Actualités en Amérique Latine #1

La gauche européenne et notamment française a toujours eu des liens étroits avec l’Amérique Latine. En France, le Front de Gauche perpétue cette « tradition », et nombres des gouvernements et leaders progressistes de l’Amérique Latine sont pour nous des sources d’inspirations. Que ce soit Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Equateur, Jose Mujica en Uruguay, ou encore Cristina Kirchner en Argentine, en passant par Fidel et Raul Castro à Cuba et Nicolas Maduro au Venezuela, sans oublier ceux qui nous ont quitter comme Salvador Allende au Chili, Ernesto Guevara ou plus récemment Hugo Chavez au Venezuela, les exemples se succèdent.
A travers cette rubrique qui sera hebdomadaire je vais essayer de relater les faits qui se dérouleront en Amérique Latine.

Semaine du 15/12 au 22/12 : 

Uruguay : 
L’Uruguay est devenu le premier pays au monde a légaliser la vente et la culture de cannabis. Le Sénat uruguayen a validé la proposition de loi à 16 voix contre 29. Cette loi, qui devrait entrer en vigueur en 2014, permettra aux uruguayens de s’approprier du cannabis par trois moyens différents :
– soit par l’auto-culture, qui toutefois ne pourra pas dépasser les 6 plans par personnes et les 480 grammes par récoltes
– soit par la culture au sein de club de consommation
– soit par l’achat au sein de pharmacie d’Etat, sans toutefois que cela n’excède les 40 grammes par mois.
Par ailleurs, la drogue qui sera vendue dans les pharmacies sera beaucoup moins forte que celle qui est proposé actuellement.
Si l’ONU est apparue sceptique à l’annonce de la légalisation du cannabis, Jose Mujica le président uruguayen a défendu bec et ongle ce projet énonçant le fait que cette légalisation permettra de lutter plus efficacement contre le trafic de drogue qui sévit en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

Chili : 
Au Chili, au terme des élections présidentielles, le peuple chilien a réélu la socialiste Michelle Bachelet à la tête du pays. Avec 62% des suffrages exprimés, Michelle Bachelet bat triomphalement la candidate de droite. Ce score spectaculaire reflète la volonté de changement qu’a le peuple chilien. En effet, la présidente socialiste a annoncé qu’elle mettrait en place, d’ici 100 jours, pas moins de 50 réformes visant a améliorer la condition du peuple chilien. Outre une révision de la Constitution chilienne héritée de la dictature, Michelle Bachelet a également annoncé une amélioration considérable du système éducatif, de l’accès aux soins et des services publics.
Par ailleurs, le Parti Communiste chilien (PCC), après avoir soutenue la candidate socialiste au seconde tour de l’élection présidentielle, a annoncé son entré au gouvernement. Le peuple chilien aura ainsi une plus grande assurance quant à la mise en place de ces réformes nécessaires.

Venezuela : 
A Caracas, capitale vénézuélienne, s’est tenu jeudi 19 décembre le premier conseil politique de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA). L’ALBA est une organisation économique basée sur la coopération et la solidarité entre les peuples et, est entrain de devenir une véritable alternative à la domination impérialiste américaine. Au terme de ce premier conseil, plusieurs annonces ont été faîtes notamment en ce qui concerne les objectifs de ce conseil politique :
– bataille pour que l’ALBA soit reconnu juridiquement au niveau international
– création de de l’Université des Sciences et de la Santé Salvador Allende
– initiation d’un processus de rencontre et de complémentarité entre l’ALBA et le MERCOSUR.
Les réussites de l’ALBA cette année ont également été misent en avant, l’ALBA s’est notamment battu pour la reconnaissance de l’Etat Palestinien en tant qu’Etat observateur à l’ONU, elle a oeuvré pour éviter l’intervention militaire en Syrie ou encore, elle a soutenu l’Equateur (membre de l’ALBA) dans son combat contre la compagnie pétrolière Chevron-Texaco.
Source : http://cubasifranceprovence.over-blog.com/

Bolivie : 
Le gouvernement bolivien a annoncé le lancement du premier satellite de télécommunication de la Bolivie. L’annonce a été faîte depuis la Chine ou le lancement a été effectué. Il commencera ainsi a émettre dès avril 2014 et, comme l’a déclaré Evo Morales, le président bolivien, ce satellite va permettre de démocratiser l’accès à la télécommunication, notamment pour les personne vivants dans les campagnes reculées de Bolivie.En effet, le coût de la téléphonie mobile et de l’accès à internet vont connaître une baisse une fois que le satellite prendre effet. Ce lancement s’inscrit donc dans le vaste mouvement de réforme qu’à connu la Bolivie depuis l’arrivée au pouvoir en 2006 d’Evo Morales ( Voir : Bolivie : la transformation en marche! :  http://unmilitant.blogspot.fr/2013/12/bolivie-la-transformation-en-marche.html ).

