Vous avez dit proche du peuple ?

Depuis quelques années maintenant le Front national se présente comme Le parti du peuple, celui de la classe ouvrière et celui des opprimés. Si nous n’avons pas été berné par cette illusion, d’autres l’ont été jusqu’à passer d’un vote de gauche au vote frontiste.
Pourtant, rien dans le programme du Front national n’est favorable aux classes populaires à commencer par la question du salaire où les positions du Front de gauche et du PCF sont radicalement opposées à celles du Front national.

Marine le Pen aime se présenter comme la candidate du peuple, dépourvus d’un réel patrimoine financier. Cette image pourrait bien s’ébranler une bonne fois pour toute. En effet, Médiapart vient de révéler que Jean-Marie le Pen aurait caché près de 2,2 millions d’euros en Suisse. Lui qui n’a que le mot patriotisme à la bouche défavorisait donc la France par son évasion fiscale. Certes il faut prendre cette information avec des pincettes et il faudra laisser le temps à la justice de mener son enquête, mais ces révélations ne font que confirmer ce que nous savions déjà.

La famille le Pen n’est qu’une famille de bourgeois défendant un projet politique libéral et identitaire qui ne profiterait qu’aux patrons et aux actionnaires.
D’ailleurs le Front national est le meilleur allié de ces patrons qui nous exploitent. En prétextant que les travailleurs immigrés s’opposent aux travailleurs « français », en divisant la classe ouvrière, le Front national fait le jeu du patronat qui peut alors jouer sur cela pour baisser les salaires et augmenter le temps de travail.

Ce n’est pas la première fois que le Front national, et ses dirigeants, sont cités dans des affaires d’argent. Le micro parti de Marine le Pen, Jeanne, aurait permis au Front national de brasser plusieurs millions d’euros sur le dos de l’Etat, quant à la résidence des le Pen, elle est estimée à plusieurs millions d’euros également.
La réalité financière des dirigeants frontistes est donc bien éloigné des propos de ces derniers, jamais le Front national n’a souhaiter défendre les opprimés face au système capitaliste.

D’ailleurs il y a quelques dizaines d’années le Front national assumait un programme libéral, aujourd’hui les paroles ont changé, mais pas le programme. Tout comme sur la thématique de l’immigration le Front national n’a pas changé, il ne fait que jouer sur les mots pour capter l’électorat. Il faut dire que les médias ne font rien pour endiguer cela, au contraire ils font tout pour que le Front national monte dans les sondages.
Ainsi lors de la manifestation intersyndicale du 9 avril, qui a rassemblé 300 000 personnes dans toute la France, les médias n’ont eu qu’une seule obsession : parler de l’affaire entre le Pen père et le Pen fille. A croire que cette querelle tombait à pic pour ne pas avoir a parlé du mouvement social qui se regroupe et qui se mobilise contre les politiques de l’austérité et contre le Front national.

Le Front national se présenterait donc en défenseur du peuple ? Pourtant jamais dans les grèves, dans les manifestations, dans les luttes, les candidats, les élus où les militants frontistes ne sont présents au côté des travailleurs.
La réalité la voilà, le Front national n’est qu’un parti bourgeois, foncièrement pro-système et raciste. Tout ceux qui pensent aujourd’hui que l’arrivée au pouvoir de Marine le Pen améliorerait le sort des classes populaires sont dans le déni de la réalité. 

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L’UE est responsable des morts en méditerranée

Des milliers de migrants continuent à mourir aux portes de l’Europe en voulant rejoindre des pays qui n’ont que faire de leur sort. Récemment ce sont encore des centaines de personnes : hommes, femmes, enfants, qui ont péri alors qu’ils étaient entassés dans des embarcations sommaires.
Pourquoi l’Union européenne ne fait-elle donc rien pour leur venir en aide ?

