Il y a 100 ans Jaurès était assassiné

C’était il y a 100 ans, le 31 juillet 1914, Raoul Vilain, étudiant nationaliste, assassinait Jean Jaurès militant infatigable de la République, de la paix et du socialisme, et ce alors même qu’il luttait pour empêcher la première guerre mondiale qu’il savait par avance dévastatrice. 
Je ne reviendrai pas sur les circonstances de cet assassinat, ni sur les conséquences dramatiques qui s’ensuivirent, mais j’essayerai plutôt de rendre compte à tel point, le Parti socialiste et le gouvernement trahissent ce que Jaurès portait en lui. 
Car, au delà des beaux discours de Manuel Valls qui certifie que Jaurès aurait voté le pacte de responsabilité, la réalité est tout autre. 
En effet, jamais dans l’action, et dans les propos de Jaurès, une telle politique, de telles réformes ont été préconisées. Il est évident que les époques ne sont pas les mêmes, mais Jean Jaurès défendait l’idée d’une République sociale, une République des travailleurs, ce que ni le président, ni le gouvernement ne semble décidé à faire. 
Militant infatigable de la paix, il n’aurait jamais toléré que l’armée de « sa patrie » parte en guerre par deux fois, et jamais il n’aurait accordé son soutien à la politique de massacre qu’Israël perpétue à Gaza. 
Il est facile pour le gouvernement de se revendiquer de Jean Jaurès, le Parti socialiste étant l’ancêtre de la SFIO, fondée grâce a Jaurès, et qui avait pour but de regrouper tous les mouvements socialistes qui étaient jusqu’alors divisés. Pourtant, une nouvelle fois tous dissocient le Section française de l’Internationale ouvrière, de l’époque, et le Parti socialiste d’aujourd’hui. Un Parti qui se revendique « socialiste, mais au sein duquel le mot « socialisme » est devenu tabou, étranger, blasphématoire. 
Quelle aurait été la réaction de Jaurès, s’il savait que les socialistes d’aujourd’hui se sont convertis au libéralisme, admettent le capitalisme financier, pire font tout pour le perpétrer ?
Elles sont nombreuses les lois qui ne conviennent qu’aux intérêts de la minorité dominante, contre ceux des travailleurs et de la majorité de la population. De la réforme des retraites à l’ANI, des allègements de cotisations aux politiques d’austérité. 
Il certains que le Jaurès de l’époque n’aurait pas soutenu ce gouvernement, clairement opposé à la cause des travailleurs et de la République sociale. François Hollande nous avait promis le changement ? Il a bien eu lieu, les patrons et autre actionnaires en auront bénéficié, sans doute sont-ils encore surpris de se voir attribuer  autant de faveurs et de cadeaux sous un gouvernement prétendu de gauche.
En réalité, 100 ans après, on assassine une seconde fois Jaurès, lui qui aura tant milité pour l’union dans un seul Parti des mouvements socialistes de l’époque, lui qui aura par tant d’articles, de conférences, de discours au Parlement, de meetings, de prises de paroles, milité pour la paix, pour le droit à l’éducation gratuite et laïque, pour la démocratie, pour la République, pour le socialisme. 
Et à l’heure où les médias vous diront qu’il n’y a qu’un seul chemin pour retrouver la croissance, celui de l’austérité et du libéralisme, nous communistes, militants du Front de gauche, véritable héritiers de la pensée et de l’action de Jaurès, vous disons qu’une alternative à gauche existe.
Et c’est, entre autres, avec le journal que Jaurès a fondé le 18 avril 1904- l’Humanité- que nous mènerons la lutte. 

Non au travail le dimanche

Pas de jours de repos pour les travailleurs, c’est sans doute ce à quoi aspire le patronat qui, après avoir obtenu du gouvernement l’accord de flexibilité, veut imposer aux salariés le travail le dimanche.

