Les résultats de la gauche radicale aux européennes

Si les élections européennes sont une réelle désillusion en ce qui concerne le score du Front de gauche, même s’il est vrai que nous sommes la seule force de gauche qui ne perd pas de voix par rapport aux élections de 2009, la gauche radicale, des autres pays européens,aura globalement progressé lors de ces élections.
Pays par pays, voici les résultats de nos camarades qui nous permettent de consolider notre groupe au Parlement européen celui de la Gauche unitaire européenne/ Gauche verte nordique (GUE/NGL) :

Allemagne :
En Allemagne, la gauche radicale, incarnée par Die Linke, réalise a peu près le même score qu’en 2009, puisqu’ils ont obtenu 7,4% des voix contre 7,5% en 2009. Néanmoins, ils perdent 1 élu, et n’auront donc que 7 sièges au Parlement européen.

Autriche :
En Autriche, nos camarades d’Europa anders ( l’Europe autrement ) n’ont obtenu que 2,1% des suffrages, ils n’obtiennent donc aucun siège au Parlement européen. Malgré tout, ils augmentent leurs voix de 200% par rapport à 2009 où ils n’avaient obtenu que 0.7% des voix.

Belgique :
Le parti des travailleurs belges (PTB-GO) n’obtient pas non plus de députés, avec seulement 2,2% des voix.

Chypre :
L’AKEL- le Parti progressiste du peuple travailleur- demeure le Parti communiste le plus puissant de l’Union Européenne, en terme de pourcentages de voix. Même si nos camarades connaissent une baisse par rapport à 2009, passant de 35,3% à 26,4%, ils conservent toutefois les deux sièges qu’ils avaient lors de la précédente mandature ( Chypre ne disposant que de 6 sièges au Parlement européen ).

Croatie :
La Croatie, qui est entrée dans l’UE en 2013, avait organisé des élections enfin d’envoyer des députés au Parlement européen. Le Parti travailliste croate avait alors recueilli 5,77% des voix et avait pu envoyer 1 député qui avait rejoins le groupe de la GUE. Mais, avec seulement 3,46% des suffrages exprimés, il n’y aura aucun député du Parti travailliste croate au sein du Parlement européen lors de cette mandature.

Danemark :
Au Danemark, la coalition du Mouvement du peuple contre l’Union européenne ( dont à l’intérieur l’Alliance rouge-verte composée entre autres du Parti communiste Danois ) obtient 8% des voix et conserve donc le député qu’elle avait lors de la précédente mandature.

Espagne :
Le peuple espagnol, durement touché par la crise et par les cures drastiques d’austérités, a su relever la tête ce 25 mai, en faisant de nos camarades d’Izquierda unida ( Gauche unie ) la 3ème force politique du pays derrière la droite et les sociaux-démocrates. Avec 9,99 % des voix, ce sont 6 députés, contre 1 seul en 2009, qu’obtiennent nos camarades, dont 5 qui siégeront au groupe de la GUE. Par ailleurs, le mouvement Podemos, issu des Indignés, obtient 5 sièges et 7,97% des voix, et même s’ils ne participent pas au groupe parlementaire, il y a fort à parier qu’ils voteront avec les parlementaires de la gauche radicale la plupart des mesures et des directives.

Finlande : 
L’Alliance de gauche (VAS) passe de 5,9% des voix, et aucun élu, à 9,3% et 1 élu.

Grèce : 
La Grèce est sans doute le pays qui a le plus été frappé par la crise, et par la Troïka (UE, FMI, BCE). Syriza, parti de gauche radicale, et son leader charismatique Alexis Tsipras ont su faire naître l’idée d’une alternative à gauche. Le peuple grec a sans doute compris les enjeux et l’importance de Syriza, puisque nos camarades arrivent en tête avec 26,55%, et 6 sièges. À cela il faut ajouter les 2 sièges obtenus par le KKE- le Parti communiste grec.

Irlande : 
En Irlande, deux forces incarnent la gauche radicale : le Sinn Féin, et le Socialist Party. Toutes les deux sont en progression par rapport à 2009, mais c’est le Sinn Féin qui se renforce considérablement. En effet, en passant de 12,2% à 17% et d’un député à 3, Sinn Féin s’impose comme une force politique majeure en Irlande. De son côté le Socialist Party progresse légèrement, passant de 2,8% à 3%.

