L’extrême-droite surfe en Europe de l’Est

C’est une réalité que nous ne pouvons plus nier, il y a dans certains un pays un retour sur le devant de la scène des forces de droites-extrêmes, ultranationalistes et réactionnaires quant elles ne sont pas fascistes où néonazis. De la Hongrie à la Pologne en passant par l’Ukraine, les peuples d’Europe de l’Est semblent s’orienter vers des modèles de sociétés combinant libéralisme et rejet de l’autre.
Il y a, à mon sens, plusieurs causes à l’émergence de ces partis- où mouvements- identitaires.

La première, comme souvent, provient de la politique des pays occidentaux envers ces peuples où envers la Russie.
Ce sujet a déjà été abordé sur d’autres billets mais il est important d’y revenir. Ainsi, la politique de l’UE- et des Etats-Unis- envers la Russie, a conduit, comme chacun le sait, à la crise ukrainienne et à l’installation de néo-nazis au pouvoir. Les gouvernements européens nous ont ainsi exposé leur vision des « gentils dirigeants ukrainiens » contre les « méchants russes » mais cette réalité est bien plus complexe que celle présentée dans les médias. D’abord parce que l’Ukraine n’est aujourd’hui en rien une démocratie, les fraudes électorales où l’interdiction des partis communistes où des partis s’y référant en sont des preuves formelles. Ensuite parce que le gouvernement en place compte dans ses rangs des personnes n’hésitant pas à glorifier, ouvertement, des figures du III Reich nazi.

Ainsi, plutôt que de reconnaître qu’il puisse réellement exister des indépendantistes à l’Est de l’Europe, dont la culture, les coutumes et la langue sont beaucoup plus proches de la Russie que de l’Ukraine, qui par ailleurs souhaite supprimer la langue russe, les européens ont immédiatement soutenu le gouvernement ukrainien. Ces mêmes européens tant critiques à l’égard des indépendantistes sont restés muets lorsque des militants néonazis ont incendié une maison des syndicats, tuant des dizaines de personnes, lorsque le gouvernement accentué la répression sur des militants progressistes où lorsque les forces armées et les milices pro-gouvernement ont bombardé les populations civiles du Donbass.

Et puis il y a eu les nombreuses interventions impérialistes dans les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique qui ont conduit aux guerres dans plusieurs pays et donc au flot de réfugiés que nous connaissons ( voir : l’UE est responsable des morts en Méditerranée ). Les dirigeants, où les leaders des partis d’extrême-droites, des pays de l’Est peuvent ainsi aisément invoquer la crise des réfugiés pour expliquer les difficultés économiques alors qu’ils ne sont en rien responsables de la situation des peuples d’Europe de l’Est. Si aujourd’hui les peuples des pays de l’Est font face à une crise c’est en premier lieu du fait des recettes néolibérales appliquées à leur pays ainsi qu’à la corruption de leurs dirigeants qui ne sont en rien préoccupés par le bien-être de leurs peuples.
Que dit l’Europe face à cela ? Elle qui a su faire pression sur le gouvernement démocratique de la Grèce pour le forcer a capituler mais qui n’a en revanche rien dit à la Hongrie lorsque celle-ci s’est décidée à fermer ses frontières et à bâtir un mur privant les migrants de la possibilité d’entrer dans le pays.

Cela me permet d’en venir à une autre des raisons qui, selon moi, a contribué à l’émergence de ces partis ultranationalistes et réactionnaires. Comme je l’ai dit auparavant ces ascensions de leaders populistes vont bien souvent de pair avec les politiques néolibérales. Certains dirigeants ayant même la particularité de combiner à la fois une politique économique néolibérale et une politique réactionnaire et discriminatoire envers les immigrés, comme le premier ministre hongrois (qui d’ailleurs était présent, invité par la France, pour l’hommage à Charlie Hebdo).
Il faut donc prendre en compte un élément majeur : l’absence de réelles forces de gauches anticapitalistes et progressistes capables de contrecarrer ces modèles politiques. Il est évident que les décennies de « socialisme réel » issu de l’URSS ne facilitent sans doute pas la tâche à nos camarades communistes et progressistes qui doivent s’efforcer de militer en faisant face aux multitudes de critiques.

