Solidarité avec le peuple belge

J’avais prévu de rédiger un article sur la visite de Barack Obama à Cuba, finalement cela attendra. Une fois de plus l’horreur frappe en plein coeur de l’Europe, chez nos voisins et amis belges. Avant toute chose nous avons une pensée pour toute les victimes et leurs familles, nous sommes de tout coeur avec le peuple belge dans ce drame, comme nous étions solidaires, il y a peu, du peuple ivoirien, malien, syrien, libanais, turque, de notre peuple, tous victimes de la barbarie terroriste.

A l’heure où ces lignes sont rédigées le bilan fait état de plusieurs dizaines de morts et de plusieurs centaines de blessés dont certains entre la vie et la mort. Tôt ce matin, alors qu’aéroports et métros sont remplis de personnes se rendant à l’école ou au travail, trois bombes explosent. Les deux premières dans l’aéroport international de Bruxelles, vraisemblablement déclenchées par au moins un kamikaze. Puis, une heure plus tard c’est une station de métro qui est touchée. Dans les deux cas c’est l’horreur et l’incompréhension qui prennent le dessus.

La situation est grave, désormais à n’importe quel moment des commandos terroristes peuvent frapper l’Europe, comme ils ont pris l’habitude de frapper les grandes villes du Moyen-Orient depuis plusieurs années déjà. Ce ne sont pas des cibles symboliques qui sont visées, ou bien des personnalités importantes, mais de simples citoyens, innocents.
Ces actes nous obligent cependant à chercher des causes, et à déterminer pourquoi il y a depuis 2012, et les attentats de Merah, un regain de terrorisme sur notre continent ?

Il apparaît clair que le slogan « vos guerres, nos morts » est parfaitement adapté à l’actuelle situation. Nous le savons, la déstabilisation de pays comme la Libye ou la Syrie, qui, malgré toutes les critiques que l’on peut émettre à leur égard et à leurs dirigeants, s’efforçaient, et s’efforcent encore de lutter contre l’expansion du terrorisme dans le monde.
Ainsi, plutôt que de s’entêter à vouloir renverser Bachar al-Assad, nos gouvernements devraient coopérer avec l’armée arabe syrienne, avec les kurdes et avec les milices populaires qui se battent sur place. Plutôt que de vouloir encore et toujours s’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays souverain, et tenter de renverser son gouvernement, la France, en premier lieu, devrait revoir sa politique internationale.

Une politique internationale qui est désastreuse depuis 2011, ayant conduit tour à tour à déstabiliser puis renverser Kadhafi, déstabiliser la Syrie, envahir le Mali, réintégrer notre pays dans l’OTAN aux ordres des américains, tout en accentuant les relations avec des pays plus que douteux et qui selon des preuves formelles financent les groupes terroristes.
Nous ne pouvons pas dire que Kadhafi était un démocrate, certainement pas, en revanche il faut reconnaître qu’en son temps, la Libye était un pays souverain qui avait fait de la lutte contre le terrorisme l’une de ses priorités. Aujourd’hui la Libye en est réduit a être une base arrière et un fief pour les terroristes qu’ils soient d’Al-qaïda ou de Daesh.

De même que nous ne pouvons nous dire pro-Bachar, il faut reconnaître qu’il est, pour le moment, indispensable pour lutter contre le terrorisme. D’ailleurs, grâce à l’intervention des forces russes, coordonnées au sol avec les troupes syriennes, Daesh perd sensiblement du terrain, privé d’une grande partie de ses ressources.

Nous savons que la France a soutenu, et armé, ce que les médias ont d’abord nommé « l’opposition modérée et démocratique », en réalité des les premiers reportages, datant de 2011 ou 2012, en revoyant les images on peut s’apercevoir qu’il y avait déjà des terroristes, arborant des bandeaux noirs caractérisant désormais le califat islamique.
De là à dire que toute l’opposition au régime est terroriste ; non, il y a bel et bien, où il y a eu, une opposition démocratique, même s’il semble que beaucoup d’entre eux ont finalement rallié le gouvernement syrien.

