L’Argentine vire à droite

Le peuple argentin vient de tourner la page de plusieurs années de politiques progressistes menées par Nestor puis par Cristina Kirchner. Au terme du scrutin du 22 novembre dernier, le candidat conservateur Mauricio Macri, candidat de la Coalition « changement », l’emporte avec 51,40% des votes contre le candidat du Front pour la victoire.

Les Etats-Unis, les banques, et les capitalistes argentins peuvent laisser éclater leurs joies, leur plan de déstabilisation des nations progressistes d’Amérique latine vient de réussir en Argentine. 
Pourtant, au cours des mandats accordés au Front pour la victoire, le peuple argentin a pu obtenir de nombreuses conquêtes, a retrouvé sa dignité et sa souveraineté. En outre, les politiques progressistes ont permis à des millions d’argentins de sortir de la pauvreté et de s’émanciper. L’économie s’est également modernisée au point de faire de l’Argentine une véritable puissance régionale, même s’il faut reconnaître que depuis quelques temps, la croissance n’était plus autant au rendez-vous, ce qui peut en partie expliquer la victoire de la droite. 
L’Argentine avait cependant réussie, en coopération avec les autres pays dirigés par des gouvernements progressistes, à créer de réelles alliances, favorables aux populations d’Amérique latine. Et lorsqu’on sait que le nouveau président souhaite un rapprochement avec les Etats-Unis au détriment des alliances comme l’ALBA où le MERCOSUR, il y a de grandes chances que le peuple argentin subisse les conséquences de ces changements de politiques extérieurs. 
Ainsi, alors que les alliances entres les pays d’Amérique latine sont tournées vers la paix, l’intégration régionale, et permettent de mettre en place des programmes de santé, de logements, d’éducation, une alliance avec l’Amérique du nord serait faîte au détriment des peuples. Au contraire elles le seraient en faveur des banques, du patronat, et des propriétaires terriens qui ne rêvent que de prendre leur revanche après des années de politiques de gauche. 
La défaite de la gauche argentine pose toutefois la question de ce qui adviendra des autres pays d’Amérique latine. Alors que les dernières élections avaient conforter les partis de gauches et les mouvements progressistes, malgré les difficultés économiques, cette première défaite peut réellement constituer un danger pour les peuples d’Amérique latine. Les campagnes de désinformations contre les gouvernements de gauches s’intensifient tout comme les tentatives de déstabilisations. Brésil, Bolivie, Venezuela, Equateur ; les exemples se multiplient alors que les réussites de ces pays au niveau de la réduction de la pauvreté, de la démocratie où des politiques publiques sont exemplaires. 
Le 6 décembre prochain, la France votera lors des élections régionales mais ce sera également une journée électorale pour la République bolivarienne du Venezuela. Nous espérons que le peuple vénézuélien saura de nouveau accordé sa confiance a une majorité bolivarienne. 
En attendant, il faudra que tous les mouvements solidaires avec les peuples d’Amérique latine accordent leur soutien au peuple argentin qui, sans aucun doute, va souffrir de l’élection d’un conservateur à la tête du pays. 
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