Les premières mesures de Syriza

Quoi de mieux qu’une victoire électorale et l’instauration d’un gouvernement de gauche au service du peuple pour raviver la flamme révolutionnaire et progressiste au sein de toute l’Europe ?
A n’en pas douter, le succès de nos camarades ouvre une brèche et va permettre à l’ensemble des forces anti-austérités, notamment réunies au sein du Parti de la gauche européenne (PGE), de mettre en mouvement des forces qui avaient perdu tout espoir.
Car la victoire de Syriza révèle une chose, c’est que désormais tout est possible et que, en y mettant les moyens, nous pouvons parvenir à faire changer les choses en faveur des peuples européens.

En France, notre secrétaire national Pierre Laurent a entamé un tour de France afin de mobiliser les forces de gauches qui ne se reconnaissent en rien dans la politique actuelle du gouvernement.
Avec des élections départementales qui se dérouleront en France au mois de Mars, l’heure est désormais à la mobilisation afin que ces échéances électorales soient un succès à la fois pour le Parti communiste mais plus généralement pour le Front de gauche dans son ensemble.

S’il est donc de notre devoir d’amplifier le mouvement de solidarité envers Syriza afin de conforter le nouveau gouvernement, ce dernier n’a pas attendu longtemps afin d’annoncer les premières mesures qui entreront en vigueur, et le moins que l’on puisse dire c’est que Syriza respecte son programme et son engagement envers le peuple grec.

Ainsi, à l’issue du premier conseil des ministres, plusieurs mesures ont été annoncés, avant le vote au Parlement de ces lois, qui ne posera par ailleurs aucun soucis étant donné que Syriza et les grecs indépendants possèdent la majorité. De plus,  même si le KKE refuse toute alliance avec Syriza, il a tout de même annoncé qu’il voterait les lois allant en faveur des travailleurs.

Tout d’abord, les barrières entourant le Parlement grec ont été retiré, si cela est plus un acte symbolique qu’autre chose, cela prouve que le nouveau gouvernement entend gouvernement pour le peuple.

Sur le plan économique, les projets de privatisations du port du Pirée, ainsi que du deuxième port le plus important de la Grèce, vont être stoppés. Il en va de même pour la privatisation de l’électricité qui va être arrêté, afin de garantir une baisse des prix, et un accès gratuit pour, au minimum, les 300 000 familles les plus pauvres de Grèce, conformément aux promesses de Syriza.

Le salaire minimum va également être rehausser, il repassera de 580 à 751 €. En plus de cette mesure importante, Dimitri Stratoulis, ministre des affaires sociales, a annoncé le rétabli
ssement du treizième mois de retraite, ainsi que des retraites complémentaires, de quoi améliorer la vie du peuple grec.

Trois autres mesures verront également le jour, la première consistera en la réintégration des fonctionnaires mis en « disponibilités » du fait des mémorandums, dont Syriza ne reconnaît pas la légitimité.
La seconde se fera, malgré l’accord avec les indépendants qui divergent sur la question de l’immigration avec Syriza. En effet, Tassia Christodoulopoulou, la ministre en charge de la politique migratoire, a rappelé la volonté du gouvernement d’accorder la nationalité grecque aux enfants nés sur le sol grec mais de parents étrangers.
Enfin et afin de garantir plus de transparence, le gouvernement tiendra une conférence de presse quotidienne.

Syriza entend donc changer radicalement la manière de gouverner la Grèce, nous nous félicitions de ses mesures qui correspondent aux attentes du peuple grec, dans l’immédiat. Le plus dur reste néanmoins à faire pour le nouveau gouvernement et c’est pour cette raison que le soutien des peuples européens et des forces progressistes de toute l’Europe sera un atout pour Syriza. 

"C’est la Grèce des élites qui a perdue"

Qu’elle est belle cette victoire du peuple grec sur les politiques d’austérités et sur la Troïka. A l’issue des élections législatives du dimanche 25 janvier, le peuple grec a accordé sa confiance à nos camarades de Syriza, dont le leader, Alexis Tsipras, est désormais premier ministre de la Grèce.

