Un 1er mai en demi-teinte

La journée d’action du 1er mai avait, cette année, une connotation toute particulière puisque elle était destinée à la lutte contre les politiques d’austérités et aux conséquences qu’elles ont sur les conditions de vie de la majorité de la population.

En France, ce sont plus de 110 000 personnes qui se sont mobilisées, malgré la pluie et malgré un week-end plus long que d’ordinaire puisque le 1er mai tombait cette fois-ci un vendredi. Si pour certains cette journée fut une réussite, d’autres évoquent une réelle déception au vue de la participation.
Ainsi, il était question d’amplifier la mobilisation du 9 avril, qui avait réunie près de 300 000 manifestants dans toute la France, dont 120 000 rien qu’à Paris. Cet objectif est manifestement un échec même s’il est vrai que tous les facteurs n’étaient pas en notre faveur.
Par ailleurs, à l’inverse du 9 avril où CGT, FO, FSU, et Solidaires étaient unis dans la rue, cette fois-ci les syndicats ont manifesté en ordre dispersé.

D’un côté la CFDT qui depuis quelques temps ne se retrouvent plus dans nos luttes, et dont le secrétaire général, Laurent Berger, pense encore qu’il n’y a pas d’austérité en France. De l’autre le cortège unitaire de la CGT, de la FSU, et de Solidaires accompagné des différentes organisations politiques de gauche, dont le Parti communiste, le Front de gauche et le Mouvement des jeunes communistes. Enfin Force ouvrière ne sait pas toujours joint au cortège unitaire et a quelques fois préféré faire cavalier seul.

Le fait que les syndicats soient divisés, notamment sur la question de l’austérité où sur celles des accords qui ont eu lieu jusqu’à présents (ANI, CICE etc), porte un réel préjudicie au mouvement social qui n’arrive plus à mobiliser les travailleurs sur des questions essentiels.
Trop peu de personnes étaient présentes lors de cette fête du travail. Une mobilisation d’ampleur aurait permis de montrer au gouvernement nos forces et notre détermination à ne pas lâcher prise face à ses réformes libérales que nous devons subir. Et ce, d’autant plus qu’avec l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement anti-austérité en Grèce, les choses commencent à bouger en Europe.

En effet, contrairement à ce que peuvent nous dire les médias, le gouvernement d’Alexis Tsipras n’a pas cédé et ira jusqu’au bout pour appliquer son programme et le mandat que le peuple grec lui a remis au nom de sa dignité. Plus que jamais il est de notre devoir de soutenir le peuple grec et son gouvernement dans sa lutte ainsi que de soutenir nos autres camarades qui sont en mesure de gagner les élections au Portugal, en Espagne où encore en Irlande. De leurs réussites dépendra également notre avenir, celui du mouvement social et celui de la gauche ainsi que celui de l’Europe entière.

Il faudra désormais travailler à d’autres mobilisations dans l’esprit de celle du 9 avril pour qu’un maximum de salariés, de retraités, de jeunes, de chômeurs, de précaires prennent part à ces luttes et revendiquent, eux aussi, leurs droit à une existence digne. 

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