Pourquoi une invasion du Venezuela n’a-t-elle aucune chance de réussir ?

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Grande mobilisation pour les 20 ans de la Révolution bolivarienne. © HO/ Venezuelian Presidency / AFP 

Mardi 30 avril dernier l’opposant Juan Guaido, autoproclamé président du Venezuela depuis le 23 janvier, donnait le coup d’envoi de son opération « liberté ». Une opération destinée à renverser le gouvernement, légitime et démocratiquement élu. Cet événement aurait été qualifié par tous, et selon le droit, de coup d’état dans n’importe quel autre pays du monde, mais pas au Venezuela.

Il y a plus d’un mois, dans un article publié sur ce site (Venezuela : fin du spectacle pour Guaido), j’écrivais que Guaido avait échoué dans sa tentative de putsch. Il comptait vraisemblablement sur le soutien d’une majorité de la population. Puis, voyant qu’il ne l’avait pas a souhaité que l’armée se soulève. Son échec, qu’il reconnaît lui-même, nous permet néanmoins d’analyser pourquoi une invasion du Venezuela serait vouée à l’échec. 

  • La loyauté des Forces armées nationales bolivariennes 

D’abord parce que l’armée vénézuélienne reste fidèle au gouvernement. Un soutien qu’elle a d’ailleurs réaffirmé dans un communiqué en date du 8 mai dernier. Comment pourrait-il en être autrement ? Les Forces armées nationales bolivariennes (FANB), desquelles est issu Hugo Chavez, font partie intégrante de la Révolution bolivarienne. 

Certains médias et certains secteurs de l’opposition ne cessent de clamer haut et fort qu’une grande partie de l’armée a rejoint Juan Guaido depuis son auto-proclamation. Or, à la vérité, on remarque qu’ils sont une poignée à avoir fait ce choix. Et encore, parmi eux, certains, déçus des promesses du putschiste, souhaitaient revenir sur leur décision. A l’image de ce groupe de déserteurs se plaignant du traitement qu’ils avaient reçu en Colombie. 

L’union civico-militaire, l’un des piliers de la Révolution bolivarienne, tient donc. Et tant qu’elle le fera le gouvernement légitime du Venezuela demeurera. Même dans le cas où une intervention militaire étrangère serait déclenchée, elle ne pourrait réussir. Car, non seulement le Venezuela dispose d’une armée loyale à sa patrie, mais de surcroît elle est renforcée par la milice bolivarienne. 

Milice bolivarienne

La milice bolivarienne, forte de ses plus de deux millions de membres. © AFP/Federico PARRA

  • La milice bolivarienne : une force populaire de défense 

Initiée en 2008 par Hugo Chavez la milice bolivarienne compterait actuellement plus de deux millions de membres, soit plus d’un Vénézuélien sur vingt. Elle en comptait 1,6 millions au mois de décembre 2018 et Nicolas Maduro souhaiterait que ses effectifs atteignent les 3 millions de membres à la fin de l’année 2019. L’idée de cette organisation est de donner au peuple une formation militaire, et donc de l’armer afin qu’il puisse défendre le Venezuela, un peu à l’image du peuple cubain lors des débuts de la Révolution d’après la doctrine du « peuple en arme » si chère au Che. Grâce à la milice « le peuple s’organise, et se prépare militairement » explique une militante dans un documentaire de la chaîne Youtube Redfish intitulé Venezuela : defending the Revolution. 

Car, à la différence de l’armée traditionnelle, les membres de la milice bolivarienne ne sont pas des professionnels du combat. C’est le peuple tout entier qui y prend part : des femmes et des hommes, des travailleurs, des étudiants, des retraités n’ayant qu’un seul objectif en rejoignant la milice : défendre la Révolution, leur Révolution. 

D’ailleurs Nicolas Maduro a annoncé au mois d’avril dernier que la milice bolivarienne serait intégrée aux Forces armées nationales bolivariennes. Ce faisant il donne à cette organisation une valeur constitutionnelle, même si son rôle reste différent et bien distinct de celui de l’armée. En réalité la milice constitue un niveau de défense du Venezuela, tout comme les FANB en constituent un autre. 