Nous pourrions multiplier les exemples, pourquoi avoir autant de relation bilatérales avec l’Arabie Saoudite ou le Qatar, pourquoi maintenir les combattants kurdes, notamment du PKK, sur la liste des organisations terroristes alors qu’ils sont les premiers à lutter contre l’obscurantisme ?

Quoiqu’il en soit, tomber dans le piège de la haine de l’autre reviendrait à avouer notre défaite face aux terroristes. Restons unis et solidaires à l’heure où, plus que jamais, nous avons besoin d’humanisme. Le peuple belge aura, dans les jours qui vont suivre, besoin de tout notre soutien dans cette lutte, soyons à leurs côtés comme ils ont été avec nous auparavant. 

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#LoiTravail : la mobilisation ne faiblit pas

En dépit des hésitations et des balbutiements du gouvernement au sujet de la loi El-Khomri, la loi travail, la jeunesse ne s’est pas laissée endormir et a poursuivi la mobilisation ce jeudi 17 mars. Selon l’UNEF ce sont ainsi 150 000 personne qui ont manifesté, alors que seuls les organisations de jeunesses appelaient à cette mobilisation, c’est à dire le mouvement auquel moi même j’appartiens : l’Union des étudiants communistes, et donc le Mouvement des jeunes communistes, mais aussi l’UNEF, le principal syndicat étudiant, ainsi que l’UNL et la FIDL les syndicats lycéens.

Nous avons ainsi fait la démonstration que le mouvement ne s’essouffle pas, même si l’intersyndical n’appelait pas à proprement parler à manifester ( tout en apportant leur soutien ), notre mobilisation montre au gouvernement que nous ne lâcherons pas. En effet, la meilleure arme pour le gouvernement c’est le gain de temps, d’où le report initial de la loi. Il espère ainsi n’avoir pas a batailler en laissant le mouvement qui est en train de se construire s’essouffler de lui même.

Pourtant, le gouvernement devrait savoir qu’une fois un mouvement social lancé, avec l’union de la jeunesse, des travailleurs, des précaires, des chômeurs et des retraités, il est difficile de l’arrêter. Même Jacques Chirac, un président de droite avait finit par céder sur le contrat de premier embauche (CPE), peut-être que François Hollande finira par entendre la voix de la raison et renoncera à ce projet ultralibéral et surtout ultra dangereux pour notre avenir.

Pour revenir sur la mobilisation du jeudi 17 mars : 115 lycées ont été bloqués par les lycéens qui souhaitent eux-aussi prendre leur avenir en main, ainsi que plusieurs facs.
Alors que 100 000 jeunes s’étaient mobilisés lors de la journée d’action du 9 mars, qui avait réuni 500 000 personne au travers de toute la France, les 150 000 personnes de cette fois-ci démontrent une augmentation du nombre de jeunes ayant participé, même si des salariés ce sont également joins à nos cortèges.

Quoiqu’il en soit il était important de se mobiliser et il sera important de le faire dans les jours et les semaines qui vont suivre avec en point d’orgue la grande mobilisation du 31 mars qui promet d’être supérieur à celle du 9 mars, si le gouvernement n’a pas retiré le texte d’ici là.

Pour autant, nous mobiliser et exprimer notre refus de ce texte ne suffit pas, puisque les médias finiront pas dire que nous ne pensons qu’à nous opposer et qu’au final la majorité des jeunes qui se mobilisent le font pour rater des cours. D’ores et déjà il faut démonter ce mythe qui consiste en réalité à dire que les jeunes n’ont pas la compétence pour discuter de cette loi. Nous savons de quoi il s’agit, certainement pas autant que d’autres qui connaissent ce projet de loi dans les moindres petits détails, mais nous savons pertinemment qu’elles sont les risques pour notre avenir.
En fait, quiconque suit la politique de François Hollande, et connaît les principales lois économiques qui ont été voté durant son quinquennat, sait de quoi la loi est constitué.

