Partout, combattons les idées de l’extrême droite !

Dimanche 26 Janvier a eu lieu à Paris une des manifestation les plus préoccupante de ces dernières années.
Sous le slogan « jour de colère », des milliers de personnes ont battu le pavé pour de dangereuses revendications. Ils étaient 17 000 selon la police, 120 000 selon les manifestants : comme toujours la guerre des chiffres a lieu, mais ce n’est pas ça qui nous intéresse.
Pour commencer, cette manifestation était clairement dirigée contre le Président de la République : François Hollande, et cela pose problème, car le fait de manifester contre une personne en particulier ( tout dépend de la personne bien entendu ) est une absurdité. En effet, ce n’est pas François Hollande, mais sa politique qui est mauvaise, d’où un certain manque de réflexion dans ce cortège. Et il faut dire qu’au vu des manifestants présents, il ne faut pas s’en étonner. Outre ceux opposés aux éoliennes, ceux opposés à la Sécurité Sociale et les petits patrons, étaient également présents des ultras-libéraux, les catholiques intégristes de Civitas, des homophobes, mais aussi des fans de Dieudonné, et plus préoccupants des groupuscules fascistes d’extrême-droite.
Avant de revenir sur la constitution de cette manifestation, nous devons éclaircir un point : pourquoi ces gens là manifestent-ils ? En effet, Hollande et son gouvernement ont pris un tournant libéral, ils privilégient le patronat plutôt que la classe ouvrière, ils stigmatisent les Roms etc.
La politique de Hollande est en fait la prémisse de ce que ferait ces manifestants s’ils étaient au pouvoir, ce qui serait bien évidemment une abomination et une catastrophe pour le peuple, et pour la démocratie.
Maintenant venons en à la participation des groupes néo-nazis : comment se fait-il que ces groupes existent encore ? Comment se fait-il qu’ils aient le droit de manifester ? Quant on entend leurs slogans, on ne peut que prendre peur. En effet, outre les traditionnels  » la France aux français  » et toutes ces bêtises nationalistes, on a également entendu des « Juifs, hors de France », mais plus généralement ce sont des slogans contre tous ceux qui ne sont pas français qui ont été chantés. D’autres ont préféré, se moquer de Clément Méric. Pour rappel Clément Méric était un jeune militant antifasciste et syndicaliste qui a été sauvagement assassiné par un membre d’un groupuscule fasciste d’extrême droite le 5 juin 2013. Nous n’oublierons jamais Clément et son combat perdura à travers tous les antifascistes, comme disaient ses camarades :  » ni oubli, ni pardon « . La riposte antifasciste devra être unitaire pour non seulement contrer ces groupuscules néo-nazis mais également le Fn qui ne fait qu’alimenter la haine et renforcer ces groupuscules.
D’ailleurs, la CGT, FSU, Solidaires ainsi que l’UNEF ( syndicat étudiant ), la FIDL et l’UNL ( syndicats lycéens ) ont décidé le 4 décembre 2013 de lancer une grand campagne unitaire contre l’extrême droite, son imposture sociale, et ses idées nauséabondes. Nous ne pouvons qu’encourager ce genre de pratique, car trop souvent Marine Le Pen est dédiaboliser dans les médias. Mais ne nous y trompons pas, le Fn reste et restera ce qu’il est, à savoir un parti raciste, fasciste, homophobe, xénophobe, ultra-libéral et certainement pas défenseur du prolétariat. D’ailleurs, de plus en plus de candidats frontistes quittent tout simplement le parti car ils se rendent bien compte que sous les beaux discours, le racisme est toujours présent.
Plus que jamais, nous devons nous mobiliser contre les idées de l’extrême droite, ne laissons pas une seule municipalité au Fn, ne lui laissons pas un seul siège de député au Parlement européen, reprenons la rue à la droite et à l’extrême droite, et empêchons que, de nouveau ces groupuscules fascistes battent le pavé.
No Pasaran !

Taxons le capital !

