Nouveau gouvernement, mêmes enjeux.

Le nouveau gouvernement étant à peine formé, voilà qu’on le surnomme déjà le « gouvernement de combat ». Un gouvernement de combat au service du patronat et de la finance avec à sa tête un membre du Parti socialiste, Manuel Valls, qui avait déclaré que « le mot socialisme est dans doute dépassé« .
Par ailleurs, le terme « nouveau » n’est pas non plus approprié puisque, sur les 16 ministres composant ce gouvernement, 14 figuraient déjà au sein du précédent gouvernement. Les nouveaux entrants étant Ségolène Royal qui devient ministre de l’Ecologie  et François Rebsamen qui hérite du Ministère du dialogue social. Un comble pour celui qui ne porte pas dans son coeur les syndicats.
Ainsi, la plupart des ministres étant reconduits, le cap politique ne changera pas même avec un Benoît Hamon, censé représenter l’aile encore un tant soit peu socialiste du PS, au sein du gouvernement.
Une chose est en revanche plus frappante, c’est le nombre extrêmement restreint du nombre de ministres. Ce n’est pas que nous regrettons les ministres partis, mais c’est que nous regrettons le regroupement de plusieurs ministères. C’est  assez simple à comprendre, un ministre, ayant la responsabilité de quatre ministères à la fois, sera nécessairement moins appliqué et efficace dans son travail que s’il avait hérité d’un seul ministère et ce, malgré les différents conseillers auquels ont le droit les différents ministres.
Ainsi, Najat Vallaud-Belkacem hérité à la fois du Ministère du droit des femmes, poste pour lequel elle est compétente, du Ministère du sport, de la ville et de la jeunesse. Triste sort pour la jeunesse et les femmes qui étaient pourtant certaines des priorités du candidat Hollande. Comment peut-on rassembler à la charge d’une seule personne quatre ministères et non des moindres?
Par ailleurs, le Ministère de la santé n’existe plus à proprement parler, il a été remplacé par un Ministère « fourre-tout » des affaires sociales.

Michel Sapin aura, quant à lui, à sa charge le Ministères des finances. Il sera donc chargé de rapport à la commission européenne le budget de l’économie française. Dans ce cas, la nomination d’Arnaud Montebourg au Ministère de l’économie peut sembler dérisoire puisque de toute façon, du fait de la signature des traités européens, nous sommes exposés aux exigences et aux impératifs de la très monétariste et bureaucratique commission européenne.
Seule une désobéissance à ces traités austéritaire nous permettra de retrouver la maîtrise de notre économie et d’orienter nos choix économiques et politiques en fonction des besoins populaires.
Pourquoi consacrer autant d’argent au remboursement de dettes illégitimes, alors que ce même argent pourrait être réinjecté dans les budgets consacrés à la santé, l’éducation, la culture ou le sport ?

Les 50 milliards d’euros d’économies ainsi que le pacte de responsabilité ne sont là que pour prouver la priorité de ce gouvernement. Il est clairement établi que Valls, Hollande et les membres de l’ancien comme du nouveau gouvernement, pensent d’abord aux exigences de rémunérations des banques et des actionnaires plutôt qu’aux besoins populaires et au bien-être de la population. Car il ne faut pas en douter, les réductions des dépenses publiques se feront dans les budgets de la fonction publique, des transports collectifs, de la santé ou encore de l’éducation. Aucune réduction de dépenses ne se fera dans l’armement nucléaire ou dans l’achat de rafales.

Le MEDEF ne peut donc que se satisfaire de la nomination de Manuel Valls, qui sans aucun doute est encore plus libéral que son prédécesseur, à la tête du nouveau gouvernement. Valls, comme son prédécesseur, continuera à appliquer la bonne vieille méthode de la baisse du « coût du travail », qui ne fonctionne pas. Il poursuivra les exonérations de cotisations et les cadeaux fiscaux au patronat. Toutes ces mesures étant destinées à favoriser l’emploi, ne se montrent guère efficaces. En témoignent les chiffres toujours plus élevés du chômage, la précarité grandissante, et les fermetures d’usines. De plus, pour la première fois, la part des dividendes, versés aux actionnaires, a été supérieure à celle de l’investissement. L’argent versé au patronat, payé par la population, sert donc en priorité à rémunérer les actionnaires. C’est donc le coût du capital qu’il faut taxer, au lieu de s’en prendre aux travailleurs, aux jeunes, aux chômeurs, aux retraités ou aux immigrés.

Un autre politique est possible et, ce gouvernement en prend la direction inverse. Le libéralisme est une idéologie qui a conduit à la misère des peuples et des pays entiers. Il n’y a qu’à regarder la situation actuelle de la Grèce ou de l’Espagne pour s’en rendre compte.
Ce n’est donc pas un gouvernement de combat auquel nous aurons à faire, comme l’aime à l’appeler Manuel Valls, mais au contraire un gouvernement de soumission à la finance, aux banques et à la commission européenne. 

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