La conscience révolutionnaire du peuple vénézuélien 

Dès le début, en 1999, Hugo Chavez et les dirigeants du Venezuela, avaient compris que l’impérialisme nord-américain ne laisserait jamais de répit à la Révolution. Et que, pour défendre les acquis de celle-ci, il fallait un peuple conscient et des organisations puissantes qui soutiennent le processus révolutionnaire. C’est le cas de la milice bolivarienne, présente sur tout le territoire. Mais c’est aussi le cas du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) qui fait office de véritable organisation de masse avec ses millions d’adhérents. D’autres, comme le Parti communiste du Venezuela, des syndicats, des associations participent à la conscientisation des Vénézuéliens. Hugo Chavez avait d’ailleurs lui même précisé cette pensée :

« Je ne crée pas un parti révolutionnaire, j’éduque un peuple révolutionnaire ». 

Le vice-président actuel du PSUV, Diosdado Cabello, a récemment tenu des propos allant eux aussi dans ce sens : « ces jours de harcèlement, de blocus, de sanctions, ce peuple noble du Venezuela s’en est servi pour forger sa conscience »

Le signal envoyé par ces millions de Vénézuéliens, soutenant Nicolas Maduro, est clair : ils ne se reposeront pas tant que la menace sera réelle. Chaque gouvernement progressiste devrait avoir un peuple avec ce niveau de conscience. C’est sans doute ce qui a manqué à d’autres pays d’Amérique latine à l’image du Brésil. Sinon, comment expliquer que les plus de trente millions de Brésiliens, sortis de la pauvreté grâce aux politiques du Parti des travailleurs, sous Lula et sous Dilma Rousseff, ne se soient pas, ou très peu, mobilisés pour défendre Dilma lors du coup d’état institutionnel mené contre elle en 2016 ? 

Les habitants du Venezuela ne demandent qu’une chose, une seule : que les Etats-Unis respectent leur souveraineté et leur dignité. C’est pour cela qu’ils participent, massivement à chaque fois, aux différentes marches et initiatives pour réaffirmer leur soutien au gouvernement. Tantôt la marche anti-impérialiste du 6 avril dernier, tantôt la journée nationale de la Dignité le 13 avril. Et ils étaient encore plusieurs milliers à se rassembler, spontanément, devant le palais présidentiel le 30 avril, après le coup d’état avorté de Juan Guaido. 

En parallèle le gouvernement continue pourtant d’appeler à la négociation et à la discussion. A l’image du ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza qui souhaitait que l’opposition reprenne le dialogue, preuve que le gouvernement vénézuélien entend privilégier une solution pacifique et diplomatique. 

Lavrov et Maduro
Sergueï Lavrov et Nicolas Maduro. © AFP 2019 / CANCILLERIA

Le soutien international 

Dans cet affrontement, et face aux sanctions économiques et à l’embargo de plus en  plus féroces, le Venezuela peut compter sur le soutien d’un certain nombre de pays importants.  

D’abord parce qu’ils ne sont qu’une cinquantaine d’Etats à reconnaître Guaido comme président. Or, même si dans ce groupe figurent les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni ou le Brésil, rapporté aux 197 pays reconnus par l’ONU cela ne représente que 25% de l’ensemble des Nations. D’ailleurs, la Russie, l’un des principaux soutien du gouvernement vénézuélien, a annoncé vouloir créer, à l’ONU, un groupe de pays afin de défendre le Venezuela. 

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a également demandé aux Etats-Unis de stopper leurs sanctions économiques, en vertu du droit international. Faut-il rappeler en effet que les pertes pour le Venezuela se chiffrent en milliards de dollars ?  Avec les conséquences désastreuses que cela a engendré. Alfred de Zayas, expert au sein de l’ONU a d’ailleurs comparé l’embargo américain à un « siège médiéval »

Mais les Russes vont plus loin dans leur aide. En vertu des accords signés entre les deux pays, une centaine de militaires russes sont arrivés il y a quelques semaines afin de former les militaires vénézuéliens dans certains domaines mais aussi de les conseiller. 

La Chine soutien aussi Nicolas Maduro. Et, si l’information selon laquelle des militaires Chinois seraient présents au Venezuela était fausse, la Chine a en revanche envoyé, dès fin mars, près de 65 tonnes de matériel médical, dont des médicaments et du matériel chirurgical. En outre, elle et la Russie fourniront, chaque mois, au Venezuela 99 conteneurs de matériel médical afin de contourner l’embargo américain. 

Tous ces facteurs montrent qu’il sera difficile, voire impossible, pour les Etats-Unis de réaliser une intervention armée et de la réussir si telle était leur intention. L’échec du coup d’état de Guaido a peut-être marqué la fin de ses velléités et ouvre peut-être une nouvelle ère de négociation dans le respect de la souveraineté vénézuélienne. 

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Un peu d’histoire #3 : la Tricontinentale (janvier 1966)

Tricontinentale
En janvier 1966 s’ouvrait la conférence de solidarité des peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Source : l’Humanité.