A entendre les médias et les économistes libéraux, le travail serait un « coût » qu’il faudrait toujours plus alléger. A savoir que, pour gagner en compétitivité il faudrait baisser les salaire ou licencier. Or c’est précisément l’inverse qu’il faut faire.
Tout d’abord il faut définir ce  terme patronale de « compétitivité » qui signifie en réalité prendre l’argent dans la poche des travailleurs pour garnir celles des grands patrons et des actionnaires.
Ensuite, le travail n’est en aucun cas un coût, puisque sans travail il n’y a pas de production de richesses. Car ce sont bel et bien les travailleurs qui en travaillant créent les richesses et ce ne sont donc pas les actionnaires. Sachant cela, on ne peut pas parler de coût, et c’est dans cette optique que le Front de Gauche et la CGT mènent un grand débat et une grande campagne nationale afin de mobiliser et d’interpeller la population sur le fait que c’est le capital, notamment les dividendes versés aux actionnaires, qui coûte cher et qui plombe notre économie, et que, ce sont les salaires qu’il faut augmenter.
Les médias et tous ces économistes dits « sérieux et réalistes » car partisans de la thèse libérale ne vous diront pas que si l’on divisait par 2 les dividendes versés aux actionnaires, ce serait 120 milliards d’euros que nous pourrions débloquer. De plus, la part de la richesse produite qui est détenue par les 1% des plus riches est passé de 7% en 1982 à 9% en 2006. C’est à dire qu’une minorité capitaliste s’accapare une part non négligeable des richesses alors même qu’ils ne sont nullement impliqués dans cette création de richesses et, que du fait de leur impératif de rémunération, des usines fermes et le chômage ne cesse d’augmenter.
Seulement, en éclipsant ce coût, les émissions de télés et de radios, la plupart des journaux, et les programmes scolaires,bernent la population et l’orientent vers la thèse de la « pensée unique ».
Notre grande campagne vise donc à sensibiliser la population sur ce que nous coûte les dividendes, et sur ce que nous pourrions faire avec cette argent qui, rappelons le, est issue de la sueur des travailleurs.
D’autant plus qu’en ajoutant à ces 120 milliards d’euros, la lutte contre l’évasion fiscale qui rapporterait 60 milliards d’euros, la fin des exonérations des cotisations et la fin des cadeaux fiscaux faits aux capitalistes, un impôt progressif composé de 14 tranches, et un salaire maximum de 30 000 euros par mois, nous débloquerions une somme considérable d’argent pour développer, améliorer et renforcer nos services publics, augmenter nos salaires, rétablir la retraite à 60 ans pour toutes et tous à taux plein. Mais avec cette argent, nous réorganiserons, également, la production, notamment agricole, pour rompre avec le productivisme et mettre en avant une agriculture sans OGM et biologique. Nous construirons des logements sociaux notamment pour les jeunes étudiants et les jeunes travailleurs, car aujourd’hui dans un pays dit développé : il n’est pas normal que des personnes dorment dans la rue. Nous améliorerons aussi notre système de protection sociale en assurant le remboursement intégral des dépenses de santé.
Il est grand temps que la minorité capitaliste participe au développement de nos infrastructures liées au bien-être du peuple, il n’est pas acceptable que, pendant que la majorité de la population souffre du fait de la crise, une minorité s’enrichit considérablement. En effet, en 2013 la fortune des 500 français les plus riches a augmentée de 25%.
Mettons en place les moyens nécessaires pour taxer le capital, et mettons tout en oeuvre pour faire de cette argent un instrument de la transformation de la société que nous souhaitons.

Hollande et le tournant libéral.

« Compétitivité », « politique de l’offre », « exonération de cotisations familiales », le tournant libéral est officiellement assumé par François Hollande et son gouvernement. Un tournant libéral où tout sera mit en oeuvre pour maximiser les profits du patronat. Paradoxalement, c’est à l’heure où même les institutions les plus libérales commencent à remettre en cause leurs propres politiques, que François Hollande officie son ralliement au libéralisme. D’ores et déjà, nous pouvons dire que le peuple de France a été trompé. Hollande avait terminé sa campagne présidentielle en désignant la finance comme son principal adversaire, 1 an et demi après son investiture voilà qu’il est aux ordres ce cette même finance. Le programme du PS n’était  pas marxiste et ne correspondait déjà pas aux attentes populaires, mais certains points étaient tout de même intéressant. Et bien même ces quelques points, Hollande les a reniés.