Pourtant l’avenir passera irrémédiablement par des politiques progressistes de gauches, nous ne pouvons tolérer que des partis fascistes où du moins réactionnaires prennent le pouvoir et stigmatisent immigrés, juifs, où musulmans. Il faut donc que le Parti de la gauche européenne (PGE), avec en son sein les partis progressistes d’Europe, fasse tout son possible pour qu’il y est de nouveau une gauche crédible dans les pays d’Europe de l’Est.
Pour le moment ce n’est qu’un rêve car dimanche dernier, lors des élections en Pologne, le parti d’extrême-droite surfant sur le modèle hongrois a fait carton plein.

Droit et justice obtient en effet 235 députés- soit 101 de plus qu’en 2011- et 61 sénateurs- soit 30 de plus qu’en 2011. Il n’y a donc plus aucun élu de « gauche » au sein du Parlement polonais, même si ceux qui y siégeaient se revendiquaient de la sociale-démocratie et étaient convaincu par le libéralisme.

Tandis que l’Europe du Sud semblent s’orienter vers les partis progressistes anti-austérités, les peuples d’Europe de l’Est, du fait de l’absence de forces de gauches crédibles, se laissent prendre au piège par des leaders populistes n’ayant soif que de pouvoir et répandant la haine.

Référendum sur l’unité inutile

Une mascarade, voilà comment décrire en un mot le référendum organisé par le Parti socialiste du 16 au 18 octobre dernier. Les dirigeants ont pourtant bien tenté de s’en féliciter à l’image de Jean-Christophe Cambadélis qui déclarait a ce propos : « c’est le top, pas le flop ». Pourtant, avec 251 527 votes, on ne peut réellement prétendre à un succès. Lorsqu’on connaît l’importance du peuple de gauche dans notre pays, il est rapidement aisé de remarquer que, une nouvelle fois, les socialistes ne rassemblent pas.

En fait ce référendum apparaît plus comme le parfait argument pour qualifier la probable défaite du PS aux prochaines élections, qui auront lieu au mois de décembre ( à ce sujet voir mon précédent article : Régionales 2015 : l’humain d’abord ). Quoi de mieux, en effet, que de faire porter le chapeau aux autres, singulièrement au Front de gauche pour ne pas avoir à se remettre en cause sois-même ?

Tout le monde sais pertinemment que la cause principale à la fois de la désunion de la gauche, et de la montée du Front national, c’est la politique gouvernementale menée par Manuel Valls et approuvée par François Hollande. Or c’est ce déni de la réalité qui pousse le Parti socialiste a tenter ce genre d’initiative. Mais lorsqu’on sait que plusieurs fédérations départementales socialistes ont refusé de prendre par au vote, comment peut-on dire que ce vote fut un succès ?
Surtout, de quels droits le Parti socialiste bénéficie-t-il pour s’autoproclamer garant des idées de gauche et de l’union de la gauche ?

Le PS n’a pas le monopole de la parole à gauche, au contraire, au vue de la politique mené par le gouvernement, issu du PS, c’est d’hypocrisie que les dirigeants socialistes font preuve. Ce référendum est donc purement stratégique, uniquement là pour faire croire que la cause de la désunion est le Parti communiste et le Front de gauche. D’autant plus que ce référendum intervient précisément quand les listes du Front de gauche ont été achevée et que la campagne a débutée.

Ainsi lors de ce référendum, plus de 90% des votants ont approuvé le « oui » à l’union de la gauche et des écologistes. Sauf que rien ne garantissait que ce soit des personnes de gauche qui ont pris part au vote. Ainsi, on a pu apprendre, par exemple, que Serge Ayoub, leader d’un groupuscule fasciste, dont des membres sont responsables de la mort de Clément Méric, a pu prendre par au vote sans aucune difficulté. On sait aussi que des personnalités ont reçu un mail de remerciement pour avoir voté alors qu’elles ne l’ont nullement fait, je pense notamment à Edwy Plenel où Cécile Duflot.

Non seulement peu de militants de gauches ont donc pris part au vote, mais en plus il est prouvé que un certains nombre de voix ne proviennent pas de la gauche. D’où la stupidité de proclamer que la gauche veut l’union. Sans perdre à l’esprit que le nombre de votants- 251 527- correspond à 1,38% des électeurs de François Hollande lors du second tour des élections présidentielles en 2012.

