Arguments contre arguments, semaine d’action du PCF

Dénoncer la « souffrance patronale » voici la provocation qu’entreprend le MEDEF en ce début du mois de décembre. Une semaine d’action est ainsi prévue du 1er au 5 décembre par ce même MEDEF, qui ne représente par ailleurs que les grands patrons du CAC 40 et non pas tous les chefs d’entreprises.
En riposte à cette injure vis à vis des travailleurs et plus généralement de tous ceux qui souffrent de la crise, le Parti communiste français a décidé de mener une contre-semaine d’action.

Cette initiative se déroulera de plusieurs manières et aura pour objectif premier de démonter chaque argument patronal.
Depuis 2012, et l’arrivée au pouvoir de François Hollande, le MEDEF a tout obtenu : entre l’ANI, le démantèlement du code du travail, les milliards d’euros en cadeaux, où encore les exonérations, rien n’a été refusé à un grand patronat qui en demande toujours plus.
Pourtant, le chômage ne fait qu’augmenter, tout comme d’ailleurs leurs salaires et celui des actionnaires. Alors pourquoi ? Où va donc notre argent, l’argent public ? Où sont les preuves que l’argent du CICE et de tous les autres cadeaux sert bel et bien à lutter contre le chômage ? C’est à toutes ces questions que devra répondre le MEDEF et Pierre Gattaz, dont la fortune a d’ailleurs augmentée cette année.

Nous nous demandons bien de quelles souffrance ils parlent, est-ce la souffrance dû aux milliards d’euros du CICE, du Crédit impôt recherche où bien des exonérations de cotisations ?
A cela il faut ajouter la fraude fiscale qui perdure, l’argent des banques qui va on ne sais où, l’augmentation des dividendes versés aux actionnaires, en parallèle des fermetures d’usine.
Avec un véritable gouvernement de gauche, cet argent irait au peuple, cet argent nous permettrait d’apporter à tous des services publics de qualité, cet argent nous permettrait de lutter efficacement contre le chômage, et de mettre à bien des réformes profondément de gauche.

Pourtant, malgré ces milliards et ces milliards, le MEDEF en veut toujours plus. L’ouverture des magasins le dimanche, la suppression des justifications de licenciement, la suppression complète du code du travail, la suppression du SMIC, l’annulation de jours fériés. Cela peut paraître démesuré et irréalisable, pourtant toutes ces propositions sont à prendre au sérieux avec ce gouvernement ci. Et il est certains que nous resterons mobilisés contre toute nouvelle tentative d’atteinte aux droits des travailleurs.

Nous organiserons donc plusieurs actions afin de faire entendre notre voix contre celle du MEDEF omniprésente à la télé, à la radio, dans les journaux.
Pour commencer, 1 million de tracts seront distribués partout en France avec la volonté d’alerter directement les travailleurs dans les usines. Par ailleurs des rassemblements se tiendront devant les sièges du MEDEF en province et à Paris. Enfin nous interrogerons les préfets afin de savoir où va l’argent des banques, et de l’Etat versé au patronat, et où sont les preuves qu’il est bel et bien réinvesti pour l’emploi.

Yvon Gattaz, père de Pierre Gattaz, et ancien président du CNPF ( conseil national du patronat français, que le MEDEF a remplacé ) le disait lui même :  » On ne conduit pas la même politique avec un PCF à 20% et à 5% « . 
C’est à dire qu’il appartient à nous, avec nos partenaires du Front de gauche, de démonter les arguments du MEDEF, sur le terrain, dans les entreprises, partout.
D’ailleurs, Pierre Laurent a la ferme intention de débattre avec Pierre Gattaz qui avait exprimé cette idée d’un débat pour montrer la validité de cette idée.
Voyant que Pierre Laurent y répondait favorablement, Pierre Gattaz a annoncé qu’il soit fait dans l’Humanité, ce qui à mon sens n’est pas une bonne chose.
En effet, les lecteurs de l’Humanité savent déjà que les propositions de Pierre Gattaz ne valent que pour les profits des grands patrons, et nous n’arriverions pas à toucher un public aussi important qu’avec un débat à la télé.

Quoiqu’il en soit, nous continuerons le combat durant cette semaine d’action où tout sera mis en oeuvre pour que les travailleurs comprennent que le MEDEF, par ces propositions, n’est en rien un allié. 

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Succès du référendum étudiant

Du 12 au 21 Novembre s’est tenu dans toutes les facultés de France un référendum à notre initiative, celle de l’Union des étudiants communistes (UEC), afin de questionner les étudiants sur la question du budget, pour savoir si oui ou non ils étaient en accord avec la politique de baisse des budgets pour l’Enseignement supérieur, orchestrée par le gouvernement.
Ainsi ce sont 28 180 étudiants qui ont tenu dans la quasi-totalité a exprimé à la fois leur refus de subir de nouvelles baisses pour leurs universités, mais également leur mécontentement plus général à l’égard des politiques d’austérités.