Ainsi, la direction de Carrefour a décidé d’instaurer l’ouverture des magasins le dimanche, cet été, et ce dans plusieurs villes, provoquant la colère des travailleurs de ces différents magasins.
Car, si d’ordinaire lorsque surviennent de telles ouvertures, notamment en périodes de fêtes, les travailleurs sont choisis sur la base du volontariat et rémunérés à hauteur de 300% du salaire habituel, cette fois-ci les journées de travail ne se feraient plus que sur la base d’une majoration de seulement 20% et sans volontariat, rendant par conséquent obligatoire ces journées de travail.

Inacceptable pour les salariés qui, à Angoulins notamment, ont répondu massivement au préavis de grève lancés par la CGT et FO.
C’est en effet, une nouvelle fois, le seul moyen pour les travailleurs de se faire entendre face à un patronat toujours plus rapace et avide de profits.
Et dans ces combats ouvriers, mis à part le soutien, notre soutien inconditionnel, celui du Parti communiste, des jeunes communistes et du Front de gauche dans son ensemble, appuyé par les syndicats, les travailleurs sont seuls face à l’alliance du gouvernement et du Medef.

Au delà de la simple question de la rémunération, qui toutefois reste essentielle et majeure, se pose aussi la question du repos hebdomadaire auquel peut se prévoir chaque travailleur.
Comme chacun le sait, le dimanche est, bien souvent, le seul jour de repos auquel ont le droit les salariés, fait qui se vérifie d’autant plus chez les travailleurs des grandes surfaces, devant répondre à une forte demande notamment le samedi.

Or, en obligeant au travail ces salariés un dimanche, le patronat enlève, de ce fait, une des rares possibilité de se retrouver en famille pour les travailleurs.
En effet, avec des horaires souvent complexes, rendus de plus en plus flexibles par l’accord national-interprofessionnel (ANI), il est de plus en plus difficile pour un salarié de profiter de sa famille, ou simplement d’avoir ne serait-ce qu’un peu de temps libre.

Et bien souvent, c’est le dimanche qui est prévu à cet effet, d’où le caractère profondément injuste de vouloir rendre obligatoire le travail du dimanche, car c’est bien de cela qu’il s’agit, à terme l’ambition du patronat est de généraliser le travail du dimanche, comme il a su généraliser les emplois et les revenus précaires.

De telles mesures et de telles décisions ne pourraient être effectives sous un gouvernement véritablement de gauche, mais, avec un premier ministre et un président acquis à la politique de l’offre et soumis a Pierre Gattaz, les travailleurs de toutes professions ont de quoi s’inquiéter. 

C dans l’air : désinformation exemplaire

Nous savons tous que l’émission C dans l’air n’est pas le relais de nos luttes sociales, politiques et syndicales. Pourtant, une nouvelle fois cette émission nous a gratifié d’une série d’invités ayant tous la même opinion sur ce qui se passe actuellement à Gaza.
Ainsi, étaient conviés un colonel de l’armée de réserve française, le président du congrès représentatif des institutions juives de France (CRIF) et Christophe Barbier, rédacteur en chef du journal l’Express que nous connaissons tous pour ses prises de position contre tout ce qui a attrait à la gauche.
Seul le dernier invité, Jean-Paul Chagnollaud, aura eu une attitude différente de celle des autres, condamnant clairement le blocus, l’occupation, et les massacres auxquels sont soumis les palestiniens, ce que les autres « spécialistes » auront omis de faire.

En effet, pour condamner les roquettes du Hamas et de la résistance palestinienne, les trois nommés plus haut auront été unanimes, en revanche pour condamner le massacre des civils palestiniens, ils se seront fait beaucoup plus discrets.
Pire, à la question « la réponse de l’armée israélienne est-elle disproportionnée par rapport aux roquettes palestiniennes? », nos 3 « experts » nous expliquent que ce n’est pas le cas. En bref que les tirs de roquettes palestiniennes justifient le massacre de plus de 500 civils palestiniens, dont des femmes et des enfants.