Italie : 
La gauche radicale italienne revient sur le devant de la scène, et passe de 0 à 3 députés. Elle qui était en déroute depuis des années, alors que le Parti communiste italien fut l’un des plus puissant Parti communiste d’occident, renaît lors de ces élections. Ainsi, au sein de la liste l’Altra Europa con Tsipras ( l’autre Europe avec Tsipras ), dont est membre le Parti de la refondation communiste, la gauche radicale a su faire renaître l’idée d’une alternative à gauche des sociaux-démocrates, et c’est une grande fierté que de voir à nouveau des députés italien au sein de la GUE.

Lettonie : 
Le Centre de l’harmonie letton- composé des sociaux-démocrates et du Parti socialiste Letton ( d’obédience communiste )- était parvenue à faire élire 2 députés, dont 1 qui avait siéger à la GUE. Ce ne sera pas le cas lors de cette mandature.

Luxembourg : 
Malgré une progression d’environ 71%, nos camarades de Déi Lénk ( la Gauche ) n’auront pas non plus de députés au Parlement européen, avec 5,76% des voix- contre 3,37 en 2009.

Pays-Bas :
Au Pays-Bas c’est le Parti socialiste qui incarne la gauche radicale, lui aussi progresse dans les sondages, passant de 7,1% des voix en 2009, à 9,65% en 2014 et envoyant 3 députés au Parlement européen, soit 1 de plus qu’en 2009.

Portugal : 
Comme en Irlande, et comme en Grèce, deux forces incarnent la gauche radicale au Portugal, et tout leurs parlementaires siègent à la GUE. Ainsi, la CDU ( coalition démocratique unitaire ), alliance du Parti communiste portugais et des écologistes, obtient 3 députés, soit 1 de plus qu’en 2009, et devient la 3ème force politique du pays avec 12,69%, contre 10,66% en 2009.
En revanche, le Bloc de gauche perd 1 député, et voit ses scores chuter de 9,8% à 4,46%. Ils n’obtiennent par conséquent qu’un seul député.

République Tchèque : 
Le Parti communiste de Bohême et Moravie, avec 10,98% des voix, perd 1 député européen et n’en possède donc plus que 3.

Slovénie : 
Trois forces de gauches se sont alliées pour former la Gauche unie, et malgré un score plus qu’admirable : 5,9%, il n’y aura aucun siège de député pour nos camarades slovènes.

Suède : 
En Suède, le Parti de gauche obtient 6,3% et 1 député, soit le même nombre qu’aux élection européennes de 2009, mais avec une progression de son score, qui n’était que de 5,7% en 2009.

Ainsi, en ajoutant les 4 députés obtenus par le Front de gauche, le groupe de la GUE/NGL aura désormais 45 députés. Si nous aurions pu nous attendre à quelques députés de plus pour atteindre le nombre symbolique de 50, notre groupe est un des seul qui progresse au Parlement européen, les deux ténors que sont le PPE et le S&D perdant chacun des sièges.
La progression de la gauche radicale à l’échelle européenne, notamment dans les pays les plus touchés par la crise reflète bien l’idée que nous sommes une alternative à cette Europe profondément libérale et antidémocratique.
Nous continuerons à militer pour une Europe des peuples et des travailleurs, encore plus face à la montée dangereuse et inquiétante des nationalistes et des néo-nazis. 

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Européennes : résultats des élections

C’est une véritable claque que tous les progressistes ont pris ce 25 mai. Avec un score du Front national d’environ 25% comment pourrait-il en être autrement ?
L’orientation libérale et les politiques d »austérités au niveau national, comme au niveau européen, sont une des principales causes- si ce n’est la principale- de ce score.
Le Front national n’est malgré tout pas le 1er parti de France comme le prétend Marine Le Pen, en réalité le Fn perd des voix par rapport à l’élection de 2012 mais les faits sont là, c’est bien l’extrême-droite nationaliste qui est en tête en France, bien aidé par l’abstention massive des français.