Le Parti socialiste continue donc sur sa ligne de dénigrement de la réalité, tout cela pour permettre à François Hollande, où à celui/celle qui sera le/la candidat(e) du PS aux élections présidentielle de parvenir à accéder au second tour en jouant sur la peur du Front national. Ce dernier dont le principal soutien est la politique gouvernementale puisque beaucoup de nos concitoyens font le constat amer que PS=UMP, mais peu réalisent en revanche que le Front national est un fléau pour le peuple et l’économie de notre pays.

A tous les personnes de gauches, déçues par la politique de François Hollande nous leur disons que l’espoir n’est pas mort, de vrais politiques de gauches sont possible et elles seront incarnées lors des élections régionales par les listes Parti communiste- Front de gauche.

Régionales 2015 : l’humain d’abord

Au fur et à mesure que se profilent les élections régionales du 6 décembre prochain, une question s’affirme et se pose de plus en plus chez tous ceux souhaitant des régions ancrées à gauche avec des réelles politiques de gauches : quelles sont, véritablement, nos chances pour ces échéances électorales ?

D’abord il nous faut admettre que la constitution des listes Front de gauche, et plus généralement des listes unitaires opposées à l’austérité, n’auront pas été faciles. Ainsi, en fonction des régions une unité à gauche, j’entends par là à gauche du PS, a pu se réaliser, ou non. Le plus souvent ce sont les écologistes qui ont bloqué ces listes unitaires anti-austérité. Cela y compris dans des endroits où pourtant nous avons travaillé à rassembler le plus largement possible, de nos forces aux déçus du PS. Alors désormais ma conviction est que nous ne devons plus nous attarder à tenter de construite l’unité avec des gens bornés sans aucune volonté politique, si ce n’est celle d’avoir des postes.

A l’inverse, les listes Front de gauche, renforcées par les forces citoyennes seront comme un nouveau souffle apporté, non seulement au Front de gauche, qui depuis quelques temps s’essoufflait, mais surtout à la scène politique. En outre, cela permettra peut-être de rallier à notre cause les indécis qui ne votent plus parce qu’ils n’ont plus confiance dans les simples partis politiques et qui pensent que les citoyens n’y sont pas assez impliqués.

L’un des meilleurs exemple de cette unité trouvée, à la fois entre toutes les composantes du Front de gauche, et les citoyens, est la liste que conduira Pierre Laurent en Ile-de-France. Crédités, par certains sondages, de 8 à 10% des intentions de votes, nos camarades pourraient créer la surprise, alors que dans le même temps, les listes PS-UMP ne cessent de se faire la guerre sous fond de polémique sans évoquer la souffrance des habitants de cette région. Des polémiques qui ne feront pas avancer les conditions de vie de la population d’île de France comme l’a rappelé notre secrétaire national Pierre Laurent.

Ainsi, la question des logements sociaux doit être au centre des discussions dans une région qui en manque singulièrement. En ce qui concerne le programme de la liste que conduira Pierre Laurent, cette question est non seulement évoquée mais elle est au coeur du programme de la nouvelle région que nous voulons bâtir, une région de fraternité et de solidarité.
On peut d’ailleurs imaginer que, si la région passait sous la direction du Front de gauche, nos camarades pourraient s’inspirer de l’action que mène l’adjoint au logement de la mairie de Paris, le communiste Ian Brossat. Notre camarade réalise en effet de belles initiatives depuis maintenant presque deux ans afin de faire de Paris une ville de mixité sociale.

Des réquisitions de logements, à la conversion de bureaux vides en logements sociaux, il n’hésite pas a user de tous les moyens légaux pour proposer aux habitants de Paris des logements sociaux y compris dans les quartiers les plus riches, tenus par la droite.

Quoiqu’il en soit, le PCF, et plus généralement le Front de gauche, ne doivent plus faire de compromis pour tenter d’avoir des listes unitaires. Si nous prônons l’unité, il faut la réaliser sur des points clés de notre programme solidement ancrés à gauche et radicalement opposés à l’austérité.
Je parle ici du premier tour des élections. Bien sûr, une nouvelle fois, la situation varie selon les régions et les forces en présence, mais dans toutes les régions où une large unité est réalisée, une percée électorale est possible.

J’en viens maintenant au second tour des élections. Et lorsque des camarades sont invités sur les plateaux télés- ce qui est assez rare pour être souligné- la question revient à chaque fois : « que ferez vous au second tour ? » 
En fait, bien que cette question semble parfaitement légitime, elle est en réalité témoin, à elle seule, de la pensée de la plupart des médias vis à vis de la gauche radicale.
Ainsi cette question exclut toute participation, au second tour, d’une liste de la gauche de transformation sociale. Or, si nous proposons des listes, un programme, et surtout si nous, militants, menons d’importantes campagnes de terrain, c’est dans le but de remporter les élections, et donc d’être présents au second tour.