Pourtant, ce n’est pas de l’avis de tout le monde. En effet, un correspondant en direct de Jérusalem, nous explique qu’en réalité, contrairement aux chiffres officiels de l’ONU, la majorité des morts palestiniens étaient en fait des combattants armés du Hamas.
Ce serait donc des femmes, des vieillards et des enfants de moins de 10 ans qui lanceraient ces roquettes qui émeuvent tant les médias, et dont pourtant la majorité est interceptée par le Dôme de fer israélien, ne produisant aucun dégât, à l’inverse des bombes et des missiles israéliens.

Et le président du CRIF d’ajouter : « on ne parle pas assez des souffrances du peuple israélien ».
Et vous M. Cukierman, parlez-vous de la souffrance du peuple palestinien ? Trouvez-vous peut-être normal et légitime que la cinquième armée du monde puisse tuer sans impunité des femmes, des enfants, de simples citoyens innocents ?

Evidemment, de la bouche de ces mêmes personnes, lorsqu’on soutient la Palestine on est nécessairement antisémite. Car quiconque s’oppose à la politique d’Israël ne peut être qu’antisémite, voilà le seul jugement qu’ils portent sur les manifestations populaires qui ont eu lieu en France, et où des juifs de France y ont pris part, témoignant de l’incohérence de tels propos.
Ce sont de tels amalgames qui ne font qu’alimenter les tensions en France, et contribuent à faire passer ceux qui se battent pour la paix pour des extrémistes pro-Hamas.

Comment peut-on parler de la souffrance du peuple israélien, qui subit quelques dégâts matériels, et oublier le cauchemar que vit, chaque jour, le peuple Gazaoui ? Soumis à un blocus, aux bombes, aux missiles et aux chars israéliens, ne pouvant fuir par la mer du fait de la présence des navires militaires israéliens et du blocus maritime, empêchant les palestiniens d’aller à plus de trois kilomètres de leurs côtes, ne pouvant fuir en Egypte, manquant d’eau, de nourriture, d’électricité, de médicaments, de soins, de matériaux.

Dans de telles conditions, comment ne pas comprendre la résistance populaire qui s’organise tant bien que mal ? Mais surtout, comment les médias et les gouvernements occidentaux peuvent rester impassibles face à ce qu’il se passe ? Chaque jour, des images et des témoignages nous parviennent, témoignant de l’horreur que vivent les palestiniens, et apportant chaque jour leurs lots d’images terribles. 

Solidarité internationale avec Gaza

Alors que l’horreur continue à Gaza, et que la barre des 400 morts palestiniens à été franchie, de partout dans le monde on manifeste pour exiger un cessez-le-feu, la paix, et le respect de la terre et des droits palestiniens.
Ainsi, à l’inverse des puissances occidentales, préférant soutenir le massacre auquel l’armée israélienne se livre, les peuples occidentaux se solidarisent avec le peuple gazaoui.

Que ce soit en France, en Angleterre, en Espagne, en Norvège, aux Etats-Unis et même en Israël, à l’appel du Parti communiste notamment, les peuples de ces pays se joignent aux souffrances de Gaza, et exhortent leurs gouvernements respectif à sanctionner Israël en stoppant les échanges commerciaux.
En Suède, c’est le roi en personne qui s’est joint aux manifestants, tandis qu’en France, François Hollande interdit les manifestations de soutient à la Palestine dans la capitale.

A travers le monde entier, les Partis communistes appellent aux sanctions contre Israël, comme l’attestent une déclaration communes de 51 Partis communistes de tous les continents.
En France, le Parti communiste et le Front de gauche dans son ensemble, ainsi que le Mouvement des jeunes communistes- auquel j’appartiens- mobilisent et alertent sur ce qui se joue en Palestine.

Il est, par ailleurs, bon de rappeler à notre actuel Président de la République son engagement n°59 lors de la campagne présidentielle. Il y était stipulé ceci : « Je prendrai des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine. Je soutiendrai la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien. »
Force est de constater, une fois de plus, qu’une fois élu, le candidat Hollande a renoncer à cet engagement pourtant élémentaire.

A l’inverse de ce gouvernement que certains osent encore appeler « socialiste », en Amérique Latine, parmi de véritables pays socialistes où tentant d’en être, une seule voix résonne, celle de la paix et du soutien au peuple palestinien.