Pourtant, nous savons tous que ces mesures qui ont été annoncées vont nous conduire à l’impasse, car elles ont déjà été mises en place dans les pays européens comme en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Irlande ou encore en Italie avec les résultats que nous connaissons. Mais, ces mêmes politiques d’austérité et de libéralisme avaient également été appliqué en Amérique Latine, quelques années avant de l’être en Europe. Et elles avaient déjà emmener chômage de masse, misère et exclusion sociale, baisse des salaires ou encore augmentation du nombre de suicides. Et seul l’arrivée au pouvoir de leaders progressistes et anti-impérialistes avait permit de rétablir et d’améliorer considérablement non seulement l’économie de ces pays mais également les condition de vie des peuples.
Le libéralisme est une idéologie selon laquelle il faudrait que toute l’économie soit basée sur les entreprises, donc en réalité sur le patronat. Alors que nous savons très bien que ce sont les travailleurs qui créent les richesses de ce pays. Pour ceux qui en douteraient, il suffirait d’une grève générale pour voir que notre économie serait paralysé et donc que ce sont bien les travailleurs qui créent la richesse. De plus, ils sont majoritaire au sein du processus du production, le patronat et les actionnaires ne représentant qu’une minorité. Alors pourquoi les efforts économiques ne sont-ils pas portés sur les travailleurs ? Pourquoi ce sont les actionnaires et le grand patronat qui amassent la majorité de l’argent dû à la vente des richesses que les travailleurs ont crées ?
La compétitivité ne fais qu’aggraver cette injustice, en effet la compétitivité implique une baisse des coûts du travail, et pour baisser le coût du travail il faut soit baisser des salaires soit licencier. Donc, en clair la compétitivité c’est prendre l’argent de la classe ouvrière pour rémunérer les grands patrons et les actionnaires qui franchement n’en ont pas besoin. En contrepartie, le patronat et notamment le MEDEF avait promis d’embaucher massivement, le résultat nous le connaissons :
depuis plus de 10 ans que ces politiques sont mises en place, le chômage ne cesse d’augmenter, tout comme la fortune des grands patrons et des actionnaires. Nous sommes donc légitimement en droit de demander une autre politique, et que celle-ci soit dirigé en fonction des travailleurs.
Par ailleurs, Hollande a également annoncé la fin des cotisations familiales qui représentaient 30 milliards d’euros payer uniquement par le patronat. Il va falloir malgré tout compenser cette perte d’argent pour l’Etat, et encore une fois ce sont les gens ordinaires qui vont payer pour pouvoir garantir la maximisation du profit du patronat. Au final, si nous ajoutons les 30 milliards d’euros d’exonération de cotisations plus les 20 milliards d’euros du CICE ( financés par une baisse des dépenses publics et l’augmentation de la TVA ), nous arrivons à un cadeau de l’ordre de 50 milliards d’euros, et nous ne sommes qu’au mois de janvier. Et quand on sait que Pierre Gattaz, le patron du MEDEF, a demandé 100 milliards d’euros d’exonérations et de crédits pour créer 1 million d’emploi, c’est à dire que pour ce monsieur un emploi coûte 100 000 euros, il y a de quoi être inquiet. D’autant plus, qu’Hollande l’a clairement dit, il faut agir sur l’offre. Or ce n’est pas l’offre qui est au coeur de la société, ce sont les citoyens : la solution est donc l’augmentation du SMIC, un véritable impôt progressif ou encore la mise en place d’un salaire maximum pour pouvoir financer les services publics comme les hôpitaux ou les transports afin d’en garantir l’accès à chacun.
Finalement le plus choquant c’est que personne ou presque ne remet en cause ce tournant libéral. En réalité quand on y regarde de plus près cela n’a rien de surprenant quand on sait que tout est fait pour nous faire prendre le chemin de la « pensée unique », à commencer par nos programmes scolaires notamment dans la filière économique et sociale où on nous formate le cerveau avec un pur programme libéral.
Heureusement pour les peuples européens, il existe toujours un espoir. Les forces de « l’autre gauche » progressent en Europe. Rien qu’en Grèce, nos camarades de Syriza sont en tête des sondages avec plus de 27% des intentions de votes.
Cette société, et cette Europe ne pourront que s’effondrer devant la volonté des peuples, et ensemble  nous rebâtirons une Europe qui sera basée sur la coopération entre les peuples, la solidarité envers les plus démunis, une politique écologique efficace, et un partage accrue des richesses. Le changement est véritablement possible, et il ne tient qu’a vous d’en faire partie! 

