Un remaniement pour quoi faire ?

Après la défaite électorale, subie par le Parti socialiste, au premier tour des élections municipales, la question d’un remaniement est de plus en plus évoquée. Jean-Marc Ayrault, en sa qualité de premier ministre, pourrait ainsi être le premier à faire les frais de cette défaite. Puisque le PS a non seulement perdu des villes au profit de la droite- parfois du Front de gauche- mais il ne sera pas non plus parvenu à reprendre les villes communistes de la « Banlieue rouge » preuve en est que nos élus sont utiles à la population.
Seulement à quoi bon changer de 1er ministre à cause d’une défaite dans les urnes, alors que dans quelques mois se tiendront les élections européennes où le PS se dirige vers un nouvel échec ? Car si les socialistes ont pu garder certaines grandes villes, c’est grâce à l’appui d’une partie du Front de gauche, notamment celui de mes camarades communistes, or, aux élections européennes, le Front de gauche sera une force autonome, unie, et indépendante vis à vis du PS. Donc si François Hollande venait à changer de premier ministre avec pour principal motif cet échec aux municipales, comment pourrait-il garder le nouveau chef du gouvernement après les européennes ?
De plus, un changement d’homme n’y fera rien, c’est un changement de cap politique et d’orientation économique qu’il faut inculquer. Réduction des dépenses publiques, pacte de responsabilité, et autres mesures austéritères et libérales sont au programme de ce gouvernement, et un nouvel homme à Matignon, qui serait dans l’obligation de reprendre ses dossiers, ne changerait rien aux problèmes de la population.
Pourtant, au vue de la situation économique de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie et bientôt de la France, nous savons que l’austérité et le libéralisme ne sont pas les solutions, mais, bien au contraire, la source du problème. Il faut donc cesser immédiatement les coupes budgétaires qui nuisent gravement au bien-être de la population puisque ces réductions des dépenses publiques se traduisent par une baisse du budget consacré aux transports publics, aux logements sociaux, à l’éducation, à la culture, au sport et à la santé. Toutes ces choses sont pourtant vitales à la population car, ce n’est pas un coût que de devoir nourrir, éduquer et soigner un peuple.
Il faut également que le gouvernement cesse les cadeaux accordés au patronat, car, entre l’ANI, le crédit impôt compétitivité, les exonérations de cotisations sociales, notamment familiale, le pacte de responsabilité, le MEDEF et les actionnaires n’ont cesser de se gaver sur le dos des salariés qu’ils licenciaient. Car il ne faut pas se leurrer, nous ne verrons jamais les emplois, promis par le patronat, en contrepartie de tous ces offrandes que leur fait le gouvernement. Hollande avait pourtant annoncé, lors de la campagne présidentielle  » mon ennemi, c’est le monde de la finance », presque 2 ans après son investiture, les ennemis d’hier sont devenus les maître d’aujourd’hui. Ainsi, la part des dividendes versées aux actionnaires a pour la première fois dépassé la part réservée aux investissement par les entreprises, une preuve de plus pour démontrer que les cadeaux faits au patronat ne serve qu’à l’enrichissement d’une minorité. Pour s’en convaincre, il suffit de voir que depuis que nos dirigeants mettent en place des politiques d’exonération sociale, soit disant pour favoriser l’emploi, le chômage ne cesse d’augmenter.
Nous sommes donc en droit, et nous avons le devoir de demander un changement, non pas un changement d’homme ou de femms à a tête de tel ou tel minisère mais un changement de cap politique. Bien entendu, nous savons pertinemment que nos appels à changer de politique resteront vains, tant le gouvernement et le président sont bornés à vouloir défendre une ligne idéologique qui nous enfoncent chaque jour un peu plus dans la crise.

Par ailleurs, la multiplication des affaires concernant des politiques de l’UMP, du PS et du FN ne fait que nous révéler une Vème République dépassée, usée et inefficace. Et c’est là que réside l’un des principaux problèmes, puisque cette République monarchique, du fait de l’autorité qu’elle confère au président, permet à se dernier de mener la politique qu’il souhaite, même si elle est à l’exact opposé de ce pour quoi il s’est fait élire, même si des millions de gens s’y opposent comme ce fut le cas lors de la réforme des retraites.
C’est donc tout un système qu’il faut changer, non seulement au niveau national, mais également au niveau européen.
Nous sommes aussi en droit de nous demander pourquoi les ministres écologistes sont-ils encore au sein de ce gouvernement ? Le bilan écologique de ces deux premières années de mandat est, en effet, catastrophique car, entre le projet d’aéroport de notre dame des Landes, la non-fermeture des vieilles centrales nucléaires françaises, le projet de l’EPR, ou le quasi inexistant développement des énergies renouvelables, les écologistes avalent couleuvre sur couleuvre, et ils seraient certainement plus utiles, au mouvement écologiste s’il se ralliaient à nos forces pour engager une transition vers une nouvelle majorité alternative.