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants.

Suite presque logique des deux premiers épisodes, consacrés à l’aide cubaine à l’Afrique et plus particulièrement à l’Angola, nous allons à présent évoquer ce qui est l’une des bases de ce soutien internationaliste : la Tricontinentale. Cette conférence, qui se déroula à la Havane, la capitale cubaine, en janvier 1966 avait réussi l’exploit de réunir l’ensemble des mouvements de libération nationale et/ou anti-impérialistes des trois continents les plus pauvres : l’Afrique, l’Asie, et l’Amérique latine. Le but ? Faire converger la lutte de tous ces révolutionnaires. 

  • La conférence

L’idée de cette conférence découle directement de celle de Bandung (avril 1955) qui avait réuni les pays asiatiques et africains nouvellement indépendants. Mais si l’on remonte plus loin la Tricontinentale tire aussi ses origines du Congrès international des peuples de Bruxelles en 1927, à l’initiative de l’International communiste.

C’est « l’espoir d’un monde meilleur » qui réunissait tous ces révolutionnaires, selon les paroles du Che, l’une des figures de ces mouvements. Pourtant, lui, comme Ben Barka, comme Ben Balla ne seront pas présents à ce grand rendez-vous qu’ils ont pourtant contribué à faire émerger. Et pour cause, le Che vient de quitter le Congo et se prépare à aller en Bolivie. Ben Barka a été enlevé depuis le 29 octobre 1965, avec les tragiques conséquences que l’on connaît. Et Ben Bella a été renversé en Algérie en 1965. La Tricontinentale est donc privée de trois des principaux révolutionnaires de l’époque.

Toutefois le casting a de quoi faire rêver. Ils sont 500 délégués venus de 82 pays différents à converger vers la Havane. Parmi eux Amilcar Cabral, mais aussi Salvador Allende, qui défend déjà une voie électorale pour le socialisme au Chili. Les partis communistes chinois et soviétiques sont également présents, mais simplement en tant qu’observateurs, à ce titre ils n’ont donc pas le droit de vote. 

La Tricontinentale s’ouvre le 6 janvier 1966 et met à l’honneur la délégation du Vietnam dont le pays est déjà en guerre contre les Américains. Pendant douze jours le gratin de la Révolution mondiale discute de comment fédérer sa lutte sur les trois continents. Mais, dans ces moments d’intenses débats, on parle aussi d’éducation, d’annulation de la dette des pays pauvres, d’écologie aussi, ou encore d’égalité entre les hommes et les femmes. 

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  • Les résolutions 

Baptisée « année de la solidarité » par Fidel Castro, 1966 voit la solidarité internationaliste de tous les mouvements présents atteindre son apogée. Car, si ces douze jours de conférence sont certes un temps d’âpres discussions, ils sont aussi un temps de fêtes, de mélange de cultures, de partage. 

Pourtant, dans l’ombre de la fête qui se déroule dans le rues de la capitale cubaine, la menace veille. Les Etats-Unis, principal ennemi désigné par la plupart des délégations, s’inquiètent d’une telle réunion à quelques kilomètres de leurs côtes. A tel point qu’ils tentent d’assassiner Fidel Castro pendant la conférence. S’ils n’y parviennent pas, nombre de leaders révolutionnaires seront en revanche supprimés quelques temps après la Tricontinentale. Che Guevara et Amilcar Cabral seront respectivement tués en 1967 et en 1973. Cette dernière année voit aussi le coup d’état et le renversement de Salvador Allende au Chili.

Plusieurs résolutions sont néanmoins prises. Il est notamment décidé que, pour lutter efficacement contre l’impérialisme et le néocolonialisme il faut faire plus. Dans son message adressé aux participants de la Tricontinentale, publié un an plus tard en 1967, Che Guevara prononce sa fameuse formule : 

« créer deux, trois, plusieurs Vietnam ».

La stratégie préconisée par les délégations révolutionnaires est la suivante : multiplier les foyers de luttes afin d’éparpiller les forces impérialistes. Il est aussi décidé d’apporter non plus une simple aide morale, mais un vrai soutien matériel, financier, voire militaire aux pays en lutte.

De plus, un journal est créé à cette occasion. Nommé Tricontinentale sa publication démarre en 1966 et est publiée dans quatre langues : l’arabe, le français, l’espagnol et l’anglais. Après vingt ans de parution, celle-ci s’arrête un temps avant de reprendre en 1995. 

