Impérialisme et ingérence en Amérique latine

Malgré le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis et l’ouverture d’ambassades, les Etats-Unis n’ont toujours pas renoncer à dominer économiquement et politiquement non seulement Cuba mais plus généralement l’ensemble de l’Amérique latine.

Il suffit pour s’en convaincre d’observer les différents mouvements de contestations se produisant dans les pays progressistes de cette région du monde. Ce n’est pas une nouveauté, jamais les Etats-Unis n’ont toléré l’installation démocratique de dirigeants de gauches hostiles à leur impérialisme, dans une région qu’ils considèrent encore comme leur arrière-cour. Récemment c’est en Equateur que l’ingérence américaine s’est révélée en soutenant l’opposition de droite et l’appel à la violence de ces derniers. Ceci afin de faire annuler un projet de loi visant a rendre encore plus équitable la répartition des richesses dans ce pays. Les appels au renversement du gouvernement, démocratiquement élu, étaient si menaçant pour la stabilité du pays que le Président, Rafael Correa, a préféré reporter- temporairement- ce projet de loi afin de mettre en place un débat national autour de cette question.

Alors même que de multiples associations, partis et syndicats ont apporté leur soutien au gouvernement, ce dernier a préféré appelé au dialogue, comme l’avait fait le président bolivarien Nicolas Maduro afin de garantir la paix. D’ailleurs l’Equateur, comme le Venezuela ne sont pas les seuls pays à connaître des déstabilisations internes fomentées depuis l’Amérique du nord. Le Brésil, l’Argentine, le Salvador, où encore la Bolivie sont aussi en proie à ce genre de menace, qui n’ont qu’un seul but : mettre fin aux avancées sociales et à la redistribution des richesses.

Ce sont les secteurs les plus réactionnaires de ces pays qui tentent de reprendre le pouvoir par la force puisqu’ils ont compris qu’ils n’y parviendraient pas par la voix des élections. Ces dernières ont témoigné depuis quelques années que les peuples placent leur confiance dans les partis progressistes qui ont su apporté paix, stabilité, croissance et bien-être sans jamais cédés aux exigences des banques où des Etats-Unis.

Le fait que de telles contestations interviennent dans des pays gouvernées par la gauche nous permet toutefois de nous rendre compte des avancées obtenues par ces différents gouvernements, qui n’auraient certainement pas rencontrés de tels problèmes si leurs politiques étaient dans la lignée des gouvernements américains.

Cette ingérence dans les affaires d’autres pays ne datent pas d’hier. Depuis le triomphe de la Révolution cubaine et la proclamation de son caractère socialiste par Fidel Castro, les Etats-Unis n’ont cessé, directement où indirectement, d’exercé des pressions sur tous les pays souhaitant s’opposer à leur politique. Ces agissements allant parfois jusqu’à provoquer la mort de dirigeants élus comme ce fut le cas en 1973 lorsque Salvador Allende, président socialiste du Chili, fut poussé au suicide après le coup d’Etat de Pinochet soutenu par la CIA.

Des contras du Nicaragua à l’emprisonnement de Chavez en passant par la révolte des policiers en Equateur, à chaque fois la patte des Etats-Unis se manifeste même si ces derniers prétendent agir au
nom de la démocratie, qu’ils violent quotidiennement.

Il faut tout de même reconnaître qu’ils sont avantagés, dans leur propagande, par la plupart des médias occidentaux qui ne cessent de déformer la réalité pour présenter une vision américaine de ce qui se passe en Amérique latine. Les avancées des pays progressistes sont volontairement oubliées tandis que la moindre révolte sera utilisée pour dénoncer l’autoritarisme de tel ou tel gouvernement.
D’où la légitime création de la chaîne Telesur ( voir : Telesur : la réussite d’une information libre ) à l’initiative du Venezuela  il y a dix ans désormais. Ceci dans le but de présenter une information objective et réaliste de la situation de l’Amérique latine toujours soumise à l’impérialisme nord-américain. Une télévision qui semble déranger au plus haut point, puisque lors de la dernière tentative de coup d’Etat au Venezuela, en février dernier, les putschistes avaient pour intention de bombarder le siège de Telesur afin d’empêcher toute retransmission des événements.

Il n’y a donc rien de surprenant à ce que le Venezuela, Cuba, la Bolivie, où d’autres pays d’Amérique latine affichent leurs hostilités à l’égard de la politique et des gouvernements américains, et non pas contre le peuple américain qui lui aussi souffre de l’impérialisme de son propre pays. Que les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux commencent par respecter la souveraineté de chaque pays ( pas seulement ceux d’Amérique latine ) avant de leur donnés des prétendues leçons de démocratie.

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