Zemmour dégage!

L’information a fait le tour de tous les plateaux télévisions, les réseaux sociaux, les radios : Itélé s’est (enfin) séparé d’Eric Zemmour après ses propos honteux et intolérables lors d’une interview en Italie, au sujet de nos concitoyens musulmans. Il a ainsi déclaré qu’à cause des musulmans, la France irait droit à la guerre civile, et, après que le journaliste lui est demandé :  » mais alors que suggérez vous de faire : déporter 5 millions de musulmans français ? » il a rétorqué ceci :  » Je sais, c’est irréaliste, mais l’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds noirs, vingt-ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ? »

Quoi de plus normal donc qu’il soit viré ? Pourtant certaines personnalités politique ne voient pas cela du même oeil. C’est le cas de Marine le Pen qui, par l’intermédiaire d’un tweet, a exprimé son indignation vis à vis de ce licenciement. Il en va de même de plusieurs autre dirigeants frontistes, ainsi que de ceux de l’UMP, tous mécontents de cette décision de la chaîne télé.

Plus surprenant en revanche d’autres, notamment à gauche, ont également critiqué cette décision, expliquant que ce n’est pas de cette façon que l’on combattra ces idées de haines. Pour ma part j’estime que Itélé a pris une excellente décision puisque priver Zemmour d’une intervention hebdomadaire sur une chaîne de grande écoute c’est une manière comme une autre de lutter contre ses idées.

Depuis trop longtemps on a laissé le champ médiatique, et la parole, à ces théoriciens racistes, que ce soit Zemmour, Soral, Dieudonné, tous n’ont aucunement leur place sur des chaînes télés, des journaux, où des radios.
C’est pour cette raison que nous ne pouvons que nous réjouir qu’Eric Zemmour ne puisse plus déverser son catéchisme haineux envers les musulmans, les homosexuels etc, sans que personne ne l’en empêche.

Quant à ceux qui évoqueraient un déni de liberté d’expression, la liberté d’expression s’arrête lorsque elle est utilisé à des buts de propagandes raciste.
Le racisme n’est en rien une opinion comme une autre, c’est un délit condamnable par la loi.

Soral, Zemmour, et tous ceux qui vilipendent leur haine haut et fort envers les juifs, les musulmans, les homosexuels, en se basant sur des préjugés et des théories issue des pires régimes fascistes et racistes, ne devraient pas pouvoir le faire si facilement sur des chaînes publiques, ou sur les réseaux sociaux.

Publicités

Victoire pour le peuple cubain

Le 17 décembre 2014 restera une date historique pour Cuba et son peuple, qui voient revenir après des années de captivité les 3 héros cubains détenus aux Etats-Unis.
Les « cinq de Miami », comme on les surnomment, sont ainsi tous revenus à la maison, salués unanimement par tout le peuple cubain et tous les amis de Cuba à travers le monde. Ces héros, symbole de la lutte d’un petit pays face au géant impérialiste, auront durant leurs 16 années de captivité fait preuve d’un courage indéniable et une détermination de fer. Et nous nous réjouissons qu’ils puissent enfin revoir leur famille et leur patrie.

Par ailleurs, le gouvernement américain a reconnu, officiellement, que la stratégie adoptée à l’encontre de Cuba n’était pas la bonne. En clair, cela signifie que malgré toutes les tentatives de déstabilisation du gouvernement et d’intimidations du peuple cubain ; rien pas abouti, du fait de la combativité et du courage de ce peuple.
Une reprise des relations diplomatique va donc être enclenchée, et les Etats-Unis envisagent déjà d’installer une ambassade à Cuba.
En ce qui concerne le blocus, si les sanctions devraient être allégées, il reste pour le moment maintenu, ce qui ne peut que nous encourager de continuer à soutenir le peuple cubain et à lutter pour qu’enfin ce blocus, illégal et illégitime puisque condamner à plusieurs reprises par l’ONU, soit levée dans son intégralité.

Quoiqu’il en soit, il s’agit bien d’une défaite de l’impérialisme américain, une de plus après les succès électoraux de 2014 qui ont vu être  Evo Morales en Bolivie, Dilma Rousseff au Brésil, se faire réélire, et Tabaré Vasquez se faire élire en Uruguay.