Mais dans l’hypothèse où ne n’y serions pas, ce que nous ne pouvons prévoir sans que le vote du peuple n’est eu lieu, les avis divergent sur la stratégie a adopter. Pour certains, peu importe ceux présents au second tour, si aucun candidat n’a de sérieuses propositions de gauches nous ne devons pas appeler à voter pour lui. Pour d’autres la priorité est au barrage de la droite et de l’extrême-droite, ce qui sous-entend un report de nos voix envers le moins pire des candidats.
En ce qui me concerne j’estime qu’au second tour, tout doit être fait pour ne pas céder de région, ou du moins le moins possible, à la droite et surtout à l’extrême droite. En revanche, du moment que nous ne savons pas si nos listes serons ou non au second tour, j’estime également que le rassemblement à gauche doit se faire dans tous les sens, à savoir que si ce sont nos listes qui arrivent en tête de la gauche, les socialistes, les écologistes et toutes les autres forces de gauches doivent se rallier à la nôtre.

En attendant de connaître les résultats du scrutin, nous avons encore quelques semaines pour intensifier notre campagne et faire connaître au plus grand nombre nos propositions. D’ici le 6 décembre, des centaines de milliers de personnes peuvent être convaincu de la nécessité des propositions que nous abordons. A l’image de nos voisins européens où
la gauche radicale augmente ses scores et ses élus, à nous de faire en sorte que ces élections régionales soient une réussite. 

Vers une 3ème intifada ?

Une nouvelle fois, l’Etat terroriste d’Israël exerce toute sa répression à l’encontre des territoires occupés de Palestine et du peuple palestinien. Cette recrudescence des affrontements et de la violence envers les civils palestiniens, hommes, femmes, enfants, où vieillards, a déjà coûté la vie à plusieurs dizaines d’entre eux depuis le 1er octobre ainsi qu’à sept israéliens.
La résistance à ces nouvelles agressions est non seulement légitime mais elle est aussi nécessaire, comment peut-on croire un seul instant que les palestiniens vont se laisser humilier, réprimer, et massacrer sans se défendre ?

C’est dans cette optique de résistance à l’occupant que les factions palestiniennes membres de l’OLP  le Fatah, le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP) et le Front populaire de libération de la Palestine, auxquelles il faut ajouter le Hamas et le Jihad islamique (JIP), ont publié un communiqué qui non seulement félicite le peuple palestinien pour sa résistance, mais aussi qui appelle à une troisième intifada.

Comme l’a démontré notre camarade Marwan Barghouti, figure de la résistance palestinienne, député du FPLP, enfermé dans les geôles israéliennes depuis plus de 13 ans, dans une tribune dans le Guardian ; les accords d’Oslo, signés en 1993 entre l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le gouvernement israélien n’ont rien changé à la situation du peuple palestinien. On peut même considérer, dans une certaine mesure, que la situation n’a fait qu’empirer depuis cette date.
Entre les multiplications des colonies, le blocus contre la bande de Gaza, le massacre de civils, les bombardements impunis et les privations imposées au palestiniens, on ne peut que comprendre et légitimer à notre tour la résistance palestinienne. A cela il faut également ajouter le mur de séparation, qui coupe souvent des villages et donc des familles, le morcellement des territoires de Cisjordanie, les innombrables prisonniers politiques, dont des élus du peuple palestinien, et les confiscations de terres au profit des colons.

Et puis, bien que la religion ne soit pas à l’origine du conflit, comme voudraient le faire entendre certains médias qui ne cessent d’opposer juifs et musulmans, la question de la ville de Jérusalem est toujours source de tensions. Ville sainte pour les religions monothéistes abritant à la fois le tombeau du Christ, la Mosquée al-Aqsa et le mur des lamentations. C’est de là qu’est parti l’un des événements déclencheurs de ce nouveau cycle de violence ; en effet pour les juifs extrémistes le temple de Salomon doit être reconstruit à l’endroit même où se trouve l’esplanade des mosquées, une perspective impensable pour le peuple palestinien mais aussi et surtout pour des milliers d’israéliens progressistes qui n’y voient là qu’un autre moyen de spolier les palestiniens. Et tandis que le gouvernement palestinien, par l’intermédiaire du président de l’Autorité palestinienne- Mahmoud Abbas- appelait à la paix, le gouvernement israélien a lui continué dans sa posture de provocation.