Hollande n’a donc pas intérêt à remanier son gouvernement, malgré tout ; un ministre en particulier devrait selon moi être viré de ce gouvernement ; Manuel Valls. Car sous ses beaux discours antiracistes, Manuel Valls mène en soi la même politique que mènerait le front national. Outre les expulsions de san -papiers, le fichage internet ou les caméras de surveillance, Valls a fait de la chasse aux Roms sa spécialité. Alors qu’un ministre de gauche devrait venir en aide aux sans-papiers en les régularisant, devrait aider les Roms à s’intégrer notamment en ce qui concerne l’éducation des enfants, Valls préfère, quant à lui,  à la solidarité la répression, les expulsions et les démantèlement de camps de Roms.

Pour sortir de ce cercle vicieux dans lequel nous sommes, il n’y a pas d’autre alternative que de désobéir à cette commission européenne libérale et bureaucratique. Il faut l’arrêt des politiques d’austérité, des politiques de répressios vis à vis des immigrés et, des cadeaux au monde de la finance. Engageons des réformes visant à garantir et satisfaire les besoins des populations et, non pas ceux des marchés financiers. Mais cela ne sera rendu possible que par la mise en place et l’avènement d’une VIème République sociale, participative, écologique et solidaire qui, permettra à chacun et à chacune de s’impliquer dans la vie politique de son pays. 

Analyses du premier tour des élections municipales

Dimanche 23 mars a eu lieu le 1er tour des élections municipales, marquées par le plus fort taux d’abstention qu’un premier tour de municipale n’ait jamais connu, soit 35%. Deux raisons principales peuvent justifier cette abstention ; d’une part la méfiance grandissante vis à vis des institutions et des représentants qui nous représentent de moins en moins, et d’autre part la trahison du Parti socialiste a engendré, chez ceux qui souhaitaient le changement, une profonde déception. Or, plutôt que de trouver des alternatives et des solutions à gauche, ces personnes ont préféré exprimer leur mécontentement en s’abstenant, favorisant la montée de l’extrême droite dans certaines villes. C’est d’ailleurs sur ce point que je vais m’attarder. A la proclamation des résultats et des estimations, à 20h, dans presque toutes les villes présentées par les chaînes de télévisions : un candidat frontiste était en tête ou dans les 3 premiers. Certes le front national a progressé de manière inquiétante dans certaines villes, mais il faut relativiser et surtout il faut faire barrage aux candidats frontistes qui seraient au second tour. Tout d’abord, il semble que les médias aient exagéré le score du front national au point de duper des millions de français, moi le premier, sur ce 1er tour. En réalité, le front national ne sera présent au second tour que dans 0.33% des villes, on est donc loin de la vague bleue marine annoncée. Par ailleurs, en terme d’élu, seul 1 candidat frontiste a été élu maire dès le 1er tour, alors que le Front de Gauche, quand il est autonome, a 67 candidats élus ou réélus au premier tour. Et le nombre est même plus important si l’on prend les villes où le Parti communiste présentait des candidats avec ou sans le PS. Ainsi, au soir du 1er tour, le Parti communiste conservait 94 villes, en gagnait 12 nouvelles et était en ballottage favorable dans 32 autres. Ainsi Pierre Laurent citait que « sur les 86 villes de plus de 9000 que nous dirigions avant les élections municipales, 37 ont été réélus dès hier soir ( soir du premier tour ) et 46 sont en voie de l’être dimanche prochain « . Le Parti communiste conserve donc sa place de 3ème force politique en terme d’élus locaux, ces derniers qui seront un appui pour les populations contre les politiques d’austérité et contre la haine que dissémine le front national. D’ailleurs, dimanche prochain il faudra un rassemblement de tous les partis de gauches et de toutes les  forces progressistes pour empêcher l’élection de candidats frontistes présents au second tour. Je n’appelle pas à un front républicain puisque dans certaines villes l’UMP a d’ores et déjà choisi de s’allier avec le Fn contre la gauche, mais j’appelle à un Front antifasciste composé de toutes celles et ceux qui souhaitent un changement de cap à gauche et qui refusent le front national pour solution.
Mais ce rassemblement ne dois pas être à sens unique. Ainsi, lorsque le Parti socialiste se trouve en tête au second tour face à un candidat frontiste, qui a des chances de l’emporter, toutes les forces de gauche- des radicaux à nous communistes- se rassemblement et s’unissent en faveur du candidat socialiste. En revanche, lorsque qu’un candidat Front de gauche arrive en tête dans une ville de gauche, mais menacé par la droite ou par l’extrême droite : le PS refuse souvent de se rallier à nos listes, pensant qu’ils ont un semblant de chances de l’emporter. Notre position est claire : nous mettrons tout en oeuvre pour que la droite et surtout l’extrême droite ait le moins d’élus possible, mais cette alliance ne doit pas être qu’en faveur du PS, les socialistes comme les écologistes doivent accepter de se désister pour un candidat communiste ou Front de gauche lorsque celui-ci est en tête de la gauche. Que le Parti socialiste se méfie, car désormais il n’est plus la seule « grande » force à gauche. D’ailleurs, peut-on véritablement dire que le PS est encore de gauche ? Il est certains que si dans certaines villes le Fn arrive en tête, il doit cela à la politique libérale d’un président qui a renoncé au changement, se faisant élire socialiste pour gouverner en libéral.
Enfin pour terminer, les médias s’en sont tenus à leur rôles de protecteur du système et de dédiabolisation du front national. D’innombrables candidats frontistes ont été interrogés tout au long de la soirée électorale, alors que dans le même temps aucun candidat communiste ne l’a été, seul Jean-Luc Mélenchon a figuré quelques minutes sur le plateau de TF1. Cela confirme que la parité médiatique n’est pas respectée puisqu’il est clairement établi que le front national, la droite et le Parti socialiste sont largement plus médiatisés que le Front de gauche qui, je le rappelle, est la 3ème force politique en terme d’élus locaux. A ce propos, le Parti communiste a- à juste titre- décidé de porter plainte auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour dénoncer cette situation antidémocratique.
Plus que jamais restons mobilisés pour empêcher la droite et l’extrême droite de conquérir des villes, et faisons en sorte
qu’au sortir de ces élections : un maximum de candidats communistes et Front de gauche soient élus! 

