Européennes : l’abstention n’est pas la solution (et favorise Macron)

Ballot box on a european union flag background. 3d illustration
Les élections européennes auront lieu le 26 mai prochain. Source : RAWF8 – STOCK.ADOBE.COM

Le scrutin des élections européennes s’approche à grand pas. Pourtant les Français tardent à se mobiliser. Près de six électeurs sur dix pourraient ne pas aller voter selon divers sondages. Parmi eux : les jeunes et les classes populaires. Autrement dit ceux qui ont tout à perdre en ne se prononçant pas. 

Nombre de personnes expriment,en ne se rendant pas aux urnes depuis des années, leur désaccord avec les politiques menées. Or notre système électoral est conçu de telle façon que même si 99,99% de la population s’abstenaient, les 0,01% restant décideraient de l’avenir du pays. Il en va de même pour les votes nuls et les votes blancs. qui, dans le système actuel, ne servent à rien. Donc d’un point de vue stratégique s’abstenir n’a aucune valeur et aucune utilité.

Mais surtout, ces élections européennes peuvent être un véritable référendum anti-Macron. Ce sera en effet la première élection depuis son arrivée au pouvoir et donc l’occasion d’exprimer un profond désaccord avec sa politique, d’autant plus que la campagne de LREM pâtit de sa tête de liste (voir : Nathalie Loiseau : une campagne qui bat de l’aile). Or, si le vote était obligatoire, ceux qui s’abstiennent n’iraient sans doute pas voter LREM. Donc ne pas voter c’est prendre le risque de laisser des voix au camp du président, mais aussi laisser le Rassemblement national lui disputer sa politique.

C’est précisément ce qu’il faut éviter. Depuis quelques semaines les médias nous poussent à imaginer un duel opposant seulement les populistes aux progressistes, comprenez l’extrême-droite aux libéraux (voir : Européennes : la fausse opposition libéraux/nationalistes) alors même que les deux s’auto-alimentent. Ce ne sont que les deux faces d’une même pièce et pourtant tout est fait pour nous réduire à ce choix entre la peste brune et le choléra libéral. 

Mais que ce soit un camp ou l’autre, leurs partisans iront voter. Les banquiers, les actionnaires, les grands patrons, ou ceux tenant un discours de haine et de rejet de l’autre, ainsi que tous ceux souhaitant détruire nos acquis sociaux iront voter. L’abstention n’est pas la solution car en réalité elle légitime ces politiques en leur donnant une justification par les urnes. 

  • Voter pour inverser l’ordre du Parlement européen 

Certes l’UE n’est pas l’instance démocratique qu’on nous présente, loin de là. Certes les pouvoirs du Parlement européen sont limités. Mais il reste néanmoins un organe législatif important.

Les partis de droite, regroupés au sein du Parti populaire européen (PPE) et les sociaux-démocrates, regroupés dans l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D), s’entendent depuis des années. Votant les lois ensemble, et s’arrangeant pour l’élection du président du Parlement ainsi que pour la commission européenne. Ces deux groupes parlementaires représentent 401 députés. A ces libéraux, les sociaux-démocrates européens n’osant plus, dans leur grande majorité, remettre en cause cette doctrine, s’ajoute l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) et ses 69 sièges. Les tenants, officiels, d’un discours libéral sont donc ultra-majoritaires au sein du Parlement. 

Et ils ne sont pas seuls. Le groupe des Verts (52 sièges) est pour sa grande majorité acquis à la cause libérale, pourtant incompatible avec l’idéal environnemental qu’ils prônent. Quant aux trois groupes classés à droite du Parlement européen,  Conservateurs et réformistes européens (77 sièges), Europe de la liberté et de la démocratie directe (42 sièges), Europe des nations et des libertés (36 sièges), oscillant entre droite-extrême et extrême-droite ils sont eux aussi des partisans farouches du libéralisme, malgré leur discours qui tend à faire penser le contraire. Que ce soit en Italie, en Autriche, ou en Hongrie, les alliés du Rassemblement national mènent des politiques similaires à celle de Macron en France. Autrement dit opposer libéraux et extrême-droite n’a aucune valeur puisque in fine leurs politiques économiques sont relativement semblables. 

