300 000 personnes : la riposte sociale

A l’appel de l’intersyndical CGT, FO, FSU, Solidaires nous étions une nouvelle fois dans la rue ce jeudi 9 avril, contre l’austérité gouvernementale et contre le projet de loi Macron. Avec 120 000 manifestants à Paris, et 300 000 dans toute la France cette mobilisation dépasse celles de 2014 qui étaient rester faible malgré la situation désastreuse du pays.

Cette fois-ci, en revanche, il semble que l’ampleur du problème ait été saisis, plus qu’une journée de grève ce fut également le moyen de mettre en relief et d’exposer à tous nos justes revendications pour le progrès et la justice social.

A Paris, la manifestation a réunie des dizaines de milliers de personnes, dont une partie en provenance de tout le pays arrivé via les bus et les trains affrétés par les différentes fédérations. Sous une marée de drapeaux rouges de la CGT, et durant près de 4h30 les manifestants ont défilé dans la capitale contre la politique gouvernementale dictée par le MEDEF.

En province également la mobilisation a dépassé les espérances, avec là encore des dizaines de milliers de manifestants unis sous les mêmes revendications : la fin de l’austérité et le rejet de la loi Macron. De nombreux préavis de grèves et d’arrêts de travail avaient été déposés par les travailleurs en lutte, et nombre d’entre eux étaient présents dans les 86 rassemblements qui ont eu lieu partout en France. Nous, les étudiants communistes, étions également nombreux afin de dénoncer la précarisation de l’enseignement supérieur.

Aujourd’hui, de plus en plus d’étudiants sont obligés de travailler, en complément de leur études pour avoir un semblant de vie. Nous ne pouvons que dénoncer cette situation qui conduit, malheureusement une partie d’entre eux à l’échec scolaire, faute de temps pour réviser. La jeunesse était pourtant une priorité du candidat François Hollande, priorité oubliée dès son élection.

D’ailleurs c’est toute notre mobilisation qui a elle aussi été oubliée par l’ensemble des médias, préférant parler de la « guerre » qui oppose le père et la fille Le Pen. C’est vrai qu’une querelle entre deux dirigeants d’extrême droite est beaucoup plus intéressante pour l’opinion que la mobilisation de centaines de milliers d’ouvriers, de jeunes, de retraités, de précaires,de professeurs, d’employés, présentant d’autres solutions pour sortir par le haut, et par des mesures progressistes de cette crise.
Il n’y a, à n’en pas douter, une volonté de minimiser les forces sociales de ce pays.
Déjà après les élections départementales, pas un mot n’avait été dit sur les 176 conseillers généraux élus du PCF et du Front de gauche.

Chaque jour qui passe est un jour de plus où des dirigeants frontistes sont invités sur les plateaux télés et radios, il n’en est pas de même pour les dirigeants du Front de gauche, volontairement oubliés par les médias.

Et bien soit, si personne ne nous donne la parole, nous la prendrons nous même, par la rue. A l’image de la journée d’action du 9 avril, construisons d’autres mobilisations avec toujours plus de personnes engagées pour qu’enfin cessent les politiques favorables au MEDEF.
Cette journée ne doit pas être une fin en soi, mais bien un point d’appui pour les prochaines luttes. Le 1er mai 2015 sera l’occasion pour nous, une nouvelle fois de rassembler dans la rue, l’ensemble de ceux qui souhaitent changer de politique. 

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