Cuba : 
Enfin pour termine, à Cuba, Raul Castro le président cubain a annoncé être ouvert aux dialogues avec les Etats-Unis, à condition que désormais, ces derniers respectent le système et le peuple cubain. Rappelons que les deux Etats voisins n’entretiennent aucune relation depuis 1961 et qu’un blocus économique -maintes fois condamné par l’ONU- est toujours en place depuis 1962 sur Cuba.
De son côté, le leader de la Révolution Cubaine a rencontré le président de la République Bolivarienne du Venezuela : Nicolas Maduro. Les deux hommes ont commémoré les 19 ans de la première rencontre entre Fidel Castro et Hugo Chavez ainsi que les 9 ans de la création de l’ALBA (créée sous l’impulsion d’Hugo Chavez notamment).

Peuples en lutte.

Au cours de la seconde moitié du 20ème siècle, des dizaines de mouvements de Libération ont vu le jour, venant à bout des grandes puissances coloniales comme la France ou le Royaume-Unis.
Malgré tout, encore aujourd’hui des peuples sont privés de leurs libertés, que ce soit le peuple palestinien, le peuple kurde ou le peuple sahraouis. Tous trois sont privés d’un Etat et voient leurs droits les plus fondamentaux violés.

« La Palestine n’était pas une terre sans peuple destinée à accueillir un peuple sans terre », à travers ces propos; le rappeur Kery James nous résume assez bien la situation en Palestine, à savoir qu’un Etat s’est mis en place sans concertation du peuple palestinien présent sur cette Terre depuis longtemps. Les accords de 1963 stipulaient bien que 2 Etats indépendants devaient voir le jour : Israël et l’Etat Palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. Mais le gouvernement israélien a très rapidement lancé des opérations de colonisation à travers la Palestine, coupant des villages de palestiniens, empêchant les paysans de récolter leurs récoltes ou privant les enfants d’écoles à cause du trajet interminable du fait de la construction du mur.
Ce dernier censé protéger les israéliens des roquettes palestiniennes, n’est en réalité là que pour faire de la Palestine un Etat morcelé de toutes parts et donc ingérable politiquement et économiquement. Et c’est malheureusement le cas à Gaza où l’autorité Palestine de Mahmoud Abbas n’a aucune influence ou presque.
Comment peut-on se déclarer allié d’un régime d’apartheid ? Comment peut-on continuer à commercer avec le gouvernement israélien tout en connaissant les souffrances et les privations quotidiennes que subit le peuple palestinien ? Quelle différence faites-vous entre le régime d’apartheid sud-africain et celui d’Israël ? Quelle différence faites-vous entre le combat de Madiba et du peuple sud-africain et le combat du peuple palestinien ? Quelle différence y-a-t-il entre la Résistance française pendant la seconde guerre mondiale et la Résistance palestinienne d’aujourd’hui ?
L’usage des armes, même si il est néfaste dans bien des cas,est plus que justifié quand on sait que des milliers sont tombés- tombent et tomberont- sous les balles de l’armée israélienne. Le mouvement de solidarité envers la Palestine ne cesse de grandir, les forces communistes et progressistes, en particulier, font campagne dans le monde entier pour la Palestine et maintenant, hormis Israël et les Etats-Unis, peu de pays s’opposent à la création d’un Etat palestinien. Et nous espérons, qu’à l’instar du peuple sud-africain, que les palestiniens viendront à bout de ce régime d’apartheid et pourront, avec les forces progressistes d’Israël, vivre en paix avec le peuple israélien avec des frontières clairement définies et des peuples en coopération.