Pic de pollution et gratuité des transports publics.

Ces derniers jours, les habitants des plus grandes villes de France ont assisté à une situation certes étrange mais surtout alarmante quant à la non activité de nos dirigeants concernant la question des gaz à effets de serre et de la pollution en général. En effet, ce sont de fines particules qui ont envahi tout l’espace, provoquant des épais brouillards et obligeant les autorités à prendre des décisions rapidement. Outre les mesures de précaution qui ont été énoncées, notamment pour les personnes souffrante de maladies respiratoires, la gratuité des transports publics a été décrétée le temps que les fines particules polluantes disparaissent de l’atmosphère. Si la gratuité a été décrétée, c’est parce que l’essentiel des fines particules qui ont contaminé l’air des grandes villes- ainsi que de certaines campagnes- étaient issues des voitures diesels. Ainsi, pour stopper momentanément, ces émissions, il a obligatoirement fallu passer par une gratuité des transports publics temporaire afin que la population puissent se déplacer de façon ordinaire mais sans utiliser la voiture. Pourtant, la gratuité des transports publics ne devrait pas être une vulgaire mesure que l’on prend uniquement lors de pics de pollution. Cette mesure devrait être effective toute l’année, car outre la diminution de la pollution, dans les zones où elle est mise en oeuvre, elle permet également un plus grand dynamisme économique et social. Les personnes défavorisées qui ne peuvent pas se rendre à tel ou tel endroits parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’acheter une voiture ou bien de payer l’essence, ou parce que le bus est trop cher, peuvent- en situation de gratuité- rendre visite à un ami, trouver un emploi, découvrir de nouveaux espaces etc.
Par ailleurs, l’argent qui ne sera pas dépensée dans l’achat de tickets de bus, pourra servir à autre chose qui contribuera, sans doute, à améliorer le quotidien d’une famille.
La gratuité est, plus qu’un mode de vie ; un choix politique c’est le refus de céder aux libéralisations et aux privatisations imposées par la commission européenne, et c’est faire le choix de donner, à tous, la possibilité de se déplacer sans contrainte financière. Comment est-il envisageable que des personnes restent chez elles parce qu’elles n’ont aucun moyen de transports ou que ce dernier est trop cher ?
A Aubagne sous le mandat de Daniel Fontaine, maire communiste (PCF),  la gratuité est effective depuis le 15 mai 2009, pour la plus grande joie de ses habitants.
De la bouche de certains, qui croient avoir toujours raison, la gratuité est impossible a mettre en oeuvre, qui payerait la perte que cela engendre ? Comment ferait la mairie pour subventionner cette mesure ? Ce sont certes des questions légitimes mais elles sont essentiellement poser pour discréditer ceux qui préconisent la gratuité des transports. Manifestement, la gratuité rapporte plus que si les transports étaient payants. Tout d’abord lorsque vous achetez un ticket de bus, il faut savoir que la part, de la somme que vous payez et qui est destiné aux transports n’est, dans la plupart des cas, pas majoritaire. Ainsi, pourquoi payer autant si la somme que nous verserons n’ira pas dans le budget pour les transports ?
De plus, du fait de la gratuité des transports en commun, un nombre accru de personnes se déplacera, consommera, les jeunes pourront plus facilement aller travailler, les travailleurs qui ont du mal à se déplacer et qui n’ont pas de voitures ne connaîtrons plus cette situation misérable habituelle  pour aller sur leurs lieux  de travail. Cette mesure profitera en premier lieu aux démunis, mais également à toute la société. Qui ne serait pas heureux de pouvoir prendre le bus gratuitement ?
Il ne faut pas oublier de mentionner le fait que, d’un point de vue écologique la gratuité représente une solution importante. Si nous voulons parvenir à une sortie des énergies carbonées, responsables des émissions de gaz à effet de serre, la gratuité ne pourra que nous aider. Les gens seront moins tentés par la voiture, notamment sur des courts trajets. Pourquoi consommer de l’essence quand le tram, le bus ou le métro peut nous emmener au même endroit et gratuitement ?
Par ailleurs, cela permettrait une diminution du nombre de voitures et autres véhicules motorisés dans les grandes agglomérations, ce qui conduirait à moins de nuisances sonores, ainsi qu’a moins d’embouteillages.
La gratuité ne présente donc que des aspects positifs, quant à son financement ; outre « l’obligation » d’une meilleure gestion du budget des mairies, notamment celles gérées par la droite, une contribution financière aux entreprises doit être demandée, en sachant pertinemment que ces investissements profiteront à tous, donc aussi aux entreprises.
Liberté, égalité, gratuité! 

