Vive la grève des cheminots!

Mercredi 11 juin, les cheminots étaient en grève, partout en France pour défendre notre service public ferroviaire. Car c’est face à sa découpe organisée, sous l’impulsion de Bruxelles, que les cheminots étaient mobilisés à l’appel de la fédération CGT des cheminots et de SUD-rail.
Ainsi, un préavis de grève avait été déposé dès mardi 10 juin à 19h pour une grève reconductible par période de 24h.

A l’instar des autres mobilisations précédentes, ce mouvement de grève aura été relativement suivi par des salariés qui ont compris la gravité de la situation dans laquelle le système ferroviaire français se trouve.
Ainsi, cette mobilisation fait suite à la manifestation du 22 mai dernier qui avait réuni plus de 20 000 cheminots à Paris, à l’appel de la CGT notamment.
Mais il semble que le gouvernement n’entende pas, où ne veuille pas attendre, la colère syndicale, ni leurs propositions car, en dépit du fait que les syndicats aient été reçus, par Frédéric Cuvillier, Secrétaire d’Etat aux transports, aucune des propositions syndicales ne sont retenues.
En réalité, c’est essentiellement pour se démarquer de l’ancien président que François Hollande et son gouvernement reçoivent les syndicats, pour le reste c’est la commission européenne qui a le pouvoir et qui impose ses directives de libéralisation des services publics.

Et c’est justement parce que depuis Bruxelles on organise la découpe de nos services collectifs, notamment le système ferroviaire, que les cheminots étaient en grève.
Certes, un mouvement de grève, qui plus est largement suivi, ça dérange. Les retards ou les absences de trains se multiplient, et bien souvent les usagers s’en prennent aux syndicats et aux cheminots alors traités de « privilégiés ». Et ce d’autant plus que les médias ne cessent d’accentuer les mécontentements des usagers, oubliant les revendications des cheminots.

Pourtant, il faut que chacun puisse se rendre compte de ce qui est en jeu actuellement, puisque si aujourd’hui les syndicats sont en grève c’est pour que demain notre système ferroviaire ne soit pas soumis à la concurrence d’autres entreprises.
Car la réforme du système ferroviaire, qui d’ailleurs devrait passer en procédure d’urgence à l’Assemblée nationale et au Sénat, limitant de ce fait les débats parlementaires, prévoit ,entre autre, une introduction de la concurrence en créant 3 établissements publics qui, en réalité, cache la séparation complète de notre système ferroviaire.
De plus, afin de répondre aux baisses des dépenses publiques, ce sont 2 450 suppressions de postes qui seront effectuées, ou l’ont déjà été, au cours de cette année 2014, avec pour objectif une réduction de 700 millions d’euros de dépenses.

Bien entendu, ce mouvement de grève doit s’accompagner d’un long travail de pédagogie, auprès des usagers, afin de faire prendre conscience à tous de l’importance de cette grève.
Ainsi, les usagers doivent comprendre que les salariés qui sont en grève ne le font pas par pur plaisir ou par simple « flemmardise » étant donné qu’ils ne sont pas payés lors d’une grève.
Par ailleurs, agissant pour la défense de notre système ferroviaire, et au delà de ça de nos services publics en général, c’est l’ensemble de la population qui doit soutenir les cheminots dans leurs revendications et leur mobilisation. Il sera trop tard par la suite, lorsque notre système ferroviaire public aura disparu.

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Clément Méric : ni oubli, ni pardon!

Le 5 juin 2013, Clément Méric, jeune militant antifasciste de 18 ans, par ailleurs syndicaliste à Solidaire, était assassiné par des jeunes militants fascistes des jeunesses nationalistes révolutionnaires.
Un an après, et malgré la « dissolution » de quelques groupes d’extrême droite, rien n’a véritablement changé.
Les agressions à l’encontre d’immigrés, d’homosexuels où de militants communistes ne cessent d’augmenter de manière inquiétante comme ce fut le cas récemment à Rouen où, des militants d’extrême droite ont attaqué des camarades jeunes communistes en pleine journée.

Le fait est que les récents résultats du Front national aux élections européennes, ne peuvent qu’encourager ces actions et ces violences. Tout comme le font sans doute les déclarations nauséabondes de Jean-Marie Le Pen qui, après avoir déclaré que « Monseigneur Ebola » pouvait régler les problèmes d’immigration, a récemment prévenu : « on fera une fournée la prochaine fois ».
D’autant que c’est le même Jean-Marie Le Pen qui avait déclaré sur BFM que « Les fondamentaux du Fn sont restés identiques »
Ces paroles nous rappellent et nous montrent que le Fn n’est pas ce parti républicain qu’on tente de nous imposer. Ce parti demeure et demeurera un parti d’extrême-droite, raciste, sexiste, islamophobe et homophobe.