C’est à dire de cadeaux au grand patronat, et à l’inverse de précarité pour le reste de la population. Face à cette déréglementation, face à la casse de nos acquis sociaux et du code du travail, qui est un outil créer pour protéger les salariés, nous devons opposer nos propositions. Elles sont simples, réalistes et nécessaires.
Au lieu de prétendre que de faciliter les licenciements permettra plus d’embauche, nous proposons au contraire un partage du temps de travail, avec la semaine de 32 heures. Nous proposons aussi que nos diplômes soient reconnus au même titre partout afin de ne plus être en difficultés lorsque nous nous insérons sur le marché du travail.

Comme il semble avéré que le gouvernement se borne à vouloir mener une politique ultralibérale en dépit du mécontentement général, nous devrons poursuivre et amplifier nos mobilisations. Le 24 et le 31 partout où ce sera possible faisons notre maximum pour nous faire entendre. 

500 000 personnes contre la loi travail

Nous étions des centaines de milliers à manifester jeudi 9 mars contre la loi El-Khomri, où loi travail, qui bien plus qu’une loi de droite, est une loi de régression sociale.
En effet, ce que le gouvernement propose au travers de cette loi, ce n’est ni plus ni moins qu’un retour de plusieurs décennies en arrière, alors que nous devrions aller vers le progrès social.
Hollande avait fait de la jeunesse sa « priorité » : il semble qu’au même titre que le chômage cela soit un échec.

C’est ainsi, qu’à l’appel de l’intersyndical CGT, FO, Solidaires, FSU, UNEF, renforcée par nos organisations des jeunes communistes et des étudiants communistes, et appuyée par le Parti communiste français, le Front de gauche, ainsi que les frondeurs socialistes, près de 500 000 personnes ont montré leur mécontentement face à cette loi. Une première mobilisation qui en appelle d’autres mais qui déjà a rassemblée plus de monde que lors des premières manifestations contre le contrat première embauche (CPE).
Après le succès de la pétition lancée il y a quelques semaines, et qui a recueillie plus d’un million de signataires, cette mobilisation d’ampleur doit faire reculer le gouvernement.

Lorsqu’on sait que le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) est lui aussi opposé à cette loi, comment le gouvernement peut-il continuer dans cette voie là et prétendre que c’est dans l’intérêt des travailleurs et du peuple ?
Nous savons pertinemment que cette loi est voulue et exigée par le MEDEF. C’est encore une fois une minorité de privilégiée qui, non content de faire les poches de la France, dicte ce qu’il souhaite à un gouvernement qui obéit. D’ailleurs, un récent sondage du Journal du dimanche (JDD) révèle que 85% des patrons des PME et TPE ne s’estiment pas concernés par la loi El-Khomri, et que seulement 39% d’entre eux estiment que ce texte sera efficace pour améliorer la situation économique de leur entreprise.

Le mouvement de contestation s’étend ainsi bien au delà des travailleurs, d’ailleurs ce fut visible dans les rues puisque étudiants et lycéens côtoyaient retraités, chômeurs, précaires, et travailleurs. Une union du peuple qui n’annonce rien de bon pour ce gouvernement de tous les renoncements.

Nous devrons nous mobiliser jusqu’au retrait intégral de cette loi. Nous refuserons tout retour en arrière de nos droits sociaux. Le gouvernement parle de réformes ? Nous sommes d’accord et en voici quelques unes : la baisse de la durée hebdomadaire du travail pour aller aux 32 heures par semaines, l’augmentation du salaire minimum, un contrôle et une lutte efficace contre l’évasion fiscale, l’instauration d’un salaire maximum pour les ultras-riches, de nouveaux droits pour les salariés. Des propositions nous en avons une multitude, la seule différence c’est qu’elles vont dans l’intérêt de la majorité des français, pas dans celui de la minorité capitaliste.

Le 17 mars et le 31 mars prochains, soyons encore plus nombreux dans la rue contre la loi travail, pour son retrait intégral, et pour une politique de gauche en faveur des salariés, des étudiants, des retraités, des chômeurs et de précaires. 