La Tricontinentale restera comme un événement unique en son genre. Pendant ces douze jours des centaines de militants venus de trois continents différents ont fait trembler les grandes puissances de ce monde. Et, si d’un point de vue stratégique la conférence n’aura peut-être pas eu les effets escomptés, la solidarité entre ces mouvements aura été effective plusieurs années après.

Un peu d’histoire #1 : L’aide cubaine à l’Afrique- partie 2

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Le président de l’Angola Agostinho Neto aux côtés du leader de la Révolution cubaine © Cubadebate

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants.

Pour cette deuxième partie consacrée à l’aide cubaine à l’Afrique, j’ai choisi de me concentrer plus particulièrement sur la solidarité envers l’Angola.

La situation de l’Angola, avant son indépendance est particulière. Trois mouvements de libération ont émergé, et s’opposent plus ou moins les uns les autres. Plus ou moins car deux sont soutenus par le camp occidental, tandis que le troisième est lui soutenu par le camp socialiste, puis par Cuba. Le leader de ce dernier mouvement (MPLA : Mouvement populaire de libération de l’Angola), Agostinho Neto s’est, dès les années 60 rapproché de l’URSS. Et pour cause, il prône en effet comme idéal politique le socialisme. Mais un socialisme pour et par les Angolais, à la manière de Cuba.

UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) et FNLA (Front national de libération de l’Angola) sont les deux autres mouvements indépendantistes. Le premier est soutenu par les Etats-Unis, via le régime d’apartheid sud-Africain, le second par le Zaïre de Mobutu- celui qui a trahit Patrice Lumumba- (voir : Un peu d’histoire #0 : L’aide cubaine à l’Afrique- partie 1).

Les trois mouvements ne s’apprécient pas et ne se font pas confiance. Mais ils sont obligés tout de même de se rendre ensemble au Portugal afin de négocier l’indépendance de leur pays. Cette conférence a lieu au mois de janvier 1975. Problème : les trois mouvements veulent prendre le contrôle avant les élections. Le but étant de s’emparer de la capitale avant le 11 novembre 1975, date prévue de l’indépendance de l’Angola. Hors de question pour l’Afrique du Sud et les Etats-Unis de voir le MPLA diriger le pays. Les premiers vont soutenir l’UNITA et entrer en Angola le 23 octobre 1975 (alors même que les noirs d’Afrique du Sud subissent les lois racistes de l’Apartheid). Les seconds vont aider le FNLA via le régime de Moboutu, fournissant armes, mercenaires, essence.

De son côté le MPLA est largement en infériorité, et l’aide soviétique tarde à venir. Les Angolais sont avertis qu’elle ne pourrait pas arriver avant la date fatidique du 11 novembre. Alors, Agostinho Neto se tourne vers Cuba. La réponse de Fidel Castro ne se fait pas attendre et dépasse toutes les espérances.

« Vous allez être écrasés, vous avez besoin de beaucoup plus que cela » Fidel Castro.

L’internationalisme cubain prend ici tout son sens. Cette fois-ci il ne s’agit pas d’une opération clandestine comme durant les années 60′. C’est une intervention ouverte. Cuba envoie ses forces spéciales, de l’artillerie, des armes, du matériel, et près de 35 000 soldats d’infanterie.

« Certains impérialistes se demandent pourquoi nous aidons les Angolais, et quels intérêts nous avons là-bas. Ils pensent que, si un pays fait quelque chose c’est qu’il veut du pétrole, ou du cuivre, ou des diamants, ou une ressource naturelle. Non. Nous ne recherchons aucun intérêt matériel. Et, logiquement, cela ne rentre pas dans les critères des impérialistes. Parce qu’ils n’ont que des critères chauvins, nationalistes, égoïstes. Mais nous, nous accomplissons un devoir élémentaire et internationaliste quand nous aidons le peuple d’Angola » Fidel Castro.

L’intervention salvatrice des cubains permet au MPLA de s’emparer de Luanda, la capitale, et de proclamer l’indépendance le 11 novembre 1975. Agostinho Neto devient le premier président de l’Angola. Mais la guerre continue. A tel point que Neto demande à ce qu’un contingent cubain reste sur place pour aider le MPLA.

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Nelson Mandela rendant visite à Fidel Castro pour le remercier de sa contribution © OMAR TORRES / AFP FILES / AFP

A partir de la fin des années 70′, plusieurs changements se produisent. D’abord Agostinho Neto décède à Moscou le 10 septembre 1979. Et puis le 20 janvier 1981 Ronald Reagan accède à la Maison Blanche. Avec lui les Etats-Unis s’engagent sur une nouvelle voie. Il veut contraire Cuba à quitter l’Angola. Dans le même temps le SWAPO (Organisation du peuple du Sud-Ouest Africain) mène la lutte pour l’indépendance de la Namibie depuis l’Angola, contre les troupes de l’Afrique du Sud.