Le peuple kurde, quant à lui, est réparti dans quatre pays différents : la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie. Peuple persécuté dans tous ces pays, même en Irak ou la région occupée par les kurdes irakiens dispose d’une très large autonomie, la création du Kurdistan est plus que problématique et ne verra le jour que si ces quatre Etats prennent les mesures nécessaires et stoppent leurs politiques répressives à l’égard du peuple kurde. En Turquie, le gouvernement d’Erdogan, tout comme l’opposition, est clairement anti-kurde, et encore une fois ce sont les forces communistes qui défendent les libertés du peuple kurde. En Syrie, la situation est encore plus complexe, du fait de la guerre civile qui oppose pro-Assad, anti-Assad et djihadistes. Les kurdes de Syrie sont opprimés à la fois par le régime sanguinaire d’Assad et par les non moins sanguinaires djihadistes, qui sont en train de s’accaparer la lutte révolutionnaire du peuple syrien. Le peuple kurde est un peuple courageux, que ce soit dans le fait de s’opposer à la fois au régime syrien et aux djihadistes en Syrie ou alors de s’être opposé à Saddam Hussein lors de la guerre du golf ( à la suite de ça, les kurdes subiront une forte répression en Irak et 250 000 d’entres eux trouveront refuge en Turquie, où ils se verront être assimilés à des terroristes). Quant à l’Iran, les kurdes y ont été opprimés : et sous le régime du dictateur pro américain le Shah, et sous la dictature de la République islamique d’Iran. A titre d’exemple, ces dernières années plusieurs journalistes ou étudiants d’origine kurde ont été condamnés à la peine de mort.
A l’inverse du mouvement de solidarité envers la Palestine, celui pour le peuple kurde est faible et peu d’Etats ont, à ce jour, décidé de soutenir la cause d’un Etat kurde. Pire, certains pays comme la France ferme les yeux sur les assassinats de femmes et d’hommes kurdes ou d’origine kurde comme cela à été le cas lors de l’assassinat des trois militantes kurdes en plein Paris en janvier 2013.

La lutte du peuple sahraouis est une des moins connue, car peu ou pas du tout médiatisée. Les sahraouis réclament l’indépendance la région du Sahara Occidental, mais le Maroc qui a la main mise sur ce territoire ne semble pas disposé à autoriser la création de cet Etat. Mais, la lutte du peuple sahraouis est tout aussi légitime que celle du peuple palestinien, du peuple kurde ou du peuple algérien en son temps. Malgré les promesses de négociations entre les différents belligérants, rien n’a été fait pour les sahraouis et nombre de leurs militants sont emprisonnés dans les prisons marocaines. Le Maroc, en refusant l’indépendance du Sahara Occidental, nie les attentes des sahraouis.
Si le mouvement de solidarité envers le peuple kurde est faible, celui envers la lutte du peuple sahraouis l’est encore plus. En France le Parti communiste est, une nouvelle fois, un des seuls à réclamer la liberté du peuple sahraouis.
Le chemin de la liberté des peuples est long, mais au final il s’imposera à tous. 

La victoire de nos camarades et le cas Edouard Martin.

