Rejet de la motion de censure

Comme il fallait s’y attendre la motion de censure déposée par les groupes UMP et UDI n’a pas été adoptée, ne recueillant que 234 voix, alors que la majorité est fixé a 289. Néanmoins le fait que le gouvernement est été obligé d’engager sa responsabilité devant l’Assemblée pour faire passe la loi Macron démontre un réel problème au sein de la majorité socialiste.
En effet, si les députés frondeurs, et les écologistes ont refusé de voter cette motion de censure, tous s’accordent sur le refus de cette loi Macron qui va maintenant devoir être examiné au Sénat.

Concernant le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) dont sont issu nos députés communistes et Front de gauche, 6 d’entre eux ont voté la motion de censure dont le président André Chassaigne. Ce dernier, en sa qualité de président du groupe a pu s’exprimer, comme tous les présidents de groupes de l’Assemblée, avant le vote. Au terme d’un discours d’une excellente qualité il a rappelé que le gouvernement trahit non pas simplement la gauche socialiste, mais tout le peuple de gauche qui a voulu le changement en 2012 en chassant Nicolas Sarkozy.
Un discours qui mérite d’être diffusé au plus large nombre, André Chassaigne en effet insisté sur la nécessité de rompre avec ces politiques libérales, et marque bien la différence entre le vote de la motion de censure des députés Front de gauche, et de la droite.

D’ailleurs, c’est à se demander pourquoi la droite vote contre ce projet de loi, probablement est-elle frustrée de ne pas avoir le bénéfice de présenter elle même cette loi parfaitement en accord avec leur programme. Christian Jacob, président du groupe UMP, a annoncé qu’il aurait fallu aller plus loin, aller jusqu’à l’augmentation du temps de travail, pas de limites pour l’ouverture des magasins le dimanche, où encore une plus grande flexibilité du travail.

C’est au contraire tout l’inverse qu’il faut envisager et qu’il faut mettre en place. Nous ne refusons pas cette loi parce qu’elle ne va pas assez loin, nous la refusons parce qu’elle va à l’exact inverse des valeurs de la gauche. Depuis quand la gauche prône la défense des droits des actionnaires et des patrons ? Depuis quand la gauche privatise les aéroports ? Depuis quand la gauche abandonne les salariés ?
La réponse est aussi simple que cela : ce gouvernement, élu au nom de la gauche et du peuple, ne gouverne pas en leurs noms mais en celui
du MEDEF.

Désormais il faut approfondir le travail de collaboration entre nos députés communistes, nos sénateurs, et les parlementaires qui refusent cette orientation mené par Manuel Valls.
Pourtant, aujourd’hui une brèche s’est ouverte en Europe, avec l’élection de nos camarades de Syriza en Grèce. La France aurait donc pu soutenir le nouveau gouvernement grec et annoncée un changement de politique économique et sociale pour enfin respecter les engagements de campagne de François Hollande. Il n’en est et n’en sera rien puisque Manuel Valls s’obstine à penser que toujours plus de libéralisme c’est la bonne méthode alors que c’est précisément ce qui a conduit la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et l’Irlande dans la misère.

Le 22 et le 29 mars prochain, nous serons appelés aux urnes dans le cadre des élections départementales, et il reviendra au peuple de censurer le gouvernement en votant massivement pour les candidats  Front de gauche et PCF.

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Article 49-3 où le déni de démocratie

Le gouvernement Valls a franchi un pas de plus dans le mépris de la souveraineté de l’Assemblée nationale et des parlementaires. Avec l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution qui permet au gouvernement de faire passer une loi sans le vote des députés. Ainsi, ces derniers ne peuvent plus que s’exprimer sur le renversement où non du gouvernement, ce qui contraint les députés du groupe socialiste a voté en faveur du gouvernement, donc de la loi.
Nos députés du groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR) dont sont membres les députés Front de gauche ont annoncé qu’ils voteraient la motion de censure contre le gouvernement.

Cette fois, le gouvernement vient de passer le cap de sa conversion total aux principes du libéralisme économique. Avec une loi qui va instaurer le travail du dimanche, l’extension du travail de nuit, la défiscalisation des dividendes, la privatisation d’aéroports, l’attaque contre les prud’hommes, où encore  la suppression du délit de prison pour les patrons ayant porté atteinte au droit syndical, le MEDEF ne peut que se réjouir, alors que les salariés ont de quoi s’inquiéter.

