Goodyear : justice de classe

Nous y sommes presque habitués, pourtant une nouvelle fois, les travailleurs sont victimes de la violence patronale et les conséquences sont lourdes. Cette fois-ci, l’affaire Goodyear est allée plus loin que ce que nous avions imaginés auparavant. Après avoir fermé l’usine et condamné au chômage des milliers de personnes, sans compter tout ce que cela implique : la perte d’une rémunération, la perte d’un statut social, les projets qui ne peuvent plus se réaliser, les divorces, et les 12 suicides de travailleurs.

Non content d’un tel désastre social qui se répète aux quatre coins de la France, nous avons appris il y a quelques jours la condamnation à 9 mois de prisons ferme pour séquestration. Il est vrai que, ayant appris leur licenciements, des centaines de travailleurs avaient retenu deux cadres de Goodyear. Une « séquestration » où aucune violence à l’encontre de ces cadres n’avait été exercée, grâce aussi aux délégués syndicaux CGT, ces derniers qui se retrouvent aujourd’hui condamnés. Preuve de cette innocence, les plaintes avaient été retirées par l’entreprise et par les deux cadres à l’encontre des travailleurs.

Ce qui nous emmène à la vraie problématique de cette condamnation. Si la plainte a été retirée, mais que le procureur- de la République- a toutefois voulu imposer cette peine, cela implique qu’il y a eu des instructions de plus haut. C’est la procédure lorsqu’il n’y a plus de plainte, c’est à dire que l’affaire appartient au Ministère publique, ceci voulant donc dire, que le gouvernement, en premier lieu duquel Manuel Valls, a donné des consignes claires au procureur. Sans doute veulent-ils faire un exemple afin de dissuader les travailleurs de se battre pour la sauvegarde de leur emplois.

Tout ce que la droite n’osait pas faire, le Parti socialiste n’a, lui, aucun scrupule à le réaliser. Entre Manuel Valls qui n’hésite pas à qualifier les syndicalistes de « voyous », les lois ultralibérales où la nomination d’un banquier au poste de ministre de l’économie, rien ne vas dans le sens des travailleurs.
Il ne faut plus s’en cacher, il y a, de la part de ce gouvernement, une réelle volonté de criminalisation de l’action syndicale et de l’action ouvrière.

Les travailleurs devraient donc cesser toute lutte et tout combat dès lors qu’ils apprennent leur licenciement, parce qu’il n’y aurait rien d’autre à faire ?
Il est vital que nous nous organisions, les partis de gauches, les syndicats, les associations sociales afin de répondre à ce gouvernement complice du patronat. Nous devons opposer une riposte claire et radicale, dans la rue et dans les urnes.

Le cas de Goodyear peut-être le déclencheur d’un vaste mouvement en faveur des droits des travailleurs. Les parlementaires communistes et du Front de gauche proposent notamment une lois d’interdiction des licenciements boursiers, à savoir que les entreprises réalisant des bénéfices suffisant ne pourraient plus licencier.

En attendant, les travailleurs de Goodyear ont mis en ligne cette pétition que je vous invite à signer et à partager massivement : L’appel des Goodyear ; signez ici !

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