tel que, non seulement le même texte fut adopté en 2007 sous la dénomination du traité de Lisbonne, mais depuis cette année là, les traités ne sont plus ratifiés par référendum populaire mais par les Parlements nationaux, beaucoup plus dociles.

Plus récemment c’est la Grèce qui avait révélé l’imposture antidémocratique des hautes instances de l’UE. En effet, après avoir porté au pouvoir Syriza-parti de la gauche radicale- au pouvoir, le peuple grec a dû faire face aux déchaînements médiatiques, ainsi qu’à l’hostilité des banques, des autres gouvernements et de la Troïka (BCE, FMI, commission européenne). Toute ces pressions associées à l’arrêt de l’injection d’argent par la BCE avaient ensuite conduit à la soumission et à la trahison de Tsipras.

Cette fois-ci les choses sont différentes. Et même si nos camarades du Parti travailliste de Jeremy Corbyn avaient appelé à voter « Non » au Brexit ( comme l’avait fait la députée britannique travailliste, et amie de la Palestine, Jo Fox, lâchement assassinée par un membre de l’extrême-droite ) ce vote historique doit ravir ceux souhaitant une autre Europe. Car s’il est effectivement possible de la quitter, il est donc forcément possible de la changer et de la transformer de l’intérieur afin d’en faire un espace d’intégration et de coopération entre les peuples.

A l’heure actuelle ,l’UE ne fait qu’approfondir la crise économique en permettant aux financiers de s’enrichir sur notre dos et en forçant les pays à respecter des engagements impossibles à tenir, faisant de fait le lit de l’extrême-droite qui a déjà pris le pouvoir en Pologne et en Hongrie et qui pourrait être en passe de le prendre dans de nombreux pays dont le Royaume-Uni et la France. Transformer l’Europe n’est donc pas seulement une nécessité économique, politique et démocratique, c’est aussi un moyen essentiel pour sauver des idées que l’extrême-droite veut voir disparaître, comme celles d’accueil des réfugiés et de solidarité.

D’autres conséquences, que n’avaient peut-être pas envisagées un certains nombre de britanniques, vont sans doute avoir lieu. Même s’il est nécessaire de rappeler que le Brexit n’est pas encore acté, qu’il va falloir changer tous les traités passés avec l’UE, et que le Parlement britannique doit encore ratifier ce vote. Toutefois, quoiqu’il en soit, il apparaît clairement que le Royaume-Uni était divisé au moment du vote, car si l’Angleterre et le Pays de Galles ont voté en faveur du Brexit,les écossais et les irlandais du Nord ont eux largement voté en faveur du maintien dans l’UE. Ceci n’aura échappé à personne et surtout pas aux écossais qui ont déjà commencé à réfléchir à l’éventualité d’un référendum sur l’indépendance. Le cas de l’Irlande du Nord pourrait en revanche s’annoncer plus complexe notamment à cause des violents conflits entre irlandais qui pourraient resurgir à l’approche d’une éventuelle indépendance ou d’une possible réunification.

Ce vote actera surement la fin de l’Europe telle que nous la connaissons. Celle-ci pourrait changer pour le meilleur ou pour le pire car les partis de gauche comme d’extrême droite entendent la refonder avec des différences majeures. Si nous souhaitons une Europe progressiste, solidaire et protectrice des plus démunis, l’extrême droite souhaite elle une Europe fermée sur elle même, en mettant l’accent sur les différences. Certains iront même jusqu’à clamer leur volonté d’une Europe « blanche, et chrétienne » masquant à peine leur hostilité envers les populations arabes, africaines ou asiatiques. C’est cela qui risque d’arriver si les institutions européennes continuent de dicter ce que les pays membres doivent faire et si la souveraineté des Etat n’est pas respectée.

Grèce : l’espoir déçu

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Janvier 2015 : toutes les forces progressistes européennes, et au delà de ça plusieurs partis asiatiques, africains, américains, voyaient l’arrivée d’Alexis Tsipras ( issu du Parti de la gauche radicale Syriza ) au poste de premier ministre de la Grèce d’un oeil rempli d’espoir. Alors que la Grèce avait été soumise pendant des années à la dictature des marchés financiers, humiliée par Bruxelles et ses technocrates, lâchée par les sociaux-démocrates et confrontée à l’une des plus grandes crises financière, monétaire et humaine qu’elle n’ait jamais connue.

Ces élections voyaient pour la première fois, depuis le rétablissement de la démocratie en Grèce  en 1974, une majorité et un premier ministre qui n’était issu ni de la droite ni du PASOK ( le Parti socialiste grec ). Porté par un programme populaire, légitime et ambitieux, Syriza ne disposait toutefois pas d’une majorité suffisante au Parlement, l’obligeant à négocier avec les Grecs indépendants de l’ANEL- un parti de droite souverainiste mais désireux d’en finir avec les mémorandums imposés par l’Union européenne. Surtout, Syriza pensait avoir l’appui et le soutien du KKE- le Parti communiste grec qui refusa de participer au gouvernement expliquant que Tsipras céderait rapidement aux exigences des financiers.

