Victoire en Uruguay

Une fois de plus les peuples d’Amérique latine envoient un signal fort, celui du refus des politiques néolibérales et de l’impérialisme nord américain.

Plus que jamais, au cours de cette année, la gauche et le mouvement progressiste se sont renforcés dans cette région du monde. En effet, après l’élection de Sanchez Cerén, du Front Farabundo Marti, au Salvador, où encore les réélections à la fois de Dilma Rousseff au Brésil, et d’Evo Morales en Bolivie, c’est Tabaré Vasquez, candidat du Frente Amplio, qui a remporté ce dimanche 30 novembre les élections présidentielles uruguayennes.

Après un premier tour où le candidat de gauche, et premier président de gauche de l’Uruguay en 2004, avait obtenu 49,47% des suffrages exprimés, et où le Frente Amplio avait obtenu la majorité parlementaire, nécessaire pour mener les réformes sociales prévues, Tabaré Vasquez a obtenu, au seconde tour, 55,5% des voix.
Il confirme donc la volonté du peuple uruguayen : celle de la continuité des réformes sociales et économiques en vigueur depuis 2004.

Tabaré Vasquez a ainsi, notamment, pu s’appuyer sur le bilan plus que positif du désormais ex-président José Mujica. Ce dernier continuera d’ailleurs de servir son peuple et son pays, en tant que sénateur du Frente Amplio.
Tabaré Vasquez aura cependant la lourde tâche de faire au moins aussi bien que « Pepe », président atypique qui s’est fait connaître par son mode de vie simple, toujours à disposition de son peuple, et qui au cours de son mandat aura mener d’importantes et ambitieuses réformes, à la fois sociétales comme la légalisation de l’avortement, ou du mariage homosexuel, mais également sociales, augmentant le salaire minimum, diminuant le chômage et la pauvreté, tout en augmentant le PIB, preuve qu’une politique progressiste au service des travailleurs et du peuple n’est pas contraire avec une réussite économique.

Cette élection conforte la gauche latino-américaine et nous montre à nous, européens, que de réelles politiques de gauche, au service des peuples sont possibles. Tout comme une politique d’intégration régionale basée sur la solidarité et la coopération entre les peuples, à l’image de l’ALBA ( Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique ) qui vient de fêter ses 10 ans.

Et lorsque ce ne sont pas des candidats de gauche qui l’ont emporté cette année, tous ont montré une volonté de changement au moins partiel. Ainsi au Panama le président élu le 4 mai 2014, Juan Carlos Varela a décidé d’inviter Cuba au sommet de l’Organisation des Etats d’Amérique, contre l’avis de son « allié » historique : les Etats-Unis.
En Colombie, le président, réélu cette année, a lui annoncé une reprise des négociations entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie, qui auront lieu à la Havane.
Nous n’oublions pas également la réélection, de Michelle Bachelet, le 11 mars 2014,candidate de gauche issue d’une coalition regroupant notamment des socialistes et des communistes.

Tabaré Vasquez a, pour sa part, annoncé porter une « attention particulière » aux domaines de l’éducation, des infrastructures et de la sécurité, même si il est vrai que l’Uruguay est un des pays les plus stables d’Amérique latine.
Il ne fait nul doute que la prospérité de l’Uruguay continuera sous le mandat de Tabaré Vasquez a qui nous adressons nos félicitations fraternelles.

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