Le Fn ne défend pas les travailleurs!

L’idée selon laquelle le front national serait un défenseur des travailleurs est totalement fausse et n’est qu’un argument pour diviser la classe ouvrière et plus généralement le monde du travail.

Chacun sait que le meilleur moyen qu’ont trouvé les capitalistes pour passer « inaperçus » dans cette crise, dont ils sont responsables, c’est la division des travailleurs. Ainsi, en opposant les retraités aux jeunes, les immigrés aux français, les chrétiens aux musulmans, c’est toute la classe ouvrière qui est divisée alors qu’elle ne devrait former qu’un bloc pour lutter pour ses droits. Or c’est exactement ce que fait le front national, en stigmatisant les roms, les immigrés, ou encore les musulmans, le Fn ne fait que protéger la classe dominante et ne défend donc pas le monde du travail. D’ailleurs il suffit de voir le nombre de militants frontistes dans les manifestations pour les retraites, les salaires, contre les fermetures d’usines, pour s’en rendre compte. C’est simple, jamais il n’y a de dirigeants ou de militants du front national au sein de nos manifestations. Il est vrai qu’il n’est pas certain que nous les accepterions car nous récusons toutes idées de haine et de division au sein de notre société. De surcroît, il est bon de noter que l’argument premier du Fn est ce que  coûterait les immigrés à la France. Or, plusieurs rapport officiels démontrent catégoriquement que l’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte, car les immigrés sont des personnes à part entière, constituées de la même manière que tout le monde, ils payent leurs impôts, utilisent les transports en commun, consomment et travaillent, ils participent donc, comme chaque citoyen, au dynamisme de la France. C’est également pour cette raison que nous réclamons le droit de vote pour les étrangers, car il n’est pas normal que dans une République arborant fièrement le slogan :  » liberté, égalité, fraternité « , des personnes se voient encore refuser le droit de vote. 
Les ouvriers, et plus généralement les salariés, doivent comprendre que ce ne sont pas  les immigrés qui prennent leurs emplois, mais que ce sont les patrons qui détruisent leurs professions. Ce sont les actionnaires, avides d’argent qui obtiennent ces fermetures d’usines dans un souci de rémunération. Ce sont les économistes, dits sérieux, qui proclament qu’il faut baisser le « coût du travail « , qui en réalité n’est pas un coût puisque sans le travail on ne crée pas de richesse, ce qui conduit irrémédiablement à des baisses de salaires et donc du pouvoir d’achat pour l’ensemble de la population. Mais cela vous ne l’entendrez pas de la bouche du front national, tout simplement parce que c’est un parti ultra-libéral, et comme tout parti ultra-libéral qui se respecte, il mise sur la stigmatisation d’une minorité pour faire accepter ses idées. 
Chacun sait également qu’au sein d’une entreprise, ce sont les syndicats qui défendent les travailleurs, ce sont les syndicalistes qui prennent des risques, en se mettant en grève, en organisant des actions, en manifestant, pour que tout le monde puisse bénéficier des avantages et des acquis qu’ils obtiendront. Et le monde du travail, comme l’ensemble de la société, doit énormément aux syndicats, CGT en tête. Or, là encore, le front national est catégorique : les syndicats comme la CGT ou FO ne seraient là que pour nuire à l’emploi. 
Enfin, le programme social, comme son programme économique, ne défend certainement pas les travailleurs, et pour les rares mesures qui seraient susceptibles de les défendre, elles seraient réservées aux français dans un souci de priorité nationale. 
Le front national fait en réalité ce que le parti d’Hitler a fait en 1933. En effet, tout comme le NSDAP, le Fn prétend défendre les ouvriers et le monde du travail, tout comme le NSDAP il met en cause une minorité religieuse pour argumenter ses propos, et tout comme le NSDAP le Fn ne cesse d’argumenter contre les partis de gauche et contre les syndicats qui sont pourtant les véritables défenseurs des travailleurs. 
Ne tombez pas dans l’imposture sociale du front national et n’oubliez jamais que c’est par les urnes qu’est arrivé Hitler! 