Plus d’un an après l’arrivée au pouvoir de Syriza, le moins que l’on puisse faire c’est de donner raison au Parti communiste grec qui, en dépit des critiques que l’on peut faire à son encontre et notamment envers son « sectarisme », a su rester cohérent tout au long de cette période. Pourtant, à l’inverse de François Hollande, qui s’est abaissé immédiatement aux exigences de Bruxelles , Alexis Tsipras a d’abord engagé un bras de fer avec le reste de l’Europe notamment avec le concours de son ministre des finances, Yanis Varoufakis. Et c’est lorsque l’on pensait la Grèce la plus puissante, après la victoire écrasante du « Non » au référendum du mois de Juillet- qui donnait à Alexis Tsipras une légitimité pour poursuivre et accentuer le bras de fer- que celui-ci décida de se coucher devant les créanciers de la Grèce.

Le 13 juillet 2015 un accord est donc trouvé entre d’une part le gouvernement grec et d’autre part les créanciers de la Grèce, c’est à dire les autres Etats européens tous ligués contre Syriza. Avant d’accabler Tsipras et ses promesses non tenues, il faut remettre les choses dans leur contexte. A savoir que dès le début ,l’Union européenne a usé de pressions contre les intérêts du peuple grec. En portant atteinte au choix démocratique d’un peuple, l’Union européenne a violé la souveraineté de la Grèce, à l’instar de Jean-Claude Juncker- ancien premier ministre du Luxembourg et désormais président de la commission européenne- qui déclarait qu’il ne « peut avoir de choix démocratiques contre les traités » .

La Grèce aurait pu s’appuyer sur des pays tels que la Chine, le Brésil, la Russie ou encore l’Iran pour réellement mener un bras de fer. Mais en dépit de la volonté du peuple grec, le gouvernement a finalement pris la décision de renoncer à son programme, même s’il est vrai qu’ils ont dû faire face à l’arrêt de l’approvisionnement des banques grecques par la BCE, ce qui par ailleurs constitue une autre grave atteinte à la souveraineté de ce pays.

Après cet épisode, véritable coup d’arrêt à l’élan qu’avait insufflé la victoire de la gauche radicale, Alexis Tsipras a choisi de démissionner, pour mieux revenir quelques semaines après et pouvoir appliquer le programme des créanciers. Adieu les promesses de fin de l’austérité, d’une redistribution des richesses, la Grèce est de nouveau rentrée dans le rang : privatisations, baisse des retraites, abandon d’une renégociation de la dette ; Syriza semble avoir cédé sur tous les points. Et ce n’est pas simplement nous ou d’autres personnes hors de Grèce qui le disons, auquel cas certains pourraient nous rétorquer d’aller voir ce qu’il s’y passe vraiment, mais y compris au sein de Syriza on condamne cette attitude. Ainsi, par une scission du Parti, des députés, des élus et des militants ont créé Unité populaire qui se veut comme une force de gauche de transformation sociale désireuse d’appliquer le programme initial de Syriza, et même d’aller plus loin.

Et maintenant ?

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Avec du recul, on ne peut s’empêcher de penser que Tsipras aurait pu et dû faire autrement. Il a son seulement trahi ses camarades grecs et européens, mais surtout son peuple qui souhaitait un changement radical des politiques menées. Pourtant, dans les premiers mois du premier gouvernement, plusieurs mesures et annonces pouvaient laisser supposer un bel avenir. Fin des privatisations, rétablissement de la durée légale du travail et du salaire minimum, réouverture de ERT- la télévision publique-, ouverture d’une commission d’audit de la dette. De même qu’encore aujourd’hui la Grèce est l’un des seuls pays européens, avec le Portugal également, a vouloir trouver une solution humaine et progressiste pour les réfugiés en ne les laissant ni à la mer, ni dans des camps insalubres.

Désormais, le risque est de se trouver avec une extrême-droite relativement puissante et à même de prendre le pouvoir. Si ce n’est pas le cas pour le moment, le futur peut laisser envisager le pire, d’autant plus lorsqu’on connaît le Parti Aube Dorée. A côté lui le Front national peut apparaître comme relativement modéré. En effet, les néonazis grecs n’hésitent pas à user de la violence contre des populations ciblées, leur propositions font penser aux pires heures de notre histoire, quant à leur symbole, ce n’est ni plus ni moins qu’une croix gammée modifiée. Et quand on sait que la pauvreté est un terreau pour le fascisme, les mesures qu’imposent le nouveau mémorandum peuvent laisser place au pire.

D’où l’importance de se démarquer du gouvernement Syriza-ANEL et d’affirmer au peuple grec que l’austérité n’est pas une fatalité et qu’une politique au service des peuples est possible comme c’est par exemple le cas au Portugal ,si nous voulons rester dans des exemples européens. Pourquoi ne pas rassembler toute les forces vives à gauche, qu’elles soient politiques, associatives ou syndicales autour de l’Unité populaire et du Parti communiste grec ? Pour le moment une telle union semble difficile à réaliser mais nous avons confiance en la capacité de nos camarades grecs à réagir après cette désillusion.