Brésil, Uruguay : nous sommes en tête

Deux bonnes nouvelles nous arrivent de l’Amérique du Sud, en effet après la réélection d’Evo Morales a la tête de l’Etat plurinational de Bolivie il y a peu, voici que Dilma Rousseff, vient d’être à son tour réélue à la tête du Brésil avec 51,45% des suffrages exprimés.
Face au candidat de la droite Aecio Neves, l’ex guérillera a su mener une campagne courageuse, malgré l’hostilité des médias à son encontre.

S’appuyant sur son bilan et celui de son prédécesseur Lula, Dilma Rousseff a su convaincre le peuple brésilien qui, en la reconduisant au pouvoir, fait le choix de la continuité des réformes sociales et de la lutte contre la pauvreté. Cette dernière qui a déjà permis a plus de 40 millions de brésiliens d’en sortir sous la présidence de Dilma Rousseff.
Il faudra ajouté à cela les projets concernant l’éducation, la santé, l’alimentation, le logement auxquels la présidente attache une grande importance.

La corruption devrait également être au coeur du projet présidentiel de ces 4 prochaines années. En effet, Dilma Rousseff a annoncé sa ferme attention de lutter contre ce fléau qui ravage les institutions du pays.

Cette nouvelle victoire du peuple brésilien et du camp progressiste dans cette région reflète une grande défaite : celle de l’impérialisme américain et de ses sbires.
Que ce soit au Brésil, au Venezuela, en Bolivie, au Chili, en Argentine, en Equateur, au Honduras, ou au Nicaragua les élections portent au pouvoir nos forces de gauches, celles du progrès social et celles de la solidarité.

Et une nouvelle victoire semble se dessinée dans cette région puisqu’au premier tour de l’élection présidentielle uruguayenne, Tabare Vasquez ( premier président de gauche du pays entre 2005 et 2010 ) est arrivé en tête avec un score estimé entre 44 et 46% des voix.
Lui aussi a pu s’appuyer sur le bilan de ces 4 dernières années de la part de celui qu’on qualifie de « président le plus pauvre du monde » : José Mujica.
Homme simple et modeste, « Pépé » comme le surnomme son peuple, du fait de son mode de vie extrêmement modeste, aura mené des réformes ambitieuses qui auront permis à l’Uruguay de passer d’un taux de pauvreté de 40% à 11%.
Le chômage est également au plus bas, et sur la période des dix dernières années où la gauche était au pouvoir, le salaire minimum aura augmenté de 250%.

A cela il faut ajouter la légalisation du mariage homosexuel, la dépénalisation de l’avortement, où encore les lois contre l’évasion fiscale et le secret bancaire.
Sans compter que Pépé resta, malgré sa fonction de président, homme du peuple, lui l’ancien guérillero refusa de loger au palais présidentiel, préférant sa modeste maison au côté de sa femme, et n’hésitant pas à déclarer le palais présidentiel zone de refuge lors d’intempéries. Par ailleurs, il a fait le choix de vivre avec le salaire moyen d’un uruguayen, reversant 90% de son salaire à des associations caritatives.

Nul doute que ce bilan positif permettra à notre camarade Tabare Vasquez de remporter le second tour de l’élection présidentielle qui aura lieu le 30 novembre.

En attendant, ces élections reflètent parfaitement la perte d’influence des Etats-Unis d’Amérique dans cette région, longtemps sous son hégémonie.
Il semble désormais clairement établi que les peuples latino-américains refusent toute domination impérialiste sur leur région, et seul la continuité de politiques progressistes, et de la coopération régionale, permettra définitivement de mettre fin à l’ingérence américaine dans cette région.

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Actualités d’Amérique latine #3

Bolivie :
Evo Morales a été réélu président de l’Etat plurinational de Bolivie, dès le 1er tour avec 61% des suffrages exprimés, ce dimanche 12 octobre. Le peuple bolivien a donc choisit de continuer la transformation mise en place par le président bolivien issu du Mouvement pour le socialisme (MAS). Les réformes progressistes continueront donc en Bolivie, dans une période où plus que jamais les peuples ont besoin de se libérer de l’impérialisme nord-américain encore présent dans la région.
Par ailleurs les boliviens ont également donné une large majorité au MAS au Parlement.

Brésil :
Au Brésil, la candidate, Marina Silva, se revendiquant écologiste et socialement de gauche, mais étant économiquement de droite, a annoncé son ralliement au candidat de droite Aécio Neves, du Parti social-démocrate brésilien. Si Dilma Rousseff, la présidente sortante, candidate du Parti des travailleurs, soutenue par une coalition de plusieurs partis, dont le Parti communiste du Brésil, n’était pas réélue, les réformes sociales commencées ces dernières années pourraient ne bien jamais voir le jour. Le peuple brésilien pourrait ainsi connaître une régression sociale en cas de victoire du candidat de la droite brésilienne.

Venezuela :
Après avoir envoyé des aides humanitaires durant l’été en Palestine, le Venezuela, par l’intermédiaire de son président Nicolàs Maduro, a annoncé un renforcement de la solidarité et de la coopération entre les deux peuples. En effet, ce seront plus 1000 jeunes palestiniens qui pourront venir étudier au Venezuela.
Le président de la République bolivarienne avait auparavant, au mois de juin, annoncé la création d’un établissement afin de recueillir les enfants palestiniens orphelins à cause des massacres commis contre la bande de Gaza.