Désormais des images terrifiantes circulent, celle où l’on voit un palestinien âgé se faire froidement abattre pas un sniper israélien, ou celle d’un enfant palestinien, en pleurs, allongé par terre, blessé mortellement et entouré de soldats israéliens qui en rient. Dans ce contexte là, comment ne pas comprendre la résistance qui, si pour l’instant se fait en partie avec des jets de pierres, s’est aussi caractérisée par des ripostes au couteau contre tsahal ?
Je n’appelle pas à la violence, ni au meurtre, je ne fais que légitimer la résistance de tout un peule contre son agresseur.

  • La question syrienne au centre du conflit palestinien 
La guerre en Syrie, si elle paraît éloigné du conflit israélo-palestinien, a également des répercussions sur la posture des deux parties. En fait, beaucoup de personnes l’ignorent, mais la République arabe syrienne, de Bachar al Assad, et la République islamique d’Iran sont les deux seuls pays, de la région, à soutenir ouvertement, militairement, et sans aucune réticence la Palestine. Même si on ne peut se félicier des combats et des morts civils ou non de chaque côté, il faut se demander quelle serait la situation en Palestine si il n’y avait pas de résistance armée. 
Voyez à quel point les territoires palestiniens ont reculé malgré la présence de combattants, alors imaginez un seul instant ce qu’il serait de la Palestine sans une résistance. Je ne prétends pas, une nouvelle fois, soutenir le régime syrien où le régime iranien, je me contente d’exposer les faits tels qu’ils sont. Or il est facile de comprendre que la chute du régime syrien bénéficierait à la fois aux Etats-Unis, à Israël et aux monarchies pétrolières.
Ainsi, l’Iran étant le principal fournisseur d’armes, à la fois aux factions palestiniennes, et au Hezbollah libanais, l’affaiblissement de la Syrie, pays par où transitent les armes apparaît comme un excellent moyen d’affaiblir les résistances palestiniennes et libanaises. Ajoutez à cela qu’un certains nombres de militants du Hezbollah et de l’OLP combattent en Syrie aux côtés de l’armée contre Daesh et les autres groupes terroristes ; la résistance palestinienne s’en trouve, de fait, encore plus diminuée. 
De plus, et sans tomber dans les thèses nauséabondes du complotisme antisémite, il semble qu’Israël ait eu un rôle important dont on commence à voir les contours dans la crise syrienne. Selon un récent article de Libération, l’Etat hébreux aurait aidé et soigné les rebelles syriens, dont ceux du Front al-nosra, branche syrienne d’Al-qaida. Ces ingérences dans les affaires syriennes ne sont pas surprenantes tant Israël nourrit des sentiments hostiles à l’égard de Damas qui, comme je l’ai rappelé, est le seul pays arabe de la région à soutenir la Palestine, mais aussi à ne pas avoir signé de paix avec Israël. Aider les groupes terroristes apparaît ainsi comme une autre solution pour affaiblir la Palestine, la Syrie, le Hezbollah et l’Iran. 
La volonté d’Israël, et de ses dirigeants de plus en plus conservateurs, racistes et réactionnaires, se profile au fil des événements. Le but, non avoué officiellement, étant la disparition totale de la Palestine en tant que telle. A l’heure où justement la Palestine commence à être reconnue sur le plan international, notamment par l’ONU. Il faudra néanmoins qu’un jour où l’autre Israël accepte de faire des efforts pour qu’enfin un Etat palestinien voit le jour. Un Etat reconnu par tous, dans les frontières de 1967 avec Jérulasem-Est comme capitale, associé au droit de retour des centaines de milliers de réfugiés palestiniens, une libération de tous les prisonniers politiques palestiniens par Israël, un arrêt des colonies et une restitution des territoires occupés, ainsi que la destruction du mur de la honte. 
Lorsqu’on évoque la possibilité d’une troisième intifada, si tant est qu’elle n’ait pas déjà débuté, et si celle-ci doit conduire à une réelle reconnaissance des droits fondamentaux et inaliénables des palestiniens, alors nous ne pouvons que nous associer à la déclaration des partis politiques palestiniens appelant à la résistance populaire, nécessaire, et légitime du peuple palestinien contre l’agresseur.