Pourtant si des milliers de personnes tentent de trouver refuge en Europe c’est qu’il y a des raisons, et les gouvernements occidentaux, notamment européens en sont les principaux responsables.
Ainsi, ce sont les institutions financières européennes qui imposent, à la Tunisie notamment, des politiques monétaires libérales qui ne font qu’aggraver la situation du peuple tunisien. A l’heure où il faudrait soutenir la Tunisie dans son processus démocratique, l’UE ne fait qu’attiser les tensions alors qu’elle pourrait par exemple annuler la dette tunisienne.

Il n’y a pas que sur le pan économique que nous sommes coupables. Par la multiplication des guerres et des interventions militaires impérialistes les gouvernements européens n’ont fait que déstabiliser une région qui n’avait nullement besoin de cela.
Aujourd’hui la Libye n’existe plus en tant que telle, puisqu’il y a deux gouvernements chacun clamant sa légitimité face à l’autre. A cela il faut ajouter la présences des terroristes qui ont fait allégeance à Daech et qui contrôlent plusieurs villes libyennes n’hésitant pas à commettre des horreurs à l’encontre des populations civiles.

Ce sont les gouvernements européens, en particulier français et anglais qui sont à l’origine de ce désastre humanitaire. En 2011 ils n’ont pas hésité à soutenir les prétendus « révolutionnaires » libyens face à Kadhafi, sachant pertinemment que les islamistes radicaux y figuraient en nombre. L’aide européennes aux rebelles s’est déroulé en plusieurs temps : au début il était simplement question de protéger les populations civiles. Puis il y a eu les livraisons d’armes et la collaboration des services secrets avec les opposants à Kadhafi. Le résultat nous le connaissons désormais : un pays qui n’est plus souverain de ses propres ressources pétrolières, une insécurité maximale, et un système sociale totalement anéantie.

Quoique l’on pense de Mouammar Kadhafi et de son gouvernement, il y a des réalités que l’on ne peut nier. Avant sa chute, la Libye était un des pays les plus développé d’Afrique avec un taux d’alphabétisation et un système de santé figurant parmi les meilleurs d’Afrique mais également du monde arabe. Désormais ces avantages qu’avaient le peuple libyen sont loin et rien ne semble être entrepris pour que la Libye retrouve un semblant de paix.

Il ne faut donc pas s’étonner que des milliers de personnes tentent de fuir ce chaos, similaire à celui de la Syrie où, là encore nos gouvernements européens ont une part de responsabilité. Avec les Etats-Unis ils n’ont pas hésité à soutenir et à armer les rebelles syriens, à l’époque qualifiés de démocrates, aujourd’hui de terroristes. Puisque c’est au cours de cette « révolution » qu’a émergé au grand jour l’Etat islamique avec les crimes que l’on connaît.

Il faut désormais assumer nos responsabilités. Nos pays pensent pouvoir intervenir dans la politique intérieur d’autres pays sans que cela est de conséquences.
Il est maintenant de notre devoir non seulement de garantir protection et aides aux migrants qui sont déjà là, mais également d’accueillir les autres dans des conditions humaines. L’UE devrait s’inspirer de la voie que prend le nouveau gouvernement grec, issue de la gauche radicale,
qui a entreprit des réformes visant à rendre meilleur l’accueil des migrants. Ainsi, désormais, tout enfant née de parents étrangers sur le sol grec, se verra attribuer la nationalité grecque, bénéficiant ainsi de tous les droits dont dispose le peuple grec. Par ailleurs Alexis Tsipras a appelé l’ensemble des gouvernement européens à saisir l’ampleur du désastre humanitaire et à oeuvrer pour que les réfugiés aient des conditions de vie dignes.