Pendant six ans des négociations vont avoir lieu. Leur but ? Faire en sorte que l’Afrique du Sud quitte la Namibie, et que dans le même temps les Cubains quittent l’Angola. Fidel Castro va alors prendre une initiative le 15 novembre 1987 : il souhaite repousser les troupes du régime d’apartheid hors d’Angola. Pour parvenir à cet objectif Cuba envoie d’autres soldats, mais aussi des tanks, de l’artillerie. Une aide bienvenue pour l’Angola. Car depuis l’arrivée de Gorbatchev, l’URSS ne s’occupe plus d’aider les pays proches idéologiquement, et a complètement délaissé le peu d’internationalisme qui lui restait.

Finalement, le 22 décembre 1988 des accords de paix sont signés. Et en 1990 la Namibie devient indépendante de l’Afrique du Sud, tandis que le régime d’apartheid libère Nelson Mandela. Deux décisions majeures obtenues de force par Cuba qui, de son côté, quitte l’Angola. Au total ce seront près de 450 000 Cubains qui auront participé à l’épopée cubaine en Afrique, et près de 10 000 seront tombés au combat.

L’aide cubaine à l’Afrique aura été déterminante dans l’indépendance de plusieurs pays. Une aide sans aucune contrepartie, si ce n’est une contrepartie morale, celle d’avoir le sentiment d’avoir aidé des peuples pour leur libération.


Pour en savoir plus : Cuba, une Odyssée Africaine partie 2/2 

Venezuela : fin du spectacle pour Guaido

Manifestation des partisans du président autoproclamé vénézuélien Juan Guaido à Maracaibo, le 12 février.
Les manifestants, favorables au putschiste Juan Guaido, utilisent dans leurs démonstrations des drapeaux des Etats-Unis, parfois aussi des drapeaux d’Israël. Une preuve de plus, s’il en fallait, de l’implication impérialiste dans ces actions politiques. ISAAC URRUTIA / REUTERS

La marionnette des Etats-Unis, qui s’était autoproclamé président de la République le 23 janvier dernier, n’a pas réussi son coup. Dans la nuit du 02 au 03 avril l’Assemblée constituante lui a retiré son immunité parlementaire. Avec lui, c’est tout un secteur d’une droite-extrême qui voit ses illusions tomber. Celles et ceux qui pensaient que la Révolution bolivarienne était finie se sont lourdement trompés.

Il faut, bien entendu, rester prudent. Les actualités évoluent rapidement et qui sait de quoi demain sera fait ? Mais pour l’heure le gouvernement légitime du Venezuela- validé par le peuple par l’élection présidentielle du mois de mai 2018- est toujours en place. En dépit des provocations, des menaces, et des sanctions économiques. Tout le monde aura d’ailleurs pu observer l’hypocrisie occidentale qui, tout en sanctionnant économiquement le Venezuela et en retenant son argent (voir : La Banque d’Angleterre refuse de rendre 1,2 milliard de dollars en or au Venezuela), le privant de milliards de dollars, souhaitait faire rentrer une prétendue aide humanitaire correspondant à quelques millions à peine.

Nul besoin de l’aide humanitaire américaine. La Yougoslavie, la Libye, l’Irak, la Syrie s’en seraient bien passés. On peut bien-sûr reprocher à Maduro sa gestion économique. Il est certain qu’il y a beaucoup à faire pour que la situation s’améliore, même si une bonne partie de la crise est en partie due aux sanctions économiques imposées de l’étranger. Aucun pays n’est parfait. En revanche ceux souhaitant mener une politique indépendante et différente, de la doxa néolibérale et néocoloniale, pourraient sans aucun doute mieux le faire s’ils n’étaient pas constamment déstabilisés.

Et quand on voit la situation actuelle du monde, et plus particulièrement de l’Amérique latine, on comprend mieux pourquoi et comment le Venezuela subit ce genre de déstabilisations depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1999. Mais cette fois-ci leur plan a semble-t-il échouer. L’armée bolivarienne soutien le gouvernement, et l’union civico-militaire demeure stable au Venezuela. Les soutiens au gouvernement sont encore massifs, en témoignent les nombreuses manifestations en faveur du président et de la Révolution.