Solidarité avec les salariés d’Air France


Gilets par balles, armes à la ceinture, arrestations à 6h du matin : non ce ne sont pas des terroristes qui sont interpellés mais bien des salariés d’Air France. 

La scène est surréaliste est pourtant elle est bien réelle, dans un pays se targuant d’être garant des libertés syndicales et de la démocratie sociale voilà comment les personnes engagées sont traitées. 
Ce n’est pas le premier exemple de discrimination syndicale dans ce pays, des discriminations qui ne font que s’accroître depuis quelque temps, à l’heure justement où nous avons le plus besoin de nos camarades syndicalistes pour faire valoir nos droits. 

Il faut rappeler que le nombre de syndiqués ne cessent de diminuer depuis des années. Est-ce la cause d’un affaiblissement de l’engagement ou d’une baisse de la volonté d’une plus grande justice sociale ? Est-ce parce que les salariés sont tant résignés que cela qu’ils préfèrent subir la loi des patrons et des actionnaires sans se défendre? 
La réponse est évidemment non, mais il faut en revanche chercher les causes d’une telle diminution des effectifs. 

Lorsque j’avais commencer a écrire ce blog j’avais rédigé un bref article à propos de la baisse du nombre de syndiqués en France. En fait l’analyse n’a pas changée, la discrimination étant toujours l’une des causes principale de la diminution du nombre de syndiqués. 
Que ce soit celle de l’état, et donc du gouvernement, comme ces arrestations viennent de le démontrer.
Ou que ce soit  celle au sein de l’entreprise, celle qu’exercent les patrons au quotidien contre les militants syndicalistes. Ceci pouvant également expliquer le faible nombre de participants lors des mobilisations et des journées interprofessionnels.
Le chômage est par ailleurs un excellent argument donné au patronat pour faire pression sur ceux qui auraient l’intention de s’engager. Il est en effet facile de déclarer que des millions d’autres chômeurs attendent une place qui se libère, et qui seraient prêt à travailler pour moins que ça, pour décourager un salarié de s’engager et surtout pour faire en sorte que les revendications deviennent de plus en plus rares

Revenons à présent sur le traitement médiatique de cette affaire de la « chemise ». Le déferlement de haine envers les salariés d’Air France a, à lui seul, suffit à résumer la pensée globale des médias et des élites envers la classe ouvrière. Comme tant d’autres camarades je ne condamne pas les ouvriers, je condamne ceux et celles qui vivent du travail et de la sueur des millions de personnes et qui se permettent, parce qu’ils estiment ne pas assez faire de profits, de licencier à tour de bras parfois- souvent- sans justification.

Aucun grand média ou presque pour évoquer la violence du patronat et du capital qui conduit chaque mois des milliers de personnes au chômage, à la misère et à tout ce que cela implique. La perte d’un statut social, parfois le divorce, parfois le suicide. Oui il y a des morts ouvriers mais ceux la personne n’en parle, aucune des personnes qui, au bout des pressions et des menaces, se donnent la mort ne sont jamais évoquer par les mêmes qui sont choquer d’une simple chemise arrachée.

Le gouvernement est en grande partie responsable de ce climat, à force de cadeaux aux patronats, et pourtant il continue à jouer son rôle de protecteur du MEDEF, lorsque par exemple ce matin- mercredi 14 octobre- Ségolène Royal déclarait sur BFM/TV qu’elle regrettait qu’un syndicaliste CGT ait refusé de serrer la main au Président. C’est au cours de cette même interview qu’elle n’a déclaré aucun mot sur la violence sociale envers les salariés d’Air France, et des autres entreprises en luttes, qui vont être licencier parce que les actionnaires ont besoin de plus de dividendes.
En ce qui concerne nos camarades d’Air France, nous avons appris qu’ils seraient jugés en correctionnel le 02 décembre 2015. C’est non seulement un scandale, parce que ces personnes risquent des peines, mais c’est également indicatif de l’état de notre justice. Jamais Sarkozy où Cahuzac n’ont été réveillés à 6h du matin et arrêtés au petit matin devant leurs familles.
Et pourtant, malgré toutes ces discriminations et ces pressions, les salariés d’Air France restent dignes et courageux. En témoigne l’appel du délégué syndical CGT, Michel Fortea qui a déclaré : « Nous demandons la reprise des négociations lors d’une réunion tripartites ». 


