Carnets républicains : la question de l’Europe.

Certains ont tendance à penser que les idées de socialisme ou de communisme ne sont pas associables avec l’idée de République au sens démocratique du terme. Il est vrai que les expériences des pays dits « socialistes » tels que l’URSS, la Corée du Nord ou la Chine ne peuvent que confirmer cette thèse. Pourtant nous, militants communistes et progressistes, savons pertinemment que cette thèse- répandue le plus souvent par les grands médias et les capitalistes- est fausse. C’est justement parce que nous sommes opposés au système actuel et à la dictature des banques que nous sommes communistes et que nous prônons la transformation progressiste de notre société, nécessairement républicaine et démocratique.
On ne peut pas dire qu’actuellement en France, et dans les autres pays occidentaux, nous sommes en situation  de démocratie « réelle ». Certes, nous pouvons voter et élire nos dirigeants, mais dans le cas des pays de l’UE par exemple, ces mêmes dirigeants sont soumis aux impératifs de la commission européenne et de ses bureaucrates. Et ces derniers, ne sont pas élus par les peuples d’Europe, et cela est profondément antidémocratique. Et quand bien même les réformes qu’un gouvernement engage ne dépendent pas de la commission européenne, et que les peuples y sont massivement opposés : les gouvernements n’en tiennent pas compte. Prenons l’exemple de la France, souvenez vous en 2005 à l’issue d’un référendum, le peuple disait Non à 55% au traité européen, 2 ans plus tard : Sarkozy arrivait au pouvoir et ratifiait un nouveau traité : celui de Lisbonne qui était un copié-collé de celui rejeté 2 ans plus tôt par le peuple français. Naturellement Sarkozy ne demanda pas l’avis au peuple et le traité fut adopté contre l’avis de la majorité des français. Mais nous pourrions également prendre pour exemple la réforme des retraites de 2010, des millions de personnes étaient dans la rue chaque semaine pour dire non à cette réforme injuste, qu’à cela ne tienne Sarkozy et la droite n’ont -une nouvelle fois- pas tenu compte des aspirations populaires.
Il faut non seulement réformer de fond en comble les institutions françaises, mais également les institutions européennes. Cela ne sera rendue possible que si nos partis frères et nous mêmes sommes portés au pouvoir. Si la gauche anticapitaliste, antilibérale, progressiste et écologiste arrivait au pouvoir en Allemagne, en Espagne, en Grèce mais aussi au Portugal et au Danemark : alors les espoirs et les possibilités de changement seraient à portée de main. Réformer les institutions de l’UE, cela signifie faire en sorte que les décisions qui en découlent soient prise dans l’intérêt des peuple européens et non pas dans l’intérêt des marchés financiers comme c’est le cas actuellement. Cela veut dire, rendre ces institutions démocratiques. Comme par exemple donner beaucoup plus de droits et de pouvoir au Parlement européen dont les députés sont élus par les peuple européens.
Plusieurs réformes devront être mise en place, il faudra par exemple tout faire pour qu’un SMIC européen soit instauré, il faudra également tout mettre en oeuvre pour que l’égalité des droits et des chances soit respecté au niveau européen. Naturellement nous devrons mettre un terme aux politiques d’austérité qui ne font qu’aggraver des situations déjà plus que préoccupantes. Nous devrons nous affranchir des traités européens antidémocratiques et qui obligent les peuple à se serrer la ceinture pendant que les marchés et les banques se renflouent. Il faudra, impérativement, que nous refondions les statuts de la Banque centrale européenne (BCE), pour que celle-ci puisse prêter directement aux Etats, et non pas qu’elle le fasse via des banques privées comme c’est le cas aujourd’hui. Concernant le Grand marché transatlantique, nous devrons non seulement le faire connaître aux peuple d’Europe ( ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, les bureaucrates de la commission s’abstiennent volontiers de nous en parler, témoignant du peu d’égard qu’ils accordent à la démocratie ) et par la suite mené un grand débat pour que ce dernier soit rejeté.
Notre ambition pour l’Europe et pour les peuple européens est grande, mais elle est nécessaire si nous voulons la rendre véritablement progressiste et démocratique.

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