Les propos scandaleux de François Hollande

(un tract des années 70 du PCF)

En déclarant que le programme du Front national est similaire aux tracts du Parti communiste des années 70, François Hollande ne nous a pas seulement insulté nous les communistes, il a également insulté sa propre famille politique, oubliant sans doute que c’est grâce au Parti communiste que la gauche avait gagné les élections en 1981 avec le programme commun.
En nous insultant de la sorte il oublie que c’est grâce au Parti communiste et au Front de gauche qu’il a pu être élu président au second tour de l’élection présidentielle en 2012.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a raison de demandé des excuses publiques au Président de la République. En réalité c’est la seule réponse que François Hollande ait trouvé au mécontentement populaire en France. Cela lui permet ainsi d’ignorer et de dénigré le Parti communiste et les forces de gauches qui, contrairement à lui, n’ont pas renoncer au combat contre la finance.

Certes le Parti communiste a évolué au cours du temps, mais les grands idéaux, les principes et les valeurs sont restés intacts. Les idées de justice sociale, de solidarité, d’égalité, de lutte contre la finance, et le rêve de donner une vie meilleure aux plus démunis sont toujours au coeur du combat communiste. Ainsi lorsque François Hollande tient de tels propos il sous-entend que l’extrême-droite aurait le même programme que le Parti communiste ? Cela nous ne pouvons l’accepter.

Dans les années 60-70 le Parti communiste luttait pour l’indépendance des pays encore sous domination coloniale, il luttait pour le droit des immigrés et l’égalité entre ces derniers et les autres. Il luttait déjà contre la désindustrialisation de la France. Est-ce que le Front national reprend ces mêmes combats ? Ou est ce qu’au contraire le Front national encourage la division des français, et soutien par la même le grand capital ?

Sur les thématiques des loyers, de la fiscalité, des salaires, des retraites, des droits des salariés, du salaire maximum, de l’éducation, de la santé, de l’immigration, de la justice, du rôle des syndicats, de la démocratie où encore de la laïcité nous avons des positions radicalement opposées à celles du Front national.
Nos propositions sont progressistes quant celles du Front national sont réactionnaires et identitaires. Il  y a clairement une volonté de la part de certaines personnes de faire passer le Front national pour un parti défendant la classe ouvrière et le monde du travail. Ceci est totalement faux et il suffit de lire le programme du Front national pour s’en convaincre.

Quoiqu’il en soit, malgré le discours dominant dans les médias qui vise à rendre le Front national « normal », nous continuerons à mener nos combats et nous continuerons à démontrer que le Front national n’a pas changé et est toujours ce parti raciste, réactionnaire et antisocial. 

Des chantiers pleins d’espoirs à gauche

Sobrement intitulées les chantiers de l’espoirs, plusieurs réunions se sont tenues dans 31 villes différentes afin de définir de nouveaux horizons et de nouvelles propositions pour sortir de cette crise avec l’idée de mettre en interaction les citoyens.
Cette expérience, une des première dans son genre en France, a vu se réunir des militants de l’ensemble des composantes du Front de gauche, mais aussi de syndicalistes, de militants associatifs, d’écologistes où de socialistes frondeurs.

S’inspirant des exemples de Podemos, en Espagne, ou de Syriza en Grèce, les chantiers d’espoirs ont permis de dessiner des idées alternatives et progressistes au système actuel. Les thèmes du partage des richesses, de l’écologie, des nationalisations où encore de la VIème République ont été les plus abordés lors de ces réunions. D’autres débats ont eu lieu notamment sur le rassemblement des forces sociales au delà de certaines divergences à propos de tel ou tel sujet.

Ces réunions devraient en appeler d’autres puisque les milliers de militants qui y ont assistés à travers le pays ont fait le souhait de poursuivre ce travail de fond en vue de créer un vaste regroupement des forces disposées à collaborer en vue d’une autre politique. Cette démarche exclusif ne vient pas cette fois-ci des directions des Partis, mais bien de la base, ainsi lors de ces chantiers d’espoirs on a pu voir les dirigeants des divers mouvements, Jean-Luc Mélenchon pour le Parti de gauche, Pierre Laurent pour le Parti communiste, où encore Clémentine Autain pour Ensemble, prendre place autour d’une table comme chaque citoyen.

