" Ce qu’est Hugo Chavez ne meurt jamais "

Le 5 Mars 2013, Hugo Chavez, alors président du Venezuela décédait des suite d’un cancer dont l’origine est encore douteuse. Une année après sa disparation, le socialisme pour lequel Chavez s’est battu continue de se construire au Venezuela et en Amérique du Sud. Essayant de mettre de côté les troubles que rencontrent aujourd’hui la République Bolivarienne ( voir mes précèdent articles à ce sujet ) avec les manifestations de plus en plus violentes d’une droite revancharde, nous allons essayer de revenir sur ce qu’à réaliser Chavez au cour de ses mandats à la tête du Venezuela.

Le 6 décembre 1998, Hugo Chavez accède à la présidence vénézuélienne en recueillant 56% des suffrages exprimés. Peu de temps après, en 1999 il convoque une première fois le peuple à un référendum pour déterminer si oui ou non l’Assemblée Constituante devra avoir le lieu : 92% des vénézuéliens se prononceront pour et plus tard, de nouveau, le peuple vénézuélien acceptera la nouvelle Constitution à 76% des votes. La nouvelle Constitution a apporté la démocratie dans un pays si longtemps sous hégémonie américaine. Ainsi, le référendum révocatoire est crée, il permet entre autres de destituer un maire, un député ou même le président, si la majorité de la population le veut. La droite qui a si souvent critiqué Chavez n’hésitera pas à utiliser cet outil démocratique afin d’essayer de révoqué Chavez, sans succès puisque le peuple s’y opposera. 
Par ailleurs, il est bon de rappeler que Chavez aura plus consulté le peuple que tous ces pays occidentaux soit disant démocratiques et que lorsqu’il a perdu un référendum il avait su respecter cette défaite, tout le contraire de Sarkozy qui, oubliant le « Non » du peuple contre le traité européen en 2005, avait ratifié le traité de Lisbonne- copie conforme de l’ancien traité- en 2007. La France et les autres pays qui ont tant taper sur la République Bolivarienne n’ont donc pas de leçons à donner d’un point démocratique au Venezuela. 
Le socialisme attache une grande importance à la santé et à l’éducation, et, tout comme à Cuba, le gouvernement socialiste bolivarien a respecté ces deux choses essentielles pour le bien d’un peuple. Ainsi, selon l’UNESCO : l’analphabétisme a été éradiqué au Venezuela alors qu’il était de 9% en 1998 avant l’élection d’Hugo Chavez. La scolarisation a augmenté en 10 ans de prêt de 70% tandis que le nombre d’étudiants a été multiplié par 3, en 10 ans également, passant de 900 000 à 2 millions.  La République bolivarienne a fait de l’éducation un droit fondamental, accessible à tous car gratuite, et obligatoire pour que chacun puisse profiter des bienfaits d’une éducation. On pourrait également mentionné la création de nombreuses écoles maternelles, le recrutement de nombreux instituteurs dont le nombre est passé de 65 000 à 343 000 en à peine 10 ans, ou encore le fait que 4 millions d’enfants ont désormais accès aux cantines scolaires, c’est 16 fois plus qu’avant l’arrivée au pouvoir de Chavez. 
Du côté de la santé, Hugo Chavez et l’Etat vénézuélien ont multiplié le nombre de centres de santé par 2 et le nombre de centres de soins dentaires par 3. Hugo Chavez a « démocratisé » l’accès aux soins alors qu’avant son arrivée il était réservé aux plus aisés. Par ailleurs, dans le cadre de l’ALBA : une coopération entre le gouvernement bolivarien et la République de Cuba a permit à des millions de vénézuéliens ( notamment ceux résidents dans les bidon-villes )  d’être soignés gratuitement par des médecins cubains dont le talent, l’humanisme et la générosité ne sont plus à prouver. La mortalité infantile a également diminué de manière significative.
L’une des priorité d’Hugo Chavez aura été l’arrêt des politique néolibérales qui n’avaient apporté que misère sociale et chômage. A l’exact opposé de ce qu’ordonnaient les banquiers et les économistes libéraux, le Venezuela a préféré servir les intérêts du peuple plutôt que ceux de la minorité bourgeoise. Par l’intermédiaire de ces politiques, l’économie vénézuélienne ne sait jamais aussi bien porter : quelques chiffres peuvent en attester : 
– le PIB a été multiplié par 3 durant les années de Chavez au pouvoir 
– la dette vénézuélienne a diminué de 50% en 12 ans ( elle est aujourd’hui l’une des plus faible d’Amérique Latine ) 
– la pauvreté est passée de 54,7 % en 1998 à 19,6% en 2013 et dans le même temps et sur la même période l’extrême pauvreté passait de 10,8  en 1998 à 5,5% en 2013.
– le chômage a considérablement diminué lui aussi passant de 10,6% en décembre 1999 à 5,6 % en décembre 2013. 
Nous pourrions aussi évoqué la multiplication du salaire minimum par 12, la création de magasins d’Etats d’alimentation pour lutter contre la malnutrition, la multiplication par 3 du nombre de vénézuéliens ayant accès à une retraite, ainsi que l’augmentation des chaînes et des radios publiques qui restent toutefois minoritaires face aux chaînes et aux radios privées : une preuve de plus pour dénoncer la désinformation continuelle sur le Venezuela qui voudrait que la liberté d’expression soit censuré. La réforme agraire ainsi que le développement des coopératives ouvrières et agricoles ont, eux, permis aux paysans et à la classe ouvrière de se réapproprier leurs lieux de travail. Il ne faut pas oublier non plus le fait qu’en 2002 Hugo Chavez avait été victime d’un coup d’Etat de la part de la droite et du patronat, soutenu par les Etats-Unis, mais que le peuple vénézuélien conscient du danger et du recul démocratique que cela impliquait avait libéré Hugo Chavez, rétablissant de ce fait la démocratie. 
Chavez fut un combattant de la liberté des peuples, comme l’est  Fidel Castro. Hugo Chavez, durant sa présidence, n’a eu en tête que le bien de son peuple et il a tout mit en oeuvre pour satisfaire les besoins et les désirs populaires. Par l’intermédiaire de la Vème République, qu’il appelait de ses voeux, il aura permit au peuple de s’initier dans les affaires de l’Etat, et de faire du Venezuela une démocratie à la fois représentative ( du fait de la présence d’élections ) et à la fois participative puisque chaque citoyen est appelé a débattre.
Chavez a ainsi montré que socialisme et démocratie étaient liés, et même quasiment indissociables, à l’inverse de ce que vous dirons les impérialistes. Hugo Chavez aura contribué à lutte anti-impérialiste et aura, avec d’autres, permit aux peuples latinos-d’américains de se libérer du joug de l’hégémonie et de l’impérialisme nord-américain. 
En ces jours où la droite vénézuélienne tente, par la violence, de faire chuter le gouvernement démocratique vénézuélien, nous assurons à la République bolivarienne du Venezuela et à son si grand peuple notre soutien et notre douleur quant au décès du camarade Chavez il y a un an déjà.
Mais Hugo Chavez n’est pas mort : car il restera vivant dans le coeur de chaque révolutionnaire!
Hasta Siempre! 
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