Avec 36,5% des suffrages exprimés, Syriza arrive ainsi en tête devançant largement les conservateurs de Nouvelle démocratie. 
Comme l’a déclaré, à l’issue de la victoire, Alexis Tsipras :  » c’est la Grèce des élites qui a perdue », cependant il faudra redoubler d’efforts et amplifier la mobilisation de solidarité pour que le nouveau gouvernement puisse mener à bien son programme. 
Malgré la victoire écrasante, nos camarades sont passés à seulement deux sièges de la majorité absolue, ce qui les a obligé à former une coalition avec les partis représentés au Parlement grec. 
Il était d’ores et déjà exclu de s’allier avec le Pasok ( qui ne représente désormais plus rien ), où avec le parti de centre-gauche To-potami, tous deux partisans des politiques d’austérités et du remboursement intégral de la dette. Impossible également de s’allier avec les néo-nazis d’Aube dorée, où avec le parti conservateur Nouvelle démocratie. 
Il restait donc à nos camarades deux solutions afin de former une coalition, nécessaire du fait des institutions grecques. En effet, il incombe au chef du parti vainqueur de former un gouvernement dans les trois jours qui suivent l’élections, et donc d’avoir une majorité au Parlement à la fois pour le vote de confiance, et pour les projets de lois. Si au terme de ces trois jours aucun accord n’est trouvé, le Président grec demande alors au chef du deuxième parti de former une coalition. Et si une nouvelle fois rien n’est trouvée, de nouvelles élections sont alors organisées. 
Ainsi, une alliance avec le KKE ( Parti communiste grec ) aurait été la plus logique, la plus simple, et la plus bénéfique sans doute pour le peuple grec. C’était sans compter sur le sectarisme et la volonté de ne pas accorder sa confiance au nouveau gouvernement de la part KKE, qui a donc obligé Syriza a faire alliance avec les grecs Indépendants de l’ANEL. 
Si ce parti de droite souverainiste se diffère totalement de Syriza sur les question de la religion, de l’immigration, où de l’homosexualité, il partage la même opinion sur la question de la dette et de la Troïka. 
Le gouvernement grec est désormais formé, c’est désormais à Tsipras, aux ministres, et aux députés de tout mettre en oeuvre pour restaurer la dignité du peuple grec, qui dans cette longue bataille de 5 ans contre l’austérité aura été plus que courageux, faisant face aux réductions de salaires, des retraites, des allocations, et des services publics.
Nous ne pouvons que nous féliciter des premières actions du premier ministre, qui, au nom de la laïcité a choisi de prêter serment sur la Constitution de la Grèce, et non pas sur la Bible, comme cela avait toujours été le cas. Puis, à peine nommé premier ministre, notre camarade s’est empressé de déposer des roses rouges au mémorial de Kesariani, là où 200 résistants communistes furent fusillés par les nazis, durant la seconde guerre mondiale. Notre camarade a également énoncé son refus de reconnaître le gouvernement fasciste ukrainien, qui mène une guerre contre son peuple dans l’Est de l’Ukraine, ainsi que l’arrêt de la privatisation du Port du Pirée. 
Désormais, il va falloir engager un bras de fer avec les instances financières afin de faire valoir les droits du peuple grec à ne pas payer une grande partie de la dette illégitime. 
Cette victoire des forces de gauches ouvre une brèche et suscite l’espoir de tous les peuples européens. 
Nous devons dès à présent continuer notre travail auprès des peuples européens, pour faire des prochaines élections des succès électoraux de nos forces. En France, en Espagne, en Irlande, en Italie, au Portugal, où encore en Allemagne les forces de gauches doivent décupler leurs forces et leurs mobilisations pour que la victoire de Syriza fasse tel un effet domino. 
Aux vues des sondages, il se pourrait qu’au mois de Novembre prochain, Podemos remporte les élections en Espagne, et il se pourrait que Sinn Féin en Irlande puisse atteindre le pouvoir avant 2016. 
Pour l’heure, Syriza aura besoin de tout notre soutien pour réaliser ce pour quoi il a été élu, mais nous ne doutons pas Syriza gouvernera en fonction des intérêts du peuple grec, et non pas en fonction des intérêts des banques et des financiers qui ont mutilé ce si beau pays. 