La situation est dramatique, la gauche est en perdition, le PS est en chute libre, les Verts perdent environ la moitié de leurs voix par rapport à 2009, le Front de gauche, quant à lui, se maintient à son score de 2009.
Il faut cependant être lucide, l’abstention s’élève à 56%, et ce sont principalement les électeurs de gauche qui ont fait le choix de boycotter ces élections s’estimant trahis par le Parti socialiste. Il semble d’ailleurs que Manuel Valls et le président de la République n’aient pas tirés les leçons de cette élection, comme ils ne les avaient pas tirées lors des municipales. En annonçant la poursuite des politiques d’austérités, des cadeaux au patronat, et de la casse des services publics, Manuel Valls ne fait que dégoûter un peu plus les électeurs de gauche, là où il faudrait, au contraire, les rassembler.

Les médias, quant à eux, auront une nouvelle fois contribué à ce fort score du Fn, non seulement en banalisant le discours de haine qu’ils répandent, mais également en leurs donnant la parole de manière excessive, là où les organisations du Front de gauche n’avaient que des poignées de secondes.

L’unité, voilà ce à quoi nous devons désormais travailler. Tout d’abord retrouver l’unité du Front de gauche que nous avons quelque peu égarer lors des ces précédentes semaines, retrouver notre dynamique de l’élection présidentielle qui, nous avait permit de faire un score à deux chiffres et de paraître comme une véritable alternative aux yeux des français.
Ensuite, nous devons travailler de manière étroite avec les forces syndicales, et associatives de notre pays. Enfin, comme l’a appelé Pierre Laurent, nous devons, à l’avenir, travailler à un « rassemblement de l’ensemble des forces de gauche ».

Il est évident que nous devons accentuer la lutte contre l’extrême-droite, les simples slogans ne suffisent plus, c’est leur programme que nous devons démonter, point par point, pour prouver que le Fn n’est pas la solution, mais au contraire un problème.
Les forces de gauches, syndicales, associatives doivent organiser une riposte unitaire, avec des arguments précis, qui ne sera possible qu’avec l’appui d’une mobilisation populaire à la hauteur de l’enjeu.

Malgré ces résultats gravissimes pour la démocratie au niveau national, les résultats sont quelques peu différents au niveau européen.
Ainsi, la gauche radicale progresse globalement dans plusieurs pays. En Grèce nos camarades de Syriza arrivent en tête des sondages avec 26.7% des suffrages exprimés. En Espagne, en Irlande, à Chypre, où au Portugal nous atteignons plus de 10%.
L’alternative à gauche est donc possible, et il est a présent de notre devoir à nous, militants des partis qui composent le Front de gauche, de nous employer à convaincre.

Par ailleurs, le groupe GUE/NGL, où siégeront les députés Front de gauche, progresse également puisqu’il passe de 35 députés à 45 parlementaire, qui seront un rempart contre les politiques d’austérités, contre le GMT et contre les idées nauséabondes d’extrême-droite.

Le premier média : c’est nous!

Devant l’incontestabilité des chiffres, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a mis en garde les chaînes de télévisions françaises et les radios. En cause, l’évident déséquilibre du temps de parole entre les différentes forces politique. Ainsi, du 14 avril au 9 mai, sur la chaîne M6, 80,81% du temps de parole avait été utilisé par le Front national et 19,19% par Debout la République, toutes les autres formations étant ignorées ( source : CSA ).
Mais plus généralement la tendance est à la répartition du temps de parole entre le PS, l’UMP et le FN, le Front de gauche étant tout simplement oublié des médias, qui s’étonneront par la suite des résultats de l’extrême droite.

Depuis quelques jours malgré tout, il est vrai que nos élus et/ou candidats sont de plus en plus invités. Matinale de France Info, débat sur LCP ou sur France Inter, retransmission de meeting du Front de gauche, le émissions se succèdent.
Mais nous ne sommes pas dupes, et sitôt la campagne des européennes terminée, et les mises en garde du CSA oubliées, les formations du Front de gauche disparaîtront du champ médiatique comme c’est le cas après chaque élection.