Quant à Clément Méric, nous ne pouvons qu’une fois encore lui rendre hommage, et avoir une pensée pour ses proches et sa famille. Il restera pour tous les militants antifascistes, que nous sommes par delà les différences politiques entre communistes, anarchistes, socialistes, un symbole de lutte.

Afin de lui rendre hommage, des manifestations ont eu lieu ce samedi 7 juin dans la plupart des grandes villes de France. Ainsi, à Paris ils étaient plus de 4 000 a être venus rendre hommage à la mémoire de Clément. Issus d’une multitude d’organisations, de partis, d’associations et de syndicats- parmi lesquels le Mouvement des jeunes communistes, le NPA, Ensemble, le Parti de gauche, la coordination des groupes anarchistes (CGA) ainsi que de multiples collectifs féministes, antifascistes, communistes- ils ont marché en sa mémoire.
L’heure est à l’union dans la rue, contre la banalisation du discours de l’extrême-droite et contre la (re) montée de ces forces qui n’amènent que misère et discriminations.

« Ni oubli, ni pardon » tel est le slogan qui rend hommage à toutes les victimes de l’extrême droite, par delà les générations et les frontières. Notre antifascisme est internationaliste, leur nationalisme n’a aucun sens et ne sert qu’à attiser la haine entre les peuples.
Le rempart contre la haine sera notre solidarité! 

TAFTA : le PS complice

Alors que les technocrates qui nous gouvernent semblent vouloir accélérer les négociations concernant le Grand marché transatlantique ( ou Tafta ), dans l’opacité la plus totale et dans un pur déni de démocratie, à l’Assemblée nationale les députés Front de gauche du groupe GDR ( Gauche, démocrate et républicaine ) emmenés par André Chassaigne ont décidé de prendre les choses en main face à l’inaction voulue des socialistes.
Pourtant, Manuel Valls, lors de son discours d’investiture, avait prévenu qu’il devait  « la vérité aux français ». Mais une fois de plus, ce seront nos élus qui, les premiers, auront avertis la population de ces discussions entre la commission européenne et les Etats-Unis, et ce depuis plusieurs années.

C’est donc un texte, dont l’objectif principal était la suspension des négociations, qui avait été soumis au Parlement par les députés du Front de gauche. Malheureusement, en le vidant de toute sa substance initiale, les parlementaires socialistes ont montré une pâle image de notre République, car désormais, il n’est plus question de suspendre les négociations en vu d’un véritable débat démocratique où les français pourraient être informés sur ces négociations. Exit aussi la mesure qui exigeait que « la Commission européenne retire des négociations la clause relative au mécanisme de règlement des différends entre les investisseurs et les Etats » (L’Humanité 23,24,25/05). C’est à dire que les multinationales américaines pourront attaquer les Etats, si jamais elles estiment qu’ils ont un rôle dans leurs éventuelles baisse de profits, et elles le feront devant des tribunaux privés, d’ores et déjà acquis à la cause de ces mêmes multinationales.

Ainsi, en raison de ces amendements déposés par les socialistes, les députés Front de gauche ont finalement décidé de ne pas voter le texte, qu’ils avaient eux même présenté, le jugeant- a raison- dénaturé de son contenu initial.
Mais, de plus en plus en France, des citoyens membres de partis de gauches, d’associations, ou de syndicats alertent la population sur ce qui est en cours. Et d’ores et déjà, certaines villes et collectivités territoriales ont décidé de se placer « zones hors GMT ».

Il est établi que ce traité, purement libéral, est un véritable danger pour les peuples, du fait de ce qu’il implique. Et ce ne sont pas les paroles de Fleur Pellerin, secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, qui vont nous rassurer.
Ainsi, par l’abaissement des barrières douanière, il se pourrait que nous importions tout ce qu’aujourd’hui nos normes sanitaires nous empêchent d’importer. Ce sont les, désormais célèbres, poulets lavés aux chlores et boeufs aux hormones que nous verrons arriver dans nos assiettes. Ce n’est pas un hasard si, pour l’instant, ces produits sont encore interdits car, les conséquences sur la santé sont plus qu’alarmantes pour notre santé, puisque à terme ce sont des développements
de maladies, notamment de cancers, dont il s’agit.
Mais tout cela sera bientôt de l’histoire ancienne, pour le plus grand bonheur des PDG et autres actionnaires de ces grandes firmes, si jamais cet accord est ratifié, d’abord par le Parlement européen, puis par les Parlements nationaux des différents pays qui composent l’UE.
Et c’est à ce moment là que nous verrons si les socialistes assumeront leurs positions.