Grèce : l’espoir de tout un peuple

Dimanche 25 janvier auront lieu les élections législatives anticipées en Grèce, et nos camarades de la gauche radicale Syriza sont en tête de tous les sondages.
Depuis 8 ans que la Troïka ( commission européenne, BCE, FMI ) impose ses plans et ses politiques d’austérité au courageux peuple grec, l’heure est désormais au changement et à l’alternative progressiste pour un pays qui n’a que trop souffert des politiques dictées par la dictature financière.

De toute l’Europe des voix s’élèvent en soutien à Syriza, en France, ce lundi 19 janvier un meeting s’est tenu rassemblant Front de gauche, les verts, Nouvelle donne, ainsi que de multiples associations, des syndicats et des personnalités de gauche, en solidarité de nos camarades.

La Troïka tremble à l’idée que l’on puisse remettre en cause ses décisions, pourtant c’est bien ce qui se passera si nos camarades arrivent au pouvoir et obtiennent la majorité à l’Assemblée. Cela sera d’ailleurs plus qu’une simple remise en cause, une véritable rupture avec l’ordre établi.
Annuler une partie de la dette illégitime, redonner de l’électricité gratuite à 300 000 foyers qui en sont privés, arrêter les politiques d’austérités, relancer l’économie par une augmentation des salaires, mais aussi mener une politique solidaire et progressiste avec les immigrés qui sont victimes d’attaques de la part des fascistes d’Aube dorée.

L’élection qui se tient ce dimanche 25 janvier ne représente pas une chance pour la seule Grèce, ce serait un espoir pour tous les peuples d’Europe, notamment le peuple espagnol qui vit une situation quasi similaire à celui du peuple grec, tout comme les peuple italiens, portugais, où encore irlandais.

Bien entendu, les médias nous déversent leur poison actuel sur Syriza, et ne cessent de fustiger leur programme, oubliant bien souvent que ce sont les sociaux-libéraux et la droite qui ont mené ce pays à la récession sous la domination des bureaucrates de la Troïka. D’ailleurs pour ces derniers, l’idée de l’arrivée au pouvoir de Syriza est prise avec anxiété et, par différents intermédiaires, ils tentent de dénoncer et de faire renoncer au peuple grec son droit légitime à élire le gouvernement de son choix.
Pourtant, c’est l’inverse qui se produit, à un point tel que Syriza semble accroître, dans les sondages, sont avances sur ces concurrentes, et notamment sur la droite de Samaras.

Il y a bien longtemps que nous savons que démocratie et finance sont des termes opposés, puisque pour les financiers de l’Union européenne, une démocratie n’est valable que si les gouvernements élus respectent à la lettre ce que la Troïka juge bon. De ce fait, dès lors qu’un parti de gauche, avec un réel projet de changement social et politique, est en tête des sondages, il est nécessairement juger dangereux, et son programme irréalisable.

Nous n’avons donc pas la même vision de la démocratie et de la liberté d’expression, pour laquelle des millions de français ont manifester en hommages aux victimes des attentats. Mais, faut-il rappeler que c’est le gouvernement libéral grec qui a fermer les chaînes d’informations publiques ?
Syriza n’entend donc pas seulement redonner de la dignité et de la vie au peuple grec et à a Grèce, mais il sera aussi question de remettre en marche les services publiques qui ont subis les attaques des politiques d’austérité, et il sera aussi question de rétablir à la fois la souveraineté du peuple grec, et à la fois la démocratie.

Alexis Tsipras et Syriza auront besoin de nous une fois qu’ils auront remportés les élections, car ce sera à ce moment là que le plus dur restera à faire. Il faudra faire face aux pressions et aux sanctions ainsi qu’à l’ingérence de la Troïka, mais nul doute que le peuple grec restera fort, solidaire, et courageux. 

Hommages aux victimes, et maintenant ?