Notons également la rapidité de l’exécution de l’affaire, qui est beaucoup plus lente lorsque ce sont des élites qui sont inculpées.
De plus, jamais nous avons entendu le premier ministre traité de voyou Jérôme Cahuzac, les Balkany où Jean-François Copé pourtant tous coupables au contraire des salariés d’Air France.

La lutte continue donc, elle n’est pas prête de s’arrêter et elle ne s’arrêtera pas tant que la victoire ne sera pas acquise. 





La stratégie impérialiste

C’est en écoutant certains extraits de discours et d’interviews de l’ancien président de la République bolivarienne du Venezuela- Hugo Chavez- notamment sur les crises syriennes et libyennes, que j’ai pu remarquer a quel point il avait été clairvoyant à ce sujet. En évoquant ces conflits, il parlait et expliquait de manière simultané  la politique hégémonique des Etats-Unis et  l’impérialisme en général.

Déjà Lénine en son temps, avait théorisé ce concept dans son ouvrage intitulé : « l’impérialisme, stade suprême du capitalisme ». Il décrivait par exemple comment, dès le début du 20ème siècle, les banques et les groupes financiers des puissances colonialistes et capitalistes de l’époque, se répartissaient les marchés, et donc les partis du monde, en fonction de leur intérêts économiques.
Un siècle plus tard, le modèle n’a pas changé, ce sont toujours les banques et les groupes capitalistes qui tentent de dominer le monde et qui sont prêt à tout pour conserver leurs profits. Le moteur de cet impérialisme étant bien sûr les Etats-Unis.

Il suffit d’observer avec attention certains événements mondiaux pour s’en convaincre aisément. Les multiples conflits dans des pays possédant des ressources naturelles en sont une parfaite illustration.
L’invasion de l’Irak en 2003, sous prétexte que le gouvernement de Saddam Hussein possédait des armes de destructions massives, qui étrangement n’ont jamais été trouvé. Le renversement du gouvernement et du leader libyen Kadhafi, qui fut sois-disant réalité pour la démocratie, mais qui en réalité a permis aux djihadistes de semer le chaos et surtout aux entreprises étrangères de bénéficier du pétrole libyen.

Tout comme les guerres de la France en Afrique, qui, si elle permettent en effet d’arrêter les terroristes, permettent également de mettre la main sur les ressources naturelles du continent africain.
Donc non seulement les puissances occidentales continuent de piller toutes les ressources à l’aide de leurs armées, mais plus généralement elles utilisent la force pour renverser tout gouvernement allant contre leurs intérêts économiques. Ce fut le cas de la Libye, mais nous pourrions parfaitement prendre le cas de l’Iran, de la Russie où de la Syrie.

Une fois encore la question n’est pas de savoir si nous soutenons tel ou tel pays mais bien de voir comment il est traité par les puissances occidentales. Ainsi, à maintes reprises les Etats-Unis ont tenté de déstabiliser le gouvernement iranien, prétextant les droits de l’hommes, afin de remettre la main sur les ressources iraniennes. Il faut tout de même rappeler qu’avant la Révolution de 1979 l’Iran était gouverné par un dictateur nommé Shah soutenu par les occidentaux qui ne se préoccupaient pas de la question des droits de l’hommes ni de la démocratie, du moment qu’ils pouvaient aisément disposer du pétrole iranien.

En fait, la démocratie est le prétexte premier a toute ingérence occidentale envers un autre pays qui ne sert pas ses intérêts. Le cas de la Syrie en est un parfait exemple, croyez-vous réellement que la Syrie soit moins démocratique que le Qatar où l’Arabie saoudite, des pays où les femmes n’ont même pas le droit de conduire ? Avez-vous étudié le niveau de vie du peuple libyen avant et après la chute de Kadhafi ?

D’autant que dans nos pays occidentaux, pouvons-nous affirmer que nous vivons en pleine démocratie ? Lorsqu’on observe, par exemple, les élections américaines, ce sont à chaque fois les deux grands partis qui sont élus, parce que les autres petits partis ne peuvent y accéder du fait d’un coût financier
trop important. Est-ce cela la démocratie pure et parfaite ?
En Europe aussi nous pouvons nous interroger, lorsque les instances dirigeantes signent dans le secret des accords commerciaux de libre échanges (TTIP) avec les Etats-Unis, ni les peuples, ni même les députés européens, élus par les peuples, ne sont mis au courant.