Ainsi, alors que le Chili a annoncé cesser tous ses accords commerciaux avec Israël, au Venezuela, des députés, membres du Parti socialiste au pouvoir, ont manifesté jusqu’au siège de l’Autorité palestinienne à Caracas.
D’une façon unanime, tous les pays progressistes d’Amérique latine ont exprimé clairement leur soutien à la Palestine et appellent la communauté internationales à prendre des mesures de sanctions envers Israël.
En Bolivie, le président socialiste Evo Morales a annoncé avoir demandé à l’ONU et à la Cour internationale de la Haye d’ouvrir une enquête pour « crime contre l’humanité ».

De même le Salvador, Cuba, l’Uruguay et même le Mexique, condamnent activement ce que certains n’hésitent pas à nommer un « génocide ». Quant à l’Equateur, le gouvernement a annoncé le retrait de l’ambassadeur équatorien d’Israël.

La situation du peuple de Gaza, exige une solidarité accrue et de tous les instants avec ce dernier. Chacun à notre manière nous pouvons soutenir les gazaouis en donnant à des organisations comme le Secours populaire, qui aideront les palestiniens à retrouver ne serait-ce que de quoi vivre un peu.
De surcroît, en répondant présent aux diverses mobilisations qui ont lieu en France, nous montrerons à nos dirigeants que la France est du coté de la paix et de la Palestine. 

Gaza : entre résistance et survie

Si l’objectif d’Israël était d’affaiblir la résistance palestinienne à Gaza, force est de constater que c’est un échec cuisant.
En effet, le peuple gazaoui, plus que jamais, se solidarise avec la résistance armée, et tente, tant bien que mal, de résister lui aussi.

Il nous faut tout d’abord remettre les choses dans leur contexte, la résistance ne provient pas uniquement du Hamas et de sa branche armée. Ce sont toutes les organisations palestiniennes présentes à Gaza qui sont impliquées dans la résistance, y compris le Fatah de Mahmoud Abbas ( président de l’Autorité palestinienne).
C’est donc une véritable résistance populaire à laquelle l’armée israélienne doit faire face. D’autant, qu’à leur manière, de simples citoyens résistent en refusant de quitter leur domicile, pourtant menacé par les bombes et les missiles israéliens.

Le peuple de la bande de Gaza, fait preuve d’un courage infini, et alors que dans le monde entier, on manifeste pour Gaza, sur place les habitants essayent de survivre comme ils le peuvent, entre deux salves de bombes israéliennes.
Et la situation s’est empirée dans la nuit du 17 au 18 juillet, lorsque l’armée israélienne est entrée avec chars et hommes, toujours appuyés par d’importants moyens aériens ( hélicoptères de combats, avions de chasses ) dans la bande de Gaza.
A l’heure où ces lignes sont rédigées, ce sont 318 palestiniens, dont une grande partie de femmes et d’enfants, qui ont perdu la vie suite aux bombardements de l’armée israélienne, on décompte, par ailleurs, des milliers de blessés, et de gens ayant dû fuir leur domicile.
A cela il faut ajouter les destructions d’écoles, d’hôpitaux, de mosquées, de maisons, ainsi que la quasi-absence d’électricité et d’eau potable pour une grande partie de la population.

Nous n’assistons pas à une guerre entre l’armée israélienne et des organisations terroristes, comme aiment à le répéter les médias dominants, c’est bien à un véritable massacre auquel nous assistons entre, d’un côté, une armée équipée des dernières technologies, hautement expérimentée, et de surcroît supérieure en armes et en nombre, et de l’autre des combattants palestiniens armés qu’avec ce qu’ils ont pu trouver et ne disposant que de roquettes, dérisoires face à l’armada israélienne.

Mais la résistance palestinienne est toujours active, en témoignent les roquettes qui continuent d’être lancées non pas sur les villes israéliennes mais sur les nouvelles positions de l’armée israélienne.
Une résistance légitime au vu des horreurs que subitf la population de Gaza, qui ne réclame que le droit de vivre dignement.