Le danger de l’abstention.

Si la montée de l’extrême droite en France est sans doute due à la politique de droite du gouvernement censé être de gauche, et au rôle négatif des médias qui accueillent jour après jour les dirigeants frontistes, en oubliant souvent nos dirigeants, une autre cause peut expliquer la montée du Fn et l’augmentation de ses résultats électoraux : l’abstention.
En effet, il est tout naturel que lorsque les citoyens ne vont pas voter, les résultats électoraux grimpent puisque ce sont des pourcentages. En France, le vote n’est pas obligatoire mais c’est un devoir républicain dont  tout le monde devrait s’acquitter. Le droit de vote a été arraché au prix de luttes et de combats héroïques, comme pendant la seconde guerre mondiale sous l’occupation. Ainsi, tout le monde devrait aller voter, ne serait-ce que pour respecter la mémoire de ceux qui ont donné leurs vies pour que nous, aujourd’hui, nous puissions voter librement. Par ailleurs, voter permet à chacun de se faire entendre, et d’exprimer son opinion, son avis personnel et de ce fait la contestation est légitime par la suite. Car, lorsqu’une personne ne vote pas, mais qu’au lendemain des élections elle proteste contre celui qui a été élu par le peuple, elle n’a aucune crédibilité puisque elle n’aura rien fait pour empêcher cette élection.
De plus, au jour d’aujourd’hui, le vote nous permet encore plus d’exprimer ce que nous pensons avec la reconnaissance du vote blanc. Cette mesure adoptée par l’Assemblée est importante car elle permet de légitimer ceux qui s’expriment à travers le vote blanc. Ce dernier permet de faire entendre la voix de ceux qui ne se sentent pas représentés par les divers candidats, c’est une avancée importante pour la République.
Malheureusement, si on se réfère aux chiffres officiels, l’abstention ne cesse de grimper, à titre d’exemple : elle était de 44,59 % au second tour des élections législatifs de 2012. C’est à dire que presque la moitié de la population ne c’est pas sentie concernée par l’élection de nos députés à l’Assemblée nationale qui sont pourtant au coeur de notre système politique. Mais, par ailleurs, il est bon de noter qu’aujourd’hui ce sont des millions de personnes qui se déclarent insatisfaites de la politique menée par François Hollande et son gouvernement. Et il y a fort à parier que parmi toutes ces personnes qui sont mécontentes, une bonne partie d’entre elles ne sont pas aller voter aux présidentielles ou aux législatifs. Or le problème est là puisque si ces personnes ne s’étaient pas abstenues, le Front de gauche aurait peut-être eu plus d’élus à l’Assemblée et aurait pu peser plus lourdement dans la défense des services publics ou dans la lutte contre l’austérité.
Il ne faut pas oublier non plus que l’abstention est aussi un moyen utilisé par certains pour rejeter les institutions, ainsi certains ne se sentent plus représentés par les différents partis, il est donc important de donner à ces personnes les moyens d’espérer et de se battre pour une vie meilleure, en ce sens le Front de gauche représente la force idéale car elle porte en son sein toutes les forces de gauches que ce soit nous, les communistes, mais également des socialistes, des écologistes, des altermondialistes sans oublier des gens de l’extrême gauche comme les trotskistes.
J’en reviens maintenant à la montée de l’extrême droite et au rôle négatif de l’abstention, pour cela je vais m’appuyer sur un exemple précis : l’élection cantonale de Brignoles, qui s’est déroulé il y a quelques mois.
A première vue, le score du Fn est très élevé puisque 40% des suffrages exprimés étaient en faveur du candidat frontiste, soit plus de 2700 voix. Le problème est que 13815 personnes ne se sont pas déplacés pour aller voter soit 67,6% des inscrits. Il ne faut donc pas paniquer quant à ce haut score du Fn, d’autant plus qu’en se référant au nombre de voix, le Fn n’a augmenté que de quelques dizaines de voix par rapport à l’élection précédente. Ce sont donc essentiellement les électeurs de gauche, écoeurés par la politique du gouvernement qui se sont abstenus à tort. Je m’adresse ici aux personnes qui ont cru au changement et qui comme tant d’autres se sentent trahis par un gouvernement qui a abandonné le mot et la pensée socialiste. L’espoir n’est pas mort, le Front de gauche, lui, ne trahira pas ses idéaux. Nous appelons à une majorité alternative, contre l’austérité avec les socialistes du PS qui ont encore une conscience de gauche, avec les écologistes, avec les forces syndicales et sociales du pays. Les élections municipales seront pour nous l’occasion de faire un premier bilan, quant à la capacité de rassembler. Et nous espérons qu’une majorité de candidats PCF et Front de gauche seront élus pour mener des politiques anti-austérité dans les communes. Cela ne sera rendu possible que si les citoyens se déplacent massivement aux urnes, et donc s’ils rejettent ce fléau qu’est l’abstention! 