Pourtant, la démocratie et le pluralisme politique exigent que chaque formation politique soit traitée de manière équitable. Comment cela pourrait être possible lorsque les grandes chaînes de télévisions n’ont qu’une vision, celle d’un monde libéral où régnerait en maître la concurrence libre et non faussé ?
Et lorsque certains de nos élus ont la chance d’être invités, on ne leur pose pas des questions sur le fond de notre programme où sur nos idées, mais ce sont à l’inverse des questions inutiles et abstraite. On leur demande- avant les élections- de commenter le fort taux d’abstention, la possible arrivée en tête du Front national où encore les divisions au sein du Front de gauche. Est-ce en parlant de cela que nous allons améliorer le sort de nos populations ? Pourquoi les médias si « informateur » n’ont pas parlé de l’accord sur le Grand marché transatlantique qui se fait dans la plus grande opacité entre la commission européenne et les Etats-Unis ? Pourquoi a-t-il fallu que ce soit les députés du Front de gauche qui, les premiers, aient alerté l’opinion publique ?

Ne nous y trompons pas, jamais les médias ne relayerons nos idées, comme ils le font avec celles de l’UMP ou du Front national. Car diffuser nos idées c’est mettre en danger le système qu’ils servent et qu’ils protègent par leurs désinformations quotidiennes, leurs amalgames récurrents et leurs discour libéral.
Pour eux la question est simple, soit vous êtes pour l’Europe telle qu’elle est, et alors vous votez sociaux-démocrates, centre, ou droite, soit alors vous êtes anti-Europe et vous voulez sortir de l’euro donc vous votez Front national. Mais il y a une alternative, celle de rompre avec cette Europe là, pour en refonder une autre de solidarité, de coopération : une Europe des travailleurs et des peuples incarnée par le Front de gauche et par le Parti de la gauche européenne (PGE).

Vous l’aurez compris, nous ne pouvons- une fois de plus- compter que sur nos propres moyens, pour arracher le débat, pour gagner des luttes, pour diffuser nos idées.
Le tractage, le collage d’affiches, le porte à porte, la diffusion de l’Humanité, la création de pages où de blogs sont autant de moyens de convaincre la population de la justesse de nos arguments et de la nécessité du vote Front de gauche.
Le premier média : c’est nous! 

Contre la haine qu’ils répandent!

Ces derniers mois on assiste à une véritable recrudescence des actes violents à l’encontre des immigrés, des homosexuels ou des militants de gauche, dûs au simple fait que ces derniers seraient « différents ».
La banalisation du discours d’extrême droite et la non-condamnation de ces propos nauséabonds et racistes ne font qu’aggraver une situation déjà dramatique. Ainsi, selon un récent sondage, le nombre de témoignages reçus par SOS Homophobie en 2013 a été de 3517, soit une augmentation de 78% par rapport à 2012.
Ce sont les forces réactionnaires qui, semble-t-il, n’ont pas digéré la loi sur le mariage pour tous, se livrent à ces violences racistes, entraînés par des propos de plus en plus scandaleux de la part de certains dirigeants comme Christine Boutin qui avait déclaré à ce titre que : « l’homosexualité était une abomination« . La simple prononciation de ces mots devraient conduire à une inéligibilité de celle qui figurera pourtant en tête de liste pour les élections européennes.

Les actes anti-immigrés, particulièrement envers les musulmans et les roms, ne cessent également d’augmenter et, récemment « Génération identitaire », groupuscule fasciste, a entrepris de faire ce qu’ils nomment des « tournées de sécurisation » dans les métros de certaines grandes villes françaises. Et cela ne semble choquer ni les médias, ni le gouvernement, alors que ces tournées constituent une preuve claire que les forces d’extrême droite reviennent sur le devant de la scène. Rien n’a été fait par les forces de l’ordres afin d’interdire ces tournées racistes qui dégénéreront tôt ou tard, et pour ma part j’assimile ces milices à celles qui sévissaient sous la barbarie nazie, avec les horreurs que nous connaissons.

Eric Zemmour, Alain Soral où encore Dieudonné, contribuent eux aussi à l’évolution croissante de la haine en France. Et pourtant, malgré leurs propos antisémites, racistes et sexistes, ils continuent et continueront à parcourir les plateaux télés, à l’image d’Eric Zemmour qui chaque semaine est l’invité d’I-Télé pour un débat hebdomadaire. La quenelle de Dieudonné, longtemps présenté comme un geste anti-système, a depuis clairement montré son visage antisémite.
Et que dire de ce tweet du député UMP Thierry Mariani sur l’esclavage où il déclare : « .L’enlèvement par secte rappelle que l’Afrique n’a pas attendu l’Occident pour pratiquer l’esclavage « . Encore une fois, c’est l’inaction qui prime puisque aucune sanction n’a été prise par le gouvernement contre ces propos odieux.