Surtout, si un temps la possibilité d’une intervention armée, qui aurait été dirigé contre Nicolas Maduro, a été craint, elle semble désormais loin depuis que la Russie et la Chine ont spécifié qu’ils ne toléreraient pas une attaque directe contre le Venezuela. D’ailleurs des conseillers militaires et du matériel, ainsi que des vivres, sont arrivés en provenance de la Russie. Guaido aura sans doute du mal à rebondir après ça. D’autant plus que désormais toute une partie de la population est indifférente à ses revendications et entend juste vivre en paix. Une paix rendue impossible par ces provocations et ces déstabilisations comme lors du probable sabotage qui avait causé une panne générale dans le pays.

Sans compter qu’il est dorénavant possible qu’il soit poursuivi par la justice de son pays après que l’Assemblée constituante ait levé son immunité de parlementaire (il demeurait le président de l’Assemblée nationale) dans la nuit du 02 au 03 avril. Auparavant le contrôleur général avait spécifié que Juan Guaido ne pourrait exercer de mandat public pendant 15 ans.

  • Résister face à l’impérialisme

Les Nord-Américains ont toujours souhaité faire de l’Amérique latine leur arrière cour, ne tolérant jamais la présence de gouvernements hostiles à leurs intérêts (Cuba, Chili, Grenade, Honduras, Nicaragua, Salvador, Equateur, Venezuela, Bolivie, Argentine, Paraguay, Brésil etc). Aujourd’hui, à l’heure de la contre-offensive menée par la droite partout sur ce continent, visible notamment par les exemples brésiliens, argentins, salvadoriens ou équatoriens, il faut que les pays progressistes puissent résister aux pressions impérialistes.

Et malheureusement, si au début des années 2000 les gouvernements de gauche étaient majoritaires en Amérique latine, force est de constater que ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le Mexique a, certes, été une excellente surprise en élisant le premier président de gauche de son histoire, mais c’est bien l’exception qui confirme la règle. Car les pays progressistes ne sont plus qu’une poignée sur l’ensemble du continent (Mexique, Cuba, Venezuela, Bolivie, Nicaragua, Uruguay, Suriname, Guyana, République Dominicaine, soit neuf sur un total de vingt-quatre pays). Et quand on sait que Donald Trump a fait l’une de ses priorités de renverser le trio Venezuela-Cuba-Nicaragua (voir : Et maintenant le Nicaragua) il y a de quoi s’inquiéter.

Si pour l’heure ces trois états résistent, qu’en sera-t-il de la Bolivie où des élections auront lieu au mois d’octobre prochain ?

Un peu d’histoire #0 : L’aide cubaine à l’Afrique- partie 1

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Amilcar Cabral, leader des indépendantistes de Guinée-Bissau, aux côtés de Fidel Castro

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants.

Le premier épisode de cette série va être consacré à l’aide qu’a apporté la Cuba révolutionnaire aux divers mouvements de libération africains dans leur lutte pour l’indépendance contre le colonialisme. Compte tenu de l’immense aide fournie par Cuba, je me consacrerai dans une première partie à l’assistance envers l’Algérie, le Congo et la Guinée-Bissau. Les cas de l’Angola et de la Namibie, plus longs, et plus complexes, seront traités prochainement.

En tout, près de 500 000 Cubains auront participé à ces guerres et à ces luttes de libération. C’est ce que l’histoire a nommé : l’Odyssée cubaine.

L’aide apportée par le gouvernement cubain s’est d’abord illustrée dans la toute jeune République Algérienne. Alors en guerre contre la France, les combattants algériens vont recevoir de la part de Cuba des armes et un soutien total. Ahmed Ben Bella rendra d’ailleurs visite à Fidel Castro dès 1963 en remerciement de cette précieuse aide. Cuba épaulera aussi l’Algérie dans sa guerre défensive contre le Maroc en envoyant là aussi du matériel et des hommes.

Parmi les pays qui concentrent beaucoup d’attention, le Congo est sans doute le principal. D’autant plus après l’assassinat du leader indépendantiste Patrice Lumumba le 17 janvier 1961. C’est à cette époque que Cuba va prendre contact avec le nouveau jeune chef de ceux se revendiquant de l’héritage de Lumumba : Laurent-Désiré Kabila. C’est aussi à cette époque que le Che énonce sa fameuse théorie de la création « d’un, deux, trois Vietnam » pour éparpiller, partout où cela est possible, les forces de l’impérialisme. Le Congo représente, dans l’esprit des révolutionnaires, un point central, l’épicentre par lequel la Révolution pourrait se propager à toute l’Afrique du fait de la position du Congo qui partage des frontières avec neufs pays.