Carnets républicains : l’exemple du Venezuela

Depuis plusieurs année, l’Amérique latine et plus particulièrement l’Amérique du Sud est en proie au changement. Par l’émergence de mouvements et de leaders progressistes, elle se démocratise. Evidemment, cela n’est pas du goût de tout le monde et l’impérialisme nord-américain refuse toujours d’admettre que les peuples latinos-américains puissent faire le choix du socialisme. Nous allons nous appuyer sur le pays, sans doute l’un des plus représentatif de ce mouvement anti-impérialiste : le Venezuela. Nous aurions pu également  prendre pour exemple la Bolivie d’Evo Morales, l’Equateur de Rafael Correa ou encore l’Uruguay de Jose Mujica.
Les médias ont souvent considéré- à tort- Hugo Chavez comme un apprenti dictateur marxiste. Si le terme marxiste est juste, le terme dictateur est en totale contradiction avec la réalité. Et je suis persuadé qu’au fond d’eux même, ceux qui crachaient sur Hugo Chavez, savaient pertinemment que non seulement Chavez est le président le mieux élu, d’un point de vue démocratique, d’Amérique Latine, mais qu’en plus de cela il a plus oeuvré pour la démocratie que la plupart des pays occidentaux. En réalité, les médias refusent simplement d’admettre que la République Bolivarienne du Venezuela et les démocraties progressistes d’Amérique Latine sont plus que des alternatives au libéralisme mondial. Certes Hugo Chavez est resté au pouvoir de 1999 à 2013, mais il a été réélu à chaque fois et sous contrôle d’examinateurs international. Chavez a su mettre en place une nouvelle République. Ainsi, la Vème République Bolivarienne du Venezuela est sans doute l’une plus démocratique au monde. Chavez a, en effet, su concilier démocratie parlementaire et démocratie participative ouverte aux propositions citoyennes. Par la mise en place d’Assemblées citoyennes, de coopératives ouvrières et agricoles, et du référendum révocatoire, il a su donner aux vénézuéliens le moyen de décider que ce soit localement, nationalement ou sur leurs lieux de travail. Ces trois éléments sont indispensable à toute démocratie et République Sociale, et ils devront être mis en place lorsque nous proclamerons la 6ème République en France.
Les Assemblée citoyenne ont deux objectifs majeurs : tout d’abord, faire connaître à l’ensemble du peuple vénézuélien les initiatives du gouvernement socialiste et leurs buts. Cela implique donc que par le biais de débats populaires, les citoyens peuvent exprimer leurs avis, leurs mécontentements ou leurs satisfactions. Le second objectif et sans doute le principal est de faire en sorte que le peuple vénézuélien puisse décider par lui même les réformes que devront faire les élus vénézuéliens. En procédant ainsi, les élus ne sont pas coupé des réalités populaires et de surcroît ils peuvent prendre en compte les besoins et les désirs du peuple vénézuélien. Les coopératives ouvrières et agricoles présentent, quant à elle, l’avantage de donner au prolétariat vénézuélien le pouvoir au sein du processus de production. Les coopératives agricoles ont été l’instrument majeur de la Réforme agraire qu’à engagé le gouvernement bolivarien, et elles ont permis aux paysans de ne réapproprier leurs terres. Quant aux coopératives ouvrières, elles ont permis non seulement de créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois et donc de baisser le chômage, mais en plus les produits qui y sont fabriqués sont vendus à petits prix et donc accessibles à tous.
Le référendum révocatoire est lui un processus visant à contrôler les activités des élus par le peuple. Ainsi, ceux qui ne rempliraient pas leurs missions vis à vis du peuple vénézuélien peuvent être révoqués si le peuple le décide. Députés, maires et conseillers ne peuvent donc que respecter les besoins du peuple. C’est ce que l’on appelle une démocratie comme Abraham Lincoln la définissait  » la démocratie c’est le gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple « . Le président de la République peut également être révoqué, la droite avait d’ailleurs essayé, mais le peuple vénézuélien a su défendre ses droits et ses acquis en maintenant Hugo Chavez à la tête du pays.
Voilà sur quoi nous devrons nous appuyer en France, la démocratie sociale n’arrivera qu’avec l’avènement d’une 6ème République écologiste, participative, démocratique, laïque, sociale et solidaire.

