Une mobilisation entre revendications et solidarités

A l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU, Solidaires et UNEF, plusieurs rassemblements ont eu lieu partout en France ce jeudi 8 octobre. Ainsi dans 160 rassemblements, des dizaines de milliers de personnes se sont réunis afin de mettre en avant les revendications salariales. Une occasion également de rappeler l’importance de notre système de santé qui fêtait ses 70 ans. 

Alors que le gouvernement s’entête a poursuivre sa ligne politique libérale, les propositions des syndicats, appuyées par le Parti communiste et le Front de gauche, concernant les conditions des travailleurs, des étudiants, des chômeurs et des retraités sonnent comme un appel a accentuer les mobilisations en vue des élections régionales qui auront lieu au mois de décembre ( voir : Elections régionales : rassembler une gauche forte ). 
Avec environ 100 000 personnes mobilisées lors de cette journée d’action, nous devons maintenant parvenir à une convergence des luttes afin d’exiger, non seulement l’arrêt des politiques menées depuis des années, qui n’ont abouti à rien si ce n’est à l’augmentation du chômage et de la misère sociale,  mais également une revalorisation de nos droits et de nos conditions de vie et de travail. 
La réduction du temps de travail de 35h à 32h par semaine doit désormais être une idée largement mise en avant afin de s’ancrer dans les mentalités, comme en leurs temps les 40h où les 35h. Il en va de même en ce qui concerne l’augmentation du salaire minimum. 
Aujourd’hui les seuls qui ne voient pas l’utilité, et la nécessité de telles mesures, sont ceux qui continuent de défendre une vision de l’entreprise où le profit est le seul objectif, et où les conditions des travailleurs ne sont qu’optionnelles. Un sondage récent indiquait par ailleurs que 91% des salariés souhaitaient être augmenté. 
Or c’est tout l’inverse qui se produit sous la présidence de François Hollande. En témoignent les accords passés entre le MEDEF et le gouvernement, plus où moins dictés et imposés par le patronat et qui ont conduit à une augmentation des dividendes pour les actionnaires et parallèlement à un accroissement de l’appauvrissement et du chômage pour les salariés. Nous sommes loin du million d’emplois qu’avait prévu Pierre Gattaz, ce dernier qui n’hésite plus à remettre en cause le SMIC tout en prônant une augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire. 
Pourtant, et sans rentrer dans tout un tas de détails économiques, il est facilement compréhensible qu’une réduction du temps de travail- sans perte de salaire- conduirait à une réduction du chômage, même s’il est vrai qu’on ne peut se contenter de cela pour parvenir à diminuer le chômage massivement. Mais le partage du temps de travail, donc le passage aux 32h hebdomadaire peut-être une première solution. Une loi d’interdiction des licenciements boursiers paraît également plus que nécessaire tant les plans sociaux se multiplient partout en France sans que les travailleurs ne sachent pourquoi ils sont licencier. 
L’exemple d’Air France illustre parfaitement le climat ambiant. Alors que pendant quatre ans les salariés ont du faire des sacrifices et renoncer a des augmentations de salaires, la direction a annoncé un plan social visant près de 3000 salariés. Et tandis que les médias et certaines personnes de la classe politique semblent plus choqués par une chemise déchirée que par ces licenciements, les salariés vont eux, si le plan se confirmait, se retrouver au chômage avec tout ce que cela implique au niveau financier comme au niveau psychologique. 
Hormis les revendications salariales, la mobilisation fut aussi l’occasion de réaffirmer notre solidarité envers les migrants qui continuent d’essayer de trouver refuge en Europe et auxquelles nous devons apporter notre soutien. D’abord parce que ce sont des êtres humaines tout comme nous, et puis il ne faudrait pas oublier que ce sont les puissances occidentales qui sont à l’origine des troubles dans leurs pays. Les multiples interventions et ingérences en Libye, au Mali, en Syrie ont conduit ces pays à la guerre et ont donc poussé les gens à fuir. Enfin il faudrait peut-être imaginer si ces guerres arrivaient chez nous et que nous devions fuir vers d’autres pays, sans doute serions nous heureux de savoir que des gens peuvent nous apporter refuge et protection en dehors des différences qui peuvent exister entre les personnes. 
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