Face à cette montée des discours et des actes fascistes, l’élection européenne du 25 mai prochain sera l’occasion de faire barrage à la haine et au racisme, en glissant un bulletin de vote Front de gauche. Nos différents candidats présentent un projet alternatif à cette Europe dont personne ne veut. Et ce ne sont pas les discours anti-austérité de Martin Schultz- candidat social-démocrate à la présidence de la commission européenne- qui y changeront quelque chose, puisqu’il ne faut pas perdre de vue que ce sont les sociaux-démocrates européens qui gouvernement à côté de la droite dans une grande partie des pays européens. C’est ainsi  le cas de l’Allemagne pays de Martin Schult. D’ailleurs le PPE ( parti populaire européen, représentant de la droite ), le PSE ( Parti socialiste européen, représentant des sociaux-démocrates dont le PS est membre ) et les libéraux européens ont prévu un arrangement concernant la commission européenne.
Le Front de gauche demeure donc la seule alternative à la haine répandue par l’extrême droite et à l’austérité distillée par la droite et les sociaux-démocrates.
Le 25 mai : je vote Front de gauche ! 

Elections européennes : l’illusion Front national

Le 25 mai prochain se tiendront les élections européennes, et le Front de gauche présente des listes dans toutes les circonscriptions de la France.
Mais à l’heure actuelle, le Front national, relayé par tous les grands médias, semble pour certains pouvoir représenter une alternative. Il ne faut pas que ces personnes, qui seraient tentées par l’extrême droite, ne tombent dans le jeu de l’illusion du front national. Le Front national n’est pas et ne sera jamais un parti comme les autres, comme bien trop souvent les médias le présentent, il reste, faut-il le rappeler, un parti aux origines fascistes. Et les incantations de Marine Le Pen pour faire croire que le Fn défend les travailleurs n’y feront rien. Par la division qu’il instaure entre travailleurs français et immigrés, le front national fait le jeu du patronat, donc de la finance.

Le programme du Front national, basé sur une sortie de l’euro, une préférence nationale, et une fermeture des frontières, tout cela accompagné par une xénophobie, une homophobie, une islamophobie et un sexisme toujours présents, ne peut représenter une alternative. D’ailleurs comment peut-on à la fois présenter des candidats à une élection européenne et, dans le même temps, vouloir fermer ses frontières aux habitants européens, qu’ils doivent défendre. En effet, les parlementaires européens sont censés représenter les peuples d’Europe, ce que ne font indéniablement pas les députés d’extrême droite, par définition nationalistes.

D’autant que les députés frontistes sont parmi les moins actifs. Ainsi, dans un récent article paru au Journal du dimanche (JDD), il a été démontré que parmi les 5 députés les moins actifs au Parlement européen, en terme de rapports rendus, de questions parlementaires où encore sur les propositions de résolutions , les 3 derniers étaient issus du front national. Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen, respectivement dernier et avant-dernier, sont également parmi les moins présents au Parlement européen.
Cela prouve bien qu’elle est la conception d’un mandat d’élu du peuple pour le Front national, qui, malgré tout, fait campagne cette année espérant faire réélire ses candidats.
Que les français ne se trompent pas de colère, le bilan désastreux des députés frontistes ne peut que l’attester, le Front national ne se soucie pas des populations et des droits sociaux, notamment des femmes, puisqu’il faut rappeler que Marine Le Pen est opposé à l’IVG qu’elle surnomme  » de confort « .

En réalité, le mandat de député européen n’a qu’une seule et unique utilité pour les Le Pen : empocher 11 000 € par mois. Car le Fn c’est cela, une petite PME familiale, de surcroît xénophobe, ne cherchant qu’à maximiser son profit. Et le mandat de député européen est la couverture idéale, le Parlement européen étant peu médiatisé les députés frontistes n’ont donc pas besoin de s’y impliquer.