Enfin, en enlevant les 20 députés non-inscrits, il ne reste que le groupe où siégeait les députés apparentés Front de gauche : celui de la Gauche unitaire européenne/ Gauche verte nordique (GUE/NGL) qui compte 52 députés. C’est ce groupe que les abstentionnistes vont ,de fait, sanctionner en n’allant pas voter, alors que c’est celui qui constitue la meilleure opposition à cette Europe antidémocratique.

Les différents scores le 26 mai prochain pourraient faire en sorte qu’un autre groupe similaire émerge autour de la coalition Maintenant le peuple. Cette dernière rassemble divers partis, aujourd’hui siégeant au sein de la GUE/NGL, mais qui pourraient créer leur propres groupes s’ils obtenaient assez de parlementaires (1).

Qu’importe que les députés antilibéraux soient dans un même groupe uni ou dans deux groupes distincts, du moment qu’ils travaillent ensemble. D’un point de vue stratégique avoir deux groupes seraient d’ailleurs peut-être plus intéressant afin de bénéficier d’un meilleur temps de parole. Le problème n’est pas là. Si les Européens, à commencer par les Français ne se mobilisent pas le 26 mai prochain, cela ouvrira la porte à une nouvelle législature contre l’intérêt général et à des directives toutes plus ultralibérales les unes que les autres. 


(1) : les membres de la coalition Maintenant le peuple : Alliance rouge et verte (Danemark), Podemos (Espagne), Alliance de gauche (Finlande), France insoumise et Gauche républicaine et socialiste (France), Bloc de Gauche (Portugal) et Parti de gauche (Suède).  

Nathalie Loiseau : une campagne qui bat de l’aile

Loiseau
Emmanuel Macron et Nathalie Loiseau, les prétendus « remparts » à l’extrême-droite. © Ludovic Marin/Anne-Christine Poujoulat Source: AFP

L’ancienne ministre chargée des Affaires européennes (21 juin 2017 – 27 mars 2019) a été désignée tête de liste de La République en marche (LREM) pour les élections européennes qui se dérouleront le 26 mai prochain. Au coude-à-coude avec la liste du Rassemblement national (RN), menée par Jordan Bardella, sa campagne est de plus en plus chaotique. Et pour cause. Celle qui se présente comme Le rempart à l’extrême-droite ne cesse de démontrer , semaine après semaine, son incapacité. D’ailleurs, l’idée selon laquelle LREM serait un barrage au RN n’est qu’une fable. En réalité marteler ces propos sert souvent d’unique argument dans la campagne. « C’est eux ou nous ». Sous-entendu qu’il n’y aurait que LREM qui serait à même de défendre la démocratie contre l’extrême-droite (voir : Européennes : la fausse opposition libéraux/nationalistes).

Pourtant (pour reprendre les propos d’une caricature du Canard enchaîné), Nathalie Loiseau ne fait que scier la branche sur laquelle elle est assise. Et, s’il fallait inventer une définition du terme se saborder, elle en serait la parfaite illustration tant son incompétence et ses propos sont aberrants. Sans parler de ses arguments de campagne, totalement incohérents avec la politique mise en place par le gouvernement, ses sorties médiatiques suffisent à illustrer pourquoi la liste LREM patauge et ne progresse plus.

D’abord, pour l’avoir écoutée lors du débat organisé sur France 2, le 4 avril dernier, il faut avouer un certain manque d’engouement et de charisme chez Nathalie Loiseau. Ce qui se ressent d’ailleurs aussi dans ses interviews et ses meetings. 