Pour la suppression du Sénat.

L’affaire Dassault a eu au moins le mérite, au delà du fait que c’est une honte pour la République, de montrer à tous qu’il était grand temps de supprimer le Sénat, ou tout du moins de le réformer de fond en comble.
Dans le processus de démocratisation que nous engagerons avec l’avènement de la 6ème République, le Sénat n’aura en effet plus sa place.
Mais, il ne faut pas penser que nous voulons supprimer le Sénat simplement parce que nous le trouvons trop bourgeois ou je ne sais quoi. Plusieurs éléments nous permettent de dire sans crainte que le Sénat est devenu inutile.
Tout d’abord, c’est une institution antidémocratique car les sénateurs ne sont pas élus directement par le peuple ; c’est un problème majeur quand on sais que notre 6ème République sera véritablement démocratique et devra répondre aux aspirations populaires. L’Assemblée qui sera en place au sein de la 6ème République sera composée de députés, naturellement élus par le peuple et qui ne pourront briguer qu’un seul mandat. Cela permettra entre autre de voir des changements à chaque élection et donc de voir des gens du peuple, c’est à dire des noirs, des arabes, des ouvriers, des paysans, des étudiants à l’Assemblée. Cela permettra également de ne pas voir, comme c’est le cas aujourd’hui, notamment de la part des élus de droite, s’installer des baronnies locales.
De plus, le Sénat est inutile à la République, au sens où le vote des sénateurs n’est pas primordial. A savoir que si, par exemple, l’Assemblée vote un projet de loi, mais que le Sénat, lui, rejette ce projet de loi, au final ce sera l’Assemblée qui aura le dernier mot. On peut donc légitimement se demander pourquoi le Sénat est toujours en place sachant que son vote n’est prit en compte que si l’Assemblée a le même avis.
Il faut aussi prendre en compte la question du « vote secret ». En effet, lors de l’affaire Dassault ( rappelons que les sénateurs de droite et un sénateur de gauche ont refusé de lever l’immunité parlementaire afin que la justice puisse entre Serge Dassault sénateur UMP ), une commission composé de 26 sénateurs- dont 14 de gauche ( RDSE, PS, EELV et CRC )- ont eu a voté mais à bulletin secret. Nous ne savons donc pas qui parmi les sénateurs de Gauche a trahi la République et à préféré voter contre la levée de l’immunité parlementaire ( sans doute en échange d’un ou plusieurs cadeaux de la part de l’intéressé ). Une chose est sûr, nos sénateurs du groupe CRC -( Communiste, républicains et citoyens ) ne sont pas les brebis galeuses.
Selon moi, ce sont tous les sénateurs qui auraient du voter. De cette façon, non seulement le vote aurait été plus démocratique, et par ailleurs cela aurait permit de pouvoir voir qui aurait voter « pour » et qui aurait voter « contre ».
Il ne faut pas oublier également que les sénateurs sont généreusement rémunérés, tout comme les députés . En ce qui concerne nos sénateurs (CRC), comme tous les élus communistes, ils se versent le salaire qu’ils touchaient lorsqu’ils exerçaient leurs précédentes professions, le reste allant au Parti. Mais pour tous les autres sénateurs, et notamment ceux de droite, nous savons tous qu’ils amassent des quantités d’argent considérables. La rémunération des élus, notamment des sénateurs, devra être sérieusement revu à la baisse, en effet celle qui leur est attribué actuellement contribue à donner aux élus une apparence « d’élite » vivant au dessus des moyens du peuple alors qu’ils devraient oeuvrer pour son bien.
En conclusion, nous pouvons dire qu’une véritable République démocratique, la 6ème entre autre ne pourra pas accepter une institution tel que le Sénat, c’est pourquoi nous devrons le supprimer, ou bien faire en sorte que ce dernier devienne une chambre relais des collectivités territoriales et des initiatives citoyennes.

Justice de classe !