Si les manifestations et les grèves constituent un atout et une force majeur pour la gauche dans le pays, ces réunions ne sont pas à exclure, bien au contraire elles sont à encourager et à persévérer, tant l’importance de ce qu’il en sortira pourrait marquer le pays de manière durable.
De plus les chantiers d’espoirs permettent de réaliser ce qu’au fond tous les dirigeants de la gauche, hormis le PS, souhaitent : l’union des forces politiques, associatives, citoyennes et syndicales rejetant la politique gouvernementale actuelle.

En outre cela représente également un moyen de diffusion de nos idées, notamment celles du Front de gauche, car il ne faut pas compter sur les médias pour le faire. Il n’y a qu’à constater le nombre de dirigeants du Front de gauche qui ont été invité sur les plateaux télés depuis la fin des élections, en comparaison à celui du Front national, pour le constater. Et, même lorsque nous sommes en période d’élections, l’égalité du temps de parole n’est pas toujours respecté. Pourtant cela n’a pas l’air de choquer le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pas plus que les différents « journalistes ».

Comme nous aimons à le répéter, le premier média c’est nous, alors ne comptons pas sur les chaînes de télévisions où sur les radios pour nous donner la parole, malgré le fait que nous soyons la troisième force politique en terme d’élus aux départementales.
Ces chantiers d’espoir marquent une réelle occasion de faire converger à la fois nos luttes, et nos objectifs tout en y associant les citoyens ne désirant pas adhérer à un parti politique. Construisons l’alternative sur le modèle de Podemos en Espagne, ou de Syriza en Grèce pour montrer que l’espoir est possible.

Sommet des Amériques : l’affirmation de l’indépendance

Pour la première fois de son histoire, Cuba a pu participer au sommet de l’Organisation des Etats américains (OEA), auquel il n’avait pas le droit d’assister depuis le triomphe de la Révolution socialiste. Ce 7ème sommet des Amériques, se déroulant cette fois-ci au Panama a été l’occasion, pour la quasi-totalité des nations sud-américaines, de dénoncer l’impérialisme américain dans cette région du monde.

Ainsi, même si le président cubain, Raul Castro, et le président américain, Barack Obama, se sont entretenus durant plus d’une heure de manière cordiale et respectueuse, les dirigeants des nations progressistes n’ont toutefois pas oublié le rôle néfaste des Etats-Unis depuis des dizaines d’années contre les peuples d’Amérique latine.
Le président cubain a réitéré sa demande de mettre fin au blocus étasunien contre le peuple cubain. Un blocus qui dur depuis plus de 50 ans au mépris du droit international et qui est responsable de nombreux problèmes à Cuba.
Pourtant, et malgré ce blocus, Raul Castro a démontré que la santé et l’éducation à Cuba sont parmis les plus performants au monde, des propos confirmés par les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par l’UNESCO.

Par ailleurs, le président américain a déclaré qu’il allait prendre des mesures afin de retiré Cuba de la liste des pays promoteurs du terrorisme. Une liste sur laquelle Cuba n’aurait jamais dû figuré, puisqu’au contraire c’est Cuba elle même qui a été victime du terrorisme contre-révolutionnaire sur son territoire, souvent financé par les Etats-Unis.

Ce sommet aura également été l’occasion pour tous les pays progressistes d’affirmer leur solidarité à l’égard de la République bolivarienne du Venezuela qualifié de « menace pour la sécurité intérieure des Etats Unis » par ces derniers. Il est évident que le peuple vénézuélien et son gouvernement démocratique et légitime ne sont en rien une menace pour quiconque, d’ailleurs le président Obama a bien été obligé de le reconnaître.
Nous ne le répéterons jamais assez mais ce n’est ni Cuba, ni le Venezuela ni aucun autre pays progressiste d’Amérique du sud qui se bornent a attaquer et a piller des pays entiers pour leurs richesses. Ce ne sont pas eux qui ont assassinés des centaines de milliers de civils au moyens de bombes atomiques, de napalm, où d’autres missiles. Et ce ne sont certainement pas eux qui financent actuellement des Etats alliés de groupes terroristes.