Après l’importante mobilisation du peuple face à la barbarie, et après les funérailles de nos camarades, la question est désormais de savoir qu’allons nous faire maintenant ?

Une question à laquelle Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste français, a tenté d’apporter plusieurs réponses lors des voeux du PCF, transformé, cette année, en hommages aux victimes des attentats.
Aux appels à plus de répression, où à de nouvelles restrictions de nos libertés au nom d’un « Patrioct act » à la française, notre secrétaire national à lui évoqué, tout comme les parlementaires et nous même les militants, des idées afin de lutter contre l’embrigadement par la culture et par de plus justes politiques sociales, ainsi que d’un meilleur accès à l’éducation.

Comme chacun le sait, la pauvreté et l’exclusion sociale sont des facteurs de la délinquance, bien souvent les jeunes qui partent en Syrie se sentent exclus de la société, rejetés par la République, ils sont privés d’emplois, stigmatisés par la plupart des médias, et ils sont donc plus vulnérables aux discours religieux extrémistes.

Il est donc d’ores et déjà établi que, les mesures qui pourraient être prises visant à isoler encore plus ces jeunes, ne seraient que d’autres incitations à sombrer dans la fanatisme religieux.
Ce que nous propose à la fois le Front national, la droite mais aussi une partie du PS, ne servira qu’a accroître encore plus la haine entre les individus à un moment où notre pays à besoin plus que jamais de solidarité et d’entraide entre tous les individus.

Je ne parle pas d’une hypothétique et dérisoire « union sacrée » entre les partis politiques, comme l’ont appelé de leurs voeux les dirigeants de la droite, du centre, et du PS, après les attentats. mais d’une union populaire et d’une solidarité nationale entre tous les citoyens, de tous ceux qui se sont levés et ont tenu à rendre hommages aux victimes lors des marches républicaines.

Ce formidable élan ne doit pas se résumer à de simples marches citoyennes, nous devons poursuivre et amplifier le mouvement.

Comme l’a rappelé Pierre Laurent, il n’est pas question ni d’une nouvelle guerre, ni d’une continuation de l’intervention en Irak.
Premièrement car cela coûte cher à l’Etat, et tout l’argent utilisée dans ces bombardements auraient pu être utilisé dans des projets culturels afin d’aider les personnes en difficultés, qui ont été séduit par le djihad.

Deuxièmement car ces frappes aériennes ne font qu’accroître la haine envers notre pays qui est de plus en plus cité comme cible par les organisations terroristes.

De plus, il ne faut pas oublier que ce sont les pays occidentaux qui ont fourni des armes à ces mouvements. Souvenez-vous de 2011 lorsque la France avait livrée des armes aux rebelles libyens, qu’est devenue aujourd’hui la Libye après la chute de Kadhafi, si ce n’est un pays laissée aux mains des milices armées qu’elles soient islamistes où non.

Désormais il y a la question des rebelles syriens, auxquels les pays occidentaux ont également apporté leur soutien. Désormais ce sont nos camarades kurdes qui se battent pour nos droits contre l’EI en Syrie, et en Irak, pourtant ces mêmes pays qui ont soutenu les rebelles syriens contre Bachar Al-Assad, refusent aujourd’hui d’aider les résistants kurdes du PKK et du PYD contre les terroristes. Pire, ils s’obstinent à mettre sur le même plan, c’est à dire à classer comme organisation terroristes Daech, et le PKK, alors que ces derniers luttent contre Daech au nom de la démocratie, au nom de la liberté, du droit des femmes, et de l’égalité.

Alors oui maintenant, nous devons amplifier la solidarité, envers les quartiers populaires, envers les banlieues, pour que plus aucun jeune ne soit séduit par le djihad, mais nous devons aussi amplifier la solidarité internationale envers ceux qui luttent contre toute sorte d’obscurantisme.

Un peuple se lève

Dimanche 11 janvier des millions de personnes ont exprimé leur soutien envers les 17 victimes des attentats et des prises d’otages survenus il y a quelques jours. Nous étions parmi ces millions de manifestants qui ont rendu un vibrant hommage au cri de  » nous sommes Charlie «  où en silence.