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Le Che au Congo

En 1965, des cubains entraînés et expérimentés, menés par le Che lui-même, rejoignent  donc les rangs de la guérilla congolaise en lutte contre le régime de Mobutu. Mais très vite ils vont se rendre compte que ce mouvement là n’est pas prêt à prendre le pouvoir. Leurs stratégies diffèrent et l’expérience du Che est un réel échec. Échec sur lequel il tentera de rebondir en allant en Bolivie, avec la suite que tout le monde connaît.

 

  • Après le Congo, le changement de stratégie 

La mission au Congo est donc une totale déconvenue. Mais cela n’entame pas le soutien de Cuba à l’Afrique, au contraire. Et, comme Lénine qui dès 1917 voulait aider les révolutionnaires européens à faire la Révolution dans leur pays, Cuba va continuer à soutenir les mouvements de libération africains.

Pour Fidel Castro il convient à présent de revoir la méthode, mais aussi les mouvements que doit soutenir Cuba. En vertu de ce nouvel objectif, Cuba organise en janvier 1966 la première Tricontinentale. Cette conférence réunit les révolutionnaires des mouvements armés d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. L’une des vedettes de cette conférence est sans aucun doute le leader indépendantiste de Guinée-Bissau, un petit pays de l’Afrique de l’Ouest aux prises avec l’Empire portugais, Amilcar Cabral.

Pour soutenir la Guinée-Bissau, Cuba ne pas envoyer, comme au Congo, des hommes pour se battre. Mais en revanche il va  fournir une aide tout aussi précieuse à Amilcar Cabral et à ses hommes : des experts en artilleries, des techniciens, du matériel, et aussi des médecins. Le but étant d’affaiblir l’Empire portugais.

Mais Amilcar Cabral n’aura pas la chance de voir son pays libre. Assassiné en 1973, il n’assistera pas à la Révolution des Oeillets au Portugal, au départ de l’armée portugaise, et à la proclamation de l’indépendance de la Guinée Bissau.

Du côté cubain, si on pleure la perte d’un ami, on se réjouit en revanche du succès de l’aide apportée à la Guinée Bissau. Une aide qui va ensuite se porter sur une autre colonie portugaise : l’Angola.

A suivre…

Hypocrisies médiatiques à propos du Venezuela

Les médias français, dans leur quasi-majorité, n’ont jamais supporté l’idée d’une Révolution et d’un gouvernement populaire au Venezuela. Depuis le début, jusqu’à la mort d’Hugo Chavez, en 2013, et puis de nouveau après l’élection de Maduro, ils ont toujours cherché à décrédibiliser l’action du gouvernement et les politiques mises en place. L’actuelle conjoncture économique, les sanctions économiques, et l’embargo imposé par les mêmes qui s’offusquent ensuite des pénuries, ne font que renforcer un traitement médiatique réservé aux seuls pays qui clament leur indépendance.

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Sinon, pourquoi les documentaires ou sujets à propos d’autres pays sont si rares ou bien inexistants ? La Birmanie, l’Arabie Saoudite, Israël, sont en effet tranquilles de ce point de vue là. Même quand des milliers de musulmans se font massacrés, même quand des enfants meurent chaque mois à Gaza, où la population vit dans une véritable prison à ciel ouvert, même quand des opposants sont exécutés en place publique simplement parce qu’ils étaient en désaccord avec la doctrine officielle.

Avec le Venezuela les médias français et occidentaux ont trouvé un nouveau bouc-émissaire. C’était Cuba et sa Révolution socialiste, c’est désormais Le Venezuela et sa Révolution bolivarienne. Une propagande médiatique étrangement calquée sur l’agenda diplomatique et militaire de l’OTAN et des Etats-Unis. Avec, à chaque fois, le même mode opératoire. Faire en sorte de faire passer tel pays pour le pire gouvernement et la pire dictature, afin de préparer tout le monde à l’invasion ou à la chute du gouvernement, afin d’en installer un autre bien plus docile et bien plus soumis aux exigences économiques et politiques.

A contrario, jamais il ne sera fait mention des militants chavistes, des leaders syndicaux, politiques et associatifs, ou bien des députés du PSUV, assassinés par une opposition prétendument démocratique. Ni des pillages des magasins d’Etats et des stocks de marchandises, ou de médicaments, volés et dissimulés par ceux souhaitant la chute du gouvernement légitime.

