2015 année porteuse d’espoir

En termes proprement politiques, relatif aux gouvernements et aux différents mouvements de gauches, l’année 2015 restera porteuse d’espoir malgré les désillusions. Ainsi, si certains pays ont vu émergé des partis fascistes où ultranationalistes ( voir : l’extrême-droit surfe en Europe de l’Est ), les pays d’Europe du Sud ont été porteur de nouveaux mouvements, démontrant que tout est possible et que l’austérité n’est pas une fatalité.

Certes en France, comme dans d’autres pays la crise profite en premier lieu à des partis et des mouvements prônant la haine de l’autre. Ils ne représentent en rien une alternative crédible pour les peuples, au contraire, en plus des mesures racistes ils préconisent toujours plus de mesures libérales visant à accroître la pauvreté et la misère. D’autant plus qu’ils bénéficient, à l’image de ce qu’il se passe en France, d’une certaine audience médiatique que n’ont pas les forces progressistes de gauche.

Pourtant il y a des pays où les peuples se lèvent et revendiquent plus de solidarité, plus de justice sociale, et plus de liberté. Ils ne tombent pas dans des dérives sécuritaires et n’expliquent pas la crise que leur pays connaît par l’arrivée de migrants. Ils savent pertinemment que ce sont leurs gouvernements, les banques, et Bruxelles qui sont à l’origine de la paupérisation de leur pays.
L’année 2015 avait commencé par une victoire historique de Syriza en Grèce, c’était le 25 janvier. Tout l’espoir des peuples européens résidait dans la capacité du gouvernement de Tsipras à engager un bras de fer et à tenir, seul face à l’Eurogroupe et face aux banques. Le bras de fer fut engagé, et le gouvernement grec a tenu jusqu’au mois de Juillet.

Après la coupe des liquidités par la BCE aux banques grecques, mesure par ailleurs très démocratique, et malgré la victoire du peuple grec au référendum, Syriza fut contraint de signer un accord engageant le pays sur la voie d’un troisième mémorandum. Syriza fut reconduit aux affaires en Septembre mais avec pour obligation d’appliquer l’accord. Pour autant, si nous pouvons comprendre, quoique cela paraisse dur à accepter, la pression de tous les gouvernements européens, Tsipras a également choisi de consolider la coopération, notamment militaire, avec Israël. Et ce n’est pas le récent vote du Parlement grec sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine qui fera oublier la visite en Israël de Tsipras.

L’espoir en Grèce fut donc une désillusion même si le gouvernement Syriza-ANEL continue d’affirmer que des lois en faveur des plus démunis seront votées. Mais la montée de Syriza fut toutefois une aubaine pour d’autres formations. Si en France nous n’avons pas pu créer- pour le moment- une alternative crédible aux yeux du peuple français, le Portugal a pu constituer au mois de novembre un gouvernement de gauche ( voir : Portugal : la gauche unie renverse la droite ).
Ainsi malgré une victoire de la droite aux législatives portugaises, celle-ci n’obtient pas la majorité absolue, ce dont bénéficie la gauche si on ajoute les 3 partis : Parti socialiste (PS), Parti communiste (PCP) et Bloc de gauche (BG). Un accord fut rapidement trouvé entre ces trois formations garantissant la constitution d’un gouvernement socialiste qui devrait prendre des mesures anti-austérité pour tourner la page à plusieurs années de crise. Le gouvernement se fait sans participation des communistes où du Bloc de gauche mais bénéficie de leur soutien au Parlement. Récemment, le gouvernement socialiste d’Antonio Costa a annoncé la revalorisation du salaire minimum de 5% soit une augmentation de 25€ par mois pour passer de 505 à 530 euros, une somme qui peut paraître faible mais qui constitue toutefois une avancée pour les travailleurs portugais qui depuis des années voient leur salaires baissés, d’autant plus que si nous comparons à d’autres pays, la France ne compte augmenter le SMIC que de 0,6 %.

Et puis il y a donc eu l’Espagne, où l’alternative fut crée à la fois par les listes d’unité populaires et de citoyens lors des municipales, soutenu par Podemos, et à la fois par ce dernier lors des élections générales du 20 décembre où Podemos se classe 3ème force politique du pays et met fin au bipartisme du Parti Populaire et du PSOE ( voir : la fin du bipartisme espagnol ).

En 2016 c’est outre-Manche que de profonds changements pourraient intervenir, avec l’élection d’un radical à la tête du Labour Party en Grande-Bretagne- Jeremy Corbyn- ( voir : l’espoir en provenance d’Angleterre ). Il faudra également compter sur l’Irlande, qui pourrait voir, au cours des élections générales de 2016 nos camarades du Sinn Féin créer la surprise.

L’austérité n’est pas une fatalité, tout comme la crise, ne nous enfermons pas dans des replis identitaires visant en réalité à combattre d’autres humains au lieu de nous unir et de lutter pour nos droits. A ceux qui pensent qu’en France le Front national représente les intérêts du peuple, nous leur dirons de simplement lire le programme frontiste, ils comprendront d’eux même que ce n’est juste qu’un parti raciste intéressé par les rémunérations d’élus.

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