Il est ainsi facile pour Israël de dénoncer la non-acceptation du cessez-le-feu de la part du  Hamas et de la résistance palestinienne, quand ces derniers sont tout juste consulter, et quand surtout aucune revendication du peuple palestinien n’est prise en compte.

Pour qu’intervienne un véritable cessez-le-feu, les revendications palestiniennes doivent être entendues et appliquées, à savoir ; la levée immédiate du blocus que subit la bande de Gaza depuis des années, l’ouverture de la frontière égyptienne notamment à Rafah, la libération des prisonniers politiques palestiniens, dont des élus, qui croupissent dans les geôles israéliennes, l’accès libre de Gaza à la mer, ainsi que l’accès à la Mosquée d’al-Aqsa, située à Jérusalem, pour tout musulman souhaitant s’y rendre.

Ce ne sont là que des revendications légitimes, et normales pour un peuple, qui continue d’être opprimé par une puissance militaire qualifié de « seule démocratie du Proche-Orient ».

Instaurons un contrôle sur nos élus

Les différentes affaires dans lesquelles sont impliqués des élus de l’UMP, du FN ou encore du PS, sont là pour le prouver, il faut que la population puisse exercer un contrôle sur les élus de la République, afin de pouvoir les révoquer s’ils jugent leurs bilan mauvais, où s’ils sont jugés pour différentes affaires et que la culpabilité s’avère vraie.

Ainsi, comment est-il concevable qu’un certains nombres d’élus- importants- de l’UMP soient toujours en fonction alors qu’ils ont été condamnés par la justice ?
Alain Juppé et Patrick Balkany, pour ne citer qu’eux, ont été réélus maire dès le premier tour, alors que le premier a été condamné pour prise d’intérêt illégal, et que le deuxième a été condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux et prise illégale d’intérêts.
Récemment c’est Isabelle Balkany, députée UMP,  qui a été inculpée pour fraude fiscale, et qui pourtant se maintient à son poste de députée.

Ces élus-ci ne représentent en rien les intérêts et les attentes populaires, pas plus que les élus du Front national au Parlement européen.
Il suffit une nouvelle fois de consulter les chiffres pour s’en convaincre, au Parlement européen, lors du mandat 2009-2014 : parmi les 5 députés français les moins actifs, 3 étaient membres du Front national ( parmi eux Jean-Marie et Marine le Pen, ainsi que Bruno Gollnisch ).
En réalité, leur activité parlementaire étant quasi nulle, c’est uniquement pour empocher les indemnités, auxquelles ont le droit les députés, que les députés FN y siègent.

Partant de ce constat, comment peut-on considérer que ces élus du peuple, représentent ceux par qui ils ont été élus ?

Certes, notre démocratie nous offre le droit de voter pour le candidat ou la candidate de notre choix, mais une fois ce dernier élu, nous n’avons plus de contrôle réel sur lui, hormis lors de la prochaine élection.
Lorsque nos élus respectent leurs engagements et tiennent leurs promesses, cela n’a aucune importance, mais lorsque c’est l’inverse qui se produit, un référendum révocatoire devrait permettre d’exercer un contrôle sur les élu-e-s de la République.
De cette façon, la démocratie n’en serait qu’améliorée, de même que la souveraineté populaire.

En ayant recours au référendum révocatoire, maire, député-e, sénateur et sénatrice, et président pourrait être révoqués si au moins la moitié de la population trouve qu’ils ne respectent pas les promesses tenues lors des campagnes électorales.
Cette réforme, qui semble être une évidence démocratique et républicaine, n’est pourtant pas mise en place dans ces grands pays occidentaux, dont la France, qualifiés « d’exemple de démocratie ».
En revanche, elle est en place dans nombres de pays, que les médias officiels qualifient de régimes autoritaires.

Ainsi, au Venezuela, en Bolivie, ou encore à Cuba le fait de pouvoir révoquer un élu du peuple est actuellement en place, garantissant de ce fait, un contrôle régulier et efficace de la population sur les élus.