En ayant refusé de lever l’immunité parlementaire de Serge Dassault, le Sénat nous a montré un triste visage de notre République et de la France. Ainsi, Dassault pourra tranquillement continuer ses affaires sans être inquiété par la justice. Rappelons tout de même que, si son immunité avait été levé, il aurait pu, enfin, être entendu par la Justice. Il est entre autre accusé d’association de malfaiteurs et de tentative d’homicide.
Malgré tout, rien ne nous certifie que Serge Dassault aurait été inquiété part la Justice. Nous avons, en effet, affaire à une Justice de classe en France. Une Justice de classe clairement favorable à la classe dominante, comme toujours d’ailleurs. Je vais encore une fois reprendre l’exemple de nos 5 camarades de la CGT de Roanne, poursuivis depuis plus d’un an pour une histoire de tags. Mais, nous pourrions également prendre l’exemple de notre camarade syndicaliste condamné l’année dernière pour avoir blessé 9 CRS… avec un oeuf, ou encore celui de nos deux autres camarades, toujours syndicalistes CGT, qui ont osé tracter sur un péage d’autoroute. Les condamnations frisent le ridicule, et pourtant l’acharnement continue contre les syndicalistes de ce pays. Nous le redisons, le gouvernement doit voter une loi d’amnistie sociale pour tous les syndicalistes et pour les membres des mouvements associatifs comme les faucheurs d’OGM. Ces gens ne battent pour nos droits, pour nos vies, leurs lutte est une lutte d’intérêt général et au lieu de les condamner ou d’envoyer les forces de l’ordre, le gouvernement devrait les remercier chaleureusement.
Maintenant, regardons de plus près le cas du mouvement des bonnets rouges en Bretagne. Ce mouvement, rappelons-le, est dirigé par les grands patrons bretons, notamment par la branche locale du MEDEF. Lors des manifestations qui avaient éclatées, certains bonnets rouges avaient détruits les portiques d’écotaxes dont le coût est estimé à 500 000 euros par portiques ! Nous sommes loin des tags ou de l’oeuf, et pourtant les coupables de ces dégradations n’ont quasiment rien eu, et les dirigeants de ce mouvement ; le patronat  a obtenu gain de cause puisque le gouvernement a décidé de suspendre l’écotaxe jusqu’en 2015. Alors que nous savons tous que, si ces dégradations avaient été l’oeuvre de syndicalistes ou de militants de Gauche ou associatifs, le gouvernement aurait, sans le moindre doute envoyé les CRS. Cette situation est non seulement paradoxale, mais elle est en plus anormale : d’un côté nous avons des syndicalistes en lutte pour sauver leurs emplois et leurs droits et qui sont victimes des violences policières et patronales. Et de l’autre côté, nous avons une minorité de bretons qui veulent simplement voir l’écotaxe disparaître pour garantir leurs profits. Et ces derniers, osent appeler tous les bretons à manifester contre l’écotaxe ( rappelons que c’est la droite qui a proposé cette loi ) afin, disent-ils de sauver les emplois, et dans le même temps, ils ferment des usines et délocalisent.
J’ai pris l’exemple des syndicalistes, mais j’aurais également pu prendre celui des faucheurs d’OGM, dont le seul crime est d’avoir essayer de sauver notre nourriture et donc notre santé.
En réalité, les gouvernements qui se succèdent mettent tous en oeuvre pour réprimer les défenseurs de l’intérêt général et de l’humain, et glorifient les véritables responsables de cette crise. Quand verrons-nous le gouvernement français lutter contre l’évasion fiscal ? Quand verrons-nous le gouvernement lutter contre ces patrons qui licencient pour sauver leurs profits et les dividendes des actionnaires ?
Pour que la Justice soit pleinement exercé, l’avènement d’une 6ème République véritablement démocratique est une nécessité. Cessez de vous acharner sur les Roms, les musulmans, les juifs, les chrétiens, les noirs, les arabes, les chinois, les syndicalistes ou encore les militants associatifs, mais concentrez vos efforts sur ceux qui pillent nos richesses, qui nous demandent toujours plus d’efforts et qui s’en mettent pleins les poches. Les banques, les actionnaires, les capitalistes devront payer pour tout ce qu’ils ont fait subir au peuple.
Quant au Sénat, le sénateur de Gauche qui a trahi les siens en refusant de voter l’immunité parlementaire de Serge Dassault devra lui aussi rendre des comptes. Le Sénat doit être supprimer ou réformer de fond en comble pour qu’il représente véritablement les intérêts populaires. 