La désinformation médiatique.

Lorsque vous regardez les différentes chaînes de télévisions que ce soit TF1, BFM-TV, I-Télé ou Canal +, ce sont les mêmes informations qui sont données, avec les mêmes amalgames, les mêmes erreurs, et la même propagande pro-libérale. De ce fait la démocratie n’est pas respectée puisqu’au final toutes ces chaînes nous orientent vers le chemin  » de la pensée unique  » et de l’économie dite sérieuse qui serait nécessairement la solution et qui pourtant nous enfonce chaque jour un peu plus dans la crise.
Ainsi, que ce soit l’une ou l’autre des chaînes de télévision évoquées plus haut, vous trouverez des économistes ayant tous la même opinion. Ils vous expliqueront tous que pour faire face à la crise, et dans un soucis de compétitivité, terme purement bourgeois, il faudrait que nous nous serrions encore plus la ceinture, il faudrait baisser encore plus les dépenses publiques, ce qui signifie de l’argent en moins pour les hôpitaux, l’éducation, les transports publics, les services de proximité. Ils vous diront également que les travailleurs sont trop payés, oubliant le fait que le pouvoir d’achat pour la population est en baisse et qu’en revanche les plus riches se portent très bien ( les 500 plus grosses fortunes de France s’étant enrichies de 25% en un an ).
Ils iront même jusqu’à vous dire que les fermetures d’usines sont justifiées et que de toute manière ceux qui proposeraient une autre solution, comme par exemple une annulation d’une partie d’une dette illégitime, un affranchissement des traités européens, ou l’arrêt immédiat des cures austéritaires ne seraient que des marginaux marxistes nostalgiques de l’URSS aux idées irréalisables. Voilà le refrain habituel que l’on entend à longueur de journée. A l’inverse, ces mêmes économistes aux idées si identiques oublieront de vous évoquer le coût du capital, c’est à dire ce que  nous coûte en dizaines de milliards d’euros les dividendes versés aux actionnaires. Hors de question aussi d’attribuer cette crise au capitalisme et aux impératifs des banques et des spéculateurs, car il est tellement plus simple de s’attaquer aux immigrés et aux personnes sans défense.
Et de ce fait, la montée du Fn peut s’expliquer par le rôle néfaste des médias. En dédiabolisant systématiquement les dirigeants frontistes, en faisant passer le front national pour un parti « normal », et en occultant de mentionner les agressions fascistes contre les populations : les médias vous font passer les idées d’extrêmes droite comme une opinion banale, invoquant la liberté d’expression mais oubliant- une fois de plus- que le racisme, la haine, l’homophobie, l’antisémitisme et le sexisme sont des délits.
Etant donné que toutes ces chaînes appartiennent à des grands groupes financiers, adeptes du libéralisme : ils ne cesseront de vous en venter les mérites alors que nous savons pertinemment que le libéralisme est une des causes de la misère des peuples. En Amérique latine, avant l’arrivée au pouvoir de présidents progressistes et avant la construction du socialisme dans certains pays, ces mêmes politiques, que nous subissons actuellement, avaient été appliquées sous la houlette du FMI et de la Banque mondiale. Elles n’avaient apporté que misère sociale, précarité, exclusion et chômage, soit exactement la même chose qu’en Europe actuellement. Pourquoi donc s’obstiner à appliquer ces politiques quand nous connaissons ses conséquences pour les peuples ?
En revanche, les pays ayant décidé de rompre avec ce libéralisme sauvage sont aujourd’hui ceux dont l’économie se porte le mieux comme c’est le cas du Venezuela, de la Bolivie ou de l’Equateur par exemple.
Il est également bon de distinguer les différentes réactions des médias selon les pays concernés. Ainsi, un pays comme Cuba sera systématiquement stigmatisé pour le moindre fait politique qui ne plairait pas aux occidentaux, alors que les tortures à Guantanamo, les guerres en Irak et en Afghanistan, les populations brûlées au napalm par les Etats-Unis lors de la guerre du Viêt-Nam, les bombes nucléaires sur Hiroshima ou bien les multiples renversements de présidents élus démocratiquement tel Salvador Allende, seront classés comme des affaires banales.
Le dernier exemple en date est la situation au Venezuela où un gouvernement démocratique fait face à la droite qui en a appelé à la violence. Les médias ( dont le Petit journal de Canal + ) ont été unanimes : le gouvernement tue son peuple. D’une part cela est totalement faux puisque parmi les rares personnes à avoir trouvé la mort, lors de ces manifestations, plusieurs étaient du côté du gouvernement, et d’autre part dans n’importe quel pays qui serait pro-occidental ces manifestations auraient été qualifiées de tentatives de coup d’Etat par des insurgés armés. Alors qu’au Venezuela, le gouvernement socialiste est nécessairement mauvais, puisque socialiste et allié de Cuba, et  la droite est nécessairement « bonne » même si elle en appelle à la violence menaçant la démocratie et la paix.
Les grandes chaînes ne vous informeront pas sur ce qui se passe véritablement dans le monde, pour y remédier une démocratisation des médias s’impose grandement.