Nicaragua : 
Autre pays progressiste d’Amérique latine, le Nicaragua a une nouvelle fois, comme tant d’autres pays, dénoncé à l’ONU le blocus américain contre le peuple cubain.
Par le biais de son ambassadrice aux Nations Unis, Maria Rubiales, le Nicaragua a également exprimé sa plus vive solidarité avec le peuple cubain et ses dirigeants, en déclarant son admiration devant la capacité de résistance du peuple cubain.

Argentine :
L’Argentine a elle aussi annoncé son intention d’aider le peuple palestinien. Après les horreurs qu’a subit la bande de Gaza, cet été, et la nécessité de la reconstruction après les bombardements israéliens, l’Argentine a déclaré qu’elle livrerait 72 millions de litres d’eau potable au peuple palestinien ainsi qu’une aide alimentaire dont devrait bénéficier un millier de familles.
C’est une nouvelle fois les pays progressistes, à l’image de Cuba, du Venezuela où de l’Argentine, qui nous montrent le chemin à suivre, celui de l’entraide, de la solidarité, et de coopération mutuelle entre les peuples.

Cuba : 
Subissant toujours les méfaits du blocus de l’Empire, et par conséquent étant privé de quantités de ressources, notamment médicale, Cuba a pourtant annoncé l’envoi en Afrique de médecins, afin de lutter contre la propagation du virus Ebola, dont la menace est de plus en plus importante.
Autre domaine dans lequel Cuba excelle, celui des énergies renouvelables. Ainsi, après avoir été gratifié par l’association mondiale WWF, Cuba a été salué, pour sa politique environnementale, par l’Organisation des Nation Unis pour le Développement Industriel (ONUDI).  

Elections au Brésil : Dilma en tête

Dimanche 5 octobre, se tenait au Brésil le premier tour de l’élection présidentielle, et Dilma Rousseff la présidente de gauche sortante est arrivée en tête avec 41,48% des suffrages exprimés.
La candidate du Parti des travailleurs ( PT ) et ancienne guérillera se positionne ainsi en favori pour le deuxième tour qui aura lieu le dimanche 26 octobre. Face à elle le candidat du Parti social-démocrate brésilien, qui a obtenu 33% des voix, tentera de rassembler tous les déçus de la politique mise en place ces dernières années.

Au pouvoir depuis 12 ans, sous Lula puis Dilma Rousseff, le PT aura mené une politique progressiste, sortant de la pauvreté 35 millions de pauvres, créant plus de 20 millions d’emplois, et revalorisant régulièrement le salaire minimum au fur à mesure de l’évolution de prix. A cela il faut ajouter les programmes sociaux mis en place, ceux d’alphabétisations, ceux de santé, et ceux permettant de lutter contre la famine.

Soutenue par une coalition de huit partis, dont nos camarades du Parti communiste du Brésil, Dilma Rousseff aura fort à faire si jamais elle était réélue dimanche 26 octobre. En effet, après les manifestations qui ont précédé la coupe du monde, le peuple réclame des réformes plus en profondeur, en rupture totale avec certains choix économiques qu’a pu faire le Brésil.

Néanmoins si le Brésil n’est pas allez aussi loin que le Venezuela où la Bolivie dans les réformes, sa puissance économique et son impact sur le continent sud-américain en font une alternative et un moyen de lutter contre l’impérialisme américain au niveau régional, comme au niveau mondial.
Le Brésil a ainsi, avec les pays du BRICS que sont la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du sud, participer à la fondation d’une banque alternative qui finance les projets de développement.

La non-réélection de Dilma Rousseff pourrait remettre en cause toutes les avancées sociales réalisées ces dernières années, ainsi que l’intégration régionale progressiste de l’Amérique latine à laquelle le Brésil participe.

Certes, la politique qui a été mené lors de ces dernières années, n’est pas parfaite, et elle est même critiquable sur certains points, notamment sur le point environnemental, mais l’arrivée au pouvoir de celui qui sera l’adversaire de Dilma Rousseff au second tour, Aecio Neves, serait une catastrophe pour le peuple brésilien et pour tout ce qu’il pu acquérir.

Arrivée troisième, Marina Silva, se présentant comme socialement de gauche et écologiste, mais économiquement libérale, aura la lourde tâche d’annoncer à ses militants son intention de vote pour le second tour. En effet, avec 21% des suffrages exprimés, Marina Silva sera l’arbitre de ce second tour.

L’avenir du Brésil reste cependant entre les mains du peuple brésilien lui même, qui, j’en suis convaincu, sera faire le bon choix le 26 octobre pour éviter une régression sociale et économique.

Dilma Rousseff bénéficie par ailleurs du soutient de l’ancien président brésilien Lula, qui avant elle, avait mis en place de vastes programmes sociaux. Cette figure du Brésil, est restée très populaire auprès des classes les plus défavorisées du pays, et son charisme ainsi que sa renommée aideront sans doute la présidente sortante à se faire réélire.