Coup d’Etat financier contre la Grèce

En convoquant un référendum pour le 5 juillet, concernant l’ultimatum lancé par les créanciers, le premier ministre grec Alexis Tsipras ne fait que mettre en pratique la démocratie en se référant à son peuple. Ainsi les grecs devront se prononcer sur la question suivante : doit-on accepter la proposition des créanciers, ces derniers souhaitant notamment une hausse de la TVA sur les médicaments et les produits de première nécessité, ainsi qu’
une diminution des pensions de retraites.

Cette contre-proposition fait suite à celle du gouvernement grec qui proposait à l’inverse de taxer les revenus les plus hauts et d’instaurer un impôt sur les grandes entreprises. Mais pour les créanciers et pour la plupart des gouvernements de l’UE ( l’Autriche ayant apporter son soutien à la Grèce ) prendre aux riches pour redonner aux pauvres n’est pas une proposition réaliste et souhaitable.

Voilà ainsi que se déroule la tentative d’un coup d’Etat financier contre le gouvernement démocratique et légitime du peuple grec. En annonçant la coupe des liquidités aux banques grecques mardi, la BCE force le peuple grec a courir retirer les liquidités dans les banques. Quel autre pays européen doit subir un tel chantage ? Pour les créanciers la démocratie en Europe n’est bonne que si les gouvernements se plient docilement à leurs règles et à leurs diktats, ce que refuse le gouvernement de la Grèce.

Le référendum prévu pour le 5 juillet devrait déterminer les futurs actions du gouvernement qui a déclaré respecter la décision du peuple. A l’heure où la position des principaux partis politiques grecs est connu, le « non » ( à l’acception de la proposition des créanciers ) semble avoir un avantage de quelques points sur le « oui ».
Si la position de Syriza et de son allié gouvernemental l’ANEL ( grecs indépendants ) est déjà connu, tout comme celle de la droite qui votera « oui », les déclarations du comité central du Parti communiste grec (KKE) sont absurdes. En appelant à l’abstention ils témoignent une nouvelle fois de leur sectarisme et de leur volonté de faire échouer le gouvernement grec.
C’est cette position du KKE qui a forcé le gouvernement grec à s’allié avec l’ANEL pour bénéficier d’une majorité, alors qu’un gouvernement Syriza-KKE aurait été tout à fait possible. Pire, le KKE n’a même pas voter les lois progressistes du gouvernement.

Pour l’heure les militants de Syriza s’activent à convaincre le peuple grec de la nécessité d’aller massivement voter pour le « non » lors du référendum. La réponse à cette simple question déterminera l’avenir du peuple grec. Après la négation du « non » français en 2005, par les institutions européennes, il conviendra d’observer leur réaction si le peuple grec refusait la proposition des créanciers. Ces mêmes gouvernements critiquant de nombreux pays qui selon eux ne seraient pas démocratiques, accepterons-ils enfin le jugement démocratique d’un peuple ?

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