Concernant le travail du dimanche, il ne résoudra en rien les problèmes économiques et sociaux du pays. Il ne fera qu’aggraver encore plus la situation. Le gouvernement se justifie en exprimant le fait qu’il permettra une augmentation du chiffre d’affaire des magasins, et qu’il réduira le chômage, évoquant aussi que le travail dominical sera sur la base du volontariat et sera mieux rémunéré. Mais si le gouvernement veut augmenter le pouvoir d’achat des salariés, il n’a qu’à augmenter les salaires et porter le SMIC à 1700 euros. S’il veut réduire le chômage il n’a qu’à baisser le temps de travail à 32h par semaine, sans baisse de salaire, et stopper les licenciements boursiers orchestrés par les patrons.
Le dimanche doit rester un jour de repos, un jour familial, un jour où chaque travailleur et chaque travailleuse peut se détendre et passer du temps avec ses proches.

Cette nouvelle attaque contre les acquis sociaux doit aboutir sur une prise de conscience massive du monde du travail qui doit se mobiliser pour empêcher l’instauration de cette loi.
Le gouvernement, Emmanuel Macron et Manuel Valls en tête, peut gesticuler et exprimer que cette loi est résolument de gauche, les citoyens ne sont pas dupes. Si tel était le cas, le gouvernement n’aurait pas eu besoin de passer en force avec le 49-3 puisqu’il dispose en temps normal d’une majorité plus que suffisante. Cette décision témoigne donc d’un changement qui est en train de s’établir comme l’a exprimé notre député communiste André Chassaigne.

Le groupe socialiste, opposé à la motion de censure déposé par la droite, s’est indigné du fait que le groupe GDR votent la motion de censure. En revanche, ils trouvent parfaitement normal qu’un gouvernement se disant de gauche présente un projet de loi de droite.
Même si les frondeurs socialistes se sont opposés à cette motion de censure, une brèche est désormais ouverte et le gouvernement ne peut plus se targuer d’avoir une solide majorité de gauche. Car Manuel Valls ne pourra pas utiliser comme il le souhaite le 49-3 à chaque fois qu’un vote sera serré. Ainsi les frondeurs, les écologistes, voir même certains radicaux pourront décider de voter contre les futurs projets de loi économiques qui seront, à n’en pas douter, dans la lignée de ceux déjà présentés.

Il faut dès à présent étendre les discussions avec ceux qui, à gauche, refusent l’austérité et les choix libéraux du gouvernement. C’est pour aller dans ce sens là qu’aux prochaines élections départementales, qui se tiendront le 22 et le 29 mars, de nombreux accords ont déjà été trouvés entre le Front de gauche et les écologistes, qui ont exprimé leur désir d’alliance avec nous plutôt qu’avec le Parti socialiste.

Cette loi Macron, permettra sans doute de créer une possible alternative à gauche entre tous ceux qui la refusent et qui refusent une telle politique libérale.

L’ingérence impérialiste contre les peuples

Une nouvelle fois la République bolivarienne du Venezuela est soumise à des déstabilisations tant intérieurs qu’extérieurs. Récemment une tentative de coup d’Etat contre le gouvernement légitime et démocratiquement élu du Venezuela, a été démasqué et stoppé à temps par les forces de l’Armée nationale bolivarienne. Mais il ne fait aucun doute que ceux qui ont en tête la chute du socialisme au Venezuela ne s’arrêteront pas là et vont continuer à provoquer des pénuries alimentaires notamment.
Derrière ces manigances toujours les mêmes visages, l’extrême droite vénézuélienne, revancharde, appuyé par l’impérialisme nord-américain qui croit encore que l’Amérique latine est son arrière-cour.

Peut-être avaient-ils en tête d’isolé le Venezuela ? C’est l’exact inverse qui se produit. Les peuples d’Amérique latine font bloc derrière les pays victimes de l’ingérence impérialiste. L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) et la Communauté des Etats latino-américains et des caraïbes (CELAC) ont également exprimé leurs plus fermes critiques à l’égard des Etats-Unis qui ne cessent de tenter de déstabiliser les gouvernements progressistes de cette région.
C’est principalement grâce aux politiques d’intégration initiées par Hugo Chavez avec notamment la création de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), que désormais les nations et les peuples sud et latino-américains sont solidaires entre eux, unis contre l’impérialisme américain, pour le progrès et la justice sociale.