C’est la plus belle réponse que pouvait apporter la France aux terroristes du monde entier, qui pensaient sans doute nous mettre à terre, nous mettre dans une situation de peur permanente. Il n’en est rien, le peuple de France a démontré qu’il défendrait ses idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité partout et toujours.

Evidemment, certains n’ont pas réagi de la même manière, ainsi le Front national, qui n’avait pas sa place au sein des marches républicaines, a décidé d’organiser son propre événement. Il n’y était pas question de solidarité, où de fraternité, mais bien de répression et de sécurité face à la montée de l’islamisme.
Pour le Front national, renvoyer les immigrés, et fermer les frontières semblent être les deux solutions miracles pour remédier à cela, ce qui témoigne qu’il met dans le même sac immigré, musulman, et terroriste.

Nous, nous savons faire la différence entre des musulmans réellement croyants et des terroristes, s’en revendiquant, mais ignorants tous les principes de cette religion.
Il ne faut pas s’en cacher, les musulmans de France sont aussi des victimes de ces deux attentats, ce sont des victimes collatérales.

Ceux qui attisent la haine depuis des années envers nos compatriotes musulmans doivent s’en réjouir, voilà une occasion de plus de déverser leurs paroles venimeuses et de récupérer cet acte barbare au profit de leur seul intérêt politique.

D’ailleurs, depuis le 7 janvier, les violences envers les lieux de cultes et les cimetières musulmans ont gravement augmenté, sans qu’aucun grand média se s’en émeuve plus que ça.
Pourtant ces faits sont graves et doivent être révélés, on ne peut pas d’un côté manifester pour la liberté d’expression, pour la tolérance envers les communautés, et de l’autre côté s’en prendre à une communauté en particulier.

Pour revenir à la marche républicaine de Paris, qui a été un véritable succès, une chose nous a, je crois, tous troublés.
Cette marche républicaine était censé être réalisé pour rendre hommage aux victimes, et défendre les principes républicains de liberté d’expression et d’opinion.
Ainsi comment se fait-il que parmi les invités de prestiges de cette marche, y figuraient des dirigeants, ni républicains, ni démocrate, et qui ne respectaient ni la liberté de la presse, ni la liberté d’expression ?

Pour ne prendre que quelques exemples : Viktor Orban, premier ministre hongrois nationaliste, les dirigeants d’Arabie Saoudite, le premier ministre israélien, le roi et la reine de Jordanie, des représentants turques, où encore le président malien.

Il est inutile de préciser que tous sont de pieux démocrates et tolèrent absolument toutes les critiques envers leurs pouvoirs. Aucun d’entre eux ne se serait livré à des massacres contre un autre peuple, aucun d’entre eux ne réprime dans le sang des manifestants où des journalistes.

Toujours est-il, qu’il était important de manifester, non pas à leurs côtés, mais au côté des familles et des proches des victimes, au côté des citoyens, comme l’ont fait les dirigeants du Parti communiste et du Front de gauche.

Pour terminer, certains ont peut-être aperçu au sein de la marche des drapeaux kurdes, notamment du PKK, qui est toujours classé comme terroriste par les occidentaux, avec la bénédiction de la Turquie, alors que ce sont justement les combattants, et les combattantes kurdes qui se livrent à une guerre face à l’avancée de l’EI. La France veut lutter contre le terrorisme ? Arrêtons de partir en guerre, et livrons des armes à nos camarades kurdes qui combattent pour notre défense qu’ils soient du PKK où du PYD, et pour la liberté. 

Ils n’ont pas tué Charlie

            

                                                                   

Quel choc, comme tout le monde j’ai appris, avec effroi, l’attentat qui a été commis à la rédaction de l’hebdomadaire Charlie Hebdo.
Au terme de ce carnage, 12 personnes ont été lâchement assassinées, parmi elles Charb, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, mais également Georges Wolinski, Cabu, Tignous, des figures historiques de Charlie Hebdo. Huit autres personnes sont également tombées sous les balles, parmi elles deux policiers, il faut bien évidemment leur rendre hommages autant qu’aux autres, de même que nous rendons hommage à la policière municipal lâchement abattue à Montrouge.