Victoire pour nos 5 camarades de la CGT à Roanne qui viennent d’être relaxés par la justice après plus d’un an d’un long et éprouvant combat. Rappelons qu’ils avaient été entre autre condamnés car ils avaient refusé de se faire prélever leur ADN, refusant ainsi d’être fiché par l’Etat uniquement parce qu’ils étaient
syndicalistes. Nos camarades l’ont donc emporté, le cas contraire aurait été alarmant pour les libertés syndicales et d’expressions. Malgré tout, la répression contre les syndicalistes est toujours d’actualité et plus que jamais nous devons nous mobiliser pour que le syndicalisme en général ne soit plus stigmatisé comme c’est actuellement le cas. François Hollande aurait pu améliorer la « condition » des syndicalistes si, comme il l’avait promit à Jean-Luc Mélenchon, il avait amnistié les syndicalistes condamnés sous l’ère Sarkozy parce qu’ils étaient syndicalistes et qu’ils défendaient les droits des travailleurs.
Venons en maintenant à l’autre actualité marquante du mouvement syndical, qui a beaucoup fait parler d’elle et il faut reconnaître qu’il y a de quoi. Tout le monde se souvient d’Edouard Martin : délégué syndical CDFT de Florange que l’on avait vu en larmes après l’annonce de la fermeture de l’usine alors que le gouvernement socialiste avait promis de tout mettre en oeuvre pour empêcher cette fermeture, il faut croire que non car la seule solution aurait été la nationalisation. Après l’annonce de la fermeture de l’usine donc, Edouard Martin avait qualifié Ayrault de « traîtres » et il faut bien dire qu’au Front de Gauche nous partagions cet avis et nous étions solidaires des ouvriers de Florange, d’Edouard Martin le premier. Mais voilà que nous apprenons que ce même Edouard Martin a annoncé qu’il serait tête de liste aux élections européennes : pour le PS! Certes, le faut qu’on ouvrier qui plus est syndicaliste décide de s’engager est une excellente chose qu’il faut encourager et développer. Mais pourquoi alors se présenter pour un parti ne défendant plus la classe ouvrière ? Pourquoi se présenter pour un parti ou le nom « socialiste » n’a plus aucun sens?
Il est évident qu’Edouard Martin a sa place en politique, je ne comprends pas la réaction de certains qui s’indignent qu’un ouvrier syndicaliste puisse faire de la politique, je le dis et le répète, pour moi l’engagement politique va avec l’engagement syndicaliste et justement, cet engagement ne peut qu’enrichir la démocratie.
Mais Edouard Martin n’a certainement pas sa place au Parti socialiste, pas après ce qu’il s’est produit à Florange. En revanche, il aurait toute sa place au Front de Gauche, dans ce rassemblement où le mot gauche a plus que jamais une signification, où la classe ouvrière et le peuple sont réellement défendus. C’est nous qui défendons les libertés syndicales, c’est nous qui sommes de chaque mobilisation syndicale en faveur de l’intérêt général, c’est nous qui proposons de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, c’est nous qui proposons que les contre propositions des syndicats soient- obligatoirement- étudiées en cas de plan social et qu’elles soient prise en compte si elles permettent de sauver les emplois et l’usine, c’est nous qui encourageons les coopératives agricoles et ouvrières, comme c’est actuellement le cas à Géménos où nous soutenons nos camarades des Fralib.
Le PS est un parti complètement coupé de la réalité du terrain, et ce gouvernement issu du PS ne cherche certainement pas à défendre les droits du peuple, mais bien à garantir la rentabilisation de la classe dominante.

L’austérité ou la cause de la souffrance des peuples.

Les politiques d’austérité que les peuples d’Europe subissent ne sont certainement pas réalisées afin de rembourser une dette plus qu’illégitime, mais au contraire elles le sont afin d’oppresser les peuples et d’enrichir les financiers. Ainsi, on nous martèle que pour rembourser la dette et combler le déficit public, la seule solution serait la baisse des dépenses publiques et l’augmentation des impôts pour les classes moyennes et populaires. Mais, ce que les médias et les bureaucrates de la commission européennes ne vous diront pas c’est que ce ne sont pas les peuples qui sont responsables de  la crise, mais bel et bien le système capitaliste.
En réalité, ces politiques d’austérité qu’on nous impose sont appliquées pour faire payer aux peuples une crise dont ils ne sont nullement responsables et pour enrichir ceux qui en sont véritablement responsables.
Le plus surprenant c’est que nous connaissons les effets néfastes de ces politiques : non seulement sur les conditions de vie des peuples mais également sur l’économie des pays. En effet, c’est sous les mêmes institutions financières tels que le FMI ou la Banque mondiale, que des politiques  drastiques de rigueur avaient été mises en place en Amérique du Sud. Les peuples de ces pays ont su se libérer de cette oppression en élisant des gouvernements socialistes et progressistes qu’à République Sociale nous soutenons.
Après cette tentative ratée en Amérique du Sud, les financiers ont cherché un nouvel endroit pour faire souffrir les peuples. La crise en Europe a été l’occasion, pour les financiers, de réitérer ces politiques, prétextant encore et toujours l’éternel remboursement de la dette. Malheureusement, au lieu d’améliorer la situation, ces politiques d’austérité n’ont fait que l »aggraver. Les peuples ne s’y trompent pas, le mouvement des Indignés ou les bons scores des partis et organisations frères du Front de Gauche en Europe, témoignent que les peuples veulent désormais le changement. Les peuples sont en colère, mais cette colère ne doit pas passer de l’autre côté, elle ne doit pas passer au profit de ceux qui pensent que le problème c’est l’immigration. En effet, si les forces anticapitalistes progressent, il en va de même pour les forces d’extrême droite. Ces dernières ne sont en réalité là que pour défendre les intérêts de la classe dominante et de la finance. En effet, en rejetant la faute sur l’immigration, les forces d’extrême droite protègent les véritables responsables de cette crise. L’arrivée au pouvoir des nationalistes, xénophobes et fascistes seraient, pour les peuples et la démocratie la pire des choses. Rappelons-nous qu’en 1933, Hitler rejetait déjà la faute de la crise sur les populations immigrées et cela a engendré les horreurs que nous connaissons tous, n’oubliez jamais que c’est par les urnes qu’est arrivé Hitler.
L’austérité , pour en revenir à elle, ne peut en aucun cas fonctionner. La baisse des dépenses publiques est synonyme de conditions de vie de moins en moins soutenables, car l’Etat consacre des moins en moins d’argent aux infrastructures politiques avec les conséquences que l’on connaît telles que la fermetures des hôpitaux par exemple. Car, les dépenses publiques que nos gouvernements baissent ne sont bien entendu pas celle destinées à l’achat de rafales ou d’armes. Il faut mieux assurer des guerres contre la volonté des peuples plutôt que de garantir un service médical de qualité et gratuit.