Nous devons accueillir plus de réfugiés

Nous avons déjà vu, et parlé de cette question notamment en expliquant que ce sont les politiques impérialistes agressives des pays occidentaux qui ont conduit en grande partie à provoquer ce flux de réfugiés fuyant nos bombes ( voir : l’UE est responsable des morts en Méditerrannée ). Cependant à mon sens il est primordial d’y revenir tant la question prend de l’importance jour en jour et ne cesse d’alimenter les débats. Les partis d’extrême-droite, bien que basant tous leur propos nauséabonds sur une prétendue « invasion » de l’Europe par les migrants, sont en réalité les premiers heureux et satisfaits d’une telle situation, sinon ils n’auraient rien à dire puisque leur programme est basé sur un rejet de l’immigration.

D’abord il nous faut expliquer, même si cela a déjà été fait, que la grande majorité de ces migrants ne viennent pas en Europe pour leur plaisir personnel, parce qu’ils ont souhaité changer de pays. Il est d’ailleurs étrange de signaler que, lorsque une personne venant d’autres pays que les grandes puissances occidentales émigre : les médias parleront de réfugiés, si c’est l’inverse ils parleront d’expatriés.

Parce que ce sont nos gouvernements qui sont responsables de la destruction de pays tels que la Syrie où la Libye, nous avons un devoir d’aide envers ces réfugiés. Comment pouvons-nous à la fois bombarder des pays, détruire des infrastructures, tuer des civils et dans le même temps prétendre être une terre de droits de l’homme ? Parallèlement nous refusons d’accueillir des réfugiés que nous avons nous même crées, au sens où la quasi-majorité des migrants n’auraient jamais quitté leur pays.
Quel degré de mépris est supérieur à celui la ? Lorsque l’Europe laisse mourir en mer des centaines voir des milliers de personnes souhaitant trouver une paix qui n’est pas prêt de revenir chez eux.

Et même lorsque nos gouvernements se décident a accueillir des immigrés, ils sont entassés dans des camps où les conditions de vie et d’hygiène frôlent la catastrophe, comme dans ce que l’on surnomme la « jungle » de Calais. Alors même que les pays occidentaux sont les pays les plus puissants du monde, qu’ils dépensent des milliards d’euros dans des guerres impérialistes ne peuvent-ils réellement pas accueillir ces personnes ?
Surtout lorsque l’on voit que des pays tels que le Liban où la Jordanie n’hésitent pas à accueillir des centaines de milliers de réfugiés, dans des camps de réfugiés dont les conditions de vies ne sont pas moins bonnes qu’en France, elles sont peut-être même meilleures, nos gouvernements ne devraient plus pouvoir invoquer le prétexte de manque de moyens.

Il y a toute fois des gouvernements européens qui refusent de renoncer à toute humanité. Ainsi, en dépit des critiques que nous pouvons adresser envers le gouvernement d’Alexis Tsipras, notamment sur les questions de la soumission à Bruxelles et du renoncement à son programme de gauche, il est clairement établi que la Grèce produit des efforts considérables pour tenter d’offrir aux réfugiés de bonnes conditions d’accueil. La situation est pourtant bien plus complexe que celle de la France, eux peuvent réellement évoquer leur difficultés économiques. D’autant plus qu’en raison de sa position géographique la Grèce est bien souvent l’un des premier pays où les immigrés viennent trouver refuge.

Le Portugal, qui depuis quelques mois affiche un gouvernement de gauche opposé à l’austérité ( voir : le réveil de la gauche portugaise ), tente lui aussi de trouver des solutions pour les réfugiés. Le gouvernement socialiste a ainsi annoncé vouloir augmenter son nombre de réfugiés qu’il souhaitait accueillir, alors que les autres pays européens, notamment en Europe centrale tente de le réduire.
Certes, cela correspond aussi à un désir de repeupler les campagnes portugaises, mais la dimension humaniste est sans conteste présente elle aussi.

Quoiqu’il en soit ces deux exemples suffisent à démontrer que nous avons les capacités d’accueillir ces personnes qui ne cherchent que la paix. D’ailleurs pour la majorité d’entre eux leur souhait premier est de retourner dans leur patrie, une fois que les guerres, que nous avons contribué à déclencher, seront terminées
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