Le Venezuela n’est en effet pas le seul pays a être victime de complot visant le renversement de son gouvernement. Ne nous n’y trompons pas, malgré les récentes déclarations des Etats-Unis indiquant une reprise des relations avec Cuba et un allègement du blocus, jamais ils ne renonceront à renverser la socialisme et les gouvernements progressistes de Cuba, du Venezuela, de Bolivie, d’Equateur, d’Argentine, du Nicaragua où encore de l’Uruguay.
D’ailleurs, l’Argentine et sa président Cristina Kirchner, font actuellement face à des tentatives de déstabilisations, similaires à celles précédemment vécu par d’autres pays de cette région.
En réalité, dès l’ores qu’un peuple choisit un gouvernement qui s’oppose aux intérêts de la finance, celui-ci est attaqué. Il n’y à qu’à voir avec quel mépris les financiers européens regardent la Grèce et son nouveau gouvernement issue de la gauche radicale.

Mais cette tentative de coup d’Etat contre le Venezuela, et donc contre son peuple prend ici différentes formes, qui vont au delà de la simple approche militaire et politique. C’est une véritable guerre économique qui est menée contre le peuple vénézuélien, semblable à celle mener depuis plus de 50 ans contre le peuple cubain. En effet, depuis quelques temps le Venezuela, mais aussi l’Equateur, l’Iran où la Russie font face à des baisses impressionnantes du prix du pétrole, principalement provoqué par les Etats-Unis et ses alliés saoudiens et qataris.
Ainsi, peut-être espèrent-ils, de cette manière, obliger le président Maduro à revenir sur ses promesses de programmes sociaux. Il n’en sera rien, puisque le gouvernement socialiste de la République bolivarienne a annoncé pour cette année 2015 la construction de nouveaux logements sociaux, de nouvelles infrastructures pour la santé, l’éducation, le sport, ainsi qu’une augmentation du salaire minimum.

Peut-être qu’un jour, les Etats-Unis, les banques et les institutions financières mondiales accepteront le fait que l’intérêt des peuples primera toujours sur celui des capitalistes et des marchés financiers.

Une CGT rassemblée et mobilisée

Après des mois de crises au sein de la CGT, un nouveau secrétaire général a, enfin, été désigné à l’issue de la réunion du « parlement » de la CGT les mardis et mercredis 3 et 4 février. A l’issue de ce conseil, Philippe Martinez a donc été désigné à la tête du syndicat, avec 93,4% des votes, et un nouveau bureau confédéral, composé de cinq hommes et de cinq femmes a également été nommé.

Ce vote permet à la CGT de sortir par le haut de cette crise qui aura tout de même affaiblit le mouvement syndical, étrangement dans une période où les attaques du patronat se font de plus en plus virulentes contre les acquis des travailleurs, et où le gouvernement montre clairement ses intentions d’instaurer chaque jour les revendications du MEDEF, ce que démontre parfaitement la loi Macron. Désormais, rassemblée et en ordre de bataille, la CGT est prête à repartir au combat pour les droits des travailleurs, des chômeurs, des retraités.

Juste après sa nomination, Philippe Martinez a annoncé une journée d’action certainement fin mars, afin de porter haut et fort les revendications syndicales. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’augmenter le SMIC à 1700 euros, tout en diminuant le temps de travail hebdomadaire à 32 heures.
En effet, réduire le temps de travail, sans perte de pouvoir d’achat pour les travailleurs, permettrait de réduire le chômage tout en relançant l’économie par la consommation. Et dans un contexte politique où le MEDEF tente de revenir sur les 35 heures, cette revendication de baisse du temps de travail, doit être portée par toutes et tous pour faire valoir les droits des salariés.

Les tentatives de déstabilisation de la CGT n’auront donc pas payées, et ceux qui pensaient que la CGT en sortirait affaiblit et serait incapable de mener les luttes sociales ont une nouvelle fois eu tort. En témoigne le début d’une vaste campagne de syndicalisation afin d’implanter la CGT partout où elle ne l’est pas encore, et afin de diffuser encore plus les revendications salariales.

Le monde du travail a besoin d’une CGT forte, puissante, disponible, et rassemblée pour porter ses revendications, et nous, militants communistes, nous nous félicitons que la CGT soit de nouveau, entièrement opérationnelle pour mener les luttes à nos côtés.
Cependant, durant ses quelques mois de doutes, la CGT n’est pas resté inactif, loin de là, et la mobilisation des cheminots et des électriciens est là pour le démontrer. En effet, une fois de plus, les craintes des syndicalistes se sont révélées êtres vraies. Souvenons-nous, lorsqu’au mois de juin 2014 les cheminots étaient en grève pour dénoncer la privatisation et le partage en plusieurs groupes de la SNCF, souvenons-nous à quel point ils ont été stigmatisé par les médias les accusant de « prendre en otages les citoyens ».
Qu’arrive-t-il aujourd’hui ? Le projet de loi a été adopté, le démantèlement de la SNCF est actée, et les prix ont d’ores et déjà commencé à augmenter.