L’impérialisme est donc prêt a user de toutes les forces de cynisme et d’hypocrisie uniquement pour maintenir sa domination, y compris si cela doit conduire à l’extermination de milliers de personnes, tuées par les bombes censées leur apporter paix, justice, démocratie et liberté. 

Une mobilisation entre revendications et solidarités

A l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU, Solidaires et UNEF, plusieurs rassemblements ont eu lieu partout en France ce jeudi 8 octobre. Ainsi dans 160 rassemblements, des dizaines de milliers de personnes se sont réunis afin de mettre en avant les revendications salariales. Une occasion également de rappeler l’importance de notre système de santé qui fêtait ses 70 ans. 

Alors que le gouvernement s’entête a poursuivre sa ligne politique libérale, les propositions des syndicats, appuyées par le Parti communiste et le Front de gauche, concernant les conditions des travailleurs, des étudiants, des chômeurs et des retraités sonnent comme un appel a accentuer les mobilisations en vue des élections régionales qui auront lieu au mois de décembre ( voir : Elections régionales : rassembler une gauche forte ). 
Avec environ 100 000 personnes mobilisées lors de cette journée d’action, nous devons maintenant parvenir à une convergence des luttes afin d’exiger, non seulement l’arrêt des politiques menées depuis des années, qui n’ont abouti à rien si ce n’est à l’augmentation du chômage et de la misère sociale,  mais également une revalorisation de nos droits et de nos conditions de vie et de travail. 
La réduction du temps de travail de 35h à 32h par semaine doit désormais être une idée largement mise en avant afin de s’ancrer dans les mentalités, comme en leurs temps les 40h où les 35h. Il en va de même en ce qui concerne l’augmentation du salaire minimum. 
Aujourd’hui les seuls qui ne voient pas l’utilité, et la nécessité de telles mesures, sont ceux qui continuent de défendre une vision de l’entreprise où le profit est le seul objectif, et où les conditions des travailleurs ne sont qu’optionnelles. Un sondage récent indiquait par ailleurs que 91% des salariés souhaitaient être augmenté. 
Or c’est tout l’inverse qui se produit sous la présidence de François Hollande. En témoignent les accords passés entre le MEDEF et le gouvernement, plus où moins dictés et imposés par le patronat et qui ont conduit à une augmentation des dividendes pour les actionnaires et parallèlement à un accroissement de l’appauvrissement et du chômage pour les salariés. Nous sommes loin du million d’emplois qu’avait prévu Pierre Gattaz, ce dernier qui n’hésite plus à remettre en cause le SMIC tout en prônant une augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire. 
Pourtant, et sans rentrer dans tout un tas de détails économiques, il est facilement compréhensible qu’une réduction du temps de travail- sans perte de salaire- conduirait à une réduction du chômage, même s’il est vrai qu’on ne peut se contenter de cela pour parvenir à diminuer le chômage massivement. Mais le partage du temps de travail, donc le passage aux 32h hebdomadaire peut-être une première solution. Une loi d’interdiction des licenciements boursiers paraît également plus que nécessaire tant les plans sociaux se multiplient partout en France sans que les travailleurs ne sachent pourquoi ils sont licencier. 
L’exemple d’Air France illustre parfaitement le climat ambiant. Alors que pendant quatre ans les salariés ont du faire des sacrifices et renoncer a des augmentations de salaires, la direction a annoncé un plan social visant près de 3000 salariés. Et tandis que les médias et certaines personnes de la classe politique semblent plus choqués par une chemise déchirée que par ces licenciements, les salariés vont eux, si le plan se confirmait, se retrouver au chômage avec tout ce que cela implique au niveau financier comme au niveau psychologique. 
Hormis les revendications salariales, la mobilisation fut aussi l’occasion de réaffirmer notre solidarité envers les migrants qui continuent d’essayer de trouver refuge en Europe et auxquelles nous devons apporter notre soutien. D’abord parce que ce sont des êtres humaines tout comme nous, et puis il ne faudrait pas oublier que ce sont les puissances occidentales qui sont à l’origine des troubles dans leurs pays. Les multiples interventions et ingérences en Libye, au Mali, en Syrie ont conduit ces pays à la guerre et ont donc poussé les gens à fuir. Enfin il faudrait peut-être imaginer si ces guerres arrivaient chez nous et que nous devions fuir vers d’autres pays, sans doute serions nous heureux de savoir que des gens peuvent nous apporter refuge et protection en dehors des différences qui peuvent exister entre les personnes.