Aujourd’hui nos pensées vont aux familles des victimes. Pour certains ils étaient des amis, des proches, pour d’autres, comme pour nous, ils étaient des camarades de luttes, des artistes, des journalistes de grands talents, des caricaturistes, des gardiens de la paix, de simples citoyens.

Certains d’entre eux avaient leur carte, où l’avaient eu, du Parti communiste, mais tous étaient engagés. Ils aimaient utiliser l’humour, la satire pour faire passer leurs idées, des caricatures avaient fait l’objet de débats, mais rien ne peut justifier un tel acte, une telle barbarie, une telle horreur.

Nous tenons à rendre un hommage solennel à tous ceux qui sont tombés ce mercredi 7 janvier. La rédaction de Charlie Hebdo se savait menacée, depuis plusieurs années Charb notamment était sous protection policière constante. En 2011 un incendie avait ravagé les locaux de Charlie Hebdo, et c’était déjà le journal Libération qui avait proposé à Charlie Hebdo ses locaux afin de continuer à publier le journal.
Aujourd’hui Libération réitère son soutient à Charlie Hebdo, et hébergera ceux qui auront désormais la tâche de faire vivre ce journal.

Toute la presse, et notamment l’Humanité, fera tout ce qui est en son oeuvre pour faire vivre Charlie Hebdo. Nous aimions tous les caricatures de Charb dans l’Humanité lorsqu’il en avait l’occasion, tout comme nous admirions leurs engagements et leurs croyances dans les valeurs de la République, le respect, la liberté, l’égalité, la justice sociale, la solidarité.
Georges Wolinski était quant à lui président d’honneur de l’association de solidarité envers la Révolution cubaine et envers le peuple cubain : Cuba si France, d’où la vive émotion de cette association après l’annonce de ce carnage.

Face à ce drame le président en appelle à l’unité nationale, en témoigne les rassemblements qui partout ont eu lieu en France, et qui continuerons a avoir lieu, parce que ce n’est pas qu’un simple journal qui est visé, ce sont les valeurs et les fondements de la République, de la démocratie, celles de liberté d’expression, de liberté de diffusion.

Des rassemblements où malheureusement étaient présentes des personnes qui se serviront de cette horreur afin, une fois de plus, de stigmatiser nos concitoyens musulmans, qui sont eux aussi victimes de représailles de la part d’imbéciles d’extrême-droite.
 Ce genre de personne c’est précisément ce contre quoi Charlie Hebdo se battait, se bat, et se battra, c’est à dire des personnes qui ne cherchent qu’à exprimer des idées de haines et de divisions.
Toutes ces personnes qui ont à maintes fois craché contre Charlie Hebdo, se retrouvent aujourd’hui aux côtés de ceux qui aimaient ce journal et sa rédaction.
Le geste est certes beau, mais uniquement s’il n’est pas utilisé à des fins politiques, auquel cas ils n’ont rien à faire parmi nous.
En dehors de ceux-ci ne cherchant qu’à attiser la haine, la réaction de ces centaines de milliers de citoyens est magnifique, c’est le plus bel hommage que nous pouvons leur rendre.

La marche républicaine qui aura lieu dimanche 11 janvier à Paris, se donne pour objectifs de rassembler tous les républicains qui croient en l’universalité des droits de chacun, pour rendre un nouvel hommage aux victimes. Nous sommes républicains, le Parti communiste comme le Parti socialiste, pas le Front national qui ne défend pas les valeurs de la République. Comme l’a exprimé la mairesse de Paris Anne Hidalgo : le Fn n’a pas sa place dans ce cortège.

                                                                 

Pour nous militants communistes, ces personnes héroïques nous les rencontrions à la fête de l’Humanité, nous les savions amis du peuple cubain et de la Révolution cubaine, partisans de la liberté, de l’égalité sociale, de l’égalité des droits, ennemi de tout intégrisme religieux, qu’elle que soit la religion, et fervents partisans de la lutte contre le Front national.