  • Ancienne candidate sur un syndicat d’extrême-droite 

L’information révélée par Médiapart le lundi 22 avril a fait beaucoup de bruit. Etudiante à Sciences-Politiques, Nathalie Loiseau avait été candidate, en sixième position, lors d’élections étudiantes sur la liste de l’UED, un syndicat d’extrême-droite lié au GUD. Pour rappel, le GUD, Groupe union défense, est un groupuscule d’extrême-droite aux actions parfois violentes, qui s’est auto-dissous dans le Bastion Social, lui-même récemment dissous par le gouvernement.  

Suite à cette révélation la défense de la tête de liste de LREM fut pour le moins bancal. Elle, et son entourage, ont d’abord nié les faits, allant même jusqu’à contester la véracité du document. Une défense qu’elle a ensuite rapidement modifiée en clamant qu’elle n’avait pas connaissance de la nature politique du syndicat. Chose peu vraisemblable puisque étant à Sciences Po elle devait avoir un minimum de savoir en politique. Du moins assez pour se renseigner sur la nature du syndicat dont elle était candidate. 

Finalement Nathalie Loiseau a reconnu que cette candidature était « une erreur et une connerie de jeunesse« . Mais avec cette révélation le mythe de LREM rempart face à l’extrême-droite prenait déjà un coup. 

  • « J’avais l’impression d’être une romanichelle »

Une semaine plus tard, le 29 avril, lors d’une interview sur France Culture, Nathalie Loiseau se souvenait de ses débuts en tant que directrice de l’ENA. Elle a alors eu cette phrase à la fois énigmatique mais aussi pleine de sens. 

« J’avais l’impression d’être une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l’ENA.« 

En effet le terme romanichelle a une vraie connotation raciste et péjorative. Il est notamment utilisé par ceux souhaitant dénigrer la communauté Tzigane. 

  • Nathalie Loiseau et la Blitzkrieg 

Plus récemment, l’avant-veille des commémorations du 8 mai, marquant le 74ème anniversaire de la victoire contre l’Allemagne nazie, la candidate LREM illustrait une fois de plus sa bêtise. En visite au mémorial de Caen, un musée consacré à l’histoire du XXe siècle et notamment à la seconde Guerre mondiale et au Débarquement, Nathalie Loiseau a répondu à la question d’un journaliste de l’Obs. Celui-ci lui demandait si, pour relancer sa campagne il ne lui fallait pas un Blitzkrieg. La réponse de l’intéressée ne se fit pas attendre : « oui mais un Blitzkrieg positif« . 

Le terme Blitzkrieg, ou guerre éclair en français, désigne la technique militaire adoptée par l’Allemagne nazie et par Hitler lors de la seconde guerre mondiale. C’est notamment grâce à cette tactique que le troisième Reich a pu envahir la France. Pas certain que faire référence à cela quelques heures avant le 8 mai, et au sortir d’un mémorial de la guerre, soit la meilleure façon de lutter contre l’extrême-droite. 

A elle seule, Nathalie Loiseau fait la démonstration qu’en aucun cas LREM, et ceux s’auto-qualifiant de progressistes libéraux, ne sont un quelconque rempart au Rassemblement national. Bien au contraire. De par leur politique économique, les libéraux ont fortement contribué à l’éclosion de ces partis d’extrême-droite partout en Europe. 

* Depuis hier (mercredi 15 mai) LREM a décidé de changer de stratégie. Constatant sans doute que la tête de liste multipliait les faux pas et n’entraînait pas les foules, le parti de la majorité au pouvoir prévoit la mise en circulation de près de 60 000 affiches. Le problème ? Exit la tête de Nathalie Loiseau, place à celle d’Emmanuel Macron. 