Le résultat du scrutin est sans appel et sans aucune contestation possible. Le gouvernement ne peut, désormais, plus se cacher, et ne peut plus prétexter que les étudiants sont en accord avec cette politique austère et libérale.

Il n’est pas normal que l’éducation, et plus précisément l’Enseignement supérieur, soit négligée, soit sacrifié au profit d’un grand patronat toujours plus rapace. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : toutes les coupes que connaissent nos universités, mais plus généralement celles opérées dans les services publics comme dans les hôpitaux par exemple, sont en fait destinées à financer le CICE ( crédit impôt compétitivité emploi ) qui est tout simplement un véritable cadeau fait au patronat, sans aucune contrepartie de sa part, et sans aucun contrôle.

Alors oui, les étudiants ont décidé de prendre leur avenir entre leurs mains, partout en France se tiennent des assemblées générales étudiantes, les étudiants descendent dans la rue, clamant un même et unique voeux : celui du refus de l’austérité et de ses conséquences. En effet, la baisse des budgets va à la fois impliqué une suppression de postes d’enseignants et de personnels administratifs, mais également des fermetures de filières, la suppression dans certaines université du Suaps, la fermeture de bibliothèques universitaires (BU), où encore des TD qui deviendront surchargés.

La mobilisation ne doit naturellement pas s’arrêter là, le référendum doit agir comme un moyen de consolider et d’agrandir la mobilisation en faisant participer des jeunes, qui d’ordinaires ne s’engagent pas.

Continuons à informer, à alerter les étudiants, car c’est leur avenir qui est en jeu, et il n’appartient qu’à eux et à eux seuls de pouvoir changer les choses et de faire reculer le gouvernement pour qu’enfin des budgets ambitieux soient alloués à nos universités.
L’avenir c’est la jeunesse, ce sont les étudiants, et les étudiantes, pourtant François Hollande n’en a que pour le MEDEF, toujours plus pour eux, toujours moins pour nous, pour les travailleurs, pour les chômeurs, pour les retraités.

Ainsi, par l’intermédiaire de ce référendum nous envoyons un message fort et symbolique au gouvernement, ne mettez pas en place pour les étudiants ce que les étudiants rejettent massivement. 

Du 12 ou 17 novembre référendum étudiant !

Pour ou contre l’austérité dans votre université ? C’est à cette question que devront répondre les étudiants de France du 12 au 17 novembre.
L’Union des étudiants communistes ( dont je suis membre ), avec plus d’une centaine d’autres organisations étudiantes, a décidé de questionner les étudiants sur un enjeu majeur à savoir la baisse des budgets des universités de France.
En effet, dans plusieurs villes françaises, des facs vont voir certaines filières supprimées, des services vont disparaître comme le Suaps, des postes d’enseignements vont également être supprimés, tout cela sans que rien ne soit fait pour l’en empêcher.

Pourquoi tout cela ? Alors même que le gouvernement avait promis que la jeunesse serait une des priorité de ce quinquennat, c’est tout l’inverse qui se produit.
La baisse des budgets de nos universités intervient dans une logique de réduction des dépenses publiques, et de cadeaux toujours plus élevés en faveur du MEDEF.
A l’heure actuelle, il me semble pourtant évident que ce sont les jeunes, qui ont le plus besoin d’argent pour étudier et assurer l’avenir du pays. Les actionnaires, et autres grands patrons, ont assez profité de l’argent publique qu’ils utilisent non pas pour employer, comme Manuel Valls et les médias vous le diront, mais bel et bien pour s’enrichir personnellement.

Les chiffres sont là pour l’attester, depuis des décennies que les gouvernements successifs mènent ce genre de politique, le chômage ne cesse d’augmenter, et les inégalités se sont considérablement creusées.
Et le constat est le même au niveau de l’enseignement supérieur, puisque ce seront trois étudiants sur quatre qui ne seront pas diplômés au bout de trois ans.
Pourtant, des solutions existent afin d’inverser cette situation désastreuse : ainsi, plutôt que de donner des milliards et des milliards au patronat pour au final ne pas voir le chômage diminué, cette argent devrait revenir aux universités, dont une grande partie sont en déficit de plusieurs millions d’euros.

C’est dans ce contexte que l’UEC organise un référendum partout en France, afin de demander aux étudiants ce qu’ils préfèrent. Souhaitez-vous un enseignement supérieur de qualité, sans suppressions de postes, avec des services garantis, et des TD non surchargés ? Ou bien souhaitez-vous que l’argent destinée à vos études et donc à votre avenir finissent dans les poches d’une infime minorité, pour soit disant inverser la courbe du chômage ?

Pour nous le choix est d’ores et déjà fait et nous nous battrons partout en France pour faire entendre notre voix et celle de tous les étudiants qui refusent que leurs études soit sacrifiées au nom de la compétitivité.
Comme ce fut déjà le cas à Créteil où encore à Clermont, partout les étudiants doivent se mobiliser pour leur avenir, et cela commencera dès cette semaine avec le référendum.