Parce qu’il contrôle une grande partie des médias, l’impérialisme américain pense pouvoir faire croire aux peuples du monde entier qu’il est un exemple à suivre, et que chaque pays qui s’opposerait à lui serait nécessairement une dictature. Comme l’a déclaré le président équatorien Rafael Correa, lui aussi victime d’une tentative de coup d’Etat il y a quelques années : « Ils nous qualifient de dictatures parce qu’ils ne peuvent plus soumettre nos gouvernement à leurs intérêts et caprices ».
Le président Obama aura essuyé tout au long de ce sommet de vastes critiques de la part de plusieurs dirigeants, et sans doute gardera-t-il un amer souvenir de ce sommet.

La présidente argentine Cristina Kirchner n’a, elle non plus, par mâchée ses mots déclarant à l’égard du président américain :  » Je ne sais pas si Obama est encore présent [au Sommet]. Sinon, peu importe ».
Et le président vénézuélien, qui a présenté à Obama les quelques 13 millions de signatures demandant l’abrogation du décret qualifiant le Venezuela comme une menace, de rajouté : « Nous n’avons bombardé ni assassiné aucun peuple ».
Le président bolivien, Evo Morales, n’est pas rester inactif non plus déclarant notamment : « le président Obama parle de démocratie et tous les jours nous envoie ses tueurs à gages » .

Ce septième sommet des Amériques aura donc permis aux nations et aux peuples d’Amérique latine de revendiquer et d’affirmer leurs indépendances face à l’ingérence des Etats-Unis toujours plus violente à l’égard des peuples.

300 000 personnes : la riposte sociale

A l’appel de l’intersyndical CGT, FO, FSU, Solidaires nous étions une nouvelle fois dans la rue ce jeudi 9 avril, contre l’austérité gouvernementale et contre le projet de loi Macron. Avec 120 000 manifestants à Paris, et 300 000 dans toute la France cette mobilisation dépasse celles de 2014 qui étaient rester faible malgré la situation désastreuse du pays.

Cette fois-ci, en revanche, il semble que l’ampleur du problème ait été saisis, plus qu’une journée de grève ce fut également le moyen de mettre en relief et d’exposer à tous nos justes revendications pour le progrès et la justice social.

A Paris, la manifestation a réunie des dizaines de milliers de personnes, dont une partie en provenance de tout le pays arrivé via les bus et les trains affrétés par les différentes fédérations. Sous une marée de drapeaux rouges de la CGT, et durant près de 4h30 les manifestants ont défilé dans la capitale contre la politique gouvernementale dictée par le MEDEF.

En province également la mobilisation a dépassé les espérances, avec là encore des dizaines de milliers de manifestants unis sous les mêmes revendications : la fin de l’austérité et le rejet de la loi Macron. De nombreux préavis de grèves et d’arrêts de travail avaient été déposés par les travailleurs en lutte, et nombre d’entre eux étaient présents dans les 86 rassemblements qui ont eu lieu partout en France. Nous, les étudiants communistes, étions également nombreux afin de dénoncer la précarisation de l’enseignement supérieur.

Aujourd’hui, de plus en plus d’étudiants sont obligés de travailler, en complément de leur études pour avoir un semblant de vie. Nous ne pouvons que dénoncer cette situation qui conduit, malheureusement une partie d’entre eux à l’échec scolaire, faute de temps pour réviser. La jeunesse était pourtant une priorité du candidat François Hollande, priorité oubliée dès son élection.