Européennes : la fausse opposition libéraux/nationalistes

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AFP

C’est un piège qui nous tend les bras un peu plus chaque jour. Ce piège que nous voyons venir depuis des mois maintenant, mais dont les griffes devraient en attraper plus d’un. A moins que nous soyons déjà tous tombés dedans lors du second tour de la dernière élection présidentielle. Ce piège c’est celui qui consiste à réduire le vote à un prétendu duel entre les nationalistes d’un côté, et les libéraux, soit-disant progressistes, de l’autre. 

Autrement dit, Macron, et le clan européen des ultralibéraux, incarneraient le progrès social, et le seul rempart face à l’extrême-droite. Alors que c’est précisément tout l’inverse. C’est justement cette politique ultralibérale menée depuis plusieurs années en Europe, dans presque tous les pays, qui a conduit certains peuples à se tourner vers des parties nationalistes, voire xénophobes. Italie, Pologne, Hongrie (voir : Allemagne, Suède, revoilà l’extrême-droite ) les exemples sont bien trop nombreux.

Mais pourquoi n’est-ce pas le cas ? Prenons simplement l’exemple de la France. Entre les élections, c’est tout une entreprise de dédiabolisation du Rassemblement National qui est menée. L’exemple le plus récent étant les propos de Nathalie Saint-Cricq qui débriefait le passage de Marine le Pen sur France 2 :

« Je l’ai trouvée assez efficace. J’ai trouvé qu’elle avait travaillé par rapport au débat de l’entre-deux tours. J’ai trouvé qu’elle était dans le constat, ce qui lui permet plus facilement d’arrondir les angles. Elle n’est pas contre les riches, elle est contre les pauvres. Elle aime bien les bons Gilets jaunes, mais elle défend aussi les policiers, tout est de la faute du gouvernement. Donc pendant toute la première partie on a eu quelqu’un d’assez consensuel, qui était dans le contrôle et finalement son constat on pourrait le partager. Après les choses se sont un petit peu gâtées avec Nathalie Loiseau et Matteo Renzi. Parce que là on n’était plus dans le constat, on lui demandait des solutions. Du genre : si vous étiez, si vous deviez vous mêler de la direction des travailleurs détachés, vous feriez quoi ? Et là ça a patiné un petit peu plus. Mais globalement elle est hyper-dédiabolisée, et elle a travaillé. Elle n’est plus excessive comme elle pouvait l’être avant, ni pas très professionnelle. »

Mais, dès lors que l’élection devient immédiate, comme cela sera le cas dans quelques semaines, tout sera fait pour montrer son danger. Et les appels à faire barrage se feront entendre de toute part afin de nous orienter vers leur vote utile, prétendument le seul rempart contre la peste brune. Mais en réalité le pouvoir- entendons par pouvoir ceux qui gouvernent, c’est à dire le monde de la finance- a besoin d’un tel ennemi, dans le cas où il serait à court d’argument. En fait, globalement, chaque camp- libéraux ou nationalistes- ne peut pas se passer de l’autre. De cette manière ils argumentent leur propre programme en fonction de l’autre camp.

Pourtant, si on regarde de plus près, il n’y a guère de divergence économique. Et tous, plus ou moins, s’évertuent à appliquer les préceptes du libéralisme prôné par les hautes instances de l’Union européenne. Sans remettre en cause le système capitaliste ultra-financiarisé, source de tous les problèmes. Sans remettre en cause la dégradation des conditions de travail, les délocalisations et la paupérisation de plus en plus générale du plus grand nombre.

Au fond, en mettant côte-à-côte les politiques économiques de Orban, en Hongrie, Merkel, en Allemagne, ou Macron, en France, on s’aperçoit rapidement que, s’il y a des différences dans les discours, dans les faits leurs décisions sont relativement similaires. Il ne faut donc pas se tromper. L’opposition libéraux-nationalistes n’est qu’un leurre. Un leurre qu’il convient de dépasser en agissant pour sortir des traités européens actuels et en tournant le dos au dogme libéral.

A propos des élections européennes, voir : Européennes : l’union impossible ?