A cette vision de l’Europe austéritaire, capitaliste et libérale nous opposons une vision de l’Europe fondée sur la coopération et la solidarité entre les peuples. Nous proposons de refonder les statuts de la Banque centrale européenne (BCE) pour que cette dernière puisse prêter directement aux Etats. Nous exigeons l’arrêt immédiat des politiques d’austérité et par conséquent nous voulons une hausse des dépenses publiques, une hausse du SMIC, mais également l’instauration d’un revenu minimum à l’échelle européenne, ainsi qu’un développement des services publics qui seraient accessibles à tous. Il faut que les décisions qui sont prises par la commission européenne le soient de manière démocratique, c’est à dire à l’inverse de ce qui est fait actuellement. Nous proposons l’abolition des traités européens mis en place contre l’avis des peuples comme le traité de Lisbonne ou le TSCG par exemple, ce dernier qui nous impose de prendre des mesures irréalisables et inefficaces comme c’est le cas de la règle d’or.
Nous remettons en cause les institutions européennes actuelles, et nous voulons qu’elles agissent en faveur de l’intérêt général des peuples et non pas pour une minorité de capitalistes parasites.
De plus, il faut impérativement ouvrir un débat sur le Grand Marché Transatlantique que l’UE est en train de signer avec les Etats-Unis. Ce traité, naturellement libéral va, une nouvelle fois, se faire au dépend des peuples et dans l’intérêt des seuls marchés financiers.
L’Europe des peuples nous appelle, et c’est sous ces propositions justes et nécessaires que les forces véritablement de Gauche feront campagne en Europe pour une rupture radicale de ce schéma que l’on présente comme nécessairement bon. Nous sommes l’alternative à ces politiques d’austérité et à ses gouvernements d’unions entre les sociaux-démocrates et la droite comme c’est le cas dans la plupart des pays de l’UE (dernièrement c’est le SPD allemand qui s’est allié avec la coalition de Angela Merkel CDU-CSU : http://unmilitant.blogspot.fr/2013/11/en-allemagne-la-trahison-du-spd.html); avec des résultats catastrophiques.
Ainsi, le Front de Gauche en France, Syriza en Grèce, l’Alliance rouge-verte au Danemark, Déi Lénk au Luxembourg, le Bloc de Gauche au Portugal, Izquierda Unida en Espagne, Rivoluzione Civile en Italie ou encore Die Linke en Allemagne feront campagne pour un  véritable changement à l’échelle européenne, pour une transformation progressiste de la société.

Pour un Front de Gauche unis !