Mais ne nous faisons pas d’illusion, même si en apparence les Etats-Unis veulent changer leurs attitudes envers Cuba, leurs intentions premières restent évidemment le renversement du système cubain. Méfions nous également des médias qui tout d’un coup ne parlent pas de Cuba en mal, mais qui en revanche font passer la défaite évidente des Etats-Unis pour de la générosité et de la compassion de leur part. Non, la libération des prisonniers et la reprise des dialogues est une victoire du peuple et du gouvernement cubain, ce n’est en rien un geste « amicale » de la part du gouvernement impérialiste.

Nous ne pouvons, une fois encore, que salué le courage des « cinq » de Miami revenus récemment. D’ailleurs, après avoir remercié Raul Castro, l’un deux : Antonio Guerrero a déclaré ;  » nous sommes prêts à continuer, s’il le faut », preuve de l’infaillible fidélité de ces cubains à la patrie socialiste et à son peuple.
Car ne l’oublions pas, s’il étaient emprisonnés aux Etats-Unis c’est bel et bien parce qu’ils avaient réussi à infiltrer des groupes terroristes anticastristes qui se sont fait connaître par le passé par des attentats sur le sol cubain.

Le combat continue, la victoire viendra avec le temps.

Victoire en Uruguay

Une fois de plus les peuples d’Amérique latine envoient un signal fort, celui du refus des politiques néolibérales et de l’impérialisme nord américain.

Plus que jamais, au cours de cette année, la gauche et le mouvement progressiste se sont renforcés dans cette région du monde. En effet, après l’élection de Sanchez Cerén, du Front Farabundo Marti, au Salvador, où encore les réélections à la fois de Dilma Rousseff au Brésil, et d’Evo Morales en Bolivie, c’est Tabaré Vasquez, candidat du Frente Amplio, qui a remporté ce dimanche 30 novembre les élections présidentielles uruguayennes.

Après un premier tour où le candidat de gauche, et premier président de gauche de l’Uruguay en 2004, avait obtenu 49,47% des suffrages exprimés, et où le Frente Amplio avait obtenu la majorité parlementaire, nécessaire pour mener les réformes sociales prévues, Tabaré Vasquez a obtenu, au seconde tour, 55,5% des voix.
Il confirme donc la volonté du peuple uruguayen : celle de la continuité des réformes sociales et économiques en vigueur depuis 2004.

Tabaré Vasquez a ainsi, notamment, pu s’appuyer sur le bilan plus que positif du désormais ex-président José Mujica. Ce dernier continuera d’ailleurs de servir son peuple et son pays, en tant que sénateur du Frente Amplio.
Tabaré Vasquez aura cependant la lourde tâche de faire au moins aussi bien que « Pepe », président atypique qui s’est fait connaître par son mode de vie simple, toujours à disposition de son peuple, et qui au cours de son mandat aura mener d’importantes et ambitieuses réformes, à la fois sociétales comme la légalisation de l’avortement, ou du mariage homosexuel, mais également sociales, augmentant le salaire minimum, diminuant le chômage et la pauvreté, tout en augmentant le PIB, preuve qu’une politique progressiste au service des travailleurs et du peuple n’est pas contraire avec une réussite économique.

Cette élection conforte la gauche latino-américaine et nous montre à nous, européens, que de réelles politiques de gauche, au service des peuples sont possibles. Tout comme une politique d’intégration régionale basée sur la solidarité et la coopération entre les peuples, à l’image de l’ALBA ( Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique ) qui vient de fêter ses 10 ans.

Et lorsque ce ne sont pas des candidats de gauche qui l’ont emporté cette année, tous ont montré une volonté de changement au moins partiel. Ainsi au Panama le président élu le 4 mai 2014, Juan Carlos Varela a décidé d’inviter Cuba au sommet de l’Organisation des Etats d’Amérique, contre l’avis de son « allié » historique : les Etats-Unis.
En Colombie, le président, réélu cette année, a lui annoncé une reprise des négociations entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie, qui auront lieu à la Havane.
Nous n’oublions pas également la réélection, de Michelle Bachelet, le 11 mars 2014,candidate de gauche issue d’une coalition regroupant notamment des socialistes et des communistes.

Tabaré Vasquez a, pour sa part, annoncé porter une « attention particulière » aux domaines de l’éducation, des infrastructures et de la sécurité, même si il est vrai que l’Uruguay est un des pays les plus stables d’Amérique latine.
Il ne fait nul doute que la prospérité de l’Uruguay continuera sous le mandat de Tabaré Vasquez a qui nous adressons nos félicitations fraternelles.