Européennes : l’union impossible ?

Quand élection rime avec division. Une nouvelle fois, la gauche sera divisée lors des prochaines échéances européennes, au moment où, sans doute, il y a le plus besoin d’union. Le mouvement des Gilets Jaunes aurait dû faire prendre conscience à tous de l’importance d’une large union afin de faire émerger une voix claire et porteuse de revendications fortes. Il n’en sera rien, et ces divisions profiterons autant au Rassemblement national, qu’à Emmanuel Macron et son parti. 

Si on fait un rapide tour d’horizon des forces de gauche qui seront présentes aux élections européennes, elles devraient être au nombre de sept, sans compter une possible liste des Gilets Jaunes.

  • D’abord, la France insoumise qui est, soyons clairs, la meilleure chance pour la gauche de réaliser le meilleur score. La tête de liste sera une jeune militante, provenant de la société civile, Manon Aubry. D’autres personnalités comme Manuel Bompard, ou bien l’ancien socialiste Emmanuel Maurel y figureront aussi.
  • Le Parti communiste français a lui aussi décidé de présenter sa propre liste avec Ian Brossat, l’adjoint à la mairie de Paris, en charge du logement où il a notamment permis la construction de nombreux logements sociaux lors de son mandat.
  • Les deux partis, à l’extrême-gauche de l’échiquier politique, Lutte ouvrière (LO) et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) devraient, sans doute, présentés chacun une liste, après l’échec de négociations visant à la formation d’une liste commune pour ces deux formations
  • Le mouvement Génération.s de Benoît Hamon aura également une liste autonome, avec ce dernier comme tête de liste. Et après l’échec des négociations avec la France insoumise et le Parti communiste.

Viennent ensuite les cas plus litigieux du Parti socialiste et des Verts. Litigieux dans le sens où on ne peut plus vraiment qualifier ces partis de gauche, dans la mesure où, avec leur politique, ils sont rentrés dans le champ libéral de la social-démocratie classique européenne. En témoigne notamment la volonté de certains leaders des Verts de s’allier à la République en marche, comme Pascal Durand, ou bien comme Yannick Jadot qui déclarait, lui, que l’écologie était compatible avec l’économie de marché. Chose que tout ceux s’intéressant à la protection de l’environnement et du climat savent pertinemment fausse dans la mesure où, comme l’expliquait Karl Marx en son temps :

« le capital épuise deux choses : le travailleur et la nature »

Si nous mettons de côté le cas de ces deux partis, il reste donc plus ou moins cinq listes qui auraient pu prétendre à une alliance commune. Même si dans les faits, jamais LO n’accepterait une alliance avec d’autres forces politiques, si ce n’est le NPA. Quoiqu’il en soit Génération.s, France insoumise et Parti communiste auraient en revanche pu s’entendre sur un programme et une liste commune. Je ne rejette la faute sur personne, je constate juste, comme tant d’autres personnes ayant voté Jean-Luc Mélenchon aux dernières présidentielles, que ces divisions risquent de nous coûter cher.

Surtout que, comme je l’ai dit plus haut, il y aura peut-être également une liste estampillée Gilets Jaunes. Loin de moi l’idée de critiquer cela, au contraire si elle porte de justes revendications. Simplement, une fois encore, cela risque de diviser les voix de ceux souhaitant un vrai changement pour cette Europe. Une Europe qui ne peut plus fonctionner de cette manière antisociale et antidémocratique.

Nous devons sortir des traités européens actuels, c’est une certitude. Une certitude qui ne deviendra réalité qu’avec un rapport de force inversé. Le 26 mai prochain sera, peut-être, décisif pour les années à venir. Partout, en Europe, les forces de gauche devront envoyer le maximum de députés européens pour contrecarrer les plans de cette clique de néolibéraux, et pour ne pas laisser le champ libre aux forces d’extrême-droite et réactionnaires.