Que les médias cessent donc de dénoncer les grèves, de pointer du doigt les syndicalistes, et de criminaliser l’action syndicale. Cette crise a alimentée les journaux télévisés durant plusieurs semaines, alors que d’ordinaires c’est à peine si les leaders cégétistes sont invités, preuve, une nouvelle fois que la CGT dérange, et que tout est bon pour l’affaiblir.

Notre solidarité avec le peuple grec

De notre solidarité avec le peuple grec et avec son nouveau gouvernement, dépendra sa réussite. Cette affirmation est plus que réelle aujourd’hui, à l’heure où la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de priver les banques grecs d’une de leurs sources de financement, avec l’ambition clairement affiché de faire céder le gouvernement et son premier ministre Alexis Tsipras.
En effet, depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza, les financiers de l’Union européenne  tremblent à l’idée de l’installation d’un gouvernement de gauche radicale au sein d’un pays membre.

Et il faut dire que le nouveau gouvernement n’a pas attendu pour démontrer sa ferme intention de rompre avec les politiques d’austérités. Entre la revalorisation du salaire minimum, la réintégration des fonctionnaires licenciés, où l’arrêt des privatisations de l’électricité et du port du Pirée, le gouvernement grec n’a pas tardé pour tenir ses premières promesses, tout l’inverse de notre actuel président qui dès le début de son mandat avait renié les siennes.

Quoiqu’il en soit, l’ingérence de la BCE et plus généralement de la Troïka contre la souveraineté du peuple grec est honteuse et profondément antidémocratique.
Démocratie : un mot que les institutions européennes ont, semble-t-il, oublié, en témoigne les déclarations du président de la commission européenne Jean-Claude Juncker qui a déclaré : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ».

En réalité pour tous ces financiers la démocratie n’est valable que si les peuples élisent des candidats qui respecteront les traités et les programmes libéraux à la lettre. Du moment qu’un peuple choisit un candidat qui souhaite rompre avec l’ordre libéral et capitaliste, celui-ci sera systématiquement attaqué par les médias et par les institutions financières, et c’est exactement ce qu’il se passe actuellement en Grèce.

A l’inverse, nous nous soutenons la souveraineté du peuple grec qui a choisit d’élire démocratiquement nos camarades de Syriza à la tête de leur pays. Dans mes précédents articles j’évoquais le fait que nous devrions à tout prix accroître la solidarité avec le peuple grec et avec son gouvernement, cela est d’autant plus vrai aujourd’hui, où plus que jamais la Grèce a besoin de nos mobilisation afin de trouver des soutiens partout en Europe.
Car, même si François Hollande a reçu Alexis Tsipras et l’a assuré de son soutien, dans les faits et dans les actes la Grèce est, pour le moment, seule face aux institutions européennes. Il n’y a donc que la solidarité des peuples européens pour aider et encourager le gouvernement d’Alexis Tsipras, sans oublier le fait qu’il revient a nous, peuples européens, de faire pression sur nos gouvernements pour qu’ils soutiennent la volonté de rupture du gouvernement grec.

La marche de Podemos en Espagne, qui a réunit des centaines de milliers de personnes, où les mobilisations syndicales et citoyennes en Irlande, en Belgique, en Allemagne, au Portugal, où en Italie témoignent que ce que nous pensions irréalisables il y a quelques temps est en train de s’accomplir. Et aucun financier, aucune banque, ne parviendront à arrêter ce mouvement en marche, celui qui lutte pour une Europe de justice et de progrès social, de solidarité entre les peuples, et d’égalité entre tous les citoyens.

Que le peuple grec, et son gouvernement soient assuré du soutien des forces progressistes de gauches françaises et européennes dans ce combat difficile qu’ils devront mener pour redonner au peule grec toute sa dignité.

Election partielle du Doubs ; le Fn n’est pas la solution

Une nouvelle élection partielle, et une nouvelle fois c’est le Front national qui se trouvera au second tour. Ce nouveau scrutin démontre qu’encore une fois nous avions raison sur la politique actuelle, à savoir que la politique menée par le gouvernement socialiste ne répond en rien aux attentes du peuple, mais qu’en revanche elle fait le terreau des forces nationalistes.

Il faut cependant nuancer les résultats de ce premier tour, puisque plus de 60% des électeurs de la circonscription se sont abstenus, preuve qu’une nouvelle fois l’abstention favorise le Front national.
Néanmoins le Fn a la possibilité d’envoyer une nouvelle élue à l’Assemblée Nationale, et c’est là que demeure le véritable problème.