D’ailleurs c’est toute notre mobilisation qui a elle aussi été oubliée par l’ensemble des médias, préférant parler de la « guerre » qui oppose le père et la fille Le Pen. C’est vrai qu’une querelle entre deux dirigeants d’extrême droite est beaucoup plus intéressante pour l’opinion que la mobilisation de centaines de milliers d’ouvriers, de jeunes, de retraités, de précaires,de professeurs, d’employés, présentant d’autres solutions pour sortir par le haut, et par des mesures progressistes de cette crise.
Il n’y a, à n’en pas douter, une volonté de minimiser les forces sociales de ce pays.
Déjà après les élections départementales, pas un mot n’avait été dit sur les 176 conseillers généraux élus du PCF et du Front de gauche.

Chaque jour qui passe est un jour de plus où des dirigeants frontistes sont invités sur les plateaux télés et radios, il n’en est pas de même pour les dirigeants du Front de gauche, volontairement oubliés par les médias.

Et bien soit, si personne ne nous donne la parole, nous la prendrons nous même, par la rue. A l’image de la journée d’action du 9 avril, construisons d’autres mobilisations avec toujours plus de personnes engagées pour qu’enfin cessent les politiques favorables au MEDEF.
Cette journée ne doit pas être une fin en soi, mais bien un point d’appui pour les prochaines luttes. Le 1er mai 2015 sera l’occasion pour nous, une nouvelle fois de rassembler dans la rue, l’ensemble de ceux qui souhaitent changer de politique. 

Lancement de la commission d’audit de la dette grecque

C’était une promesse d’Alexis Tsipras lors de la campagne électorale, c’est désormais un acte concret : une commission d’audit de la dette a été inaugurée par la présidente du Parlement grec Zoe Konstantopoulou. Elle devrait permettre de trouver la vérité, de manière objective, au sujet de la dette publique de la Grèce en réunissant des dizaines d’économistes internationaux.

Une dizaine de ministre du nouveau gouvernement, dont le premier ministre Alexis Tsipras, issue de la gauche radicale, se sont rendus à cette inauguration afin d’apporter tout le soutien de l’exécutif à cette initiative qui pourrait changer la donne en Europe.
Face à l’arrogance et à l’intolérance des créanciers vis à vis du peuple grec, cette commission pourrait s’inscrire dans un début de changement de l’ordre européen si elle devait aboutir au fait qu’une partie de la dette est illégitime.

La question doit en effet être posée, d’autant plus qu’il est inacceptable que ce soient les peuples européens, et notamment le peuple grec, qui payent une dette dont ils ne sont nullement responsables. Pourquoi devrions-nous payer pour des torts que nous n’avons pas commis ? Pourquoi devrions-nous accepter une dégradation de nos conditions de travail et de vie, alors que les banquiers et les capitalistes européens ne cessent de s’enrichir sur notre dos ?

Voila pourquoi nous soutenons cette initiative de la Grèce, tout comme nous avons soutenu le gouvernement grec dans ses démarches depuis son élection.
Qu’importe les mensonges médiatiques, le gouvernement grec n’a pas cédé aux injonctions des institutions européennes, ni sur la question de la dette, ni sur la question des réformes a menées. Pour preuve les deux lois votées au mois de mars qui devraient permettre de mettre fin à la crise humanitaire que subit le peuple grec.

Cette crise humanitaire provoquée par la Troïka (BCE,FMI et commission européenne) et par les précédents gouvernements grecs, et qui ont conduit des millions de grecs au chômage et à la misère sociale.

Nous ne pouvons donc que nous félicité de cette annonce de la part de la présidente du Parlement grec. Certes il faudra une temps pour que cette commission puisse faire son travail, mais le fait qu’elle débute moins de trois mois après l’arrivé au pouvoir de Syriza démontre la volonté de fer de nos camarades, qui peuvent être assuré de notre soutien et de celui de tout les progressistes.