Notre démocratie doit être réformée, plus de participation des citoyens, plus de contrôle et plus d’égalité en terme d’audience sur les télés et les radios, telles sont des propositions concrètes qui ne pourront qu’enrichir le démocratie.

Palestine : agir ici et maintenant!

La barre des 100 morts palestiniens a été franchie, et pourtant le premier ministre israélien Benyamin Netanyaou a annoncé la poursuite des bombardements sur la bande de gaza.

Le massacre se poursuit donc, puisque ce sont majoritairement des civils qui sont victimes des bombes de l’armée israélienne qui, est bien décidée à faire payer à tout le peuple palestinien l’assassinat des trois jeunes colons israéliens, que par ailleurs nous condamnons. 
Une nouvelle fois, c’est l’inaction de la communauté internationale, qui ne condamne nullement les attaques israéliennes, qui est choquante, pire, François Hollande a clairement annoncé son soutien à Israël, et ne fait que conforter le gouvernement de l’Etat hébreux à poursuivre ses frappes. 
Le peuple Gazaoui ne cherche que la paix, et ce depuis des dizaines d’années, et pourtant Israël ne  lui propose que la guerre. 
Certes, des roquettes ont été tirées de la bande de Gaza, blessant à ce jour trois israéliens, mais elles sont tellement dérisoires face aux attaques aériennes et répétées de l’armée israélienne. 
Pourtant, aux yeux des grandes puissances occidentales, ces quelques roquettes sont plus graves et plus dangereuses que toutes les bombes qui tombent sur le peuple palestinien, et les quelques israéliens blessés sont-ils plus préoccupants que les dizaines d’enfants, de femmes et d’hommes palestiniens tombés sous les bombes israéliennes ? 
Avec cette escalade de violence, le risque d’une nouvelle guerre est plus que réel. Entre le conflit syrien, l’offensive djihadiste en Irak, et les quantités inimaginables d’armes en circulation, la région ne semble pas destinée à connaître la paix dans un avenir proche. Et comme les dernières guerres l’ont parfaitement démontré, on n’instaure pas la paix en ayant recours aux armes. 
Plus que jamais, il est du devoir de tout le monde, d’aider le peuple palestinien en oeuvrant pour la paix. Le gouvernement français doit cesser tout partenariat avec Israël tant que ce dernier ne cessera pas ses tirs et tant qu’il continuera à oppresser le peuple palestinien. 
A l’image des joueurs de l’équipe nationale d’Algérie, qui ont choisi de reversé l’intégralité de leurs primes au peuple gazaoui, les grandes puissances occidentales devraient organiser l’aide humanitaire et devraient faire pression sur Israël, au lieu d’exprimer leur solidarité envers ces attaques dîtes « préventives ».

La situation de la Palestine et plus particulièrement de la bande de Gaza ne cesse de se dégrader d’années en année sans que la communauté internationale ne prenne la moindre sanction à l’égard d’Israël, pire ce dernier a été nommé vice président de la commission de la décolonisation à l’ONU, alors que ce pays est précisément une puissance occupante, colonisatrice, violant les droits les plus fondamentaux du peuple palestinien.

Alors que partout dans le monde, des rassemblements ont lieu en soutient des habitants de gaza, les gouvernements des puissances occidentales font la sourde oreille, et font semblant de ne pas pas voir le massacre qui a lieu. Et tandis que leurs propres armées bombardent la bande de Gaza, certains israéliens se déclarent solidaire du peuple palestinien, à l’appel du Parti communiste notamment, ils manifestent, protestent et exhortent leur gouvernement à cesser immédiatement ces crimes.

Comme le disait  Nelson Mandela : « notre liberté est incomplète sans celle des palestiniens »,  nous pensons qu’il est du devoir de chaque progressiste de ce monde, d’oeuvrer pour que le peuple palestinien retrouve sa liberté et puisse avoir le droit, comme chaque peuple, à un Etat, avec un gouvernement reconnu par tous et avec un territoire qui ne soit pas violé par une armée étrangère régulièrement.