Le 25 mai sera donc l’occasion non seulement de dire non à cette Europe libérale, mais également de faire barrage au Front national et aux idées nauséabondes qu’il défend. Ainsi, le vote Front de gauche sera l’occasion d’envoyer un maximum de députés, au Parlement européen, défendant l’idée d’une Europe des peuples, respectant les libertés individuelles et démocratiques, et favorisant l’intérêt des peuples plutôt que celui des marchés financiers.
Notons qu’en terme d’assiduité au Parlement, le Front de gauche se situe en bonne place. En effet, parmi les 5 députés européens français les plus impliqués ( toujours selon l’article du JDD ) deux appartiennent au Front de gauche, il s’agit de Marine-Christine Vergiat à la première place, et Patrick Le Hyaric ( directeur de l’Humanité ) à la troisième place.
Le 25 mai : votons Front de gauche!

Place à la convergence des luttes!

Retraités, fonctionnaires, sans-papiers, les uns après les autres ils manifestent et se déclarent trahis par un gouvernement et un président reniant tous leurs engagements pris devant le peuple.
Le peuple de France est en colère, et les sondages sont là pour le montrer puisque la côte de popularité de François Hollande n’a jamais été aussi basse. Malheureusement cette colère ne se retrouve pas dans la rue et les mobilisations ouvrières, écologiques et sociales restent, somme toute assez faibles. Pire, certains- parmi la classe ouvrière notamment- se laissent tenter par l’extrême droite et ses idées nauséabondes alors que c’est justement ces idées là qui nous conduiraient au chaos.

En réalité, ce qu’il nous manque afin de faire naître une alternative, c’est l’unité, c’est la convergence des luttes.
Nous devons faire en sorte que chaque mobilisation de tel ou tel groupe de la population se transforme en une démonstration populaire capable de faire réfléchir et de faire agir nos gouvernants.
Jamais nous ne parviendrons à faire basculer ce système si nous laissons les mobilisations simplement à ceux à qui elles sont destinées. Les manifestations du 15 mai prochain, celles des fonctionnaires, où celle du 3 juin prochain, celle des retraités, ne sont pas uniquement réservées aux fonctionnaires et aux retraités, c’est pourquoi nous devrons être nombreux à les accompagner, car conquérir de nouveaux droits pour une partie de la population c’est avancer vers l’égalité pour laquelle nous militons.

Mais il ne faut pas se limiter à la convergence des combats ouvriers et syndicaux, c’est l’ensemble de ceux qui souhaitent le changement qui doivent s’unir. Aujourd’hui, les luttes écologiques sont indissociables des luttes sociales et ouvrières et il est du devoir de ceux qu’on appelle les nouveaux mouvements sociaux, de venir se fédérer aux mouvements syndicaux. Féministes, syndicalistes, écologistes, communistes, chômeurs, retraités, précaires, intermittents, jeunes, sans-papiers : l’union nous appelle. Car au fond, nous avons les mêmes objectifs, à savoir une égalité des droits pour tous, un partage des richesses qui se fasse en faveur des plus démunis et non pas en faveur des plus aisés, une transition écologique pour respecter la planète, le droit à des services publics de qualité et gratuits.
La rue doit donc se faire entendre, et les mobilisations successives du 12 avril dernier ( 100 000 personnes à Paris) et du 1er mai ( 210 000 à travers toute la France ) ne sont que des prémisses vers la convergence de nos luttes.

Le 25 mai prochain, auront lieu les élections européennes qui peuvent marquer un tournant. Il se pourrait en effet que le groupe « Gauche unitaire européenne/ Gauche verte nordique » (auquel appartiennent les députés Front de gauche) devienne le 3ème groupe au Parlement européen. Cela permettrait d’ouvrir un nouvel horizon pour nos peuples européens, en rupture avec les traités libéraux et avec l’austérité.
Et encore une fois, si nous voulons parvenir à cette convergence et à cette unité, le bulletin Front de gauche sera celui qui conviendra à tous. Avec notre programme « Rompre et refonder l’Europe » nous entendons tout mettre en oeuvre pour contrer le Grand marché transatlantique qui se fait dans l’opacité la plus totale entre les Etats-Unis et la commission européenne, nous entendons nous battre pour les droits des femmes, des travailleurs, des immigrés. Nos députés défendront l’idée de l’accès à l’avortement libre et gratuit pour toutes les femmes, s’opposant ainsi aux idées les plus réactionnaires qui resurgissent.
Pour une Europe des peuples, sociale et solidaire, pour une convergence des luttes ouvrières, syndicales, associatives et écologiques : le 25 mai je vote Front de gauche! 