Nous aussi nous sommes en deuil, mais nous continuerons le combat, nous continuerons à lutter pour ne pas qu’on oublie leurs noms.
Charlie Hebdo paraîtra mercredi 14 janvier, et il sera tiré à 1 million d’exemplaires, notre devoir de citoyen de la République, en hommage à leur travail, mais aussi en hommage aux policiers morts pour les protéger, c’est d’acheter ce numéro, afin d’assurer au journal une continuité dans le temps.

Des armes contre des crayons, aucun courage dans cette barbarie de la part des terroristes. Toute la dignité reviens aux victimes, leur courage est exemplaire, eux n’étaient pas cagoulés, ils sont mort dignement,assassinés par des personnes ne possédant aucune dignité. Charb avait déclaré à ce sujet :

«  je préfère mourir debout, plutôt que de vivre assis » . 

Ils n’ont pas tué Charlie, Charlie continuera à vivre à travers nous, aujourd’hui et à jamais nous sommes Charlie, nous sommes solidaires des familles des victimes. Ils peuvent tuer des hommes, mais jamais ils ne tueront des idées si nobles.

Voeux pour 2015

L’année 2014 aura été riche en émotions, en combats, en victoires, comme en défaites.
2014 s’est terminée sur une victoire du peuple cubain face à l’impérialisme américain avec l’annonce de la part du gouvernement américain de la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays.
2015 commencera peut-être par la victoire du peuple grec sur la Troïka, en effet des élections législatives ont été annoncé pour ce mois de janvier et tous les sondages place la coalition de gauche Syriza en tête.

A l’issue de l’annonce d’élections le FMI a signalé au gouvernement grec qu’il suspendait son aide à ce pays jusqu’aux résultats de l’élection. En procédant ainsi le FMI, tout comme la commission européenne, expriment un message clair : si vous, grecs, votez pour Syriza nous suspendrons nos aides envers votre pays.
Ce déni de démocratie honteux ne doit pas faire dévier le peuple grec de la réalité.

Comment ceux qui ont plongé ce pays dans la crise, par leurs plan d’austérité, entraînant tout un pays dans la misère, dans la pauvreté, conduisant au chômage des millions de grecs et poussant au suicide des milliers d’entre eux, peuvent-ils faire pression sur un peuple exerçant la démocratie ?
La Troïka ne s’y trompe pas, elle sait pertinemment que l’arrivée au pouvoir de nos camarades, changerait la donne à la fois en Grèce, mais également en Europe.

Si Syriza remportait les élections, cela pourrait ouvrir une brèche dans la forteresse néolibérale qu’est l’Europe. Cela pourrait signifier la fin des plans d’austérité qui ont, l’un après l’autres, étouffé les peuples européens et conduit à la récession.

Notre devoir, en tant que militants communistes, c’est d’informer nos compatriotes sur la situation en Grèce, faire savoir qu’il existe une autre alternative que les forces réactionnaires, qui sont d’ailleurs complices de ces politiques.
Notre devoir est également d’exprimer, partout, notre solidarité envers nos camarades grecs, à l’inverse d’Angela Merkel qui elle aussi, tout comme la commission européenne, croit pouvoir influencer les grecs. De quels droits ose-t-elle s’immiscer dans ce qui concerne le peuple grec, et non pas des banquiers où des libéraux qui ont plongé ce pays dans la crise.

En ce qui concerne notre propre pays, étant donné l’arrivé prochaine d’élection, qui se tiendront en mars, nous devons en ce début d’année accentuer notre travail.
Nous devons multiplier nos actions dans la rue, dans les usines, devant les lycées et les universités afin de faire prendre conscience de la nécessité d’aller voter aux prochaines élections et de l’importance de donner un avantage considérable
aux candidats du Parti communiste ainsi que du Front de gauche.

Comme l’a titré notre quotidien national : l’Humanité, pour 2015 nous désignons notre cap : le socialisme.

A tous mes camarades et amis, je souhaite une excellente année de lutte.