Hollande et le tournant libéral.

« Compétitivité », « politique de l’offre », « exonération de cotisations familiales », le tournant libéral est officiellement assumé par François Hollande et son gouvernement. Un tournant libéral où tout sera mit en oeuvre pour maximiser les profits du patronat. Paradoxalement, c’est à l’heure où même les institutions les plus libérales commencent à remettre en cause leurs propres politiques, que François Hollande officie son ralliement au libéralisme. D’ores et déjà, nous pouvons dire que le peuple de France a été trompé. Hollande avait terminé sa campagne présidentielle en désignant la finance comme son principal adversaire, 1 an et demi après son investiture voilà qu’il est aux ordres ce cette même finance. Le programme du PS n’était  pas marxiste et ne correspondait déjà pas aux attentes populaires, mais certains points étaient tout de même intéressant. Et bien même ces quelques points, Hollande les a reniés.

Pourtant, nous savons tous que ces mesures qui ont été annoncées vont nous conduire à l’impasse, car elles ont déjà été mises en place dans les pays européens comme en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Irlande ou encore en Italie avec les résultats que nous connaissons. Mais, ces mêmes politiques d’austérité et de libéralisme avaient également été appliqué en Amérique Latine, quelques années avant de l’être en Europe. Et elles avaient déjà emmener chômage de masse, misère et exclusion sociale, baisse des salaires ou encore augmentation du nombre de suicides. Et seul l’arrivée au pouvoir de leaders progressistes et anti-impérialistes avait permit de rétablir et d’améliorer considérablement non seulement l’économie de ces pays mais également les condition de vie des peuples.
Le libéralisme est une idéologie selon laquelle il faudrait que toute l’économie soit basée sur les entreprises, donc en réalité sur le patronat. Alors que nous savons très bien que ce sont les travailleurs qui créent les richesses de ce pays. Pour ceux qui en douteraient, il suffirait d’une grève générale pour voir que notre économie serait paralysé et donc que ce sont bien les travailleurs qui créent la richesse. De plus, ils sont majoritaire au sein du processus du production, le patronat et les actionnaires ne représentant qu’une minorité. Alors pourquoi les efforts économiques ne sont-ils pas portés sur les travailleurs ? Pourquoi ce sont les actionnaires et le grand patronat qui amassent la majorité de l’argent dû à la vente des richesses que les travailleurs ont crées ?
La compétitivité ne fais qu’aggraver cette injustice, en effet la compétitivité implique une baisse des coûts du travail, et pour baisser le coût du travail il faut soit baisser des salaires soit licencier. Donc, en clair la compétitivité c’est prendre l’argent de la classe ouvrière pour rémunérer les grands patrons et les actionnaires qui franchement n’en ont pas besoin. En contrepartie, le patronat et notamment le MEDEF avait promis d’embaucher massivement, le résultat nous le connaissons :
depuis plus de 10 ans que ces politiques sont mises en place, le chômage ne cesse d’augmenter, tout comme la fortune des grands patrons et des actionnaires. Nous sommes donc légitimement en droit de demander une autre politique, et que celle-ci soit dirigé en fonction des travailleurs.
Par ailleurs, Hollande a également annoncé la fin des cotisations familiales qui représentaient 30 milliards d’euros payer uniquement par le patronat. Il va falloir malgré tout compenser cette perte d’argent pour l’Etat, et encore une fois ce sont les gens ordinaires qui vont payer pour pouvoir garantir la maximisation du profit du patronat. Au final, si nous ajoutons les 30 milliards d’euros d’exonération de cotisations plus les 20 milliards d’euros du CICE ( financés par une baisse des dépenses publics et l’augmentation de la TVA ), nous arrivons à un cadeau de l’ordre de 50 milliards d’euros, et nous ne sommes qu’au mois de janvier. Et quand on sait que Pierre Gattaz, le patron du MEDEF, a demandé 100 milliards d’euros d’exonérations et de crédits pour créer 1 million d’emploi, c’est à dire que pour ce monsieur un emploi coûte 100 000 euros, il y a de quoi être inquiet. D’autant plus, qu’Hollande l’a clairement dit, il faut agir sur l’offre. Or ce n’est pas l’offre qui est au coeur de la société, ce sont les citoyens : la solution est donc l’augmentation du SMIC, un véritable impôt progressif ou encore la mise en place d’un salaire maximum pour pouvoir financer les services publics comme les hôpitaux ou les transports afin d’en garantir l’accès à chacun.
Finalement le plus choquant c’est que personne ou presque ne remet en cause ce tournant libéral. En réalité quand on y regarde de plus près cela n’a rien de surprenant quand on sait que tout est fait pour nous faire prendre le chemin de la « pensée unique », à commencer par nos programmes scolaires notamment dans la filière économique et sociale où on nous formate le cerveau avec un pur programme libéral.
Heureusement pour les peuples européens, il existe toujours un espoir. Les forces de « l’autre gauche » progressent en Europe. Rien qu’en Grèce, nos camarades de Syriza sont en tête des sondages avec plus de 27% des intentions de votes.
Cette société, et cette Europe ne pourront que s’effondrer devant la volonté des peuples, et ensemble  nous rebâtirons une Europe qui sera basée sur la coopération entre les peuples, la solidarité envers les plus démunis, une politique écologique efficace, et un partage accrue des richesses. Le changement est véritablement possible, et il ne tient qu’a vous d’en faire partie! 
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