Le Parti de Gauche (PG) a décidé de suspendre sa participation au Parti de la Gauche européenne (PGE), remettant en cause la reconduite de Pierre Laurent à la tête du PGE. Cette décision du PG est non seulement incompréhensible mais, en plus de cela elle met en doute le Front de Gauche lui même.
Certes la décision de Pierre Laurent et celle des militants communistes parisiens est difficile à comprendre, selon moi s’allier avec le PS n’était pas une bonne idée. Mais, d’un point de vue global, le Front de Gauche est unis dans la majorité des villes.
Le PG l’a souvent répété, les élections les plus importantes de 2014 se sont les européennes, malheureusement en décidant de suspendre sa participation au PGE, le PG nous mais dans une impasse pour les élections européennes et compromet une campagne unis et solidaire. Or c’est cela qui est incompréhensible, comment peut-on dire d’un côté que les élections européennes sont d’une importance majeure et, de l’autre côté prendre cette décision. Le PGE est un outil européen sur lequel nous devons nous appuyer, non seulement dans notre pays mais également en Europe pour que, lorsque nous arriverons au pouvoir nous puissions inculqué un changement à toute l’Europe.
Que signifie cette décision ? Cela veut-il dire que le PG pourrait refuser de faire campagne au côté de nous les communistes ?
Pour ma part, je pense que notre camarade Pierre Laurent et les camarades parisiens ont fait une erreur de choisir l’alliance avec le PS à Paris. Mais je pense aussi que le PG fait une grave erreur en prenant une telle décision. Le Front de Gauche ne sera utile et ne sera efficace que si nous restons unis. Nous avons réussi à concilier 9 partis de toutes tendances de Gauche. Nous avons fait ce que personne d’autre n’avait réussi à faire en France, il ne faut pas gâcher tout ce travail effectué. Nous savons tous que, si le Front de Gauche se divise, le changement n’aura pas lieu et les peuples continueront à subir les effets néfastes du capitalisme et de l’austérité. Et nous savons tous qu’un Front de Gauche qui se divise c’est non seulement une alternative qui n’est plus crédible aux yeux du peuple, mais c’est surtout la voie ouverte au FN.
La petite guerre entre Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon est entrain de détruire le Front de Gauche.
La solution nous la connaissons, reprenons le travail main dans la main, unissons-nous partout, organisons la campagne des élections européennes unis et solidaire et proposons notre programme au peuple.
Hasta Siempre! 

Cuba, Etats-Unis : où est la dictature ?

Lors des cérémonies d’hommage à Madiba : tout le monde a vu cette image, celle ou  l’on voit le président cubain Raul Castro serré la main du président américain Barack Obama. Au delà des multiples réactions que cette image a engendré, il faut essayer d’en tirer des conclusions.
Depuis 1962, l’île de Cuba est sous embargo américain. Un embargo injuste, et condamné- à juste titre- plus de 22 fois par l’Organisation des Nations Unis ( ONU ). Barack Obama a bien annoncé à plusieurs reprises qu’il fallait lever les sanctions économiques contre Cuba, sans le moindre effet.
En réalité, l’impérialisme nord-américain caresse encore, et toujours, l’espoir de voir le socialisme tomber à Cuba.
Raul Castro c’est lui déclaré ouvert aux reprises des discussions avec les Etats-Unis, pour cela : il suffirait que les américains respectent les droits du peuple cubain et la souveraineté de Cuba, à savoir :
– la fermeture de Guantanamo et l’évacuation des soldats restants
– la libération des 5 cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis
– l’arrêt des menaces et des tentatives d’assassinat sur les dirigeants cubains
– la levée du blocus économique en place depuis 1962
Les médias, doivent cesser de nous présenter Cuba comme une immonde dictature communiste, seul vestige de l’URSS. Fidel Castro et les dirigeants cubains ont beaucoup plus oeuvré pour l’humanité que les dizaines de présidents américains.
Qui envoie des dizaines de milliers de médecins dans le monde entier ? Qui a participé activement à la lutte anti-apartheid  ? Qui a réussi à éradiquer l’analphabétisme dans son pays ? Qui a su maintenir son pays malgré un blocus économique et la disparation de l’URSS ? Qui à prévenu des dangers du réchauffement climatique avant tout le monde ? Fidel Castro!
A l’inverse, qui a fait usage de bombes nucléaire, de napalm et de diverses bombes sur les peuples japonais, viet-namiens, irakiens, ou afghans ? Qui a mené et continuer de mené des guerres impérialistes ? Qui possède l’une des pires prisons du monde ? Qui s’oppose à la liberté du peuple palestinien ? Qui n’hésite pas à soutenir des coups d’Etats et des dictatures militaires au nom de leurs intérêts économiques ? Qui possède le plus important budget militaire au monde, alors que la moitié de cette argent dépensé pour martyriser des peuples suffirait à éradiquer la faim dans le monde ? Qui détruit notre santé avec les OGM et autres poulets lavés au chlore ? Les Etats-Unis!
Cuba n’est pas la dictature que l’on vous présente au journal télévisé,et, au lieu de suivre le mouvement qui veut que les américains soient le bien incarné et le modèle a suivre, pensez par vous même et questionnez vous sur le monde qui nous entoure!

