Non au travail le dimanche

Pas de jours de repos pour les travailleurs, c’est sans doute ce à quoi aspire le patronat qui, après avoir obtenu du gouvernement l’accord de flexibilité, veut imposer aux salariés le travail le dimanche.

Ainsi, la direction de Carrefour a décidé d’instaurer l’ouverture des magasins le dimanche, cet été, et ce dans plusieurs villes, provoquant la colère des travailleurs de ces différents magasins.
Car, si d’ordinaire lorsque surviennent de telles ouvertures, notamment en périodes de fêtes, les travailleurs sont choisis sur la base du volontariat et rémunérés à hauteur de 300% du salaire habituel, cette fois-ci les journées de travail ne se feraient plus que sur la base d’une majoration de seulement 20% et sans volontariat, rendant par conséquent obligatoire ces journées de travail.

Inacceptable pour les salariés qui, à Angoulins notamment, ont répondu massivement au préavis de grève lancés par la CGT et FO.
C’est en effet, une nouvelle fois, le seul moyen pour les travailleurs de se faire entendre face à un patronat toujours plus rapace et avide de profits.
Et dans ces combats ouvriers, mis à part le soutien, notre soutien inconditionnel, celui du Parti communiste, des jeunes communistes et du Front de gauche dans son ensemble, appuyé par les syndicats, les travailleurs sont seuls face à l’alliance du gouvernement et du Medef.

Au delà de la simple question de la rémunération, qui toutefois reste essentielle et majeure, se pose aussi la question du repos hebdomadaire auquel peut se prévoir chaque travailleur.
Comme chacun le sait, le dimanche est, bien souvent, le seul jour de repos auquel ont le droit les salariés, fait qui se vérifie d’autant plus chez les travailleurs des grandes surfaces, devant répondre à une forte demande notamment le samedi.

Or, en obligeant au travail ces salariés un dimanche, le patronat enlève, de ce fait, une des rares possibilité de se retrouver en famille pour les travailleurs.
En effet, avec des horaires souvent complexes, rendus de plus en plus flexibles par l’accord national-interprofessionnel (ANI), il est de plus en plus difficile pour un salarié de profiter de sa famille, ou simplement d’avoir ne serait-ce qu’un peu de temps libre.

Et bien souvent, c’est le dimanche qui est prévu à cet effet, d’où le caractère profondément injuste de vouloir rendre obligatoire le travail du dimanche, car c’est bien de cela qu’il s’agit, à terme l’ambition du patronat est de généraliser le travail du dimanche, comme il a su généraliser les emplois et les revenus précaires.

De telles mesures et de telles décisions ne pourraient être effectives sous un gouvernement véritablement de gauche, mais, avec un premier ministre et un président acquis à la politique de l’offre et soumis a Pierre Gattaz, les travailleurs de toutes professions ont de quoi s’inquiéter. 

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