Comme l’a exprimé la direction du Parti communiste, il est important de faire barrage au Front national, et donc nous appelons les électeurs de la circonscription du Doubs à voter pour le candidat socialiste étant donné les circonstances.
Mais appeler sans cesse au front républicain face au nationalisme, ne mène à rien si derrière nous ne menons pas un véritable travail pour redonner confiance aux citoyens en la gauche et en des forces alternatives.

En effet, ceux qui ne s’abstiennent pas conçoivent le vote de la manière suivant : la droite nous a déçue, la gauche nous a déçue, quelle autre option avons-nous ?
Or c’est là que réside l’erreur, le Front national ne représente en rien une solution à la crise que nous vivons, au contraire l’arrivée au pouvoir de ces derniers ne feraient qu’enfoncer la France dans une situation désastreuse.
D’autres alternatives existent à gauche, portées par le Parti communiste, et plus généralement par le Front de gauche, et l’arrivée au pouvoir de Syriza, en Grèce ainsi que les premières mesures du nouveau gouvernement grec, démontre notre crédibilité.

Car au delà du discours populiste et démagogue des dirigeants frontistes visant à se revendiquer de Syriza, le programme lui n’a pas changé. Et derrière les quelques mesures sociales prises à la gauche, le Front national demeure ce parti raciste, xénophobe, islamophobe, antisémite, sexiste, libéral et homophobe qu’il a toujours été.
Que les travailleurs n’attendent rien des promesses électorales du Fn, qui en jouant la division permanente entre travailleurs français et immigrés fait le jeu du patronat et des actionnaires.

Au delà du résultat électoral, la question est désormais de savoir quelles actions allons nous mener pour faire comprendre aux citoyens le danger que représente le Front national pour notre démocratie, pour faire prendre conscience que l’austérité n’est pas une fatalité, et qu’il existe d’autres politiques réalisables pour sortir de cette crise.
Plus que jamais faire barrage au Front national, c’est préserver l’avenir de notre pays.

Kobané : patrie de la liberté

Depuis quelques jours, les troupes de Daech ont été mises en déroute par les forces progressistes kurdes qui ont su, à force de courage, et malgré un équipement moindre que les terroristes, reprendre la ville de Kobané situé à proximité de la frontière turco-syrienne.

Cette victoire, les kurdes ne la doivent qu’à eux mêmes, ou presque. Certes, la France a livré des armes aux résistants kurdes, mais les terroristes demeurent supérieur en armement, d’où la question plus que légitime de savoir, par qui Daech est soutenu.
Nous savons pertinemment que certains Etats de cette région, partenaires privilégiés des pays occidentaux, mènent un double jeu à l’égard des groupes terroristes.

Par ailleurs, comment se fait-il que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) soit maintenu dans la liste des organisations terroristes, par l’UE, alors qu’il contribue grandement à la lutte contre le terrorisme. Comme l’a exprimé Patrick le Hyaric- directeur de l’Humanité et député européen du Front de gauche- il faut dès maintenant que soit retiré de cette liste le PKK.

C’est par la solidarité des kurdes de plusieurs pays, que ces derniers ont pu résister, et repousser les forces obscurantistes qui tentaient de s’emparer de cette ville, devenue symbole de la lutte pour la liberté. Ainsi, les kurdes syriens ont été épaulés dans leur combat par leurs frères kurdes d’Irak, regroupés au sein des Peshmergas, et de Turquie, issu du PKK. Ce dernier, de part son expérience du terrain et du combat a apporté une aide précieuse aux Unités de protection du peuple kurde.

Cependant, la bataille contre le fanatisme n’est pas terminé, puisque les forces de l’EI, restent présentes dans la région et contrôlent encore de vastes territoires.
Et même si, pour l’instant, l’heure est encore à la joie au sein des rangs kurdes, tous savent que le combat ne fait que commencer.
C’est précisément pour cette raison que notre solidarité, celles de tous les progressistes et tous les démocrates du monde est nécessaire avec le peuple kurde, plus que jamais digne et courageux.

Nous tenons à rendre également hommage aux femmes kurdes, qui ont une place prépondérantes au sein des unités kurdes. Il est fréquent que des femmes contrôlent des groupes entiers de résistants, et c’est pour cette raison que la victoire à Kôbané, plus qu’un succès militaire, représente une victoire de la liberté et de l’égalité entre hommes et femmes, contre ceux qui pensent encore que la femme est inférieur à l’homme.

Le combat du peuple kurde est le nôtre, et comme le disait notre camarade Charb, lâchement assassiné le 7 janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo, le peuple kurde nous défend en réalité en se battant pour la liberté.
Que ces paroles de Charb ne soient jamais oubliées, tout comme la victoire du peuple kurde.