" Ce qu’est Hugo Chavez ne meurt jamais "

Le 5 Mars 2013, Hugo Chavez, alors président du Venezuela décédait des suite d’un cancer dont l’origine est encore douteuse. Une année après sa disparation, le socialisme pour lequel Chavez s’est battu continue de se construire au Venezuela et en Amérique du Sud. Essayant de mettre de côté les troubles que rencontrent aujourd’hui la République Bolivarienne ( voir mes précèdent articles à ce sujet ) avec les manifestations de plus en plus violentes d’une droite revancharde, nous allons essayer de revenir sur ce qu’à réaliser Chavez au cour de ses mandats à la tête du Venezuela.

Le 6 décembre 1998, Hugo Chavez accède à la présidence vénézuélienne en recueillant 56% des suffrages exprimés. Peu de temps après, en 1999 il convoque une première fois le peuple à un référendum pour déterminer si oui ou non l’Assemblée Constituante devra avoir le lieu : 92% des vénézuéliens se prononceront pour et plus tard, de nouveau, le peuple vénézuélien acceptera la nouvelle Constitution à 76% des votes. La nouvelle Constitution a apporté la démocratie dans un pays si longtemps sous hégémonie américaine. Ainsi, le référendum révocatoire est crée, il permet entre autres de destituer un maire, un député ou même le président, si la majorité de la population le veut. La droite qui a si souvent critiqué Chavez n’hésitera pas à utiliser cet outil démocratique afin d’essayer de révoqué Chavez, sans succès puisque le peuple s’y opposera. 
Par ailleurs, il est bon de rappeler que Chavez aura plus consulté le peuple que tous ces pays occidentaux soit disant démocratiques et que lorsqu’il a perdu un référendum il avait su respecter cette défaite, tout le contraire de Sarkozy qui, oubliant le « Non » du peuple contre le traité européen en 2005, avait ratifié le traité de Lisbonne- copie conforme de l’ancien traité- en 2007. La France et les autres pays qui ont tant taper sur la République Bolivarienne n’ont donc pas de leçons à donner d’un point démocratique au Venezuela. 
Le socialisme attache une grande importance à la santé et à l’éducation, et, tout comme à Cuba, le gouvernement socialiste bolivarien a respecté ces deux choses essentielles pour le bien d’un peuple. Ainsi, selon l’UNESCO : l’analphabétisme a été éradiqué au Venezuela alors qu’il était de 9% en 1998 avant l’élection d’Hugo Chavez. La scolarisation a augmenté en 10 ans de prêt de 70% tandis que le nombre d’étudiants a été multiplié par 3, en 10 ans également, passant de 900 000 à 2 millions.  La République bolivarienne a fait de l’éducation un droit fondamental, accessible à tous car gratuite, et obligatoire pour que chacun puisse profiter des bienfaits d’une éducation. On pourrait également mentionné la création de nombreuses écoles maternelles, le recrutement de nombreux instituteurs dont le nombre est passé de 65 000 à 343 000 en à peine 10 ans, ou encore le fait que 4 millions d’enfants ont désormais accès aux cantines scolaires, c’est 16 fois plus qu’avant l’arrivée au pouvoir de Chavez. 
Du côté de la santé, Hugo Chavez et l’Etat vénézuélien ont multiplié le nombre de centres de santé par 2 et le nombre de centres de soins dentaires par 3. Hugo Chavez a « démocratisé » l’accès aux soins alors qu’avant son arrivée il était réservé aux plus aisés. Par ailleurs, dans le cadre de l’ALBA : une coopération entre le gouvernement bolivarien et la République de Cuba a permit à des millions de vénézuéliens ( notamment ceux résidents dans les bidon-villes )  d’être soignés gratuitement par des médecins cubains dont le talent, l’humanisme et la générosité ne sont plus à prouver. La mortalité infantile a également diminué de manière significative.