Carnets républicains : la question de l’Europe.

Certains ont tendance à penser que les idées de socialisme ou de communisme ne sont pas associables avec l’idée de République au sens démocratique du terme. Il est vrai que les expériences des pays dits « socialistes » tels que l’URSS, la Corée du Nord ou la Chine ne peuvent que confirmer cette thèse. Pourtant nous, militants communistes et progressistes, savons pertinemment que cette thèse- répandue le plus souvent par les grands médias et les capitalistes- est fausse. C’est justement parce que nous sommes opposés au système actuel et à la dictature des banques que nous sommes communistes et que nous prônons la transformation progressiste de notre société, nécessairement républicaine et démocratique.
On ne peut pas dire qu’actuellement en France, et dans les autres pays occidentaux, nous sommes en situation  de démocratie « réelle ». Certes, nous pouvons voter et élire nos dirigeants, mais dans le cas des pays de l’UE par exemple, ces mêmes dirigeants sont soumis aux impératifs de la commission européenne et de ses bureaucrates. Et ces derniers, ne sont pas élus par les peuples d’Europe, et cela est profondément antidémocratique. Et quand bien même les réformes qu’un gouvernement engage ne dépendent pas de la commission européenne, et que les peuples y sont massivement opposés : les gouvernements n’en tiennent pas compte. Prenons l’exemple de la France, souvenez vous en 2005 à l’issue d’un référendum, le peuple disait Non à 55% au traité européen, 2 ans plus tard : Sarkozy arrivait au pouvoir et ratifiait un nouveau traité : celui de Lisbonne qui était un copié-collé de celui rejeté 2 ans plus tôt par le peuple français. Naturellement Sarkozy ne demanda pas l’avis au peuple et le traité fut adopté contre l’avis de la majorité des français. Mais nous pourrions également prendre pour exemple la réforme des retraites de 2010, des millions de personnes étaient dans la rue chaque semaine pour dire non à cette réforme injuste, qu’à cela ne tienne Sarkozy et la droite n’ont -une nouvelle fois- pas tenu compte des aspirations populaires.
Il faut non seulement réformer de fond en comble les institutions françaises, mais également les institutions européennes. Cela ne sera rendue possible que si nos partis frères et nous mêmes sommes portés au pouvoir. Si la gauche anticapitaliste, antilibérale, progressiste et écologiste arrivait au pouvoir en Allemagne, en Espagne, en Grèce mais aussi au Portugal et au Danemark : alors les espoirs et les possibilités de changement seraient à portée de main. Réformer les institutions de l’UE, cela signifie faire en sorte que les décisions qui en découlent soient prise dans l’intérêt des peuple européens et non pas dans l’intérêt des marchés financiers comme c’est le cas actuellement. Cela veut dire, rendre ces institutions démocratiques. Comme par exemple donner beaucoup plus de droits et de pouvoir au Parlement européen dont les députés sont élus par les peuple européens.
Plusieurs réformes devront être mise en place, il faudra par exemple tout faire pour qu’un SMIC européen soit instauré, il faudra également tout mettre en oeuvre pour que l’égalité des droits et des chances soit respecté au niveau européen. Naturellement nous devrons mettre un terme aux politiques d’austérité qui ne font qu’aggraver des situations déjà plus que préoccupantes. Nous devrons nous affranchir des traités européens antidémocratiques et qui obligent les peuple à se serrer la ceinture pendant que les marchés et les banques se renflouent. Il faudra, impérativement, que nous refondions les statuts de la Banque centrale européenne (BCE), pour que celle-ci puisse prêter directement aux Etats, et non pas qu’elle le fasse via des banques privées comme c’est le cas aujourd’hui. Concernant le Grand marché transatlantique, nous devrons non seulement le faire connaître aux peuple d’Europe ( ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, les bureaucrates de la commission s’abstiennent volontiers de nous en parler, témoignant du peu d’égard qu’ils accordent à la démocratie ) et par la suite mené un grand débat pour que ce dernier soit rejeté.
Notre ambition pour l’Europe et pour les peuple européens est grande, mais elle est nécessaire si nous voulons la rendre véritablement progressiste et démocratique.