Yougoslavie, Irak, Libye, Syrie, les exemples sont innombrables et les conséquences pour les peuples terribles. Qui peut ignorer le chaos provoqué par toutes ces déstabilisations ? L’apparition de groupes terroristes comme Daesh, la fuite forcée de millions de personnes de leur pays, l’apparition de trafics d’armes, de drogues, et d’humains. Ceux qui ont légitimé ces interventions, Etats-Unis en tête, souhaitaient, selon leurs dires, apporter démocratie et paix. Ils n’auront emmené que destruction, misère et mort. Pourtant, ils sont bien rares parmi la minorité bien-pensante qui se relaie sur les plateaux de télévisions à dénoncer de tels agissements. Ils sont bien rares à vouloir comparer les situations économiques et politiques avant et après les interventions, de même qu’ils sont bien rares à parler de la situation économique du Venezuela avant et après la Révolution.

Mais, comme il y a quelques mois au Nicaragua, les déstabilisateurs échoueront à renverser le gouvernement légitime et élu. L’Amérique latine va vivre une année charnière avec plusieurs élections qui donneront une indication. Soit des gouvernements progressistes reviendront au pouvoir, soit l’impérialisme américain mettra de nouveau sa patte sur cette région. D’où l’importance de rétablir des vérités et de soutenir les pays progressistes de la région.

Soutien à la Révolution Bolivarienne

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Une fois de plus, la Révolution Bolivarienne est menacée. Et cette fois la menace semble plus réelle que jamais. Il y a quelques jours, déjà, un petit groupe issu de l’armée avait tenté de fomenter un coup d’Etat contre le gouvernement légitime. Très vite cette poignée de militaires avait été démasquée et arrêtée par les autorités.

De quels droits certaines nations s’arrogent-elles le droit de s’ingérer, une fois de plus, dans les affaires vénézuéliennes ? C’est que ce doit être un pays important car il ne cesse de faire, ces derniers temps, l’actualité. A y regarder de plus près, et pour ceux qui l’ignoreraient, le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Des réserves de pétroles dont les bénéfices ne sont malheureusement pas destinés aux compagnies américaines. Si l’on ajoute à cela que le gouvernement vénézuélien est un gouvernement socialiste, les raisons sont suffisantes pour comprendre d’une part cette acharnement médiatique, d’autre part cette tentative de coup d’Etat

Mercredi 23 janvier dernier, en effet, Juan Guaido, opposant du gouvernement légitime de Maduro, et président de l’Assemblée nationale, s’est autoproclamé président du Venezuela. Il a été immédiatement reconnu par Washington. Cela fait des années que les Etats-Unis souhaitent voir la fin de la Révolution Bolivarienne par le biais de différents moyens. Et tandis qu’ils ont déjà réussi dans d’autres pays de cette région a fomenté des coups de forces et des destitutions de gouvernements progressistes, le Venezuela continue de résister.

Les forces nationales bolivariennes- l’armée vénézuélienne- ainsi que les organisations sociales, mais plus généralement la majorité du peuple, ont réaffirmé leur soutien au gouvernement et à la Révolution Bolivarienne. La question qui va désormais se poser est de savoir ce qui se passera au cas où l’administration américaine décidait d’une intervention militaire directe, ou indirecte. Washington peut se sentir pousser des ailes de part l’élection de Jair Bolsonaro au Brésil, voisin du Venezuela, et de part la présence  d’un gouvernement allié en Colombie également juste à côté du Venezuela.

De l’autre côté, le Venezuela a reçu le soutien des pays socialistes et progressistes de la région , Cuba, le Nicaragua, la Bolivie, l’Uruguay, le Mexique ou encore le Salvador. Mais il a également reçu le soutien de nombreux pays qui pèsent sur la scène internationale : la Chine, la Turquie, l’Iran, la Syrie ainsi que la Russie. Cette dernière a d’ailleurs prévenu les Américains de ne pas tenter quoi que ce soit contre le gouvernement légitime, tandis que Vladimir Poutine a, personnellement,  réaffirmé, au téléphone, son soutien à Maduro.

Cette tentative de coup d’Etat n’est ainsi qu’une énième tentative de mettre fin à la Révolution par des secteurs qui n’ont jamais accepté la redistribution des richesses, l’alphabétisation de tous, et l’instauration d’une démocratie participative. Car il faut voir comment était le Venezuela avant l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez. La Révolution Bolivarienne a rendu sa dignité au peuple vénézuélien. Une dignité que l’impérialisme veut éradiquer, lui qui ne supporte pas qu’un pays soit libre, digne, souverain et indépendant.

Les progressistes du monde entier devraient se sentir solidaire du gouvernement socialiste et de la Révolution bolivarienne, car les états progressistes sont de plus en plus rares dans le monde, et il est de notre devoir de défendre chacun d’entre eux.