L’une des priorité d’Hugo Chavez aura été l’arrêt des politique néolibérales qui n’avaient apporté que misère sociale et chômage. A l’exact opposé de ce qu’ordonnaient les banquiers et les économistes libéraux, le Venezuela a préféré servir les intérêts du peuple plutôt que ceux de la minorité bourgeoise. Par l’intermédiaire de ces politiques, l’économie vénézuélienne ne sait jamais aussi bien porter : quelques chiffres peuvent en attester : 
– le PIB a été multiplié par 3 durant les années de Chavez au pouvoir 
– la dette vénézuélienne a diminué de 50% en 12 ans ( elle est aujourd’hui l’une des plus faible d’Amérique Latine ) 
– la pauvreté est passée de 54,7 % en 1998 à 19,6% en 2013 et dans le même temps et sur la même période l’extrême pauvreté passait de 10,8  en 1998 à 5,5% en 2013.
– le chômage a considérablement diminué lui aussi passant de 10,6% en décembre 1999 à 5,6 % en décembre 2013. 
Nous pourrions aussi évoqué la multiplication du salaire minimum par 12, la création de magasins d’Etats d’alimentation pour lutter contre la malnutrition, la multiplication par 3 du nombre de vénézuéliens ayant accès à une retraite, ainsi que l’augmentation des chaînes et des radios publiques qui restent toutefois minoritaires face aux chaînes et aux radios privées : une preuve de plus pour dénoncer la désinformation continuelle sur le Venezuela qui voudrait que la liberté d’expression soit censuré. La réforme agraire ainsi que le développement des coopératives ouvrières et agricoles ont, eux, permis aux paysans et à la classe ouvrière de se réapproprier leurs lieux de travail. Il ne faut pas oublier non plus le fait qu’en 2002 Hugo Chavez avait été victime d’un coup d’Etat de la part de la droite et du patronat, soutenu par les Etats-Unis, mais que le peuple vénézuélien conscient du danger et du recul démocratique que cela impliquait avait libéré Hugo Chavez, rétablissant de ce fait la démocratie. 
Chavez fut un combattant de la liberté des peuples, comme l’est  Fidel Castro. Hugo Chavez, durant sa présidence, n’a eu en tête que le bien de son peuple et il a tout mit en oeuvre pour satisfaire les besoins et les désirs populaires. Par l’intermédiaire de la Vème République, qu’il appelait de ses voeux, il aura permit au peuple de s’initier dans les affaires de l’Etat, et de faire du Venezuela une démocratie à la fois représentative ( du fait de la présence d’élections ) et à la fois participative puisque chaque citoyen est appelé a débattre.
Chavez a ainsi montré que socialisme et démocratie étaient liés, et même quasiment indissociables, à l’inverse de ce que vous dirons les impérialistes. Hugo Chavez aura contribué à lutte anti-impérialiste et aura, avec d’autres, permit aux peuples latinos-d’américains de se libérer du joug de l’hégémonie et de l’impérialisme nord-américain. 
En ces jours où la droite vénézuélienne tente, par la violence, de faire chuter le gouvernement démocratique vénézuélien, nous assurons à la République bolivarienne du Venezuela et à son si grand peuple notre soutien et notre douleur quant au décès du camarade Chavez il y a un an déjà.
Mais Hugo Chavez n’est pas mort : car il restera vivant dans le coeur de chaque révolutionnaire!
Hasta Siempre!