Bolivie : la transformation en marche !

En Bolivie, Evo Morales le président socialiste du MAS ( Mouvement pour le Socialisme ) a annoncé une prime aux travailleurs boliviens : qu’ils travaillent dans le public ou dans le privé. En réalité, ce sera une double prime qui leurs sera octroyée car la loi en Bolivie prévoit déjà que, si la croissance dépasse les 4.5% le salaire en décembre doit être doublé. Or la croissance atteindra sans doute 6.7%.
Cette annonce, rendue possible par les justes réformes du gouvernement progressiste bolivien, est pour nous l’occasion de revenir sur le bilan de la présidence d’Evo Morales et d’étudier les évolutions qu’à connues la société bolivienne.
En décembre 2005, Evo Morales remporte les élections présidentielles. Il entre officiellement en fonction le 22 janvier 2006. Qualifiant son élection de « Révolution des urnes », il attache à l’idéal démocratique une importance toute particulière. Ainsi, son gouvernement est non seulement composé de personnes issues du MAS, mais également de syndicalistes, de paysans ou encore d’indigènes. De plus, il annonça la création d’une Assemblée Constituante. Le MAS remporta la majorité des sièges de cette nouvelle Assemblée.
Quelques temps plus tard, alors que sa politique était critiquée, il organisa un référendum révocatoire le concernant lui même. Le referendum fut un succès, puisque le peuple bolivien rejeta le départ du président à 67%.
Comme beaucoup de dirigeants latino-américains, Evo Morales a annoncé une série de nationalisations notamment dans le domaine du gaz et des hydrocarbures dont le sous sol bolivien regorge. Ainsi, le 1er mai 2006, le gouvernement bolivien annonça la nationalisation de la plus importante industrie d’hydrocarbures, de même que le 2 août 2012 il nationalisa les mines d’argents et d’indiums.
La politique sociale du gouvernement vise, bien entendu, à réduire les inégalités, cela passe par un partage plus équitable des richesses, une augmentation des allocations ainsi que des salaires. Dès 2006, le salaire maximum fut augmenté de 13%. Le gouvernement distribua des bons scolaires aux foyers défavorisés, au cours de son mandat il augmenta également les allocations spéciales pour les enfants et pour les personnes âgées. Une réforme agraire fut instaurée et un vaste programme d’alphabétisation fut mis en place.
Toutes ces réformes ont contribué à la baisse de la pauvreté en Bolivie. Cette dernière est passée de 60,6% en 2005 à 4,6% en 2010. L’extrême pauvreté a également diminué puisqu’elle est passée de 32,8% en 2006 à 25,4% en 2010.

Le 6 décembre 2009, lors de l’élection générale  (qui comprend l’élection présidentielle et celle des députés), Evo Morales fut réélu à la tête du pays avec 67% des suffrages. Tandis que dans le même temps, le MAS, une nouvelle fois, obtenait la majorité au Parlement bolivien.
Sur le plan international, Evo Morales se lia d’amitié avec les autres pays et gouvernement progressistes d’Amérique Latine, tels que le Venezuela de Chavez puis de Maduro, l’Equateur de Correa ou encore Cuba.
La Bolivie intégra par ailleurs l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA).
A République Sociale, nous soutenons le gouvernement socialiste et progressiste bolivien ainsi que son président Evo Morales. Et nous nous félicitons de cette prime pour les travailleurs boliviens. Cette annonce prise contre l’avis du patronat et des capitalistes montre bel et bien que, lorsqu’on a la volonté politique de s’opposer au patronat : on peut le faire.

Certes le chemin vers le socialisme est long, et il faudra accentuer les réformes en faveur du camps des travailleurs et des opprimés, mais le gouvernement bolivien est sur la bonne voie et les menaces impérialistes nord-américaines n’y changeront rien.
Hasta Siempre!