Un 1er mai combatif et revendicatif!

160 000 : c’était le nombre de manifestants lors du 1er mai 2013, 1 an plus tard, après le vote du pacte d’austérité et le tournant libéral, ce sont 210 000 manifestants qui ont répondu aux appels unitaires de la CGT, de Solidaires et de la FSU, rejoint parfois par d’autres syndicats comme FO ou l’UNEF.
Ce sont donc 50 000 personnes de plus, par rapport à l’année dernière, qui ont exprimé leur colère et leur méfiance par rapport à ce gouvernement qui ignore les propositions alternatives à l’austérité et à la politique de l’offre.
Cette mobilisation syndicale, appuyée comme à son ordinaire par le Front de gauche et le Mouvement des jeunes communistes de France ainsi que par diverses associations, pose les bases des prochaines manifestations et événements qui auront lieu.

Ainsi, le 15 mai prochain ce sera une mobilisation unitaire des syndicats, à travers la France entière, pour défendre les droits des fonctionnaires qui verront pour la 5ème année consécutive leur point d’indice gelé.
Puis le 3 juin prochain, ce seront les retraités qui battront le pavé lors de la manifestation nationale à Paris.
Ce sont donc plusieurs mobilisations qui s’annoncent, elles seront non seulement déterminantes pour l’avenir de nos droits sociaux, mais également pour montrer à toutes et tous qu’un autre chemin est possible que celui de l’austérité. François Hollande n’a pas été élu pour mener cette politique là, c’est donc la trahison du peuple de gauche, pire un reniement de la démocratie, qui s’effectue en ce moment même. Et c’est pour cette raison que les mobilisations à venir seront essentielles, et il est d’une importance majeure qu’un grand nombre de personnes y prennent part.

Par cette mobilisation lors du 1er mai, nous avons une nouvelle fois affirmé le contraire de ce que nous disent et nous enseignent les économistes libéraux. A savoir, que le prétendu « coût du travail » n’en est pas un : c’est au contraire une richesse puisque sans travail il n’y a pas de création de richesse. A ce « coût » ci nous opposons donc le coût du capital qui, est quant à lui bien réel. Ce ne sont, en effet, pas les actionnaires qui produisent les richesses et qui font fonctionner ce pays, dans ce cas comment expliquer qu’ils empochent toujours plus de milliards issus de la création de richesses des travailleurs ?
Les 50 milliards annoncés dans le pacte de « responsabilité » ne seront donc, une fois de plus, qu’un moyen pour faire payer l’addition aux couches populaires et modestes alors qu’ils ne sont nullement responsables de la crise. Ce n’est pas non plus l’immigré, comme aiment à le dire certains, qui en est responsable et ce 1er mai est d’ailleurs l’occasion d’affirmer notre solidarité à l’égard des travailleurs immigrés et des sans-papiers.
Car le 1er mai, au delà de la journée de lutte pour les droits des travailleurs, est aussi un jour de solidarité et d’internationalisme à l’égard des peuples opprimés et exploités du monde entier, à l’égard des peuples en lutte, mais aussi à l’égard des gouvernements progressistes notamment latinos-américains.

Mais comme chacun le sait, aujourd’hui la mobilisation de la rue ne suffit pas toujours pour inculquer le changement que nous souhaitons. C’est pourquoi, nous appelons tous les gens de gauche qui s’estiment trahis par le duo Hollande/Valls, à voter massivement pour les listes Front de gauche lors des prochaines élections européennes le 25 mai prochain.
Et il y a fort à parier que ceux qui ont manifesté lors de ce 1er mai trouveront dans notre programme les propositions pour lesquelles ils se battent. Défense de nos retraites, nos emplois, nos salaires, nos services publics, nos droits sociaux, rejet de la xénophobie et du racisme, rejet de cette Europe libérale : telles sont nos mots d’ordres.
Notre ambition n’est pas de quitter l’Europe et la zone euro, elle est au contraire de rompre avec cette Europe-ci afin de refonder une Europe des peuples, une Europe sociale!